Brexit or not Brexit : l’économie britannique se porte très bien

Malgré le Brexit en faveur duquel les Britanniques ont voté il y a presque deux ans, et les cris d’alarme de nombreux économistes, les derniers indicateurs montrent une économie britannique en bonne santé.

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Brexit or not Brexit : l’économie britannique se porte très bien

Publié le 12 avril 2018
- A +

Par Nicolas Lecaussin.
Un article de l’Iref-Europe

Le taux de chômage est à 4,3 % et le taux d’emploi bat des records : 75,3 % contre 65 % en France (la moyenne OCDE étant à 67,8 %). Il s’agit des taux jamais atteints depuis 43 ans ! Le taux d’inactivité est à 21,2 %, le taux le plus bas depuis 1971.

Le taux de chômage des jeunes (16-24 ans) est à 10,7 % contre 16,7 % en moyenne dans l’UE et 26 % en France. Selon l’Office for National Statistics, au Royaume-Uni les inégalités atteignent leur plus bas niveau depuis 30 ans. Les commandes dans le secteur manufacturier sont à leur plus haut niveau et les employeurs ont du mal à trouver suffisamment de personnel pour faire face à la demande. Même l’indice du bonheur national est à son apogée.

L’économie ne s’est pas effondrée

Contrairement aux prédictions, l’économie ne s’est pas effondrée en 2017 et a connu une hausse du PIB de 1,4 %. Plus de 560 000 emplois ont été créés l’année passée, les Britanniques n’ont pas paniqué et ont continué à consommer comme si de rien n’était. Il est vrai, néanmoins, que la livre sterling a perdu 10 % de sa valeur mais l’exode des banques et des financiers n’a pas eu lieu : on estimait à 100 000 le nombre de départs de la City juste après le Brexit, aujourd’hui, les estimations tournent autour de 3 000. Les travailleurs européens, très nombreux au Royaume-Uni, sont restés et leur nombre a même augmenté : toujours selon l’Office for National Statistics, pour 1 départ, 7 travailleurs européens sont arrivés. Dans le domaine de la restauration, seulement 33 % des travailleurs sont originaires des pays membres de l’UE.

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Il est vrai, quelques dangers guettent la bonne santé de l’économie britannique. Le pays est toujours en train de négocier le Brexit avec les autres membres de l’UE. Un mauvais deal pourrait lui coûter cher. Mais les menaces proviennent davantage de l’intérieur, de la part d’un Premier ministre, Theresa May, qui n’a pas toujours une vision libérale de l’économie et surtout de la part d’un parti travailliste dirigé par un collectiviste obstiné autant qu’acharné. Mais, pour le moment, les Britanniques n’ont aucun intérêt à ce que cela change.

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  • Ou comment construire une analyse sur un fait non réalisé….car à ce jour le Royaume -Uni est toujours membre de l UE et du marché commun !!!!….et nous verrons bien si le Royaume Uni quitte le marché commun un jour, si l’analyse est pertinente. Donc un peu de rigueur intellectuelle monsieur, vos lecteurs vous remercient

    • Bonjour iatus
      C’est justement la conclusion de l’article; « Le pays est toujours en train de négocier le Brexit ».

    • @ iatus
      Vous avez évidemment raison!

      Tant que tout n’est pas réglé et signé, il est trop tôt pour faire le bilan!

      Déjà, une dévaluation de la £ de 10%n’est pas anecdotique!
      De plus, c’est quand l’U.K. sera de nouveau isolée depuis un moment, qu’on pourra voir le bon ou le mauvais effet du Brexit. Pour l’U.E., un « partenaire » avec un pied dedans et l’autre de hors, c’est assez malsain! Mais qui attendait autre chose? L’U.K. n’agit jamais pour rien mais pour « plus » (pour lui, comme les autres!).

  • Brexit or not Brexit : l’économie britannique se porte très bien
    Oui mais le Brexit m’est pas effectif !

    • Brexit or not Brexit : l’économie du voisin français se porte très moyennement.
      Oui mais le Brexit n’est pas effectif !

  • peut être est il plus facile de trouver du travail en Angleterre ; en France , c’est tout juste s’il ne faut pas le BAC pour faire du ménage chez la mamie du coin…..

  • Pour assurer un équilibre de l’information:
    LES ECHOS: Tapez votre recherche

    analyses_et_editos
    Les nuages s’accumulent sur l’économie britannique
    ALEXANDRE COUNIS – ALEXANDRE COUNIS | LE 11/09/17 À 18H26
    Les perspectives économiques du Royaume-Uni sont en train de s’assombrir, alors que le pays est à mi-chemin entre le vote pro-Brexit et son entrée en vigueur.
    Les Cassandre qui prédisaient un effondrement de l’économie britannique dans la foulée du vote en faveur du Brexit en ont, pour l’instant, été pour leurs frais. Plus d’un an après, point de tremblement de terre à déplorer. Mais les oiseaux de mauvais augure pourraient bientôt tenir leur revanche. Car, à mi-chemin ou presque entre le vote du 23 juin 2016 et l’entrée en vigueur du Brexit, le 29 mars 2019, le vent semble sur le point de tourner. Et les nuages s’accumulent sur une économie qui a jusque-là tenu bon.

    Dans les six premiers mois qui ont suivi le vote, on n’a d’abord vu aucun impact de ce coup de tonnerre politique sur l’économie du Royaume. La livre a certes plongé en juillet et août 2016, mais elle a repris du poil de la bête en septembre et ce fut là le seul symptôme d’un vote qui, pensait-on pourtant, ferait aussitôt basculer le pays dans le chaos. Le Royaume-Uni s’est même offert le luxe, au deuxième semestre 2016, d’avoir une croissance économique meilleure qu’attendu!

    Lire aussi :
    >L’économie britannique s’essouffle

    >Brexit : Bruxelles presse Londres de préciser le calendrier

    Au premier semestre 2017, le recul de la devise a commencé à faire sentir ses premiers effets… mais ceux-ci ont été plutôt favorables. Dopé par une livre faible vis-à-vis de l’euro, le climat des affaires dans l’industrie manufacturière a progressé, même si l’effet sur les exportations nettes est resté limité, voire nul. Le taux de chômage a continué de baisser selon une trajectoire identique à celle qu’il suivait déjà avant le vote, pour tomber de près de 5% il y a un an à 4,4% aujourd’hui. Surtout, les grands groupes britanniques ont pu rapatrier avantageusement les profits qu’ils réalisent à l’étranger, leur conversion en livres venant soudain doper, grâce à la faiblesse de la monnaie nationale, les résultats semestriels.

    Mais voilà que le vent, désormais, menace de tourner. Premier sujet d’inquiétude : la consommation. Les dépenses des ménages ont stagné au deuxième trimestre. Car la baisse de la livre commence, lentement mais sûrement, à souffler sur les braises de l’inflation – elle est déjà passée de 2,6% en juillet à 2,9% en août, selon les chiffres publiés ce mardi. « L’inflation va sans doute remonter un peu en deuxième partie d’année « , prévoit René Defossez, analyste à Londres chez Natixis. Cela pourrait faire d’autant plus de dégâts sur le pouvoir d’achat des ménages que les rayons alimentation des supermarchés regorgent, outre-Manche, de produits importés (le lait, le beurre, la viande ou encore l’alcool font figure d’exceptions).

    La matérialisation d’un tel risque peut poser doublement problème au Royaume-Uni. D’abord, parce qu’en cas de surchauffe sur le front de l’inflation, la Banque d’Angleterre aura du mal à calmer le jeu en remontant ses taux sans faire aussitôt exploser le coût des crédits immobiliers de foyers britanniques souvent endettés à taux variables. Ensuite, parce que le taux d’épargne de ces derniers est bien loin des ménages français (14%)ou allemands (9,7%). A 1,7%, il est même tombé à son plus bas niveau depuis mars 1960 ! En cas de coup dur, il n’y a donc pas de coussin de sécurité : des prix plus élevés dans un pays où les salaires réels ont commencé à amorcer une baisse, c’est le risque de voir la consommation, et in fine la croissance, s’en trouver bientôt affectées.

    Autre voyant qui se met à clignoter : les investissements des entreprises, et en particulier des grands groupes tournés vers l’international. Plus le temps passe sans que la visibilité des patrons britanniques ne s’améliore sur les futures modalités du Brexit – le récent échec du troisième round de négociations entre Londres et Bruxelles n’est pas fait pour les rassurer -, plus le risque d’un ralentissement de leurs dépenses grandit. « Si dans les six à douze prochains mois, il n’y a pas de clarification de la situation future, cela peut avoir un effet », reconnaît-on avec diplomatie dans l’entourage du gouvernement britannique.

    Déjà, les entreprises sont le pied sur le frein. « Elles vont de l’avant sur leur projets d’investissement les plus modestes, explique Alpesh Paleja, économiste en chef à la Confederation of British Industry (CBI), l’équivalent anglais du Medef. Mais elle repoussent leurs projets les plus gros « . Pour lui, la croissance des investissements nets devrait continuer à ralentir sur l’année qui vient.

    Privée de ces deux moteurs, la croissance britannique pourrait, au final, encore ralentir. Elle s’est effritée au deuxième trimestre par rapport au premier, à 1,7% contre 2% en rythme annuel. Et le Royaume-Uni, qui souffre non seulement d’un gros déficit commercial mais aussi d’une trop faible productivité, est désormais le seul pays européen dont la croissance marque le pas, là où tous les autres accélèrent – y compris l’Italie, pourtant réputée pour être la bonne dernière de la classe européenne. La CBI voit tomber la croissance du PIB britannique de 1,8% en 2016 à 1,6% en 2017, puis à 1,4% en 2018.

