Covoiturage, télétravail et foutage de gueule

La SNCF va encore subir une période de grève ? Youpi, l'occasion de tester le télétravail, le covoiturage, les staycations (ou holistays) et autres niaiseries vivrensemblesques pour faire passer la pilule !
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Covoiturage, télétravail et foutage de gueule

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 2 avril 2018
- A +

Si vous lisez un peu, mais distraitement, la presse quotidienne, vous n’aurez pas pu louper l’évident battage qu’elle réalise actuellement pour bien faire passer un message clair : ce mois-ci sera celui de la grève, globale, générale, totale et complète des services publics, et qu’elle est évidemment soutenue par le peuple.

Un petit coup d’œil sur la plupart des titres suffit à brosser un portrait très particulier des événements qui ne manqueront pas d’arriver dans les prochains jours.

On aurait pu avoir droit à la présentation sobre et objective des différents mouvements de grève qui vont se succéder pendant tout le mois d’avril et une bonne partie du mois de mai. Entre la SNCF, Air France, certaines Universités, certains éboueurs et d’autres services publics, tout indique que les syndicalistes du pays se sont coordonnés pour fêter aussi bruyamment que possible le cinquantenaire des événements de mai 1968 dans une espèce de grande sausage-party et un énième barbecue de merguez cégétistes que le pays a trop souvent subi.

Oui, le lien avec mai 68 est assez clair tant il est difficile de ne pas voir le désir humide de révolution et autre printemps « à gauche de la gauche » qui transpire grassement tant des revendications des syndicats que du calendrier ou des domaines concernées. Tous les organes (ou presque) d’une presse largement favorable à ce genre de petites excitations printanières sont déjà turgescents d’excitation devant les dates (nombreuses) et les services publics (toujours les mêmes) touchés par ces mouvements. Le Monde, Libération, L’Obs, Le Huffington, tous se relaient pour transmettre la « bonne nouvelle » syndicaliste : cinquante ans après mai 1968, la France se réveille à nouveau pour bouter les élites ultra-néo-libérales et turbocapitalistes hors du pouvoir et regardez, là, là et là, le peuple est prêt à prendre la rue pour régler ses comptes, si si !

Malheureusement, quelques éléments sont cependant suffisamment différents de mai 1968 pour que les médias ne puissent pas relayer la joyeuse montée de sève révolutionnaire de la même façon. Pensez donc ! Certains citoyens pourraient concevoir une gêne à cause de ces mouvements de grève et il faut donc adapter le message pour qu’il passe mieux auprès de certaines populations délicates.

Que voulez-vous, le pays a tout de même évolué depuis 50 ans : ceux qui défilaient à l’époque avaient un espoir d’une société meilleure dont ils ont amplement bénéficié, la majeure partie d’entre eux étant maintenant à la retraite. Ceux qui ont lancé des pavés à l’époque pouvaient compter avec une économie florissante et un État encore efficace parce que restreint à ses fonctions régaliennes.

À présent, la jeunesse peut surtout s’enorgueillir d’avoir du mal à lire, écrire et compter correctement, de « bénéficier » de perspectives d’emploi médiocres dans un pays rongé par le chômage, l’insécurité, le terrorisme, des déficits colossaux et, pour tout dire, l’absolue certitude que leur retraite (celle dont jouissent les soixante-huitards actuels) sera minuscule si elle existe encore lorsqu’ils la prendront.

Et lorsque la référence à mai 1968 fait sourire, c’est celle de la grève fin 1995 qui est évoquée pour rappeler à quel point les cheminots, déterminés, peuvent largement faire plier un gouvernement qui avait pourtant une majorité claire et un soutien évident du peuple lors du vote.

Cependant, si fin 1995, il avait été facile de tenir pendant le mois de novembre et décembre jusqu’aux vacances de fin d’année, il en va différemment en mai 2018. En effet, les nombreux ponts de ces deux mois que ces mouvements vont copieusement bousiller, vont quelque peu amoindrir le soutien relatif de ceux qui comptaient se déplacer, se retrouver en famille ou régler des affaires qu’ils n’avaient pas pu régler pendant les périodes travaillées. Nul doute que ce soutien ne viendra pas non plus de ceux qui seront forcés à la « staycation », comme le décrit si niaiseusement un Huffington Post tendrement décalé avec la réalité de terrain, oubliant sans doute qu’un voyage annulé, ce sont des frais rarement remboursés, et surtout des occasions manquées en pagaille de créer de la richesse dont ce pays a pourtant tant besoin.

En 1995, les médias pouvaient bien raconter, contre toutes les évidences et l’amoncellement de pertes abyssales du pays, devant les faillites d’entreprises, que la grève cheminote était massivement populaire. En 2018, les pertes touristiques seront dures pour beaucoup, et si en 1968, le pays avait d’amples marges de manœuvres, si en 1995, il pouvait encore se permettre quelques folies passagères, en 2018 ce n’est plus le cas tant les niveaux d’imposition et de dettes sont inquiétants.

En outre, les médias d’information ne sont plus les mêmes et devront composer avec des réseaux sociaux de toute nature qui ne pourront pas tous relayer le même unanimisme béat et heureux du suicide français auquel on assiste encore une fois.

Dans cette optique, on comprend mieux les messages mièvres relayés par les uns et les autres, à commencer par les panneaux d’affichage sur les autoroutes proposant fièrement « contre les grèves, pensez covoiturage ! », feignant de prévenir ainsi les inévitables bouchons que les déplacements automobiles provoqueront obligatoirement.

Et quand ce n’est pas le covoiturage, c’est le télétravail qui est mis en avant avec cette bonne humeur et cette fraîcheur que seules permettent une parfaite débilité et une cuistrerie à l’épreuve des faits : grâce au télétravail, vous serez plus efficace qu’au bureau, pardi ! On se demande encore pourquoi on n’y avait pas pensé plus tôt ! Et si vous travaillez sur machine-outil, dans un atelier ou avec des conditions spécifiques, qu’à cela ne tienne, le télétravail pourra certainement trouver une solution quelconque, non ?

En tout cas, surtout, ne ronchonnez pas, puisqu’on vous dit que ce petit désanussage citoyen payé in fine par le contribuable est pour votre bien !

D’ailleurs, Le Point a quelques petites astuces à partager avec vous, ces petits trucs de grand-mère qui permettent de passer le cap de l’adulescence syndiquée sans acné et avec des jours de grève payés, je présume.

Au fait, n’oubliez pas le petit point mignon sur vos droits, offert par France Info : non, non, votre employeur ne vous grondera pas si vous ne pouvez pas venir à cause de la grève. Malheureusement oui, il ne vous paiera pas. Si vous êtes votre propre employeur, comme vous êtes un salaud de patron, c’est bien fait pour vous.

Et si vous êtes financièrement à l’étroit et qu’un jour non payé vous pose de gros problèmes, rassurez-vous : les syndicalistes de la SNCF s’en foutent complètement. Ce n’est absolument pas pour vous qu’ils font grève, c’est pour eux.

En attendant, rappelez-vous que vous êtes en France, ce pays où les gens soi-disant attachés au service public font absolument tout pour le saboter et y parviennent ma foi assez bien. C’est aussi le pays où le service public est si génial que la presse subventionnée nous apprend avec une niaiserie presque agressive à nous en passer et trouver ça très bien. Formidable non ?


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  • Qui vivra verra. Mais cette réforme SNCF n’arrive-t-elle pas à un mauvais moment. Car nul ne peut ignorer comment tout s’est brusquement inversé en 95. Donc il aurait peut-être mieux valu faire cette réforme dès le début du Macronisme, là où les résistances aux changements étaient observatrices, la réforme serait passée. Sans doute le gouvernement n’aurait pas eu assez de temps pour bien étudier ce dossier qu’il savait délicat. A contrario, actuellement n’aurait-il pas dû le reporter après les autres réformes engagées qui font déjà des vagues préformant la tempête. 2019 est une date butoir à la SNCF concernant la concurrence, et alors le but à atteindre (réforme du statut) est-il plus important que l’objectif de la concurrence. Qui vivra verra, mais les conseillers de Macron ne se sont-ils trompés de stratégie calendaire ?

    • @ Parcoureur
      Non pas du tout!
      On est début avril et il n’y a plus grève du 1ier juillet au 31 août!
      Et réchauffer en septembre ne marchera pas!
      Donc oui: E.macron et CGT, ce n’est pas fait pour s’entendre, c’est antinomique!
      Donc la grève SNCF parsemée sur 3 mois sera sans doute de moins en moins populaire alors que les victimes accumulant les absences (et la « rogne ») risquent de plus en plus de se faire virer et/où de gagner moins … avant d’aller dépenser pendant LEURS vacances!
      À voir, dans 2 ou 3 semaines!

      Mais vu de l’étranger, tout ce « bazar » semble si vétuste et désuet que ça en devient ridicule!

  • Et de se coltiner les bobos dégoulinants de nostalgie d’un passé qu’ils n’ont jamais vécu.
    Ouais, gros foutage de gueule !

  • Au delà de l’égoïsme forcené des titulaires d’avantages z’acquis je trouve que « le jeu n’en vaut pas la chandelle »…
    Aller au crash avec les forteresses CGT et Sud-rail parait inéluctable si l’on veut que le pays ne soit pas verrouillé de toute part, mais AU MOINS il faut casser dans les 2 à 5 ans (pas dans 30 à 35 ans en ne touchant que les nouvelles embauches) le fameux « statut » qui, pour ne manifestement être que très peu intéressant si l’on écoute ceux qui « en profitent », vaut cependant bien une grève très dure tant il est finalement TRES intéressant : sinon pourquoi faire une grève dure ?
    A défaut, comme disait Coluche, certains (les anciens titulaires de ce fameux statut) seront plus égaux que les autres !!
    Et que des personnes de gauche (plutôt extrême d’ailleurs) puisse justifier d’une telle inégalité laisse passablement rêveur…
    Et il faut « en même temps » casser les privilèges indus des CGTistes des Electriciens et Gaziers. Privilèges dont la fonction publique d’état ne profite d’ailleurs même pas !
    En revanche un tel combat, si mené à terme avec détermination, provoquerait un blocage de notre pays pendant de longs mois, avec des désordres sociaux par « agglomération » des mécontents (L’extrême gauche est à la recherche de l’étincelle salvatrice) tels que 68 pourrait passer pour une simple crise d’adolescence…
    Sommes nous prêts ???
    Ce qui en définitive fait comprendre pourquoi ce gouvernement n’a que des objectifs mineurs…avec des résultats qui seront proportionnels.

    • @ Balthazar
      Un Français « normal » déteste évidemment l’argent de celui qui en a plus que lui, mais, corollaire: il est très attaché à ses privilèges à lui et doublement prêt à se battre pour les conserver!

      C’est un égalitarisme où tout le monde veut être « plus égal », évidemment! (Entre compét’ et égalité, le match n’est vraiment pas terminé!)

      Prenez soin de vous, les gens du gouvernement feront pareil: ne vous en faites pas pour eux!

      • En effet, j’ai coutume de dire qu’en France tout le monde déteste les riches (qui doivent donc donner leur argent « en trop » par les biais de la redistribution) ; et tout le monde défend les pauvres qui ont le « droit » de recevoir l’argent pris aux riches grâce à l’Etat-providence.

        Petite précision : pour le Français standard, un riche est bien entendu celui qui gagne ou possède 1 € de plus que lui. Ce qui explique donc pourquoi Hollande se considère parfaitement légitime à dire qu’  » [il] n’aime pas les riches ».

    • « A défaut, comme disait Coluche, certains (les anciens titulaires de ce fameux statut) seront plus égaux que les autres !! »
      Rappelons qu’il avait pique la formule a Orwell (in « La ferme des animaux »). Rendons a Cesar…

  • Le droit de grève..un sacré foutage de gueule !

  • De toute façon la fRance travaille 2 mois. En janvier et en septembre. Le reste c’est déjà du vent.

  • La S.N.C.F est en état d’hémorragie intense à hauteur de plus de 44.000.000.000€ et perfusée abondamment d’argent public.
    La grève mocelée qui vient de commencer va entaîner des pertes, qu’elle ne peut se permettre. Pertes qui seront aussi compensées par les perfusions d’argent public. Ce sera pareil avec les autres services publics marchands qui pratiqueront la grève.
    Une fois que les clients s’en seront détournés, ces services pleureront, pour être sauvés par le trésor public.

    • @ STF
      Sauf, si j’ai bien compris, cette fois les jours de grève ne seront plus payés: il n’y a pas à dire, ça change la donne, à l’arrivée des grandes vacances (et de leurs budget!).

      Quant à l’état, rien ne l’empêche, le 30/06/2018 de changer son mode de rémunération des syndicats, histoire de l’adapter au nombre de votants pour eux, par exemple! Et hop! Une brèche de plus dans le système, qui va évoluer ensuite, toute seule! (Si E.Macron et moi, pensons à la même stratégie: ce qui n’est pas sûr!)

      • @mikylux
        Bonsoir,
        Je n’ai pas suivi si les gévistes seront payés ou pas. Et ce n’était pas mon propos. Les gérvistes seront payés de toute façon avec l’argent « gratuit » des contribuables, et des clients qui paient leurs billets et/ou abonnements, et les impôts divers et variés.
        Même avec le « service minimum » la S.N.C.F va perdre des clients (et non des usagers, comme ils sont appelés), donc perte de chiffre. Il est vrai que quand on est renfloué par le contribuable on s’en tamponne des pertes.
        Ce que doit faire un gouvernement c’est couper les subventions aux syndicats, à tous sans exception. Bon, nous savons que les uns et les autres jouent au même jeu, et qu’ils sont plus ou moins gagnants au final.

  • que veux t-on faire de la SNCF la privatisé comme cela a été fait pour France Télécom. ..
    l’ouverture de la concurrence maïs sans sudventions de là région et des départements
    l’es impôts de régions ne doivent financiers dés entreprises privée. ..deja nous payons 2 fois L’ÉTAT et les régions et départements…
    c’est-à-dire une obligation de Bruxelles avec date limite de l’ouverture du réseau SNCF…
    c’est pas terminer là galère. ..

    • @Lou 17
      Bonsoir,
      L’Etat n’a pas à intervenir dans l’économie, et surtout pas à injecter de l’argent public dans des entreprises, pour les renflouer ou les « sauver » ni meme les nationaliser, les protéger en leur donnant un statut de monopole.

    • @ Lou

      D’abord, « Bruxelles », ce sont: votre président, vos parlementaires européens, vos députés de l’assemblée nationale – et pas mal de fonctionnaires européens Français -!

      Ce sont les pays partenaires qui décident, pas la Commission européenne! (Je sais que je prêche dans le désert, les Français, qui ne pigent pas l’U.E., ont besoin d’un bouc émissaire responsable de leurs propres tares bien françaises!

      Donc non, les concurrents ne vont pas se précipiter pour aider la SNCF et faire « le moins rentable » à sa place! Vous rêvez ou quoi?

      La France s’est engagée à desservir son territoire, pas les compagnies étrangères! Bon! Tout se discute et se négocie, avec des concessions bilatérales avec un terme!

      La France a déjà freiné des 4 fers pour reporter au maximum!

      Et oui, la SNCF risque de se cogner à la réalité et être obligée de devenir concurrentielle: ça risque d’agiter un peu la boutique! (Frexit: cfr article 50)

  • après JT sur France 2, 20H00, (à propos de la grève SNCF):

    Il n’y a pas à dire, la France est championne dans l’organisation du bordel!

    C’est désopilant de voir comment parfaitement se tirer une balle dans le pied!
    Je me marre!

  • @mykilus..moi cela ne me dérange l’ouverture de la SNCF…mais pour quels résultats?est ce que le service sera amélioré ?
    L’ÉTAT est le garent de la circulation sur son territoire les lignes non rentable maïs indispensable pour les ruraux ,que va t’il se passer ???

    • @ Lou 17
      En bonne théorie libérale, oui, la concurrence augmente la qualité du service rendu pour un moindre prix!

      Oui que l’état soit garant de l’accès à chaque endroit du territoire national (soit par lui-même- SNCF- soit par privatisation du service). N’étant pas Français, à vous de décider!

    • les lignes non rentables vont fermer ou augmenter leur tarifs…et vous abordez un vrai point qui est la mission de service public de la sncf.. qui est de mettre des trains et des gares un peu sans que ça coûte vraiment plus cher aux usagers. d’ailleurs il peut ne pas vraiment y avoir d’usagers …
      Une remarque ce n’est pas nécessairement un transfert de richesse sacré des pauvres aux riches..

      tant que cette mission perdure les cheminots sont fondés à dire la rentabilité on s’en fout…est ce que cette mission perdure?

      • La mission de service public de la SNCF ! Vous me faites bien rire.
        En quoi transporter une personne est une mission de service public. Ma voiture est un service public ?
        Vous dites que les lignes non rentables vont fermer ou bien que leur tarif vont augmenter.
        Actuellement, la SNCF n est pas rentable, ce serait même un cout pour le contribuable que vous êtes ( pas moi j optimise à donf ).
        Encore un point, il n y a pas d usager de la SNCF, il n y a que des clients et fort mécontents.
        Vive la concurrence.

