Blocages : le bluff de la CGT a marché

cgt credits bernard blanc (licence creative commons)

La CGT et ses proches ont péniblement rassemblé le 12 septembre quelques maigres dizaines de milliers de manifestants, complaisamment filmés par des chaînes amies qui montraient une foule là où il y avait des rangs mités.

Par Jacques Garello.

Le blocage sur le terrain a échoué. Mais l’annonce du blocage, elle, a produit son effet : cette intoxication a précipité les Français vers les pompes, et les pleins préventifs ont parfois créé la pénurie : succès !  Forte de ce succès, la CGT annonce des manifestations spectaculaires avec tous les mécontents de France.

Ce n’est pas nouveau : la CGT excelle dans la mise en scène et le bluff, et prend plaisir à étaler une puissance toute virtuelle, puisque sa représentativité démocratique est inexistante dans le secteur privé, et puisque sa capacité de mobilisation et de nuisance ne s’explique que par les monopoles publics des transports, de l’énergie, et autres secteurs stratégiques pour la vie quotidienne de la population.

Le pouvoir de blocage de la CGT

La CGT et ses proches ont péniblement rassemblé le 12 septembre quelques maigres dizaines de milliers de manifestants, complaisamment filmés par des chaînes amies qui montraient une foule là où il y avait des rangs mités. Mais la CGT peut bloquer les trains, les avions, les autos, les journaux, couper l’électricité et le gaz, etc. bref mécontenter les gens pour les dresser au nom de la qualité du service public contre un pouvoir aux mains des riches et des patrons.

Et cette mascarade de réussir, car bien des gens se solidarisent des grévistes qui ont le bonheur de pouvoir manifester impunément leur propre mécontentement !

La solidarité est moins grande quand c’est la voiture qui est bloquée. Symbole de l’individualité contre le collectivisme, image de réussite sociale, la voiture devrait être respectée.

Les Français contre les blocages

Les libéraux diraient que c’est au nom de la liberté de circulation et du refus de la coercition qu’il faut la respecter, mais qu’importe : le fait est que les Français ne veulent pas être pénalisés par une pénurie artificielle de carburant. Et les sondages ont révélé que 80 % des sondés étaient hostiles au blocage.

Mais une proportion considérable de Français a pris peur et a créé la pénurie en allant faire le plein, comme aux plus belles heures de 1968 ou de 1995. Cette réaction a été voulue et provoquée par les dires explicites de Jérôme Vérité, secrétaire générale du syndicat CGT des transports ; dès jeudi et vendredi derniers il avait prévenu les automobilistes : les dépôts seront bloqués.

Outrances, outrages et mensonges

Fort de cette grande victoire acquise au nom d’un gros mensonge, le Cégétiste répète maintenant sur tous les médias que Macron va voir ce qu’on va voir. On va voir : les fonctionnaires, les paysans, les étudiants, les retraités, les artisans. Mélenchon sème la haine, la CGT sème la peur.

Dans le système politique et médiatique français, les outrances, les outrages et les mensonges sont des armes courantes et efficaces. Mais Monsieur Vérité devrait toutefois se rappeler la morale de la fable de La Fontaine « la chétive pécore enfla si fort qu’elle creva ». Aux Français désinformés il faut dire : « N’ayez pas peur ! »

Sur le web