Les enjeux économiques du bitcoin

Le bitcoin est apparu après la crise de 2008, période qui a témoigné du pouvoir des gouvernements et des banques centrales sur les retraits d’espèces et le capital en circulation. Il existe peu de moyens d’échapper à ces contraintes. Le bitcoin en est un.

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Les enjeux économiques du bitcoin

Publié le 7 décembre 2017
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Par Patrick Waelbroeck.
Un article de The Conversation

Une crypto-monnaie telle que le bitcoin n’a de valeur que si elle est considérée comme une monnaie par l’ensemble des participants au système monétaire. Elle nécessite donc d’être rare, au sens où elle ne peut pas être facilement copiée (problème équivalent à celui des faux billets, pour les monnaies traditionnelles).

Cette propriété est satisfaite par le réseau Bitcoin, qui garantit l’absence de double dépense. En plus de cette valeur liée à l’acceptation, le bitcoin a de la valeur au travers différents mécanismes économiques liés à l’analyse de l’offre et de la demande de bitcoins.

L’offre de bitcoins

L’émission de monnaie sur le marché primaire

La création de bitcoins est déterminée par un processus de minage. Chaque bloc miné génère des bitcoins. Il est prévu que le montant par block miné soit divisé par 2 tous les 210 000 blocs pour arriver à un total de bitcoin_s_ en circulation (hormis ceux perdus) de 21 millions.

Cette règle monétaire est contrôlée par un protocole modifiable par le consortium Bitcoin Foundation, comme nous le verrons plus loin. La règle monétaire peut donc être modifiée pour répondre à des conditions de marché fluctuantes, au risque d’un hard fork.

L’électricité représente la principale composante (plus de 90 % selon les estimations en vigueur) du coût total d’une ferme de minage. En 2015, Böhme et coll. (2015) évaluaient la consommation du réseau bitcoin à plus de 173 mégawatts d’électricité de manière continue.

Cela représentait environ 20 % de la production d’une centrale nucléaire et un montant de 178 millions de dollars annuellement (au prix de l’électricité résidentielle aux États-Unis).

Ce montant peut paraître important, mais Pierre Noizat estime que ce n’est pas plus que le coût annuel en électricité d’un réseau de DAB (distributeurs automatiques de billets) mondial, évalué à 400 mégawatts. Si l’on inclut le coût de fabrication et de mises en circulation de la monnaie et des cartes de paiement bancaire, le coût électricité du réseau Bitcoin est à relativiser.

Cependant, ce coût peut être amené à grimper de manière significative au fur et à mesure que le réseau se développe. Il existe en effet une externalité négative de minage : chaque mineur, lorsqu’il investit dans du nouveau matériel, augmente son revenu marginal, mais il augmente aussi le coût global du minage, car la difficulté augmente avec le nombre des mineurs et avec leurs capacités de calcul (hash-power).

Il est important de souligner qu’augmenter la difficulté du minage réduit les incitations à miner et augmente le temps de vérification, et donc l’efficacité même de la blockchain. Ce mécanisme rappelle la tragédie des communs où des ressources partagées (ici la hash-power) dépérissent et ne sont entretenues que par une poignée de fermes et de pools, annulant de ce fait le principe même de la blockchain publique, qui se veut décentralisée.

Ainsi, pour le réseau bitcoin, la difficulté du problème de cryptographie à résoudre validé par un consensus de proof-of-work augmente avec le hash-power global du réseau. Il y a donc un risque de surinvestissement dans la capacité de minage, car les mineurs individuels ne prennent pas en compte l’effet négatif sur l’ensemble du réseau.

Il y a donc un risque que les capacités de minage soient fortement concentrées entre les mains d’un petit nombre d’acteurs, rendant caduc le principe même de la blockchain. Cette tendance est déjà perceptible aujourd’hui.

Au final, l’offre de bitcoins et donc la création monétaire sur le marché primaire dépend du coût de l’électricité et de la difficulté associée au processus de minage ainsi que des règles de gouvernance portant sur le montant de Bitcoin généré par bloc miné.

