Prix immobilier : la stabilisation se confirme à Paris

Après près de 10% de croissance des prix de l’immobilier à Paris en 2017, la hausse n’est plus que de +0,1% en avril et +0,3% en mai selon MeilleursAgents.

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Immobilier à Paris by Luc Mercelis(CC BY-NC-ND 2.0)

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Prix immobilier : la stabilisation se confirme à Paris

Publié le 4 juin 2018
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Par Alexis Vintray.

Venant confirmer la tendance déjà observée le mois dernier, les prix de l’immobilier ont continué à se stabiliser à Paris, avec une hausse contenue à +0,3 % sur mai 2018 selon MeilleursAgents (après un terne +0,1 % en avril) contre +8,6 % sur 2017. Une rupture de tendance claire, qui se confirme depuis 3-4 mois désormais, et fait dire au site d’estimation immobilière que Paris est désormais la « star déchue » de l’immobilier en termes de dynamisme du marché.

Des prix immobiliers variables selon la surface

Cette stabilité varie cependant selon les surfaces : si les petites surfaces ont vu leurs prix croître encore (de +0,7 %), les grandes surfaces ont elles connu une baisse de -0,2 %, malgré la période normalement propice pour l’immobilier familial avec les préparatifs de la rentrée.

Cette répartition s’explique par les taux d’intérêt très bas du moment. Les primo accédants, qui empruntent le plus en proportion, continuent à essayer de bénéficier des taux records imposés par les banques centrales, faisant ainsi monter les prix des petites surfaces.

Vers une baisse des prix de l’immobilier à Paris ?

Rien ne dit bien sûr que la tendance actuelle va se maintenir sur le reste de l’année et il est impossible à ce stade de prévoir une baisse significative des prix de l’immobilier dans un horizon proche. Cependant, la fiscalité immobilière, que j’évoquais dans un article il y a un mois, devrait en plus encore se durcir, avec une hausse probable des droits de mutation, plus connus sous le terme de frais de notaire. Si elle est confirmée, cette hausse viendrait gréver d’autant les budgets des ménages et serait un facteur de baisse des prix de l’immobilier.

Mais si cette baisse devait arriver, il y aurait tout lieu de s’en réjouir : les prix élevés de l’immobilier pénalisent les investissements dans des ressources bien plus productrices de valeur, comme les actions d’entreprise. Alors que, selon la dernière livraison du baromètre ING, 55 % du patrimoine des Français est investi dans l’immobilier et un tiers dans des actifs sans risque, une baisse des prix de l’immobilier réorienterait peut-être enfin des ressources sous-utilisées vers des placements générateurs de croissance et de prospérité, tout en réduisant les différences massives de richesse entre des baby boomers privilégiés et des classes jeunes qui paient aujourd’hui la double peine.

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  • Si la hausse des droits de mutation devait se confirmer, le prix de l’immobilier pour l’acheteur ne changerait pas. Ou presque.
    Ce ne serait encore qu’une ponction supplémentaire sur le dos des français.
    L’acheteur paierait le même prix, et le vendeur recevrait moins.
    La différence allant, encore, dans la poche de l’état.
    Mais comme les prix des transactions ne prennent pas en compte ces droits, on annoncerait bien sûr une baisse des prix.
    Et le gouvernement, certainement suivi par les municipalités socialistes, de crier victoire, haro sur les riches.
    Pitoyable.

  • Le marché (ou plutôt les marchés) de l’immobilier est régi par la loi de l’offre et de la demande et par le pouvoir d’achat des acquéreurs. En fonction de ces 2 paramètres, le vendeur établit son prix du marché.
    Sur un marché tendu, toute mesure donnant du pouvoir d’achat (baisse des taux, PTZ,…) fait mécaniquement augmenter les prix.
    Un bon exemple en novembre 1998 avec la suppression de la TVA (19,6%) sur les terrains à bâtir, remplacée par des droits de mutations de 5,5%. Résultat immédiat: augmentation de 15% des terrains à bâtir.
    Le plus intéressant dans cet article, c’est la conclusion: en privilégiant la pierre et l’assurance vie en monétaire, le rentier français pénalise les jeunes générations en leur imposant la triple peine (immobilier surévalué, croissance économique en berne et fardeau des retraites). En espérant que les mesures de Macron provoquent un retournement du marché en faveur des acheteurs, surtout les primo-accédants…

  • le marché de l’immobilier est aussi directement lié au taux des prêts et a leur durée, dans la majorité des cas , le prêt a taux zéro pour les banques qui assurent elles mémes des crédits avec un argent fictif ne durera pas car il est absurde et prouve la valeur du papier , il est question d’augmenter le taux des prêts en septembre entre banques centrales internationales celles qui prêtent a la France et a la BCE , la tout peut changer car si l’on passe a des prêts d’achat ou le taux et la durée augmente le marché de l’immo peut dégringoler en flèche. dans les gammes a prix encore abordable .

  • Si on comprend bien la logique de l’article, il suffit que l’Etat augmente les taxes pour que les prix baissent. Quelle révélation ! Mais alors, qu’attend l’Etat pour doubler ou tripler la TVA sur tous les biens de consommation ?

    « L’immobilier pénalise les investissements dans des ressources bien plus productrices de valeur. » Ah oui ? Plus productrices de combien ? On désespère de connaître enfin la mesure de l’écart annoncé. Il ne faudra pas oublier de mesurer la valeur productive de dormir au sec et au chaud, par rapport à une bonne nuit sous la tente, l’hiver, quand il neige.

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