Top 10 des déclarations politiques les plus fracassantes

Thierry Ardisson peut dormir tranquille. Lorsqu’il aura besoin de renouveler son panel de chroniqueurs, ce ne seront pas les politiciens de troisième rang qui manqueront !

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Brings the clowns by wplynn(CC BY-ND 2.0)

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Top 10 des déclarations politiques les plus fracassantes

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 19 février 2018
- A +

Par Nicolas Perrin.

Voici un nouveau tour d’horizon des déclarations et des actes les plus aberrants de nos politiques. Ce sera l’occasion de voir si l’ère Macron débouche sur les « transformations » politiques promises. Ou bien si les pratiques que nous avions relevées se perpétuent.

J’ai déjà analysé les travers de la rhétorique politicienne, ce qui nous avait amené à plonger dans un univers parallèle. Nous avions temporairement conclu notre étude en nous demandant si nos dirigeants nous prennent véritablement au sérieux.

Comme d’habitude, nous essaierons de partir du plus « anecdotique » (enfin pas tant que ça !) pour finir avec le très très grave (voire bien plus que ça !).

10. Le relooking des politiques pour survivre au dégagisme ?

Chaque quinquennat débute par un slogan censé mieux nous faire avaler les couleuvres de l’époque, pompeusement baptisé « paradigme ». Il faut bien reconnaître que l’élection d’Emmanuel Macron a permis de reléguer aux oubliettes certaines bobines qui occupaient le paysage politique depuis bien trop longtemps.

Face à ce dégagisme, certains ont cru bon de revoir leur look. Ils ont ainsi abordé la rentrée parlementaire tout neufs à force de barbes, boucs, lunettes et autres accessoires.

J’imagine qu’une fois qu’ils se sont mis à proférer leurs rengaines habituelles, vous avez pu constater qu’il ne suffit pas de suivre les conseils relooking de Cristina Córdula pour se refaire une virginité politique.

9. La réglementation de la quatrième dimension

L’ordre juridique français est un enchevêtrement de règles tantôt absconses, tantôt invraisemblables, qui prolifèrent comme des lapins. Parmi les dernières pépites en date, si vous pensiez savoir qu’un « bâtiment » est forcément une « propriété bâtie », j’ai le regret de vous informer que cela n’est plus le cas. Depuis quand ? Depuis un arrêt du Conseil d’État en date du 8 novembre.

Voici en effet ce que titrait la Revue fiduciaire le 15 novembre dernier :

Un petit doliprane ?

8. La fiscalité rigolote des politiques

Depuis le mois de décembre, on sait que la France est le pays européen où la pression fiscale est la plus élevée. Vous vous doutez bien qu’on n’arrive pas à ce genre de performance sans quelques prouesses d’inventivité.

Mais pour aller toujours plus loin dans la tonte de l’épargnant-contribuable, notre président a dû innover :

7. La fiscalité encore plus rigolote

À ce compte-là, pourquoi ne pas pousser la logique à son terme ? D’ailleurs, c’est ce que fait Marc Fiorentino :

Les Français pourraient aussi payer plus d’impôts volontairement pour compenser d’éventuelles baisses d’impôts ?

6. Le crédit, une broutille

Mi-novembre, Jean-Luc Mélenchon a encore eu une fulgurance. Cette fois, il a remis en cause les fondements de la science économique moderne :

Que n’y avait-on pensé plus tôt ! Malheureusement, les agences de notation sont restées sourdes à la remarque du leader de La France insoumise. Et ils n’ont pas remonté notre note de crédit. Il faudra sans doute patienter jusqu’à l’avènement de la France bolivarienne pour que le pays récupère son triple A. Mais ça ne sera possible qu’après la création d’une agence de notation souveraine, donc indépendante et objective.

5. Pas d’homme providentiel pour la France Insoumise

En parlant du leader La France Insoumise, le député Eric Coquerel en a sorti une bonne à son sujet :

Prix de l’humour politique 2017 ? Pas sûr ! En la matière, je vote pour Laurent Wauquiez.

4. Laurent Wauquiez, le retour du Jedi

Voici ce que le nouveau président des Républicains déclarait dans une interview au Parisien Magazine du 17 novembre.

Si le ridicule tuait, combien de fois Laurent Wauquiez serait-il mort ? On se le demande…

On sait maintenant que le président du Conseil régional d’Auvergne-Rhône-Alpes vit dans le monde de Georges Lucas.

Évidemment, vous m’objecterez que quelques politiques essayent de faire leur métier sérieusement…

3. Ministre ici, là ou ailleurs…

C’est le cas d’Antoine Baudino, responsable du Front national pour la 8ème circonscription des Bouches-du-Rhône. En effet, début novembre, il a voulu interpeller notre ministre de l’Éducation nationale.

Hélène David (@David_Hlne) est bien ministre de l’Enseignement supérieur mais… au Québec. Oui, c’est chaud quand même…

Mais au sommet de la pyramide du parti, on doit sans doute faire plus attention ? Pas vraiment !

2. Marine Le Pen et ses fiches

Le 11 décembre, Marine Le Pen avait rejoint l’Assemblée nationale pour y défendre un amendement dans le cadre de l’examen du projet de loi sur la réforme du droit des contrats. Et elle s’est quelque peu perdue dans ses fiches. Avec l’aide de la présidente de séance, la députée du Pas-de-Calais est finalement retombée sur ses pattes après une minute de flottement. Et finalement son amendement a été rejeté.

Décidément, Marine Le Pen semble plus à l’aise pour imiter le générique des Envahisseurs que pour défendre des idées avec application. Et ce, même après treize ans en tant que députée au Parlement européen.

1. Du cirque politique à la télé-poubelle

J’avais déjà évoqué la grande razzia opérée par les émissions qui mêlent politique et divertissement sur les politiciens « dégagés ». Ainsi Raquel Garrido, l’ancienne porte-parole de La France insoumise, s’est-elle reconvertie en chroniqueuse pour une émission de Thierry Ardisson sur C8.

Mais l’épouse du député de Seine Saint-Denis Alexis Corbière n’a pas attendu de renoncer à ses activités politiques pour intervenir dans les médias sur des sujets dont elle semble tout ignorer.

On se demande bien où diable l’avocate a-t-elle entendu dire que la crise de 2008, c’est la faute de Jérôme Kerviel ? Si un lecteur charitable est en contact avec madame Garrido, qu’il n’hésite pas à la renvoyer vers Contrepoints. Elle y trouvera des explications alternatives au sujet des racines de la crise.

En tout cas, Thierry Ardisson peut dormir tranquille. Lorsqu’il aura besoin de renouveler son panel de chroniqueurs, ce ne seront pas les politiciens de troisième rang qui manqueront !

Pour plus d’informations, c’est ici.

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  • Ben moi je trouve ça bien cette idée de Fiorentino concernant l’impôt volontaire !

    Et puis on pourrait facilement inciter les contribuables à donner un peu plus, par exemple en leur accordant une exonération d’impôt.

    Oh wait…

  • Cela accrédite notre thèse. Quand on est stupide on se lance dans la politique. Pauvres de nous!

  • En France, le rôle des politiques est d’amuser le public et de recevoir « les oeufs et les tomates pourris » à la place de l’Etat. Les élus sont assignés à la protection de l’Etat pour lui servir de paravent et laisser les hommes de l’Etat administrer le pays dans une opacité bien entretenue. Qui a envie de jouer ce rôle? Personne. Seuls peuvent être recrutés des naïfs ou des mercenaires qui se font payer cher pour tenir ce rôle subalterne et ingrat.

    C’est ainsi que la médiocrité du personnel politique vient de la médiocrité du système politique. Il ne sert donc à rien de pointer du doigt des individus, car c’est le système qui les appelle pour se légitimer et pour survivre alors même qu’il s’avère disqualifié.

    Une solution serait de supprimer les députés et les sénateurs pour conserver les maires, les conseils municipaux et les conseils régionaux. Cette solution impliquerait de réduire le périmètre d’intervention de l’Etat et de remplacer la démocratie faussement représentative par une démocratie plus directe. Cette forme de démocratie aurait la capacité de légiférer pour nous doter enfin d’un Etat de droit qui respecte notre idéal de liberté.

    Aujourd’hui, le mur des politiques érigé entre nous et l’Etat a perdu toute consistance au point de devenir transparent. Aussi est-il inutile d’accabler des politiques dont nous ne voudrions pas prendre la place. Ce qu’ils disent n’a aucune importance. Il faut s’en tenir à braquer le projecteur sur les textes, lois et règlements qui sont autant d’armes pointées sur nous par l’Etat. Pour en limiter la portée et reconquérir notre liberté.

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