Le retrait des États-Unis de l’UNESCO est un bon début

Trump et son administration devraient également reconsidérer la participation des États-Unis aux autres branches de l’ONU.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
imgscan contrepoints 984 ONU

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Le retrait des États-Unis de l’UNESCO est un bon début

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 3 novembre 2017
- A +

Par Marian Tupy.
Un article de Reason

L’administration Trump a annoncé plus tôt ce mois-ci que les États-Unis quitteront l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) à la fin de 2018.

Les États-Unis s’étaient déjà retirés de l’UNESCO en 1984, à cause de la « corruption » et de ce qu’ils considéraient comme « un biais idéologique de l’organisation pour l’Union soviétique [et] contre l’Occident ». George W. Bush, dans sa sagesse, a renversé la décision de Ronald Reagan en 2002.

Le Département d’État s’est longtemps plaint du parti-pris anti-israélien de l’organisation et les États-Unis ont cessé de payer leur cotisation après l’admission de la Palestine en tant que membre indépendant en 2011.

Indépendamment des causes officielles de la décision, il est difficile de ne pas s’étonner de ce qui se passe aux Nations-Unies, et les États-Unis devraient penser à sortir d’autres organisations de l’ONU.

Les droits de l’homme aux mains des pays les plus sinistres

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, par exemple, inclut actuellement le Qatar, qui impose la peine de mort pour des crimes tels que l’apostasie et l’adultère et la flagellation pour consommation d’alcool. Le Venezuela, qui censure la presse et torture et tue ses prisonniers politiques, fait partie du conseil.

Il en va de même pour la Chine, qui ne permet pas l’exercice des libertés fondamentales de l’homme, y compris celles de religion, de parole et d’assemblée, et qui occupe le Tibet.

Le Rwanda, qui tue les opposants du régime au pouvoir au pays et à l’étranger, s’y trouve aussi, tout comme l’Arabie saoudite, un royaume moyenâgeux qui, parmi les innombrables autres transgressions contre les normes de comportement civilisées, décapite les homosexuels.

Et puis il y a l’Organisation mondiale de la santé, qui a nommé la semaine dernière le dictateur zimbabwéen de 93 ans, Robert Mugabe,« ambassadeur de bonne volonté ». Le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général éthiopien de l’organisation, a précédemment félicité le Zimbabwe pour « son engagement en faveur de la santé publique » et a déclaré que le Zimbabwe était un pays qui « place la couverture sanitaire universelle et la promotion de la santé au centre de ses politiques visant à fournir des soins de santé à tous ».

Mugabe promu

Après un tollé public, Adhanon a annulé la nomination de Mugabe. Cela dit, réfléchissons un instant à l’action de l’OMS, car, dans la longue liste des dirigeants les plus destructeurs du monde, Mugabe fait certainement partie des cinq premiers.

Premièrement, songez à l’abîme béant qui sépare la rhétorique de la couverture médicale universelle et la réalité de la vie dans de nombreux pays. Les critiques du système de santé américain pointent souvent du doigt certains pays abandonnés par Dieu qui prétendent « fournir des soins de santé à tous ».

La gauche américaine a depuis des décennies salué Cuba comme un exemple de système de soins de santé gratuit et universel pour ses citoyens, ignorant les hôpitaux délabrés, les instruments médicaux primitifs, le manque de médicaments de base, le personnel flegmatique, le linge sale et le manque de nourriture. Michael Moore a même fait un film de propagande goebbelsienne à ce sujet.

L’héritage de Mugabe

Deuxièmement, songez à l’héritage réel du règne de Mugabe sur la santé des Zimbabwéens ordinaires. Il y a bien sûr beaucoup d’exemples parmi lesquels choisir, mais ce qui suit est pertinent car il concerne les créatures invertébrées bien nourries et bien rémunérées qui traînent dans les couloirs de l’ONU et qui occupent les nombreux bureaux de l’organisation dans le monde entier.

En 2005, le gouvernement Mugabe a nationalisé l’approvisionnement en eau du Zimbabwe, puis a rapidement manqué d’argent pour traiter l’eau et entretenir les infrastructures. Le gouvernement a fini par fermer complètement l’approvisionnement en eau et les gens en sont réduits à boire l’eau des étangs et des égouts. En 2008, le choléra a éclaté. Les Nations Unies sont intervenues pour aider le pays aux prises avec des difficultés de trésorerie, mais elles ont progressé à un rythme glaciaire.

Ne pas fâcher le Zimbabwe

Après tout, la position officielle du gouvernement était qu’il n’ y avait  » pas de choléra  » au Zimbabwe. Georges Tadonki, qui dirigeait le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU à Harare, a noté que les Nations Unies « ne voulaient pas fâcher le gouvernement hôte, qui essayait de convaincre le monde en général et l’Afrique en particulier que tout allait bien au Zimbabwe ».

Agostinho Zacarias, qui a dirigé la mission de l’ONU au Zimbabwe, a refusé de donner son feu vert aux mesures de lutte contre le choléra pendant quatre mois, ce qui était crucial car « le choléra est très contagieux, a une période d’incubation d’un à deux jours et peut tuer peu après ».

Au moment où les Nations Unies sont finalement intervenues, j’écrivais à l’époque : « Il y avait déjà plus de 4 000 morts, plus de 100 000 malades du choléra et des millions de personnes touchées directement ou indirectement non seulement au Zimbabwe, mais aussi en Afrique du Sud, en Zambie et au Mozambique. »

L’Organisation des Nations Unies est une organisation malade et l’administration Trump aurait tout à fait raison de reconsidérer la participation de l’Amérique à ses autres ramifications, bien au-delà de l’UNESCO malheureusement.

Traduction Benjamin Guyot pour Contrepoints.

Sur le web

Voir les commentaires (10)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (10)
  • Pourquoi ne lit-on pas ce genre de constat – documenté et factuel – dans nos journaux et médias mainstream ?
    Je ne sais pas.
    Mais je sais pourquoi, je viens m’informer sur Contrepoints ! ;-))

  • Preuve que la gauche mondiale n’hésite pas une seconde à tuer pour maintenir son idéologie. Le nombre de victimes mondiales du fait de son obstruction, à commencer par l’interdiction du DDT causant la mort de 2 millions de personnes TOUS les ans, dépasse très largement les 100 millions avancés par Stéphane Courtois.

  • pour la santé, il faut rappeler que Cuba disposait déjà des meilleurs standards latino-américains (et même meilleurs que dans beaucoup de pays européens) en la matière avant 1957, et avant la prise du pouvoir par les castristes. Malheureusement, depuis, la qualité n’a cessé de diminuer dramatiquement au point que, par exemple, les patients sont obligés d’apporter leur propre savon et très souvent leurs médicaments et leur literie quand ils se font hospitaliser. il ne suffit pas de nationaliser les hôpitaux et réquisitionner de force les médecins pour faire « des soins gratuits, naïf. Tout ce que ça a accompli, c’est faire fuir les médecins (d’ailleurs, chaque fois que Fidel ou Raul en envoie comme main d’oeuvre taillable et corvéable à ses potes Chavez ou Ahmadinejad, il y en a qui disparaissent vite fait dans la nature) et laisser les infrastructures pourrir sur place.
    La « santé » à laquelle les vrais Cubains ont réellement accès sans se ruiner en pots de vin et marché noir (et encore, à condition de ne pas avoir la peau trop foncée !), ce sont des immeubles vieillissants et souvent insalubres, des équipements obsolètes, datant presque tous d’avant la révolution, et pas assez de personnel ni de médicaments et de fournitures pour les faire fonctionner.
    Juste pour t’illustrer l’ampleur du désastre: en 1957, le taux de mortalité infantile de Cuba était le 13e plus bas au mode selon les chiffres de l’ONU, devançant des pays comme la France, la Belgique, l’Allemagne de l’Ouest, Israël, le Japon, l’Autriche, l’Italie, l’Espagne ou le Portugal. Aujourd’hui elle est passée 40ème, tandis que le taux de mortalité des mères à l’éccouchement est passé à 33 pour 1000 (quatre fois le taux des USA !). Le taux de suicide a triplé depuis la révolution. Le taux d’avortement s’est envolé.
    Alors, merci les « soins gratuits », surtout que ce sont les plus pauvres qui en pâtissent en priorité. Quant à l’éducation à Cuba, c’est du même tonneau.l’apartheid médical à cuba: http://www.minarchisteqc.com/2010/09/dossier-sante-3ieme-partie-cuba-lapartheid-medical/
    Si vous prenez le système de santé cubain, il y a un réelle aparatheid entre d’un coté,les dirigeants, les militaires, les touristes et de l’autre, le reste du peuple (qui a un système de santé déplorable)
    Stossel démonte les mensonges de moore sur le système de santé cubain: https://m.youtube.com/watch?time_continue=1&v=cvmQHo8I9TI

    Marrant, les gauchistes luttent contre les inégalités mais encensent le système de santé cubain qui est profondément inégalitaire et repose sur un système à deux vitesses. Quand à la gratuité, si vous faites partie du peuple, vous devez payer des pots de vins pour être soigné.

    Lisez ceci: http://www.therealcuba.com/?page_id=77 http://www.nationalreview.com/article/432680/myth-cuban-health-care
    https://panampost.com/belen-marty/2015/10/06/inside-the-cuban-hospitals-that-castro-doesnt-want-tourists-to-see/ http://www.journaldemontreal.com/2016/11/28/castro-violence-sante-et-contreparties
    https://es.panampost.com/belen-marty/2015/09/30/sistema-de-salud-cubano-una-mentira-forrada-en-propaganda/
    Il existe à Cuba de rares hôpitaux bien équipés auxquels n’ont accès que la classe dirigeante.
    A l’opposé, je conseille aux voyageurs de rentrer dans une pharmacie en dehors de la Havane et bien sur de Varadero. Vous n’y verrez probablement comme je l’ai constaté jusqu’à il y a 10 ans (je n’y suis pas retourné depuis) , de Cardenas à Santiago, en passant par Trinidad, que des bocaux de graines et plantes dites médicinales, parfois et au plus 5à 6 boites de médicaments.
    À Cuba, le salaire d’un médecin était 12 fois moins que celui d’un policier en moto.
    Si Castro a voulu former des médecins, ce n’était que pour les expatrier en monnaie d’échange et certainement pas pour les Cubains. Il arrive souvent que les médecins Cubains doivent cumuler avec un autre métier. J’ai pris un taxi où le taximen était un chirurgien obligé d’avoir plusieurs boulots.

    • @ Jacquessvd
      Sans être « fan » du tout du régime de F.Castro ou de ses idées, je me demande pourquoi vous ne dites pas un mot sur l’embargo U.S. sur ce pays qui a eu la « chance » d’être soutenu par l’URSS, sans qui, le pays se serait écroulé depuis longtemps!

  • Mugabe est une ordre de la pire espèce. Il a appauvri son peuple qui vit dans la misère à caue de lui; Mais comme il se dit anti imérialiste anti colonialiste il est admiré par les autres pays africains. Comme quoi en Afrique, il suffit à un dirigeant de prôner le racisme anti blanc pour être admiré (le fait que l’on fasse de son pays l’un des plus pauvres d’Afrique n’a pas d’importance). Mugabe a chassé les fermiers blancs qui étaient les seuls compétents pour diriger les fermes. Résultat son pays qui était exportateur de denrées agricoles a connu la famine

    • Ils (les fermiers blancs) n’ont pas tous eu droit à la valise.
      Mais leur sort n’a intéressé personnes, ou très peu.
      1’000 fermiers blancs ont été tués depuis la fin de l’apartheid en Afrique du Sud. La plupart des descendants des huguenots. Des migrants comme quasi tout le peuplement de l’Afrique du Sud. La seule différence était leur couleur de peau. Mais Ils n’ont pas eu droit à un blanctoustan !

  • L’UNESCO était connu pour être un instrument aux mains des communistes contre l’Occident. Cela n’a pas changé: l’UNESCO est profondément anti occidental. Tout pays occidental doit se retirer de cette organisation hostile. L’UNESCO est par le Tiers monde contre l’Occident.
    L’ONU sert à rien.