    Personne ne parle encore de possible récession. Mais certains y pensent déjà. Car aucun analyste ne veut croire à un échec des négociations entre David Davis, le ministre britannique du Brexit, et Michel Barnier, le négociateur en chef de l’Union européenne. A ce stade en tout cas.

    @alexandrecounis

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    Alexandre COUNIS 11/09/2017

    • Je vois dans ces analyses beaucoup de conditionnel et pas d’analyses nouvelles ni de remise en question des prédictions désastreuses qu’on nous annonçait. Par contre, l’article n’expose que des faits et ceux-ci montrent que les Royaumes-Unis ne sombrent pas dans le chaos.

      • Et oui, car rien n’a changé depuis César qui déjà à son époque remarquait que les hommes ne croyaient qu’en ce qu’ils désirent. Et ne voient que ce qu’ils veulent voir. Fi donc de la réalité et des faits. Sinon la gauche n’existerait pas. Les Européens sont gangrenés par le socialisme sournois de l’intelligentsia!

        • « Sinon la gauche n’existerait pas. »
          alors que la droite…
          Effectivement, les gens ne voient que ce qui leur convient. Vous l’illustrez à merveille dans chacun de vos commentaires.

    • Un article du 11 septembre dernier, « pour l’équilibre de l’information » !
      L’équilibre de l’information ne consiste pas à ressortir des opinions périmées pour s’opposer à ce qu’on n’a pas envie d’entendre, mais à ajouter les données qu’on peut estimer manquantes dans l’information fournie. Il y en a marre de cette volonté systématique de présenter des contre-propositions polémiques plutôt que de discuter les arguments précis. On vous dirait 2+2=4, vous iriez nous ressortir, « pour l’équilibre de l’information », que dans le chef d’oeuvre « 1984 », il est bien stipulé que 2+2=5 !

      • @ MichelO

        Un « journaliste » ne devrait pas « prévoir », encore moins « prédire »! Qui dit que l’avenir est écrit? On peut décrire des risques potentiels, sans plus!

        • Certes, mais un journaliste se doit de présenter les perspectives futures argumentées, sur la base de la situation présente et des évolutions probables. C’est en partie ce que fait l’article. Ensuite on peut discuter et contester, ça n’est pas ce que fait cette reprise d’un article/éditorial d’il y a 7 mois.

          • @ MichelO

            Il est quand même difficile de concevoir qu’un « journaliste » ait un devoir de prévoir un avenir potentiel alors que comme beaucoup d’entre nous, il est en train de faire passer « SON » point de vue (ou son « message »), pour ce nouveau genre de « CHRONIQUEUR », alors qu’un « journaliste » est surtout chargé de nous rapporter des « FAITS » réels plutôt que des conjectures sur l’avenir qui n’est pas écrit et très probablement « inconnaissable »!

  • Laissez le Brexit se terminer et après on pourra juger de son résultat

  • Il faut considérer comme positif le fait que la Royaume Uni continue à prospérer malgré la perspective du Brexit. Je ne vois pas qui peut raisonnablement souhaiter son déclin!

    • Personne n’en souhaite le déclin. Nous ne faisons que constater que le Brexit n’a pas été consommé…
      Ce que moi je trouve positif dans cette affaire c’est le respect par l’élite du résultat du référendum, alors même que celui-ci n’était ni prévu ni voulu.
      Chapeau à la démocratie anglaise !

  • Le brexit n’a pas encore eu lieu.

  • le brexit n’est pas effectif..
    mais la raison du brexit était le taux de chomage ou le taux de change de la livre?
    après tout la liberté à un coût et tout changement entraîne des coûts aussi.
    ils ont voté pour le brexit.. le simple fait qu’on nous bouure le mou avec le brexit et une espèce d’illegitimité est en soi perturbant..

    • @ jacques lemiere
      « Illégitime », non: c’était prévu par l’article 50!
      Inélégant et peu « fair-play » de s’engager (à moitié) et de démissionner ensuite, à chacun son avis! (Mais ça coûtera quand même « bonbon » à tout le monde, à l’exception de quelques opportunistes et « bookmakers »).

      • La question qui engage les Britanniques était de joindre ou pas la CEE. La question de quitter l’UE est tout a fait autre chose. Jugement émotif et dénudé de rationalité. Faut il envier l’elegance et le fair play de vos dirigeants, le ti nain a talons en premier chef, qui n’ont eu de cesse de mépriser vos votes?

      • je parle d’une illégitimité de nature « supérieure » celle décrétée par une « élite »..en fait le monde politico médiatique.

  • D’après les anti Brexit, l’UE pourrait réclamer jusqu’à 70 Mds d’euros à l’UK.
    Comment se fait-il qu’un membre voulant se retirer d’une association, soit disant profitable, doive payer pour en sortir alors que la logique voudrait qu’il en sorte, au minimum, non débiteur?

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