        • non je ne dis pas ça..je dis qu’on doit poser la question de la mission de service public de la sncf…qui ‘est absolument pas de transporter des passager de façon générale mais de mettre des trains un peu partout… tant que cette mission de foutre des trains partout sur le territoire perdure, la rentabilité est secondaire…
          je dis que les cheminots ont absolument raison de dire que tant qu’ils assure cette foutue mission de service public la rentabilité n’est pas un sujet et ils peuvent à juste titre revendiquer des tombereaux de sous..

          c(‘est tout à fait similaire à l’audiovisuel public…

          et je pense que la dite mission de servie public est une foutaise…c’est mon opinion..mais je suis démocrate donc tant que les politiques l’acceptent…le reste est un faux sujet…
          On pourrait très bien imaginer que des élus dans un trou revendiquent un train et payent une société privée pour y mettre des trains..même si ils sont vide..et bien entendu ça ne serait pas rentable..

    • Les lignes non rentables (faute de voyageurs) ont vocation a être remplacées par des cars, moins chers, pesant moins sur les budgets régionaux et étatiques. Tout bénef pour le contribuable? rien de moins sur connaissant les joueurs de bonneteau qui sont au pouvoir.

  • J’espère voulais dire ne me dérange pas

  • Le bordel d’aujourd’hui est lié à l’immobilisme des gouvernements précédents (de droite comme de gauche) La SNCF aurait du évoluer depuis les années 80 – SNCF comme d’autre service public.
    La CGT a besoin de montrer ses biscotaux en vue des élections du personnel mais devrait, comme le FN, changer de nom pour Con-fédération des Organisateurs de Gréves !
    Les Services Publics leur dits «Défenseurs» ont tous oubliés qu’il étaient au service du public (et payés par le public) mais sont surtout défenseur de leurs avantages !
    Pour en revenir à la SNCF (société européenne qui exerce, entre autre, en Allemagne) à une dette d’état (total TGV) importante mais investi à l’étranger ??? pourquoi le contribuable français doit-il payer pour des investissement hors de son territoire ? (Même question pour EDF…)

  • « Foutage de Gueule » Voila qui résume parfaitement l’état de la réflexion politique sur l’état de la France. L’occasion de rappeler que des solutions existent, Pour sauver la SNCF il faut pousser plus loin les propositions Européennes, et créer deux entreprises concurrentes distinctes, une pour le Rail de Droite, une pour le Rail de Gauche.
    Les Bobos-Parigos eux continueront avec le Rail de Coc …
    Il est juste que les smicarts paient des impôts élevés pour maintenir la SNCF, en état de Faillite perpétuel, Un organisme qui ne génère pas de la Dette massive n’est pas un vrai service publique.

    • mais pourquoi vouloir sauver la snif ?
      qu’on la laisse couler…

      • @jabo
        Bonsoir,
        « mais pourquoi vouloir sauver la snif ?
        qu’on la laisse couler… »
        De toute façon avec les fermetures, voulues, des centrales nucléaires, et leur remplacement par l’énergie « verte », les T.G.V iront aussi vite que des vélos. A moins qu’elle n’ait droit à un privilège d’avoir son propre réacteur.

  • Macron paye pour toutes les mesures qu’il n’avait pas annoncées… Le 80 km/h, les APL, le statut des cheminots, le décalage temporel entre les taxes et les ristournes…
    Du coup la fronde monte même sur des choses qui auraient du passer sans encombre, comme la reforme de la SNCF…

    • L’important dans les pommades n’est pas ce qu’on applique, mais la façon de masser pour faire pénétrer la substance.

  • La grève du 4 avril a empoisonné et irrité ; le résultat sur le routes s’en est ressenti. Non seulement agacer par les revendications des grévistes et par l’embouteillage des routes, les panneaux numériques sur autoroutes indiquaient… »grèves : pensez pollution et covoiturage ». Un comble ! C’est le chaos partout, et ils énoncent de pareilles niaiseries. Est-ce du « foutage de gueule » ? De la crétinerie administrative ? Ou nous prennent-ils pour des demeurés ?
    Quant au télétravail…. il est rare d’entendre une imbécillité de cette taille ! Dans ce domaine, ce gouvernement est vraiment champion !

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