Aéroports : ces poumons économiques méconnus

Contrairement à l'idée souvent entendue, les aéroports ne sont pas devenus de gros centres commerciaux pour piquer toujours plus d'argent au passager, mais bien pour enfin rentabiliser un peu leur activité aéroportuaire.
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Aéroport (Crédits : Francois Maillot, licence Creative Commons)

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Aéroports : ces poumons économiques méconnus

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 16 mars 2018
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Ça y est, l’avion vient de se poser. Roger, mon irritant voisin de fauteuil, va pouvoir relâcher ses sphincters après un vol d’autant plus éprouvant qu’il se sait grugé par les compagnies aériennes : pour un siège trop étroit et des cacahuètes douteuses, elles lui ont soutiré son bel argent qui ira engraisser des actionnaires apatrides turbocapitalistes.

À présent, avant de retrouver ses occupations habituelles, il va devoir traverser l’aérogare ce qui pourrait être l’occasion de se détendre voire de réaliser de bonnes affaires.

Pas pour Roger.

Roger est l’un de ces Français qui, quoi qu’il fasse, le fait en râlant et si possible en accusant le capitalisme mondialisé apatride destructeur de l’environnement, de la richesse des peuples et de l’inévitable petit chaton.

Pour Roger, la galerie marchande de l’aéroport est une espèce de grand centre commercial débridé sans âme, temple insupportable édifié au profit et à la consommation. A contrario, il se souvient avec émotion des aéroports d’antan, un peu rustiques mais fonctionnels et surtout sans cette myriade de magasins, de débits de boissons, de pianos et de coins-lounge qui lui sont de toute manière inaccessibles.

Difficile aussi d’oublier les parkings d’alors, sales et sombres certes, mais surtout gratuits (i.e. payés par d’autres, n’est-ce pas) et l’unique compagnie de taxis proposant ses services simples et prévisibles à un tarif unique, réglementé, et pas exactement adapté à la grande consommation. Il regrette enfin le temps béni où le pékin moyen ne lui marchait pas sur la Samsonite parce que ce pékin moyen ne pouvait tout simplement pas se payer un voyage en avion et venir l’emmerder, lui, Roger, qui n’a pas que ça à faire. Il aimait bien les terminaux flamboyants, ronds et signés par de grands architectes stipendiés. Il n’aime pas les aéroports modernes qui en possèdent plusieurs, dans lesquels on se perd, on marche longtemps, on s’énerve, reliés entre eux par des navettes d’un populaire inacceptable et qui sentent le dessous de bras.

Ce que Roger ignore, c’est que depuis la libéralisation aérienne débutée en 1992, une concurrence féroce et bénéfique oppose ces plates-formes qui ont, comme les compagnies aériennes, développé leur modèle d’affaires et sont devenues des entreprises dont le domaine de compétences et l’activité économique dépasse très largement le cadre de l’aéronautique.

Aujourd’hui, l’impact socio-économique des aéroports européens représente près de 12,5 millions d’emplois (oui : millions !) de manière directe, indirecte, induite ou par effet catalytique, ce qui représente un apport de 675 Md€ au PIB de l’Union européenne (4% de la totalité de l’économie européenne).

Cliquez sur l’image pour l’agrandir – Source: Economic Impact of European Airports, InterVISTA, 2015

Et pendant que Roger ahane bruyamment en manutentionnant maladroitement sa valise surchargée, rappelons que dans la chaîne de valeur de l’aviation, l’aéroport n’est pas un point initial ou terminal, mais un maillon, certes capital, permettant de générer de l’activité économique tant en amont qu’en aval.

En France, 1,142 million d’emplois dépendent de l’activité aéroportuaire ; en Allemagne c’est 1,267 million et ces chiffres sont similaires en Grande-Bretagne, en Espagne ou en Turquie… Ce qui fait autant de gens dont le bifteck dépend de cette industrie et qui du coup se demandent, le soir au coin du feu, si la nostalgie de Roger n’est pas un brin déplacée !

Et puis, cette privatisation « galopante » est très relative. En Europe, moins de la moitié des aéroports est entièrement ou partiellement privatisée (48.6%), alors que ce sont eux qui accueillent près de 75% du trafic passagers européen.

Ne vous faites pas un film : pour une fois l’Europe est à la pointe du progrès puisqu’à l’échelle mondiale la part des aéroports privés (entièrement ou partiellement) n’est que de 26,9% …

En Europe, la sûreté représente 20% des coûts opérationnels (ce chiffre dépendant directement de l’évolution de la menace terroriste internationale) ; alors qu’aux USA ces coûts sont pris en charge, en tout ou en partie, par l’État, ils incombent en Europe aux aéroports qui doivent mécaniquement les récupérer par le biais d’une redevance. Il faut savoir que le ratio coût-revenu par passager n’est pas impressionnant ! En 2014, PriceWaterhouseCooper publiait une étude considérant la période allant de 2010 à 2016 et dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle ne fait pas rêver :

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

Eh oui : n’en déplaise à Roger, la situation est loin d’être rose pour les sociétés qui exploitent les aéroports.

Malgré une croissance impressionnante du nombre de passagers et de vols et l’augmentation de la part de revenus non-aéronautiques (parfois près de 50% des revenus totaux), 47% des aéroports européens affichent des pertes (et 76% des aéroports qui accueillent moins de 1 million de passagers par an). Les redevances aéroportuaires, payées par les compagnies aériennes, ne couvrent pas les coûts opérationnels des aéroports, alors que ces revenus représentent en moyenne 48% des revenus totaux.

Les rodomontades de notre épais Roger n’y changeront rien : les aéroports ont diversifié leurs business et leur offre au bénéfice du passager dont la facture serait nettement plus salée sans cette diversification.

Un petit tableau résume ceci :

Cliquez sur l’image pour l’agrandir

D’autant qu’en pratique, personne n’a jamais obligé Roger à dépenser son argent dans les magasins d’aéroport, ni à écouter le manchot qui massacre Chopin sur le Steinway du hall des arrivés, ni à acheter un smoothie vendu à des prix défiant toute planification budgétaire !

just think of it as a tax

Roger, autant empêtré dans les sangles de ses encombrants bagages que dans son inculture économique, ne comprend pas qu’au-delà du fabuleux développement socio-économique des régions qui comptent un ou plusieurs aéroports sur leur territoire, la mutation de ce secteur lui a donné le choix : tout comme il peut le faire lors de l’achat de son billet, Roger peut aussi vérifier s’il n’est pas plus intéressant de partir d’un autre aéroport que celui de sa ville. S’il hésite à s’y rendre en voiture, il y a de fortes chances qu’un train pourra l’y amener avec, dans certains cas, la possibilité de n’acheter qu’un seul billet alors qu’une partie du voyage s’effectue en train et une autre en avion (c’est ce qu’on appelle l’intermodalité).

Les aéroports pratiquant d’autre part des tarifs de redevances disparates, ce qu’on appelle globalement « taxes aéroportuaires » peut devenir l’élément décisif dans la planification de son voyage quand on sait que la zone d’achalandage d’un aéroport comme Bruxelles englobe, outre la Belgique, le Nord de la France, le sud des Pays-Bas, le Luxembourg et une partie de l’Allemagne.

Mais que l’on se souvienne de l’article précédent qui narrait déjà les turpitudes de Roger : la part des taxes et redevances dans le prix du billet d’avion dépasse 40% et il en est de même si l’on rapporte le problème à l’aéroport. La situation au sol peut même se révéler bien pire si l’on se rappelle que tous les intervenants, tous les acteurs économiques impliqués dans la translation du pénible Roger sont taxés et imposés individuellement et vont bien entendu récupérer le tout sur les prix au détail (une entreprise ne paie pas réellement de taxes, seul l’acheteur final débourse).

Bref, Roger aura encore longtemps de quoi rouspéter …
—-
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  • « Roger peut aussi vérifier s’il n’est pas plus intéressant de partir d’un autre aéroport que celui de sa ville. S’il hésite à s’y rendre en voiture, il y a de fortes chances qu’un train pourra l’y amener »
    Pour un Brestois en ce jour d’annonce de 3 mois de grèves SNCF, l’humour de ce passage dépasse encore le niveau remarquable auquel l’auteur nous a pourtant habitués…

    • En meme temps, de Brest peu d’autres solutions alternatives…Lorient, Quimper, Dinard ou Rennes, pour y aller en train/transports en communde Brest je vous souhaite bien du courage!

      • Oui, l’aéroport de Brest est en situation de monopole, et les avantages de la mutation du transport aérien y restent parfaitement inconnus. Et ça n’est pas le seul coin de la France dans ce cas.

      • comment ça peu d’autres alternatives ? il y a des aéroports ( sous-utilisés et en déficit chronique ) tout autour de la Bretagne , et ailleurs en France

        • C’est vrai mais tous les aéroports ne sont pas en mesure de supporter du trafic d’avions modernes (longueur et largeur des pistes), connexion aux réseaux ferré et routier… Mais il est vrai que c’est à étudier.

        • Je ne comprends pas ce que vous voulez dire. Je suis à Brest, je veux aller à Trondheim pour le 17 mai, que suggérez-vous pour que le voyage soit agréable et dure moins d’une journée ? 5-6 heures de route+sécurité pour aller trouver un Nantes-Oslo ?
          Accessoirement, avant le 11/9, ça prenait une bonne partie de la journée, mais au moins on pouvait traîner dans les boutiques à Roissy et à Copenhague.

          • Pas loin de Brest , il y a 7 aéroports susceptibles d’accueillir des moyens-courriers. Ces aéroports sont largement sous-utilisés, à part Lorient qui est aussi utilisé par les militaires ( des fois un peu frappadingues , il vaut mieux faire attention ).
            ça représente pas mal de pognon public investi , il faudrait peut-être songer à les utiliser.

            • Si ces aéroports sont sous-utilisés, c’est qu’il n’est pas rentable pour une compagnie d’y faire des vols. Les investissements publics, il vaut mieux les passer en pertes et profits que continuer à verser des fonds dans un trou sans fond. Et de plus, pour un particulier, que peut-on faire à part indiquer que si l’aéroport était proche de la gare, les procédures de sécurité et d’enregistrement accélérées à moins d’une heure, les vols disponibles vers de grandes plates-formes européennes, etc., on n’hésiterait pas à venir y prendre l’avion ?

            • S’il n’y a pas de marché, les compagnies aériennes n’y viendront pas c’est aussi simple que ça.

            • projet NDDL annulé et gros budget pour agrandir Nantes , donc il doit y avoir un marché en local.
              Alors forcément si l’état préfère mettre tout le budget sur Nantes , ça risque de fausser le marché.
              Il y a juste des choix à faire,

              En ce qui me concerne , ça m’arrange qu’il y ait des petits aéroports pas trop fréquentés , c’est plus simple pour poser un avion de tourisme 🙂

    • Ça prouve bien qu’il faut, très rapidement, ouvrir le ferroviaire à une vraie concurrence.

    • Ca pourrait ête bien si personne ne prenait le train pendant cette période ! Il est annoncé des grèves pour le début des vacances d’été. Ca devrait laisser du temps pour trouver un moyen de transport paliatif. Ca pourrait être beau, tous les banlieusards de Paris y arrivant en véhicules thermiques !

  • jacques lemiere
    17 mars 2018 at 9 h 18 min

    C’est rigolo comme d’hab, mais ça traduit une chose assez effrayante, les gens ne comprennent pas l’économie, mais pourtant n’hésitent pas à voter pour des gens qui veulent la réguler davantage.

    En tant que tel les aéroports je m’en fiche à part quand je dois prendre un avion ( ce que je ne fais jamais) ..dès lors il me semble facile de dire taxons les avions…parce que …et bien d’abord et avant tout, il me semble que le gouvernement veut des sous et que si il prend des sous dans les aéroports il ne me les prend pas à moi…

    Pourquoi doit on faire des billets sur les aéroports ou sur la différence de salaire homme femme…???
    La majeure partie des gens en est arrivé à croire que il faut tout taxer, et que les salaires ne sont plus une affaire entre employés et employeurs…

    on peut aussi faire un billet sur le transport poids lourd.. contre lequel les gens râlent aussi pas mal…

    quel est le but réel du billet l’inculture économique de roger? informer de façon divertissante sur les aéroports? la part de l’état..?
    une défense des aéroports en prévention d’un sentiment croissant de défiance à leur égard dans l’opinion qui débouchera sans doute sur plus de régulation?

    • Quel est le but de ce commentaire ? Disserter sur le billet, sur la pertinence du sujet ou sur l’inculture économique des Français ? Mystère et boule de gloubiboulga.