La valeur du bitcoin sur le marché secondaire

Le bitcoin peut également être acheté et vendu sur une plateforme d’échanges. La valeur du bitcoin est alors plus proche de celle d’un investissement financier dont les acteurs anticipent les perspectives de gains et des facteurs pouvant entraîner une appréciation du bitcoin.

La demande de bitcoins

La demande de crypto-monnaie est issue de plusieurs préoccupations des utilisateurs que nous détaillons ci-dessous en commençant par les facteurs positifs et en terminant par les risques.

Financial privacy

Les gouvernements limitent de plus en plus l’utilisation des espèces pour afficher leur lutte contre le blanchiment d’argent et le développement des marchés au noir. Le cash est le seul moyen de paiement 100 % anonyme. Le bitcoin et les autres crypto-monnaies arrivent en deuxième position.

En effet, le système de pseudonymat utilisé par le protocole bitcoin permet de masquer l’identité des personnes effectuant des transactions. Par ailleurs, certaines cryptomonnaies, comme le Zcash, vont plus loin et masquent toutes les méta-données d’une transaction.

Pourquoi utiliser un moyen de paiement anonyme ? Il existe de nombreuses raisons.

Premièrement, l’utilisation d’un moyen de paiement permet d’éviter de laisser des traces qui peuvent être utilisées à des fins de surveillance par l’État, les employeurs et certaines entreprises (en particulier les banques et les compagnies d’assurance).

Ainsi, les entreprises et les banques pratiquent des stratégies de discrimination par les prix qui peuvent parfois se retourner contre les consommateurs. Laisser des traces par le paiement peut également pousser les entreprises à solliciter davantage les clients sur des nouvelles offres commerciales et la diffusion de publicités ciblées qui peuvent être considérées comme des nuisances par certains.

Deuxièmement, payer avec un moyen de paiement anonyme limite également la sousveillance (ou surveillance inverse) par les proches. Ce sera le cas pour un paiement effectué à partir d’un compte commun.

Troisièmement, le paiement sous pseudonyme permet également de préserver le secret des affaires.

Quatrièmement, tout comme le respect de la vie privée, l’anonymat de certaines transactions (par exemple produits de santé ou consultations à l’hôpital) permet de soutenir une confiance dans la société et a donc une valeur économique. Le bitcoin, en permettant le pseudonymat, génère donc de la valeur par ces différents biais.

Le bitcoin fonctionne en périodes de crise et permet donc d’éviter le contrôle des capitaux

Le bitcoin est apparu juste après la crise financière de 2008. Cette période a témoigné du pouvoir des gouvernements et des banques centrales en matière de contrôle des retraits d’espèces et du capital en circulation.

Il n’existe que très peu de moyens d’échapper à ces deux contraintes institutionnelles. Le bitcoin en est un. En effet, même si les retraits d’espèces sont interdits, les possesseurs de bitcoins peuvent toujours payer en utilisant leur clé privée.

Le bitcoin permet de discipliner les gouvernements

Le bitcoin (il en va de même pour les autres crypto-monnaies) peut être considéré comme une monnaie alternative non contrôlée par une banque centrale. Certains économistes, comme F. Hayek, considèrent que ces monnaies alternatives qui concurrencent la monnaie officielle permettent de discipliner les gouvernements qui seraient tentés de financer leur dette par l’inflation.

Dans ce cas de figure, les consommateurs et les investisseurs se détourneraient de la monnaie officielle pour acheter la monnaie alternative et créeraient ainsi une pression déflationniste sur la monnaie officielle.

Externalités de réseau liées à la sécurité

Le niveau de sécurité augmente avec le nombre des nœuds du réseau, car il faut d’autant plus de puissance de calcul pour compromettre la sécurité de la blockchain (à travers une attaque 51 %, double spending ou denial of service (DOS).

Par ailleurs, une attaque DOS est d’autant plus difficile à mener qu’il est difficile de deviner qui en est le bénéficiaire. Il existe donc des externalités de réseaux positives : la valeur du bitcoin augmente avec le nombre des nœuds participant au réseau.

Externalités de réseau indirectes liées au moyen de paiement

Le bitcoin est un moyen de paiement, au même titre que les espèces, les cartes bancaires ou les cartes Visa/Mastercard/American Express. Le bitcoin peut donc être appréhendé par la théorie des marchés à plusieurs versants qui modélise des situations dans lesquelles deux groupes d’agents économiques bénéficient d’externalités croisées positives.

En effet, quand un consommateur choisit un moyen de paiement, il sera d’autant plus satisfait que ce dernier est accepté par le commerçant avec lequel il effectue une transaction. À l’inverse, pour un marchand, il est d’autant plus intéressant de proposer un moyen de paiement qu’il y a de clients qui le possèdent.

Dès lors, la dynamique des marchés à plusieurs versants se traduit par des cycles vertueux qui peuvent connaître une phase d’amorce lente suivie d’une phase de déploiement très rapide. Si le bitcoin devait connaître une telle phase, sa valeur entrerait dans une phase d’accélération.

Une bulle bitcoin ?
duncan on Visual Hunt, CC BY-NC

 

Les risques

Parmi les facteurs réduisant la demande de bitcoins, les risques liés à la réglementation et à la régulation ressortent tout particulièrement. D’une part, un État pourrait demander à ce que soient déclarées les plus-values générées par l’achat et la vente de bitcoins.

Par ailleurs, les bitcoins peuvent être utilisés dans des secteurs réglementés (comme l’assurance ou la banque) et leur utilisation pourrait de ce fait également être réglementée. Enfin, il existe toujours le risque de perdre les données du disque dur sur lequel la clé privée est stockée, et donc de perdre les bitcoins associés, ou encore qu’un État impose son accès aux clés privées pour une question de sécurité.

Cependant, le risque le plus important concerne la gouvernance du réseau Bitcoin.

En effet, en cas de désaccord sur l’évolution du protocole de communication, le réseau risque de se diviser en plusieurs réseaux (hard fork) avec des monnaies incompatibles entre elles. La question la plus importante est liée au choix de la règle de consensus pour la validation de nouveaux blocs. Il faut parvenir à un consensus sur le consensus, ce que la technologie seule ne semble pas pouvoir fournir.

Conclusion

The ConversationLa valeur économique du bitcoin dépend de nombreux facteurs économiques positifs qui peuvent amener la crypto-monnaie vers une phase de croissance soutenue qui justifierait l’envolée de son cours sur les marchés d’échange actuellement. Cependant les risques associés à la gouvernance du réseau ne doivent pas être négligés car la confiance dans cette nouvelle monnaie en dépend.

Patrick Waelbroeck, Professeur d’économie à Télécom ParisTech, Institut Mines-Télécom (IMT)

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

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  • Parti d’une bonne intention à la base le bitcoin devient dangereux. Ayez conscience que les grands gagnant de ce marché sont avant tout les fabricants de rig. Le cours explose et le HashRate monte également en flèche ce qui indique que des machines toujours plus performantes et chères sont mises sur le réseau.
    Les mineurs, principalement chinois, qui fabriquent les pièces virtuelles sur le réseau et assurent également les transactions dépensent l’argent investi sans compter pour avoir le rig (machine de minage) dernier cri.
    Le problème c’est que ces mineurs peuvent décider de faire travailler leurs machines pour une autre crypto-monnaie. La sécurité du système étant garantie par le fait que la puissance de calcul est distribuée, si trop de mineurs se retirent du réseau BTC, un groupe de mineurs ultra performants pourrait prendre le contrôle du système BTC.
    Pour l’or (puisque qu’on le compare souvent aux bitcoins) les mineurs ne sont pas les banquiers ou les bijoutiers or avec bitcoin les mineurs sont à la fois mineurs, bijoutiers et banquiers et fabriquent des fichiers binaires (pas terrible comme bague de fiançailles lol).
    Le système ne peut marcher que si l’arbitrage (donc la puissance de calcul) est distribuée de manière équitable or c’est de moins en moins le cas.
    Instable, hors contrôle, grande vitesse, le tournant n’est pas loin…

  • Je tempèrerai les propos de monsieur Waelbroeck… le bitcoin est une monnaie qui n’est pas prévue pour le paiement de masse (environ 5€ par transaction). C’est donc plus une valeur refuge qui s’apparente à l’or, avec pour seules différences :- la liquidité (on peut s’échanger des lingots de bitcoins en quelques clics) – l’inexistance de sous-jacent économique (monnaie qui repose exclusivement sur la confiance qu’on porte au réseau bitcoin). Ainsi, dire que le le bitcoin est une bulle n’a donc pas d’intérêt, puisqu’il l’est (une bulle) depuis sa création!

    • Les transactions vont encore monter, les mineurs sélectionnent les transactions avec le plus de frais offerts pour construire les blocs et c’est sans compter les frais supplémentaires des plateformes.

      L’or est réel, ne s’oxyde pas et sa valeur dépend uniquement du fait que les gens trouve ce métal beau et cela dure depuis des siècles… Un fichier binaire, bof bof comme beauté, c’est aussi beau que le nombre 7 quoi que…. lol

      • Ce qui compte n’est pas que vous le trouviez beau, mais ce que votre acheteur potentiel est prêt à mettre sur la table pour vous le racheter.

        • Je ne dis pas moi mais les gens. Si les gens se désintéressent de l’or pour faire de beaux bijoux il perdra de sa valeur inévitablement. L’intérêt de l’or pour l’industrie est limité, on en a besoin que de relativement faibles quantités (~10% de la demande).

  • Autre différence donnée par monsieur Waelbroeck: l’anonymat, qui n’est réel que lorsqu’on est soit-même un noeud du réseau (on est seul propriétaire de sa clé privée). En effet, la majorité des plateformes d’échange et de “wallet” demandent votre identité à l’inscription et sont les garants de votre clé privée sans que vous en ayez ni la propriété ni la connaissance….

    • Absolument et il faut également veiller à changer de clé à chaque transaction et à garder sa clé privée (un nombre de ~77 chiffres en base 10)…

  • Bonjour, bravo pour votre article , c’est rare de trouver un travail aussi complet sur le sujet ! Ce que l’on entend/voit en ce moment est souvent de bien piètre qualité…Là au moins le lecteur a beaucoup d’éléments concrets pour se forger sa propre opinion…
    Bravo !

  • Il y a clairement un manque de connaissance de l’économie, de l’écosystème et de la technologie Bitcoin dans les commentaires.

    Le minage est une activité lucrative, et comme toutes les activités à bon rendement, elle est soumise à la concurrence. Cela reste le meilleur moyen de diversifier les fermes de minages et le risque de mainmise. Laissez le temps à des acteurs de franchir ce pas. Tous les cas de figures ont été envisagés par Satoshi Nakamoto dans son White Paper. Libre au marché de résoudre cette question.

    Votre peur de la prise de controle du réseau par une minorité est possible mais peu plausible. Si vous êtes en mesure de miner la majorité des bitcoins, pourquoi risquer que la valeur de ce dernier s’effondre en mettant en peril le réseau ? Bitcoin est un parfait exemple et mise en application de la théorie des jeux. De plus, si cela devient réellement un problème, la communauté peut relativement aisément convenir qu’un fork est nécessaire, mettant à jour le logiciel Bitcoin afin d’adapter le protocol de minage aux besoins nouveaux. Bitcoin est évolutif.

    « Instable, hors contrôle, grande vitesse, le tournant n’est pas loin »

    Bitcoin n’est pas instable par nature, la technologie émerge et la société cherche un prix à lui donner. La recherche du prix correspond parfaitement à la theorie de Metcalfe et la loi éponyme. Ca n’est pas une bulle. Plus un rseau comprant de parties prenantes, plus la valeur de ce réseau grandit. Bitcoin répond aussi à cette règle. Or, il se trouve que le nombre de personnes s’intéressant à la technologie augmente, celui des spéculateurs aussi. Donc naturellement le prix s’apprécie. Le fait que Bitcoin trouve de nouveau supporters jour après jour ne fera que renforcer cette tendance.

    « le bitcoin est une monnaie qui n’est pas prévue pour le paiement de masse (environ 5€ par transaction) »

    Bitcoin est évolutif. Le projet Lighting Network (LN) vise à rendre les micropaiements possibles et abordables. La technologie LN est bientot prête ce qui contribuera à une adoption toujours plus grande de Bitcoin. Bitcoin pourra servir de réserve de valeur, mais aussi de moyen de paiement.

    « Autre différence donnée par monsieur Waelbroeck: l’anonymat »

    Bitcoin n’est pas une technologie visant à assurer l’anonymat, c’est d’ailleurs pour cela qu’on la qualifie de pseudo anonyme. Les agences gouvernementales US ont déja mis au point des méthodes pouvant lier, si possible, une identité à une adresse Bitcoin. Et c’est terriblement efficace. Des technologie comme l’Atomic Swap (AS) pourront assurer un anonymat complet une fois peaufinées. AS vise à rendre possible des transactions entre plusieurs blockchains, or certaines blockchains ont des options assurant l’anonymat.

    Comme le dit si bien Jeffrey A. Tucker, « Bitcoin was invented to be the ultimate anti-Keynesian monetary praxis. »

    • N’oublier pas une chose, bitcoin existe parce qu’il y a des mineurs et contrairement à un métal précieux, avec bitcoin si les mineurs disparaissent, les coins disparaissent aussi.
      Les mineurs ne sont pas idiots et ils feront tourner leurs machines sur le réseau ou ça les arrangent et rien à faire des investisseurs, c’est ça bitcoin !

      • Ce que vous dites est faux sur les deux plans.

        « Si les mineurs disparaissent, … »

        Aucune raison que les mineurs ne disparaissent étant donné que l’activité du minage est rentable.

        « … les coins disparaissent aussi. »

        Non. Les coins présents sur mon ledger n’en bougeront pas.

        D’une part penser que les mineurs vont disparaitre est aberrant, d’autre part la conclusion que vous en tirez est fausse. Surement avez-vous mal formulé votre remarque.

        « c’est ça bitcoin ! »

        Résumer Bitcoin aux mineurs et à leurs décisions est sot. La majorité des mineurs ont soutenu BTC SegWit2X. BTCX2 existe-t-il ? Non. Les mineurs minent ce qui est rentable a miner. Et Bitcoin l’est énormement.

        • Qu’est-ce que vous croyez que les mineurs font ? Ils assurent les transactions en construisant des blocs.
          Plus de mineurs, plus de transactions.
          Et si seulement quelques mineurs persistent, le système perd la sécurité. Vous connaissez le concept de « preuve de travail » (proof of work) associé à bitcoin et à sa blockchain ?
          Et sur votre wallet usb, il y a seulement un fichier binaire et un bout de logiciel.

          • Oui, PoW est connu, PoS aussi, DPoS aussi, PoE, etc, etc.

            Vous jouez sur les mots. Les mineurs ne « partiront » pas, car miner est « rentable ». Et tant que miner sera « rentable », des gens se pousseront au portillon pour miner. Quand bien même des mineurs iraient miner autre chose, la difficulté de minage s’ajuste automatiquement tous les 2016 blocs, ajustant de fait la rentabilité, ce qui attire de nouveaux mineurs. Un équilibre se trouve toujours.

            • La difficulté de minage s’ajuste vous avez raison, donc si pas mal de mineurs se font la malle de BTC, la difficulté va décroitre. Si une ferme de rig (contrôlée par un seul homme) décide de refaire surface elle écrase le réseau et fait ce qu’elle veut.
              Croyez ce que vous voulez si ça peut vous rassurer, c’est pas mon argent…
              Ce matin j’ai voulu commander quelques pièces pour mon rig sur la boutique du mineur et payer en bitcoin, j’ai lâché l’affaire…

              • Il faut avoir conscience des risque inhérent a l’activité de minage, je suis d’accord. Mais comme l’a déja dit Satoshi, ce probleme se résoudra naturellement quand le Bitcoin sera plus largement adopté.

                Quant à votre boutique spécialisée dans le minage, il est très étonnant qu’elle n’accepte pas les paiements en BTC, d’autant plus qu’en France, le paiement en bitcoin est considéré de manière analogue a un paiement via paypal. C’est légal. SegWit acté, Lighting Network est à peaufiner. Dans 6 mois nous devrions commencer a voir une adoption au niveau des boutiques, le Japon en tête de pont. Les banques s’intéressent de très près à cette monnaie. Dimon lui-même, le qualifie de nouvel or après avoir tant bien que mal tenté de couler BTC.

                • Satoshi, vous savez qui c’est ?
                  Une (ou un groupe de) personnes très intelligente(s) qui s’est (se sont) empressés de se faire oublier quand l’esbroufe à pris.
                  Je vois que vous n’avez l’air spécialiste du paiement en bitcoin…

                  • Excusez moi du peu. Au vu des commentaires que vous laissez sur le sujet, je me permets de vous retourner la remarque..

                    • Oui,oui Satoshi Nakamoto a tout prévu avant de disparaître pour que tout fonctionne dans le meilleur des mondes, quelle naïveté de votre part…

  • Bah, les mineurs jouent le rôle des banques.. ils prélevent un pourcentage qui ne peut que monter à l’infini..nouvelle du jour ,un vendeur de jeux à abandonne le paiement en bitcoin, ce n’est que le début..de la fin….les arbres ne montent jamais jusqu’au ciel….et la volatilité actuelle est le signe de la chute finale.

    • Exact… Rien à ajouter si ce n’est qu’en plus des frais prélevés par les mineurs il y a aussi ceux prélevés par les plateformes…

  • Je ne pense pas que le bitcoin puisse un jour servir de monnaie. Tout simplement parce que techniquement cela ne peut pas suivre (consommation d’électricité, coûts des transactions, nombre de transactions par seconde, etc.).

    Je pense toutefois que les Etats mettront leurs monnaies sur la blockchain, utilisant des plateformes telles que Ethereum ou NEO, 20x plus évoluées techniquement et conceptuellement que le bitcoin.

    Il serait bon de ne pas se concentrer uniquement sur le bitcoin mais de considérer la blockchain et les cryptos monnaies dans leur ensemble !

    • Concernant la consommation d’électricité, il faudrait faire des recherches plus approfondies que les malheureux bricolages biaisés qui servent régulièrement de référence. Quant aux plateformes plus évoluées, il n’est qu’à voir les récents problèmes d’Ethereum (en plus de ses problèmes fondamentaux de mutabilité assez graves de sa blockchain) pour tempérer franchement le 20x que vous balancez nonchalamment.

      Mais sinon oui, c’est une bonne idée de regarder les cryptos plus largement, et pas seulement bitcoin.

      • Je t’aime bien h16, tu prends les choses à la rigolade …mais là ce n’est pas grave , c’est dramatique pour les investisseurs .à moins que Madoff soit ton dieu , tu n’as aucunes excuses possibles de participer activement à ce fléau financier pour un liberal
        La technologie est bonne mais la finalité….

        • Tu veux dire qu’il faudrait que je pleure pour les guignols qui investissent sans faire leurs due-diligences ?
          Et tu veux dire qu’il faudrait que je m’oppose à l’idée de base qui consiste à rendre la monnaie aux gens qui l’utilisent et en ont besoin, en la retirant des doigts fourbes de l’Etat ?

          Où est passée ta cohérence ?

          • L’état est pourri, nous le savons. Mais ç’est la seule chose que l’on a, sans haute autorité (même à moité véreuse) ce serait bien pire.
            Un Antminer S9 relativement récent et performant (14TH/s) consomme 1.375kW soit 33KWh par jour. Le HashRate total (bitcoin BTC) est de 12,337,090 TH/s donc conso totale >= 29GigaWh / jour, la conso est en réalité supérieure car il faut ajouter toute l’infrastructure nécéssaire.
            Ça en fait des centrales…

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