Peut-on encore investir dans l’immobilier sous Macron ?

Si le gouvernement semble décidé à rendre l’investissement immobilier moins rentable, le marché montre des signes tout autres.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
France politics elections Macron by vfutscher(CC BY-NC 2.0)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Peut-on encore investir dans l’immobilier sous Macron ?

Publié le 14 novembre 2017
- A +

Par Léonard Bordais.

Fin du Censi-Bouvard, flat tax, incitation à la baisse des loyers… Le gouvernement voudrait-il limiter l’investissement immobilier ? Si les dernières réformes peuvent freiner les particuliers désireux d’investir, il est nécessaire de raison garder et d’analyser le marché dans sa totalité.

Cherche-t-on à brider l’investissement immobilier ?

Les temps sont durs pour investir dans la pierre. C’est en tout cas ce que laisse penser les dernières mesures du gouvernement. Alors que l’immobilier figure parmi les placements préférés des Français, les réformes du projet de loi de finance 2018 semblent les en dissuader.

Il y a tout d’abord l’exclusion des plus-values immobilières de la fameuse flat tax de 30%. L’immobilier se retrouve ainsi beaucoup plus taxé que les revenus mobiliers (dividendes, etc.). À cela s’ajoute la création de l’Impôt sur la Fortune Immobilière (IFI), remplaçant l’ISF. Notons aussi cet étrange appel aux propriétaires à diminuer leurs loyers de 5€ pour compenser la baisse des APL.

Ajoutons également la fin de dispositifs fiscaux comme le Censi-Bouvard, qui permet de déduire des impôts une partie de son investissement dans un logement meublé situé en résidence services. Que ce soit au niveau de l’acquisition, la revente ou sa préparation, l’investissement immobilier doit visiblement perdre de son attrait !

La raison à tout ça ? Le président Macron veut que les Français investissent dans les entreprises. Visiblement, cette incitation passe par rendre les autres types de placements moins attractifs…

Mais alors, en est-ce fini des jours heureux de l’investissement dans la pierre ? Cette conclusion parait un peu hâtive.

Un contexte dans son ensemble malgré tout favorable

Tout d’abord il convient de relativiser les choix gouvernementaux. Si Censi-Bouvard prend fin, cela n’est pas le cas pour d’autres dispositifs. C’est notamment le cas de la loi Pinel, prolongée de quatre ans à partir de janvier 2018.

De plus, si le gouvernement semble décidé à rendre l’investissement immobilier moins rentable, le marché montre des signes tout autres.

N’oublions pas que depuis plus d’un an, les taux de crédits connaissent des niveaux historiquement bas. Actuellement, ces derniers se retrouvent pour la plupart sous la barre des 2%.

À côté de cela, le besoin de logements ne s’atténue pas. En plus de ces grosses métropoles, la demande croît également dans les villes plus moyennes. Nantes, mais aussi Amiens ou Nancy constituent les nouveaux gisements du marché locatif.

Preuve que malgré les obstacles étatiques, le marché apporte toujours des fenêtres d’opportunités.

Voir les commentaires (4)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (4)
  • on ne peut pas vraiment dire que l’auteur se soit foulé …

    • Bonjour Rick

      Vous pouvez aussi proposer des articles, si vous les trouvez indigents. Le premier précepte du libéral c’est de mettre la main à la pâte, se retrousser les manches en un mot.
      Aides-toi le ciel t’aidera.. 🙂

  • Un liberal « orthodoxe » ne peut pas investir dans l’immobilier en France tellement ce marché est trafiqué (restriction délibérée de l’offre) Ce qui conduit dans le meilleur des cas à s’enrichir grace au bras armé de l’etat sur le dos de pauvres types …

  • Et puis surtout, pour des épargnants désireux de sécuriser leur capital, et de le voir apporter un petit rendement honorable, l’immobilier n’a guère de concurrence. Quel autre placement de père de famille peut rapporter a minima 3 ou 4 % ?
    Pour le reste, on ne peut pas vraiment prétendre que l’immobilier soit plus mal loti qu’avant : avec la « flat tax » sur les revenus mobiliers, on ne fait que revenir à ce bon vieux prélèvement forfaitaire libératoire, d’avant le règne de François le Gros. L’IFI n’est pas un impôt de plus sur l’immobilier, puisque celui-ci était déjà intégré dans l’ISF.
    Il semble même que le seuil du micro-BIC (location meublée) soit relevé…
    Bref, il n’y a pas vraiment péril en la demeure.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
législatives Macron
3
Sauvegarder cet article

Par Franck Arnaud Ndorukwigira.

 

La réalité est là, l’Afrique est la terre convoitée par les grandes puissances. La récente visite sur le continent de Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, et celle prochaine en août 2022 d’Antony Blinken, chef de la diplomatie américaine, en témoignent. Une convoitise d’ailleurs qui vient de conduire Emmanuel Macron en Afrique, pour combler le vide des relations entre la France et l’Afrique.

Sauf que la France y va par un chemin sinueux. En critiquant la soi-disant... Poursuivre la lecture

Les Jeux Olympiques devaient être une fête, une sorte de Coupe du monde 1998 bis destinée à faire briller la France et ses élites politiques à l’international. En quelques années de crises politique, sanitaire et économique, le projet pharaonique pour Paris s’est transformé en une épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête d’Anne Hidalgo et d’Emmanuel Macron.

Anne Hidalgo se consacre aux Jeux Olympiques avec application après sa déconvenue spectaculaire à l’élection présidentielle. Bien que réélue à la mairie de Paris en juin 2020... Poursuivre la lecture

Conformément à la loi du 6 novembre 1962 modifiée par l’article 2 de la loi organique du 5 avril 2006 relative à l’élection du Président de la république, sont publiés au JO du 19 juillet 2022 les comptes des 12 candidats à l’élection présidentielle du 24 avril 2022.

Comme en 2017, Emmanuel Macron a été le plus dépensier lors de la campagne qui a mené à sa réélection le 24 avril dernier (16,7 millions). Et comme il y a cinq ans, la finaliste Marine Le Pen (11,5 millions) s'est montrée plus économe que certains candidats qui n'ont pas r... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles