Réactions françaises à l’islamisme et au djihadisme

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Islam (Crédits : zbigphotpgraphy, licence CC-BY-NC-ND 2.0), via Flickr.

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Réactions françaises à l’islamisme et au djihadisme

Publié le 13 juillet 2018
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Par Yves Montenay.

Parlons aujourd’hui, de l’évolution dans le bon sens d’une partie des musulmans français. Il y a encore quelques mois, l’État islamique était glorieux et redouté. S’il horrifiait la majorité des musulmans, d’autres en étaient fiers : on impressionnait les Occidentaux : « Ça nous change de nos humiliations répétées ». Maintenant qu’il est presque éliminé, malgré quelques coups d’éclat prévisibles, le temps de la réflexion est venu. Nous nous focaliserons aujourd’hui sur la France

Une confusion islam/islamisme voulue par les deux extrêmes

Commençons par un bref rappel de vocabulaire. Les islamistes sont les musulmans qui estiment que l’islam doit être politique (religion officielle, application des textes religieux par le pouvoir etc.). Ils sont divisés en toutes sortes de mouvements que nous ne décrirons pas ici, sauf les djihadistes, qui sont ceux des islamistes qui estiment devoir s’imposer par la violence. Les djihadistes sont eux-mêmes divisés en de multiples groupes, soit du fait d’obédiences tribales, soit du fait de choix politiques comme Al Qaïda ou Daesh (acronyme arabe de l’État Islamique).

Pour une partie de l’opinion mondiale, on confond musulmans, islamistes et djihadistes. Cela soit par ignorance, soit par calcul. Ce calcul est celui de deux extrêmes : les islamistes d’un côté, les anti-musulmans systématiques de l’autre. Certes, ces derniers utilisent en général le mot islamophobe pour éviter l’accusation de racisme : « nous attaquons une religion, l’islam, et non une population, les musulmans ». Mais on voit bien qu’il ne s’agit souvent que d’une précaution juridique.

Ces deux extrêmes s’accordent sur le fait que le véritable islam est celui de l’intolérance et de l’hostilité envers les autres. Pour les djihadistes, ces autres sont d’abord les musulmans ne partageant pas leurs idées et qu’ils massacrent à première occasion, et ensuite l’Occident.

À cette hostilité systématique, les djihadistes ajoutent un calcul politique : il faut déclencher des réactions anti musulmanes qui pousseront les croyants à rejoindre leurs rangs.

Les islamophobes veulent eux aussi déclencher de telles réactions pour la sauvegarde de l’identité nationale mais au fond d’eux-mêmes en espérant que cela incitera des musulmans à quitter leur pays.

Mon avis est donc qu’ils font le jeu des djihadistes, alors que beaucoup de musulmans ne sont pas islamistes, et encore moins djihadistes. Cela non pas pour des raisons théologiques, mais tout simplement parce qu’ils voient ce qui en résulte concrètement dans les pays où les islamistes sont ou ont été au pouvoir.

C’est dans ce contexte que je présente des réactions d’intellectuels français. La première de ces réactions est qu’il ne faut pas valoriser les activistes, et qu’il vaut mieux les traiter comme de simples délinquants.

Les islamistes sont des délinquants de droit commun ou des nihilistes

Il s’agit d’éviter de faire des terroristes des martyrs, mais les traiter comme de simples voleurs ou meurtriers, comme on le faisait d’ailleurs pour les anarchistes de la fin du XIXe et du début du XXe siècle.

Il faudrait donc leur refuser une dimension religieuse qui, pour la majorité des musulmans, trahit les préceptes de l’islam qu’ils prétendent incarner. Je ne veux pas entrer ici dans une querelle théologique sur le bien-fondé de cette dernière opinion, mais je remarque qu’ils n’ont souvent aucune maîtrise de l’arabe et ne fréquentent pas les mosquées.

Ainsi l’islamologue Olivier Roy estime qu’ils sont d’abord des nihilistes fascinés par la violence ; rappelons qu’il s’oppose à Gilles Kepel qui insiste sur le religieux et au tiers-mondiste François Burgat qui insiste sur l’héritage de la colonisation.

Une synthèse de propos musulmans  modernistes

Après avoir poussé dans leurs retranchements des musulmans français modernistes sur le Coran et lu leurs articles et ouvrages, je synthétise leurs propos comme suit : « On ne retouche pas des textes anciens (surtout quand ils viennent de Dieu !) mais on en fait une lecture contemporaine ».

Il existe de bons livres sur ce sujet, notamment Le Coran expliqué aux jeunes de Rachid Benzin au Seuil. Ce livre recoupe les études non musulmanes et laïques que je connais bien. Elles situent le texte de Mahomet et les conséquences juridiques qui en ont été tirées pendant les siècles suivants dans leur contexte historique, avec bien sûr un ton adapté aux jeunes musulmans. On peut résumer comme suit l’esprit général de ce livre : « Dieu s’est adressé aux Arabes d’alors. Les problèmes sont différents aujourd’hui. À nous de voir ce qu’il aurait dit à notre époque », l’exemple classique étant : « Aujourd’hui les femmes sont instruites et gagnent leur vie alors qu’à l’époque de Mahomet il fallait les nourrir et les protéger ».

Le philosophe musulman Abdennour Bidar va nettement plus loin, comme le montrent les extraits ci-après de sa Lettre ouverte au monde musulman, extraits que j’ai résumés, en espérant ne pas le trahir.

Pour Abdennour Bidar, une réforme profonde de l’islam est nécessaire

Cher monde musulman, je te regarde avec mes yeux sévères de philosophe nourri depuis son enfance par le taçawwuf (soufisme) et par la pensée occidentale.

Je te vois en train d’enfanter un monstre et de refuser de reconnaître que ce monstre est né de toi. Tu cries « Ce n’est pas l’islam ! ». Tu as raison de le faire. Il est indispensable que l’islam dénonce la barbarie. Mais c’est tout à fait insuffisant : pourquoi ce monstre a-t-il volé ton visage ?

(N’écoute pas des intellectuels occidentaux), ils ont tellement oublié ce qu’est la puissance de la religion qu’ils me disent « Non, le problème du monde musulman n’est pas l’islam, pas la religion, mais la politique, l’histoire, l’économie, etc. ». Mais en fait ta maladie profonde est l’impuissance à instituer des démocraties durables et la liberté de conscience vis-à-vis d’une religion dogmatique, figée, et parfois totalitaire, à améliorer la condition des femmes, à séparer suffisamment le pouvoir politique de la religion et à une véritable reconnaissance du pluralisme religieux.

Depuis des siècles, tu as été incapable de répondre au défi de l’Occident, et tu t’es réfugié dans le passé ! Tu t’obstines à ne pas (te libérer) de la domination que tu as offerte à la religion sur la vie toute entière. Trop de croyants ont tellement intériorisé une culture de la soumission à la tradition qu’ils ne comprennent même pas qu’on leur parle de liberté spirituelle !

C’est donc trop souvent l’islam ordinaire, l’islam quotidien, qui enferme tes filles et tes fils dans la cage d’un Bien et d’un Mal que tout le monde subit, l’islam de la tradition et du passé, l’islam déformé par tous ceux qui l’utilisent politiquement, l’islam qui finit encore et toujours par étouffer les Printemps arabes

Quand donc vas-tu faire enfin ta vraie révolution ? Il faut réformer toute l’éducation que tu donnes à tes enfants. Et n’écoutes pas ceux qui veulent faire de toi une victime, car ils ne te rendent pas service !

 

Dans le monde musulman il y a de nombreuses voix analogues, mais elles ne peuvent s’afficher que dans les pays libres, comme les pays occidentaux ou l’Inde.

Dans les pays musulmans, l’Internet permet d’y accéder, la police des réseaux y étant moins efficace qu’en Chine, mais ils subissent la concurrence puissante des médias traditionalistes ou activistes, et notamment de ceux financés par l’Arabie.

D’où la question : « le nouveau prince héritier du royaume saoudien va-t-il faire cesser ces financements et ces émissions ? »

Abdennour Bidar place la barre bien haut, et beaucoup de musulmans trouvent plus simple de quitter l’islam, en France comme ailleurs dans le monde.

Quitter l’islam ?

Cela semble arriver de plus en plus souvent. Certes, c’est impossible à chiffrer, mais les témoignages se multiplient.

Des sites Internet en France et à l’étranger exposent des témoignages de nouveaux athées qui expliquent la motivation de leur démarche.

La presse y fait parfois allusion, The Economist décrit le phénomène aux États-Unis, Le Monde pour les habitants de Mossoul traumatisés par l’État islamique, ou les Iraniens par leur régime. Même la presse maghrébine évoque des conversions à l’évangélisme.

Au Maroc, ces nouveaux chrétiens ont écrit au roi pour se plaindre des refus des services de l’état civil d’enregistrer un prénom chrétien pour leurs enfants. Dans les pays où il est interdit, l’athéisme apparaît à l’occasion d’un procès.

Le grand écart

Nous venons de voir quelques illustrations de réaction musulmane au djihadisme et à l’islamisme. Pour les Occidentaux, elles vont dans le bon sens.

Mais ça ne doit pas cacher les mouvements inverses bénéficiant des immenses moyens des pouvoirs publics, comme vient de le montrer l’enracinement de l’islamisme en Turquie par un Erdogan de plus en plus autoritaire. Suite à sa réélection à la présidence le 24 juin 2018, le maintien au pouvoir d’une personnalité de plus en plus dictatoriale et islamiste en Turquie est une catastrophe. Il est aussi une illustration de l’efficacité électorale des théories du complot, puisque ses électeurs sont persuadés que tout ce qui va mal (baisse de la devise nationale, hausse des prix, retrait des étrangers) est le fruit d’un complot occidental.

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  • Merci pour cet article éclairant.
    Mais il ne faut pas tomber dans l’angélisme non plus.
    Les musulmans souhaitant associer la religion et la politique sont une grande majorite, par choix ou par ignorance. L’islam est de tout temps une religion de conquête territoriale et globalement l’usage de la force, visible ou sous forme de pression sociale est omniprésent.
    Il ne faut donc aucune complaisance face au musulmans qui ne respectent pas les lois de la République. Ce ne sont pas des gamineries, mais des comportements réfléchis qui doivent être sanctionnés.
    La guerre n’est pas terminée, loin de la.
    Garder une oreille ouverte : oui.
    Mais actuellement trop d’actes vont dans le mauvais sens. J’attends les actes qui vont dans le bon sens…. Et je perds patience

  • Tout ceci est bien beau, mais … chers amis lecteurs de Contrepoints, lisez donc le Coran. Le djihad violent est dans le Coran comme le massacre des opposants est dans Marx, comme la Shoah est dans Mein Kampf.

    • merci de souligner ce point fondamental.

      les musulmans, comme individus peuvent exercer leur liberté vis à vis du Coran, et beaucoup le font en France. Mais c’est un exercice qui reste ardu et parfois dangereux pour eux-mêmes.
      Et les pouvoirs publics n’aident pas forcément à l’exercice de cette liberté.

    • Toutes les idéologies et croyances sont faites pour désigner l’ennemi tout en parquant le troupeau de moutons… On ne sera débarré des activistes que lorsqu’on sera débarrassé de la lobotomisation générale des masses. Croire au père noël passé 5 ans, ça ne peut rien produire de bon… On restera ad æternam dans l’obscurantisme tant qu’on ne changera pas cela. Mais évidemment, ça sert les parasites qui tondent le troupeau a volonté… relisez la ferme des animaux…

  • islamisme , djihadisme , musulmans….il n’empêche , je ne me sens plus en sécurité dans mon propre pays ; il me suffit de croiser un barbu en djellaba ou une femme voilée , et me voilà tout de suite sur mes gardes ….je n’y peut rien , c’est plus fort que moi ….je n’étais pas comme ça avant , mais ça , c’était avant……

  • « Parlons aujourd’hui, de l’évolution dans le bon sens d’une partie des musulmans français. »

    Tout est dit dès la première phrase ! Le cœur à parler…
    Rien à ajouter, la suite est du même acabit.

  • Texte intéressant et mesuré . Dommage que les Musulmans modérés ne se fassent pas plus entendre (du genre manif pacifique par exemple) comme dans d’autres pays Européens après un attentat

  • https://www.bfmtv.com/societe/islam-francais-un-rapport-accablant-1038242.html

    La proportion de musulmans qui tomberaient dans votre définition d’islamistes est loin d’être anecdotique en France (et ailleurs)

    L’islam est certes une religion mais aussi un système politique.
    Et ce système politique est orthogonal aux idées véhiculées par le libéralisme. Ce qui me permet de penser qu’il doit être combattu intellectuellement.

    • @ Melissa H
      Sens des termes « système,politique orthogonal »: à 90°?
      « votre définition d’islamistes est loin d’être anecdotique en France (et ailleurs) », ça veut dire combien de personnes et quel %age des musulmans? Soyons sérieux, donc précis!

  • « Les islamistes sont les musulmans qui estiment que l’islam doit être politique  » L’islam EST politique avant tout et le coran qui contoient+/* 600 versets intolérants, violents, assassins, misogynes s’impose à tous les musulmans, modérés ou pas. En outre le coran est incréé il est la parole littérale d’Allah qui doit être respectée et non commentée par tous les musulmans, l’islam ne peut pas être réformés, tous ceux qui ont essayés ont été pendu avec le soutien de toutes les autorités musulmanes dans le monde, c’est comme ça que Mahmoud Mouhammad Taha, le « Gandhi soudanais » fut pendu en 1985. Vous naviguez en plein angélisme. Mark Gabriel, un musulman converti au christianisme et ex-professeur de l’islam à l’université Al-Azhar en Egypte, écrira: « Sans exagérer je peux dire que l’histoire de l’islam est une histoire de violence et de bains de sang, depuis l’époque de Mahomet jusqu’à nos jours. En étudiant le Coran et les enseignements de Mohamet, j’ai compris pourquoi l’histoire de l’islam était ce qu’il était. Quel Dieu peut fermer les yeux sur une telle destruction de la vie humaine »

  • personnellement j’en ai rien à carrer que des gens croient en tel ou tel dieu, par contre quand ces pratiquants qui se disent modérés ne cachent pas le fait qu’ils aimeraient imposer leur religion ou leur coutume dans un pays qui a une histoire judée-chrétienne (quoiqu’on en dise) , qu’ils n’admettent pas qu’une femme puisse avoir les mêmes droits qu’un homme ( sans pour autant revendiquer à tout va comme c’est le cas actuellement) et qui nous provoquent via divers biais (burka,hallal et j’en passe) je dis stop…il y a bien un islamisme rampant en France et implicitement les politiques en jouent pour maintenir une certaine peur dans la société..

    • On ne dira jamais assez la complicité des dirigeants occidentaux dans l’infiltration des Frères musulmans en Europe et leur complaisance envers les intrusions de l’Arabie Saoudite. Ajoutez la faillite de l’école et le dlaissement du régalien qui, en effet, ne doit pas se préoccuper de religion ou d’origine quand il s’agit de faire respecter la loi.
      Sur le plan des mentalités, le marxisme sociétal de la gauche, avec ses excuses et discriminations positives a pourri la société.

  • Œil pour œil, dent pour dent !
    Le seul dialogue universellement reconnu et qui a fait ses preuves.

    Pour le reste, un peu d’humour ne fait jamais de mal:

  • Voilà ou on en est.
    « Avant un week-end à hauts risques, le « plan » d’action contre le terrorisme. » (titre du Monde)
    Notre fête nationale et une possible victoire dans une compétition sportive posent des problèmes de risques mortels pour nos concitoyens !

    Ceux qui nous gouvernent, au lieu de faire le dos rond, serrer le fesses, et s’excuser d’exister, devraient plutôt écrabouiller et détruire la cause du problème !

  • Les musulmans modérés ou avertis se taisent : cf le simple « malaise » de Najat VB face à un islamiste sur un plateau TV. Une ministre, pas un quidam de la rue !

    L’immigration à flot continue : Elle lamine littéralement la diffusion des idées réformistes.

    Enfin, une TV comme AJ+ (qui n’est pas Saoudite) remplace la fréquentation d’un lieu de culte.

