La fuite à l’étranger des contribuables dont le revenu est supérieur à 100.000 euros annuels s’accélère

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L’inversion de la courbe des exilés n’est pas pour demain.

Par Emmanuel Bolling.
Un article de Témoignage fiscal

Les contribuables à hauts revenus partent de plus en plus nombreux vers des cieux plus cléments. Il ne s’agit aucunement d’aller se planquer dans des « paradis fiscaux » mais de tenter de profiter des fruits de son travail.

La France, avec sa doctrine égalitariste, qui est du communisme déguisé avec des habits du dimanche, les spolie trop. La libération fiscale en France, pour les salariés, démarre le 28 juillet. On ne parle pas des innombrables taxes et impôts de toutes sortes qui s’accumulent selon le principe bien français du mille feuilles dont nous détenons le record mondial.

Dès que vous entreprenez quoi que ce soit, c’est Gravelotte pour vous. C’est un pillage organisé mais légal qui va vous soulager de ce que l’État va considérer comme devant être partagé avec lui en premier lieu (le tonneau des Danaïdes) et ce qui en restera avec les plus démunis.

Une fois que l’entrepreneur qui bosse quasiment 24h/24 aura assimilé ce schéma, qui, il l’aura compris, ne pourra aller qu’en s’accentuant, il commencera à envisager sérieusement son déménagement vers l’étranger. Il devra le faire avant qu’il soit trop tard.

Bien sûr, il entrera d’office dans la catégorie des mauvais Français qui ne veulent pas partager et être solidaires du tonneau. Malgré la fameuse Exit tax mise en place depuis 2011, les exils s’accélèrent, d’après Bercy, pour ceux qui gagnent plus de 100 000 € par an.

Parmi ces foyers, ils sont 4.326 à avoir quitté la France en 2015, en progression de 5% par rapport à 2014. La tendance est également à la hausse chez les contribuables dont le revenu est supérieur à 300.000 €, où l’on note 634 départs en 2015, contre 589 l’année précédente. Ainsi la « pause fiscale » décrétée à la mi-mandat de François Hollande n’a pas eu d’effets sur les décisions des contribuables, après un début de quinquennat marqué par de fortes hausses d’impôts. Concernant l’ISF, 754 départs de redevables ont été constatés en 2015, après 837 en 2014, selon Les Échos.

On peut constater que la fuite constante est toujours en augmentation pour les riches qui souhaitent le rester. Leurs destinations privilégiées restent, dans l’ordre, la Suisse, le Royaume-Uni ou les États-Unis. En les forçant à l’exil, ce sont tous ces pays-là qui, en ne les écrasant pas d’impôts, profitent des retombées financières de leur travail et de leur train de vie.

L’inconscience de nos dirigeants à œillères, conseillés par Bercy, est chaque jour confortée et accentuée, sans qu’ils assimilent ce que même un enfant en CM2 pourrait comprendre. « Plus de riches à tondre », plus d’argent à faire entrer dans le tonneau ! L’inversion de la courbe des exilés n’est pas pour demain. Même pas pour après-demain.


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