      • jacques lemiere
        18 mars 2018 at 7 h 55 min

        non vraiment, je demande..
        ça me fait penser à du gay avec le nucléaire…
        Il me semble que le VRAI sujet et une défense des transports aériens contre une espèce d’idée qui monte dans l’opinion que c’est « mal »…

        que ce soit un poumon économique méconnu? qu’est ce que ça peut foutre? le terme même de poumon renseigne peu d’ailleurs…..
        on a un peu de privé/ public qui est un vrai sujet puisque c’est mon argent …

  • Ce sont des poumons économiques et ils vont être bradés ….
    L’aéroport de Toulouse Blagnac ne sert pas de leçon visiblement

    • S’ils fonctionnaient comme il se doit, il ne manquerait pas d’enchérisseurs.

    • Et quel est le rapport avec la choucroute?

    • L’état n’est pas un bon gestionnaire. Il même très mauvais.
      Libéralisés, ces entités pourraient générer moult taxes de la même manière que les autoroutes. Et jamais de pertes pour l’état, donc pour le con.tribuable.

  • Sapristi, nos valeureux zadistes avaient donc tout compris quand ils se sont opposés à NDDL, c’est qu’ils veulent la décroissance. Je suis plus perplexe quand que j’ai vu des libéraux applaudir l’abandon du projet.

    • @ nevez
      C’était le rêve de Jean-Marc Ayrault qui devait bien avoir de trè$ bonne$ raison$!

      • La principale raison était, de ce que j’ai retenu de mes visites à Nantes, que la mairie et la salle du conseil municipal sont en plein dans l’axe de la piste, ce qui fait des bruits dérangeants. Pour le reste, les rai$on$ fonctionnent pareil pour Nantes Atlantique et pour NDDL. C’est sans doute pour cela que l’article paraît un peu décalé : les aéroports français n’ont pas encore échappé à l’économie publique administrée, contrairement à ceux que fréquentent manifestement l’auteur et son compagnon Roger.

    • jacques lemiere
      18 mars 2018 at 8 h 22 min

      ben argent public.. expropriations… pas cool pour des libéraux ( du moins il me semble,car je ne suis pas !) l’idée m^me de vouloir favoriser la croissance me semble antilibérale, même si l’existence de libertés individuelles et d’un état qui garantit ses libertés conduit en général à une économie plus florissante que les pays où elle est restreinte…. mais l’idée même d’avoir UN critère pour évaluer en bien ou mal une économie me semble antilibérale.
      Le libéralisme reste la mise en avant de la supériorité de société où les libertés individuelles sont garanties par l »état dont c’est d’ailleurs un des rares rôles. C’est ce que je crois avoir compris du libéralisme…

      si une société privée avait acheté des terres , sans expropriation ,construit un aéroport ou bien en accord avec la législation en vigueur ou mieux dont les dommages éventuellement auraient été compensés , il n’y aurait eu rien à dire … même si aéroport ne » servait » à rien…en vertu du fait que les gens font ce qu’ils veulent de leur argent.
      Quand les gens vous disent qu’ils vont prendre votre argent et « mieux  » l’utiliser que vous avant d’etre vrai ou faux ça bafoue votre liberté de jouir de vos biens librement.

      donc pour conclure le gloubiboulga, par de raison de se réjouir ou de déplorer la construction de NDDL…

      et quand dans le monde si moins de 30% des aéroports sont privés..on pourrait en conclure que les aéroports en l’état sont une abomination étatique dirigiste…et que ce qu’on voit du transport aérien est une perversion économique. comme les éoliennes ou les panneaux solaires..ou tout ce qui reçoit de l’argent public.

      SI j’ai bien compris le libéralisme étant avant tout affaire de principe..
      l’article aurait ou aurait du être plus court si il avait été libéral…
      « privatisez les aéroports »….
      sauf que et ça me chiffonne souvent des tas de gens se sont fait avoir dans les processus de nationalisation et de privatisation…

      • « privatisez les aéroports » … oui c’est bien l’idée sous-jacente et c’est aussi la tendance européenne depuis les années 90 (sous l’impulsion, il m’en coûte de l’écrire, de la Commission européenne). Mais la privatisation n’est pas, en soi, le but ultime: il faut envisager que les sociétés gestionnaires puissent exercer leur métier comme dans n’importe quel secteur économique, et là on est loin du compte (surtout que, comme souvent, les aéroports privatisés ne le sont pas réellement mais comme dans le cas des autoroutes, « concessionnarisés » …

        • jacques lemiere
          18 mars 2018 at 23 h 32 min

          ce qui est le plus terrible est que les électeurs demandent de la connivence…et les sociétés et les politiques en sont tout à fait heureux.

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