  • eux ont le courage de leurs opinions
    la Pologne. Le pays refuse de recevoir des migrants en provenance d’Afrique ou du Moyen-orient.
    « L’islam est une religion archaïque qui n’a pas de place dans notre société » répondent à 78% les Polonais dans une enquête du centre de recherche de la faculté de psychologie de Varsovie. . Pour un Polonais, un réfugié est un terroriste potentiel. « Nous n’avons pas d’attentats, parce que nous n’avons pas d’immigrés sur notre sol » se félicitent-ils.
    Dans le rapport européen sur l’islamophobie paru en 2016 à la question posée de savoir « si l’immigration des pays à majorité musulmane devrait être arrêtée », la Pologne arrive en tête avec 81% de réponses positives (62% pour la France). Un sentiment largement partagé tant par les responsables politiques que par les autorités religieuses du pays.
    « Qu’on ne nous dise pas qu’on n’accueille pas de réfugiés. Nous avons reçus plus de 1,2 million d’Ukrainiens et de Biélorusses » s’indigne Mgr Sochacki, recteur de la cathédrale de Cracovie. La Pologne qui s’oppose à la politique des « quotas de réfugiés » imposée par Bruxelles manque pourtant de main d’œuvre dans une économie de quasi plein emploi. Mais elle ne veut recruter que des immigrés chrétiens. Néanmoins, n’entre pas dans le pays qui veut ! Les candidats à l’émigration doivent répondre à un questionnaire très poussé et les membres de leur famille soumis à une enquête approfondie. Les autorités ne veulent prendre aucun risque. Le migrant n’est accepté qu’à la condition qu’il fasse le travail qui lui est proposé. Pour vivre il devra travailler car il ne bénéficiera d’aucune aide sociale.
    Moyennant quoi la Pologne a un taux de chômage parmi les plus bas d’Europe : 4% seulement. De quoi faire pâlir d’envie un Macron ou une Merkel ! A l’immigration de masse, la Pologne a préféré l’immigration choisie. Les Polonais ont gardé une conscience raciale et veulent préserver leur identité. Ils sont blancs, chrétiens de confession et tiennent à le rester. Peu importe les menaces brandies par l’Union européenne pour les obliger à accueillir des immigrés. Un récent sondage montrait d’ailleurs qu’une majorité d’entre eux préféreraient que la Pologne quitte l’Union européenne plutôt que d’accepter les conditions de Bruxelles.
    Ce pays martyr, meurtri, n’est pas prêt à sacrifier sa liberté retrouvée pour obéir aux diktats de l’Union européenne. Les Polonais sont tellement allergique à l’islam qu’ils croient que les musulmans représentent 7% de la population, soit 2 millions d’habitants, alors qu’on n’en recense que 40 000 pour tout le pays soit 0,1%.
    Il n’empêche que c’est encore trop pour eux. Ces dernières années et notamment depuis les attentats qui ont ensanglanté la France et plusieurs pays européens, on assiste à la montée dans l’opinion d’un rejet de l’islam qui se manifeste aussi bien dans les médias que dans la rue par des manifestations, voire des agressions à l’égard de mahométans. Depuis 2013, ceux-ci ont remplacé les Roms sur le plan de la discrimination.
    La République polonaise gagna à cette occasion le titre d’Antemurale Christianitatis (rempart du Christianisme). Un titre qu’elle mérite toujours aujourd’hui.
    inutile de dire qu’ils sont parmi les 14 pays qu’ils sont « volontaires » pour ne pas recevoir de migrants tels qu’on nous les imposent !

  • Que serait le Coran sans les hadiths, comme un appareil sans son mode d’emploi! Le Coran ne s’est vraiment démocratisé qu’avec l’apparition de l’imprimerie, vers les 15ème siècle. Il a été en premier vers la Grèce, puis vers l’Espagne et l’Inde pour raccourcir.
    Les traduction n’ont pas toujours été fidèles au texte sacré et parfois traduit en Arabe littéraire pour obliger les populations a apprendre cette langue référente au Coran.

    En dehors de quelques hadiths « sacrés », considérés comme les paroles de Dieu adressées directement à Mahomet et rapportées par celui-ci, les hadiths sont les paroles et actions attribuées au prophète et non une parole divine.

    Avec les préceptes du Coran, les hadiths forment la sunna d’où le nom d’islam sunnite pour le courant orthodoxe. Les hadiths ont été rapportés dans divers recueils par des musulmans fidèles. Certains auteurs en ont recensé plus de 700 000. Beaucoup de ces citations étant suspectes, leur crédit est fonction de l’étude du contenu et de la chaîne de transmission. Cette chaîne des témoins est appelée isnad. Ces différents recueils alimentent en partie l’opposition entre chiites et sunnites en particulier. Il existe à ce jour environ 100 000 hadiths sahîhs, c’est-à-dire reconnus comme « authentiques
    Les Hadiths ont été mis à l’écrit à la fin du Ier siècle après Mahomet. À la fin du IIe siècle, une chaîne de transmission devient un élément essentiel du hadith. Au IVe siècle, un corpus officiel prend forme6. Les bibliographies n’apparaissent qu’à partir du IXe siècle. Cette différence temporelle rend difficile une critique historique.

    Plusieurs chercheurs ont démontré que certains hadiths sont composés d’éléments plus récents que Mahomet et qui lui ont été attribués postérieurement7.

    Schacht considère que, de manière générale, plus une chaîne de transmission paraît « parfaite », plus le hadith est tardif. En particulier, les transmissions familiales sont des « indications positives que la tradition en question n’est pas authentique »7.

    Pour Amir Moezzi, « afin de justifier ces exactions, le pouvoir califal mit au point un système complexe de propagande, de censure et de falsification historique. Il altéra tout d’abord le texte coranique et forgea tout un corpus de tradition attribuée faussement au prophète. (Source Wikipedia)

  • « Parlons aujourd’hui, de l’évolution dans le bon sens d’une partie… »

    Je suis très curieux, peut-on quantifier la proportion des personnes se situant dans cette mouvance? Est-elle plus qu’anecdotique?

    Permettez-moi de jouer une minute au philosophe de comptoir.

    Que les musulmans puissent se détourner de traditions rétrogrades ou intolérantes, c’est bien, c’est souhaitable, c’est louable. Mais… euh… Pour se tourner vers quoi au juste? Quelle grande espérance va prendre la place de ce rigorisme de plomb? Parce que j’ai bien peur de du côté de l’Occident, il n’y ait pas grand-chose en « tête de gondole » du rayon « valeurs et espérances ». Ce que j’essaie de dire, de façon maladroite, c’est que la crise de civilisation est chez nous. En tant que collectif, nous avons largement désavoué nos valeurs de civilisation (on discutera pour savoir si l’on parle de valeurs chrétiennes, des Lumières, du Progrès, de la Liberté…) pour nous vautrer dans le gloubi-boulga post-moderne, PC, auto-flagellant et bio-compatible.
    Nous aurons du mal à remporter l’adhésion à un projet de civilisation tant que la feuille de route ressemblera à un graffiti progressiste.

    Urgh, Alfred, remets-moi un petit jaune.

  • Qui pourrait faire une analyse, une étude du nazisme sans faire référence à son fondateur, Hitler ?
    C’est pourtant ce que vous faites, Monsieur Montenay : dans votre article, vous ne citez pas le fondateur de l’islam, Mahomet le prophète.

    Le Coran est un fatras d’injonctions contradictoires, tantôt de paix, tantôt de violence et de mort. On peut tout lui faire dire.

    Seuls les textes relatant les actes de Mahomet sont abondants, clairs et limpides et ne laissent aucun doute sur la nature de cette « religion », ni de son prophète. Ce sont la sîra et les hadiths, textes écrits dans les trois ou quatre siècles suivant la mort du prophète et reconnus par les autorités musulmanes.

    Dès son avènement, Mahomet a généré des massacres, des barbaries, des asservissements.
    Ses fidèles d’hier comme d’aujourd’hui ont trouvé et trouveront toujours la justification des crimes les plus barbares dans les propres crimes de leur prophète tels que les rapportent ces textes. Le prophète, celui que les musulmans appellent le Beau Modèle, l’Homme Parfait, n’était qu’un criminel radical, un djihadiste sans limite.

    Un exemple ? Mahomet faisait exécuter ses opposants et ses délateurs. Il ne supportait ni la critique ni la dérision.
    Il a fait exécuter Abu Afak qui écrivait des poèmes satiriques contre lui. Ainsi qu’une femme du nom d’Asmâ bint Marwan. Elle s’était indigné de ce meurtre et avait insulté le prophète. Il fit de même et pour la même raison avec Kaab Ibn Al-Ashraf un poète juif. Ils ne furent pas les seuls : Abu Azzai, Khalid abu Sufyan al Hudhayli, Fartana, une chanteuse qui s’était moquée de lui et Abu Rafi sur lequel se posait une question cruciale : pouvait-on le tuer de nuit?. etc..etc..

    En exécutant les journalistes de Charlie Hebdo en janvier 2015, les frères Kouachi ont tué les détracteurs du prophète, tout comme Mahomet le faisait lui-même. En cela, ils ont suivi la volonté et l’exemple du prophète. Ils se sont comportés en vrais musulmans. D’ailleurs nombre de musulmans ont approuvé ces assassinats totalement cohérents avec cette « religion ». Et les autorités musulmanes françaises ont été mesurées dans leur condamnation. Et pour cause, leur prophète faisait de même.

    Avez-vous vu révélée dans un journal français la similitude des crimes des frères Kouachi et ceux du prophète ?

    L’omerta publique, qui recouvre ces textes essentiels pour comprendre l’islam, sîra et hadiths, pourtant officiels et libres d’accès, procède d’une dissimulation, pavée de bonnes intentions, à savoir cacher aux citoyens des démocraties, cette vérité dont les conséquences sont difficiles à admettre : la marque originelle, indélébile, de l’islam est la guerre de conquête et de domination voulue par son prophète.
    Ce non-dit entretient cette fable d’un islam intégrable à la démocratie et semblable à d’autres religions comme le christianisme ou le bouddhisme. Cependant Jésus et Bouddha ont été des prophètes de rupture avec la violence et les coutumes barbares de leur époque. Mahomet, lui, a mis la barbarie au service de sa cause, au service de l’islam.

    L’islam c’est la civilisation de la kalachnikov, des explosifs, des véhicules lancés dans la foule, des mines anti-civils, de la guerre et des assassinats permanents de civils, même musulmans. Et tout cela sous couvert de volonté divine. Alors qu’il ne s’agit que de satisfaire une pulsion perverse de domination, de possession, d’asservissement et de pouvoir.
    Les chrétiens aussi ont conquis des territoires au nom de la foi. Mais à la différence de Mahomet, Jésus n’a jamais donné cet exemple et n’a jamais été un chef de guerre. Au contraire.

    Alors nos « bons » musulmans qui sont-ils, me direz-vous? Ce sont les idiots utiles d’une idéologie de conquête assise sur le fascisme et le crime. Ils pourront très facilement « se radicaliser » et justifier leurs crimes en lisant les actes du prophète et en suivant son exemple. Nul besoin pour cela d’être un croyant convaincu de l’islam. Délinquant est une bonne préparation tellement la violence et les armes sont inhérentes à cette religion et à cette culture de mort, depuis son origine.

    Avec l’islam, il n’y aura jamais de paix. Même entre musulmans. Cette religion baigne dans la guerre et le crime depuis toujours.

    La réforme de l’islam est improbable car il y a beaucoup plus à jeter qu’à réformer.

    Un manifeste des 300 personnalités françaises a demandé récemment aux autorités musulmanes de changer certains passages du coran. C’était une erreur : il fallait leur demander de changer de prophète.

    Il faut arrêter de se mentir. Et de se voiler la face devant la nature de l’islam.

    Pour finir, Monsieur Montenay, dites-moi s’il vous plaît, si, pour vous, le prophète Mahomet était un bon ou un mauvais musulman ?

    • L’Islam n’est pas une religion. C’est une idéologie totalitaire a coté de laquelle nazisme, Polpotisme. Communisme, n’étaient rien.
      (Si vous voulez être rigoureux il faudrait ajouter la Lèpre et la Peste.)

  • Il y a beaucoup de points dans ces commentaires. Une remarque statistique d’abord, Le reste dans un texte à venir.

    Les musulmans sont maintenant souvent consultés dans des sondages ou des enquêtes d’opinion, en France comme à l’étranger.
    Mais on oublie une frange importante de la population, celle « d’ascendance musulmane » qui n’est plus croyante. Elle apparaît au creux entre les calculs démographiques et une réponse motivées. Je vais exagérer pour être clair : si la moitié des Français d’ascendance musulmane ne sont plus musulmans et si l’autre moitié est islamiste, la conclusion sera « 100% est islamiste » Ce qui sera mathématiquement vrai et néanmoins faux.

    • J’ai mis -1 à votre commentaire, cette « note » apparaissait, elle n’apparaît plus, je ne comptais pas mettre de commentaire, ce -1 a disparu, impossible de le remettre. Bug ou manipulation, votre réponse n’en est pas une, vous bottez en touche

  • Et ou voulez vous en venir ?

    Le Coran alternatif, est -il plus moins con et dangereux que le Coran de mes deux ?

  • Les commentaires sont fermés.

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