Assurance auto : + 18 % en huit ans !

L’augmentation du prix d’assurance auto est-elle devenue une habitude ?

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chien dans une voiture credits scottnj (licence creative commons)

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Assurance auto : + 18 % en huit ans !

Publié le 15 mars 2018
- A +

Par Théophile Gacogne. 

Chaque année c’est la même rengaine, les compagnies d’assurance annoncent des hausses de leurs tarifs auto. Souvent minimes, 2% à chaque fois, elles ne sont pas douloureuses sur le moment. Sur le moment seulement, car en les additionnant sur 8 ans on frôle les 18 %. Certains automobilistes payent ainsi 70 € de plus par an par rapport à 2010 selon une étude d’Hyperassur. Explications.

L’augmentation du prix d’assurance auto, une habitude ?

L’assurance auto étant obligatoire, les Français la considèrent plus comme une contrainte que comme une réelle protection. Souvent peu attentifs à leurs garanties, ils pensent être mieux couverts qu’ils ne le sont réellement, et c’est résignés qu’ils payent leurs mensualités sans vraiment prêter attention aux détails …

Se sont-ils rendu compte que depuis 2010 leur assurance auto a bondi de presque 18 % ? Certes, environ 2% par an en plus ce n’est pas bien méchant, surtout dans un contexte où tout a tendance à augmenter, mais au cumul la facture s’est sensiblement alourdie.

Source infographie

Prenons par exemple le conducteur d’une citadine de petite cylindrée dont la prime tourne autour de 400 € à l’année, et bien cela représente pour lui un supplément de 72 € environ sur les 8 dernières années.

Mais alors comment expliquer ces hausses et peut-on les éviter ?

Pourquoi ces hausses ?

Ces hausses sont-elles pour autant justifiées ? Si je n’ai pas de sinistre, mon bonus qui augmente ne devrait-il pas justement faire baisser la note ?

Les assureurs se justifient

Les assureurs avancent de nombreux arguments, le principal étant une hausse des sinistres, sur la route tout d’abord avec des dommages corporels toujours plus chers à indemniser, ensuite de multiples épisodes climatiques qui n’ont rien arrangé à la sinistralité.

Par ailleurs, les compagnies pointent du doigt des voitures toujours plus équipées et assemblées avec des pièces toujours plus onéreuses ce qui fait exploser les frais de réparation.

Quid des assurés qui n’ont pas de sinistres ?

Nous pouvons d’ores et déjà dire que seuls les bons conducteurs, c’est-à-dire ceux qui n’ont pas de sinistre à déclarer sur au moins 3 ans, peuvent espérer payer moins cher.
Tout d’abord, il faut considérer les hausses de tarifs comme moyennes, cela veut dire qu’elles ne concernent pas l’ensemble du portefeuille d’assurés d’une compagnie. En effet, les bons profils sont séparés des conducteurs à risques, les premiers voient en principe leur prime stagner ou baisser tandis que la seconde catégorie subit une hausse en général supérieure à la moyenne annoncée.

Malgré tout, certains bons conducteurs ont vu leur prime augmenter. Alors ils ne doivent pas hésiter à faire jouer la concurrence, surtout s’ils ont un contrat déjà ancien. La plupart des compagnies cherchent à attirer les meilleurs profils avec des offres attractives et des primes à la souscription.

Conclusion

Moralité, la fidélité ne paye pas en assurance et réduire sa facture de 20 % quand on est un conducteur “vierge” de tout sinistre n’est absolument pas une utopie.

L’effet pervers de ce système : les profils d’assurés les moins reluisants doivent accepter de payer plus cher leur assurance le temps de se refaire un historique “vierge”, car en allant voir ailleurs trop tôt ils pourraient soit essuyer des refus soit se voir proposer des tarifs anormalement chers.

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  • 19 ans sans sinistre responsable sur deux véhicules,mon assurance m’a résilié à cause d’un nombre trop important de sinistres tiers,allez comprendre

  • La véritable raison de ces hausses est le mauvais rendement des marchés financiers. Lorsque les résultats financiers, du fait de l’argent placé, des assureurs sont bons, les hausses sont moins importantes.
    Il y a quelques années, un assureur, où j’avais eu l’imprudence de prendre une assurance, s’était lancé dans des placements hasardeux, qui lui avaient couté cher. L’année suivante, nos cotisations avait bondi, bien au-delà de ce que l’accidentalité routière imposait, et bien au-dessus de la moyenne du marché.

    • N’oublions pas que le marché de l’assurance est un des rares secteurs où vous payez avant la livraison du service, service, qui si vous n’avez pas d’accident, ne viendra jamais. Ces sommes en attente sont placées sur divers supports, et rapportent plus ou moins…

  • Ne pas oublier l’intérêt bien compris de Bercy qui se gave de taxes sur les assurances et qui fait régulièrement des hold up dur les capitaux des compagnies….
    Dans la pratique, créer une société (boite aux lettres) hors CEE (Gibraltar), rouler dans une voiture relativement ancienne, qui ne vaudra rien en cas de sinistre et vous assurer à bloc pour vos dommages corporels en faisant bien entendu jouer la concurrence à bloc aussi.
    Là votre facture même pour un vieux modèle haut de gamme est dérisoire.

  • Les commentaires sont fermés.

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