  • Intéressant de lire certains liens de cet article. En approfondissant un peu, il semble que cette décision des US serait liée au conflit Israel / Palestine. L’unesco vient de déclarer un patrimoine historique dans le territoire occupé de Hebron comme faisant partie de la Palestine. De son coté, le gouvernement israélien vient d’autoriser l’implantation de nouveaux colons à Hebron (ce qui s’appelle un territoire occupé selon l’ONU et pas mal de pays…)
    Pas simple la géo politique sans parler du B…. qu’il y a depuis tant d’années dans cette région, découpée « bizarrement » comme beaucoup d’autres pays du continent Africain, il y a bien des années…

    • @ ahd289
      Très pertinente réflexion! Merci.
      Il est un fait que de la géopolitique, nous ne savons rien ou alors bien plus tard (en dizaines d’année).

      Comprenez-vous pourquoi la France a envoyé des troupes militaires dans 13 « spots » dans le monde? Certains sont clairement stratégiques, d’autres ont une explication plus opaque! Étonnant aussi que ce sujet ne fasse pas débat à l’assemblée nationale ni une ligne dans la presse! Il faut une maladresse comme « les époux Turange » et le sabordage du Rainbow Warrior, (pourquoi???) pour se rendre compte et ne jamais oublier que nous n’avons vraiment pas toutes les pièces du puzzle qui permettrait de comprendre!

  • On a le droit de critiquer la politique américaine , mais on a pas le droit d’ignorer qu’ils sont les plus gros contributeurs de l’ONU et à ses différentes émanations comme l’UNESCO, l’OMS, les Droits de l’homme etc.
    Sur 193 pays de l’Organisation des nations unies , 9 pays supportent + de 66% du budget total.
    Etats-Unis: 22%
    Japon: 10,83%
    Allemagne : 7,14%
    France : 5,59%
    Royaume-Unis : 5,17 %
    Chine : 5,14%
    Italie : 4,44%
    Canada : 2,98%
    Espagne : 2,97 %
    Or ce sont les pays qui contribuent le moins qui dominent certaines Organisations par leur nombre et non par leur participation pécuniaires et leurs performances dans les domaines de l’innovations, recherches et découvertes etc.
    La quote-part de l’Arabie saoudite ( la plus importante du monde arabo-musulman est de 0,83%. Celle de la Turquie ( la plus importante du monde musulman non arabe est de 1,27%)
    Quant au Zimbabwe , Rwanda, Ethiopie et les autres est presque nulle.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Les censeurs du monde entier retiennent leur souffle : Elon Musk a suspendu temporairement l’accord de rachat de Twitter, occasionnant une plongée en bourse de la célèbre entreprise à l’oiseau bleu. Avant de l'acquérir, le milliardaire voudrait évaluer le nombre de faux comptes et de spam sur le réseau, que ses administrateurs estiment à environ 5 %.

Elon Musk a bien précisé qu’il avait toujours l’intention de reprendre Twitter pour en faire une véritable zone de libre expression, au grand dam d’une improbable coalition de progressiste... Poursuivre la lecture

Donald Trump est de retour sur Twitter. Pas encore, mais presque. Elon Musk a en effet annoncé qu’il rétablirait le compte de l’ancien président Américain une fois l’OPA terminée, en ajoutant que le bannissement de Donald Trump était, selon ses propres mots : stupide, stupide et moralement condamnable.

Aussitôt, la planète libérale-quand-ça-m-arrange a hurlé au sacrilège et au loup en dénonçant un risque de perte de pluralisme et de dérive idéologique qui déboucherait sur la privation des libertés, dont la sacro-sainte liberté d’expres... Poursuivre la lecture

En décembre dernier, alors que l'hystérie de la presse était à son maximum concernant ce qui se transformait en épidémie carabinée de rhume omicron, 194 pays se sont mis d'accord pour accroître les pouvoirs de l'OMS.

Bien évidemment et comme trop souvent lorsqu'il s'agit de décisions très importantes qui vont présider à l'avenir de millions d'individus, la presse a conservé une discrétion de violette au sujet de ce processus qui vise effectivement à renforcer les capacités d'intervention de l'Organisation Mondiale de la Santé en cas de... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles