Cette crise du capitalisme qui nous menace tous

C’est à tort que les crises actuelles sont dites « crises du capitalisme ». En fait nous faisons face à la crise d’un modèle d’organisation étatique qui ne parvient pas à s’adapter à l’évolution du monde. Explications.

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Cette crise du capitalisme qui nous menace tous

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 27 septembre 2017
- A +

Par Dominique Philos.

Êtes-vous, comme beaucoup de ces Français, persuadés que les difficultés économiques actuelles sont dues aux méfaits et aux excès du capitalisme ?

Les politiciens de la gauche moralisatrice le répètent sans arrêt : tous les problèmes viennent du capitalisme ; sans omettre d’incriminer l’impérialisme américain, cet antre du capitalisme sauvage qui exploite les pauvres travailleurs ! D’ailleurs, selon eux, le capitalisme est immoral !

Ce faisant, ils opposent capitalisme à socialisme en faisant intentionnellement une confusion entre socialisme et humanisme et en présentant le capitalisme comme un système redoutable qui n’est que l’évolution de l’esclavagisme !

À cette occasion, ils font aussi une confusion avec le libéralisme pour le qualifier d’ultra ; histoire de le rendre encore plus terrifiant !

Qu’est-ce que le capitalisme ?

Il faut donc commencer par définir le capitalisme !

Le capitalisme est un système économique fondé sur la propriété privée des moyens de production et l’accumulation du capital, permettant de créer des outils de production, des biens de consommation et de la croissance.

Ce n’est pas une idéologie (contrairement au socialisme), ce n’est pas une doctrine, c’est une pratique des affaires qui est née en Angleterre, au 18ème siècle, lorsqu’il y a eu à la fois une libéralisation de l’économie et une sécurisation juridique de la propriété privée permettant d’accumuler du capital sans risquer de le voir confisqué au gré des besoins d’un monarque ou d’un État.

Compte tenu de ce qui vient d’être dit, il faut en revenir aux origines de la crise actuelle, laquelle remonte aux années 2008 ; le point de départ étant la crise des subprimes dont l’épicentre est situé aux USA.

L’origine de la crise

Dans les années 2000, il a été décidé dans les hautes sphères administratives américaines que toutes les familles devaient être propriétaires de leur maison et un vaste programme de financement a été engagé par le biais de deux agences spécialisées dans le prêt hypothécaire Fannie-Mae (Federal National Mortgage Association) créée en 1938 et Freddie Mac (Federal Home Loan Mortgage Corporation) créée par Nixon en 1970.

Leur but était d’émettre des obligations à taux bas en vue d’alimenter en liquidités le marché des prêts immobiliers à taux réduits et, en vertu de leur tutelle publique et de leur rôle social, elles bénéficiaient d’une garantie implicite du Trésor américain.

La cible de cette opération étaient principalement les populations pauvres et particulièrement les Afro-américains. Or comme cette catégorie sociologique n’avait pas les moyens de financer l’acquisition d’une maison, les prêts consentis devaient permettre d’en financer la totalité.

Le crédit pour doper l’immobilier

L’idée de base était de relancer l’économie américaine par le biais de la consommation.

Toute l’astuce de l’opération partait du principe que l’ouverture massive du crédit allait doper le marché de l’immobilier, faire monter les prix ; les acquéreurs pauvres qui ne pourraient pas payer leur crédit revendraient leur maison, avec bénéfice, quelques années plus tard.

L’emprunteur soldait le crédit, la banque récupérait son prêt et l’immobilier était florissant !

Dans ce schéma, Fannie-Mae et Freddie Mac (F&F) fournissaient une assurance de remboursement, voire même achetaient les crédits immobiliers aux agences de crédits en vue de les titriser puis de les revendre à des investisseurs. En 2008, F&F possédaient ou garantissaient environ pour 5 000 milliards de dollars du marché américain des hypothèques (2 fois le PIB de la France !) et pratiquement un crédit hypothécaire sur deux était financé par F&F avec la garantie de l’État fédéral US !

La politique de la Fed

La crise financière a débuté en 2007 et a principalement pour origine la politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (la Fed) au cours des années 2000 car rien de tout ce qui s’est passé n’eut été possible sans une politique monétaire accommodante.

En effet, sur ordre de l’Administration Bush (père), la Fed a baissé son taux directeur près de onze fois, le faisant descendre de 6,5 à 1,75% en 2001, avant qu’il n’atteigne la barre symbolique des 1% en juin 2002, soit le plus bas niveau depuis 1954.

L’afflux de liquidités fut sans précédent et le succès considérable : l’administration Bush avait réussi à accroître le nombre d’accédants à la propriété de 69 %.

Si on en est arrivé à la crise de 2008, c’est que, vous vous en doutez bien, il y a quelque chose qui s’est coincé dans ce petit montage !

La bulle immobilière

En effet, il en est résulté une bulle immobilière.

La croissance des prix de l’immobilier fut supérieure ou égale à 10 % en Californie, Floride, et dans les États du Nord-Est au cours de l’année 2002 et des hausses de prix de plus de 25 % par an ont été observées dans l’Arizona, Hawaï et le Nevada sur la période 2004-2005.

En parallèle de cette bulle immobilière, l’inflation a varié entre 4 à 8%. Par voie de conséquence, la Fed a décidé de rehausser ses taux directeurs au-delà des 5% dès 2006.

Or, contrairement aux habitudes françaises de financer les acquisitions immobilières avec des prêts à taux fixes, les prêts aux USA sont à taux variables et l’augmentation des taux directeurs a entraîné une hausse des taux des emprunts immobiliers ainsi que des mensualités des accédants à la propriété immobilière !

La bulle éclate

Pris à la gorge en raison de mensualités devenues trop élevées, des millions d’Américains se sont mis alors à revendre leurs biens immobiliers afin de rembourser leurs dettes.

Or, à demande constante, toute hausse brutale de l’offre se traduit mécaniquement par une baisse des prix : la bulle a éclaté en même temps que les défauts de paiement se généralisaient.

Le marché du crédit immobilier s’est arrêté net, si bien qu’en août 2006, l’indice de la construction neuve était en baisse de 40 % par rapport à l’année précédente.

En août 2007, plus d’un million de défauts de paiements furent constatés et deux tiers des foyers menacés de saisies (soit 4,3 millions) durent solliciter un plan de refinancement.

Au total, plus de 2,4 millions d’expulsions ont été mises en œuvre, touchant ainsi plus de 5 millions de personnes !

Le rôle de la titrisation

Évidemment, les quantités phénoménales de crédit nécessaires avaient été obtenues en s’adressant au marché et plus particulièrement aux banques, par le biais d’une titrisation des emprunts immobiliers qui devenaient alors des produits de placement et de spéculation !

La titrisation n’est pas autre chose que l’agglomération des dettes des emprunteurs en vue de leur placement sur les marchés financiers en les présentant comme des produits sûrs, sans risque et à haut rendement.

Or, l’évolution de la situation a fait que non seulement les prix de l’immobilier ne montaient plus mais les ménages endettés se retrouvaient insolvables, et les crédits consentis et titrisés devenaient irrécouvrables !

Virus en expansion

Les banques, gavées de ces produits, ont aussitôt cherché à s’en débarrasser en les mettant sur le marché… provoquant ainsi un effondrement de la valeur de ces actifs devenus pourris !

Comme un virus, la panique s’est alors répandue et les banques de la planète entière se sont retrouvées en difficulté. Tout ce qui avait un rapport avec l’immobilier était devenu suspect ; spécialement dans certains pays où la spéculation avait connu des débordements invraisemblables tels que l’Espagne et l’Irlande (en Espagne, ce sont les caisses d’épargne, proches des pouvoirs régionaux et à vocation sociale, qui ont le plus financé l’immobilier et les projets des régions, qui se sont retrouvées difficultés).

La crise a connu son apogée avec la faillite de la banque Lehman-Brothers par un phénomène bien connu d’assèchement du crédit car, à la crise financière, s’est ajoutée une crise de confiance ; c’est-à-dire que les banques ne se prêtaient plus entre elles, chacune ayant des doutes sur la solvabilité des autres !

Les banques centrales à la rescousse

Évidemment, les deux agences F&F se sont retrouvées en difficulté ; pour donner une idée du désastre, il faut savoir de l’État Fédéral les a renflouées à hauteur de 350 mds de $ soit autant que le montant des aides accordées à la Grèce !

Pour éviter une crise systémique, les banques centrales, Banque centrale européenne et Réserve fédérale des États-Unis, ont été obligées de procéder à des injections massives de liquidités sur le marché interbancaire afin de permettre aux établissements de refinancer leur activité ; et les États ont dû intervenir et sauver de nombreuses banques. Ce qui a provoqué une crise de la dette publique et une récession touchant l’ensemble de la planète.

On n’a pas manqué, à cette occasion, de vilipender les excès de la finance internationale dérégulée mais la réalité n’est pas tout à fait celle-là… Car cette crise trouve son origine dans le dégonflement de la bulle immobilière américaine, et on constate que ce sont les intrusions de l’État dans des domaines économiques où il n’a rien à y faire qui ont provoqué la catastrophe !

La crise de l’intervention publique

La crise des subprimes n’est pas une crise du capitalisme ou de la finance internationale dérégulée mais le résultat d’une politique économique étatique visant à faciliter l’accès à la propriété immobilière via l’abaissement des standards de solvabilité des emprunteurs.

Et on retrouve, de manière constante, ce type d’interventions en France !

S’il n’y a pas assez de logements, c’est que l’État et ses affidés sont partis du principe que l’habitat devait être social et a tout fait pour bloquer les investissements privés des particuliers par des contraintes aussi nombreuses que pénalisantes (blocage des loyers, loi SRU…)

S’il n’y a pas assez de travail et d’emplois c’est que les entreprises ne peuvent pas embaucher car les charges sont trop lourdes et qu’elles ne peuvent pas licencier quand la situation est mauvaise, les procédures administratives étant pénalisantes !

L’État dépensier

Si les entreprises publiques (AREVA, EDF, SNCF…) sont toutes plus ou moins au bord du précipice, cela est dû exclusivement à des décisions politiques prises par l’État et son administration.

Ajoutons à cela que les banques ne sont plus désormais que la courroie de transmission du Trésor public. Elles sont chargées de collecter l’épargne pour la remettre à l’État et lui permettre de faire face à son train de vie dispendieux.

Et d’une manière plus générale, pensez-vous sérieusement qu’un système dans lequel les banques centrales émettent de la monnaie dans le cadre de leurs QE, la prêtent aux banques à taux zéro qui la reprêtent aux États surendettés à taux zéro a quelque chose voir avec le capitalisme ?

Les États anticipent d’ailleurs la prochaine crise en prévoyant le blocage des dépôts bancaires, des contrats d’assurance vie et le renflouement des banques mal gérées…

Fausse croyance sur le capitalisme

Dès lors, si vous voyez une économie capitaliste dans un pays où le gouvernement est incapable de réduire le train de vie de l’État et ses dépenses, où les dépenses publiques s’élèvent à 57% du PIB, où les budgets de l’État sont en constant déficit de 30% par an en moyenne depuis 30 ans, où le taux de prélèvements obligatoires s’élève à 46% du PIB, où l’État s’endette pour plusieurs générations, c’est que vous faites bien partie de ces Français qui croient que nous sommes dans une crise du capitalisme !

Or, ce n’est pas du capitalisme, car, contrairement à l’opinion dominante, les causes principales de la crise de 2008 proviennent bien de l’interventionnisme étatique  et les politiques économiques des États sont la principale source d’instabilité économique.

Contre le préjugé anti-capitaliste

C’est donc à tort que les crises actuelles sont dites « crises du capitalisme » et/ou imputables au libéralisme : l’époque contemporaine n’est ni libérale, ni capitaliste au sens du « capitalisme de libre-marché ».

L’économie n’est pas figée et immuable, la mondialisation des échanges a créé de nouvelles règles, les entreprises s’adaptent ou disparaissent.

Seul l’État ne s’adapte pas, ainsi que son administration pléthorique ; c’est-à-dire tous ceux qui vivent de l’argent public puisqu’ils réparent leurs erreurs avec votre argent par le biais des impôts et de la contrainte nécessaire à leur recouvrement.

Nous sommes en fait en face d’une crise d’un modèle d’organisation étatique qui ne parvient pas à s’adapter à l’évolution du monde !

Cette crise est tout simplement celle de l’interventionnisme, de l’étatisme et du collectivisme insidieux.

Or, si 2008 était une crise de surendettement et de solvabilité, dix ans plus tard l’endettement a été multiplié. La planète n’est plus qu’un immense monceau de dettes ; et un jour il faudra bien que toutes ces dettes s’annulent les unes les autres…

Mais ce jour-là, gare au effets collatéraux !

Sur le web

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  • si l’Etat,la dette est en situation de 100% du PIB…
    que dire des Banques. .120 a 130%…
    c’est bien pour çà par l’intermédiaire de l’Europe de bloquer le cash en banque…des particuliers..
    avec un minimum de sortie…
    les banquiers sont responsables mais pas coupables !!!
    ce sera le peuple qui sera marrons ….
    comme D’hab. …

    • @ Lou fabe
      Je suis bien d’accord avec vous: l’article est caricatural!
      Lehman Brothers est tombée en faillite et a disparu mais les autres banques ont été renflouées par les états (= les citoyens) qui ont aussi essuyé les conséquences économiques du krach! Les banques n’ont pas retenu la leçon et jouent de nouveau au « casino », entre autres avec des dettes « pourries »: leurs réserves sûres couvrent trop peu les sommes prêtées et avancées: l’argent que vous leur confiez n’est plus à l’abri. (d’où la nécessaire disparition de l’argent cash!). Les banques ont remplacé les marchands de voitures d’occasion, devenus sérieux avec fréquente garantie de 6 mois et autre garantie (« car-pass » en Belgique), en devenant les commerçants les plus malhonnêtes!

      Une banque étant devenue indispensable (flicage fiscal oblige), mieux vaut lui confier le minimum nécessaire et transformer le reste en biens concrets, négociables et de valeur durable, en Europe ou ailleurs.

  • Mais non voyons. La crise de 2008 est une crise capitaliste financée par les méchants impérialistes américains et les chinois sans scrupules qui veulent pratiquer du dumping fiscal, et établir une concurrence sauvage qui rend les riches encore plus riches et les pauvres encore plus pauvres. C’est Mélenchon qui l’a dit.

    Tous avec moi ! C’est la luuuuutteuuuuu finaaaaaale

    • En effet, pour le bon peuple et pour la présentatrice télé moyenne, une explication en trois slogans vaudra toujours mieux qu’une en dix paragraphes.

  • Excellent article et bravo pour le salutaire rappel du rôle absolument déterminant de Fannie Mae et Freddie Mac dans la crise des subprimes et la crise mondiale qui a suivi, à peu près totalement et volontairement occulté en France.

    • Oui, sauf que:
      Il est question de moyens de production ET d’accumulation de capital.
      Or depuis les années 1990, qu’est ce qui intéresse en priorité les entrepreneurs?
      LES FINANCES !
      Les entrepreneurs sont devenus financiers: gagner plus sans produire plus.
      Ce qui se traduit par délocalisation optimisation (lean) et mondialisation à l’excès. A l’excès parce que les moyens de productions ont trop souvent disparu du marché d’origine, les emplois, le pouvoir d’achat et le marché d’origine lui même !
      En fait, cet article est la démonstration que le capitalisme sans les moyens de production est condamné.
      Il montre aussi que la survie du Capitalisme comme de la liberté d’entreprendre ne doit pas être mis aux mains des financiers ( ils ne savent compter qu’ à court ou moyen terme)

      • Avant même la croissance, ce qui tracasse un entrepreneur est la survie de son entreprise. La solidité s’acquiert par l’accumulation de fonds propres grâce à de bonnes marges, et si l’environnement étatique empêche ce renforcement, le chef d’entreprise aura recours à la finance et à l’internationalisation pour retrouver une source de compétitivité et de solidité. Le modèle du constructeur de Trabant, que vous semblez défendre, ça coûte cher à l’Etat donc au contribuable, ça donne des produits bas de gamme, peu performants, et pas compétitifs pour un sou, et ça disparaît instantanément quand on abat les murs honteux.

        • Tout a fait exact! J’ai démarré mon entreprise en France il y a vingt ans. Elle ne représente plus que 5 % de notre chiffre d’affaires, à cause de son atonie financière et intellectuelle sur un marché régenté par l’Etat. Cette internationalisation forcée pour survivre me navre…

          • @ Hank.R
            Tout dépend évidemment de votre acceptation d’un principe d’ouverture des marchés et de la libre concurrence: est-il immoral de faire faire un travail par un asiatique aussi apte qu’un Français, travaillant tous deux pour un salaire normal dans leur pays? Le prix du produit fini vous le dira! L’Occident est donc contraint d’innover, de chercher et de produire des objets sans concurrence, par leurs parfaites conception, fiabilité et/ou spécificité et pourtant valant le prix demandé. Alors oui, concevoir et fabriquer des machines-outils à la demande, ne peut-être rentable que sur un plan international où la concurrence évidemment vous guète!

        • Mais apprenez à lire!
          Je ne demande nulle part d’intervention d’état!

          Et la France a été, mais n’est plus trop un pays de la qualité, alors rigoler de Trabant fait un peu petit !

          Je remarque que l’article rend responsable les banques centrales et quelques opérateurs financiers de ces divers crises.
          Et je dis que depuis les années 90, les grands groupes ne soignent plus les moyens de production, mais plutôt l’aspect financer de leurs activités.
          C’est quand même clair pour vous qu’une entreprise comme Bouygues, ou Thomson, ou VW, ou Benz, gagnent plus avec les activités financières qu’avec leurs usines , sites de construction ou autres moyens de production.
          Je suis entrepreneur depuis 1990. Les seuls à me brider sont les banques, (dont j’arrive à me passer lentement à 99%).
          Mêmes la multiplication de ces c… de normes , de lois débilitantes, de codes injustifiés , de concurrences anarchiques organisées par les états ont été l’occasion de créativité, d’innovation, de motivation, d’adaptation.
          Et seulement parce que les banquiers sortent de chez moi avec un coup de pied au fondement.
          C’est vrai pour tout le monde, un banquier à une vision à 2, 5 ans maxi, et surtout fin d’année.
          Un entrepreneur voit à 10 20 ou 30 ans.
          Chacun son job!
          La finance, c’est comme la politique, ça pourrit tout à haute dose!

          • @ Bago
            « un banquier à une vision à 2, 5 ans maxi, et surtout fin d’année. Un entrepreneur voit à 10 20 ou 30 ans »

            Oui (et non: voir à 30 ans, c’est long et Dieu sait ce qui peut se passer en 30 ans!). Pour le reste, oui, les banquiers sont de moins en moins fiables! Un des fleurons banquiers « français », multinationale, la BNP est dans tous les paradis fiscaux. Elle n’a pourtant pas hésité à rapatrier 2.5 milliards d’€ de « dividende exceptionnel » d’une de ses petites filiales, somme pourtant thésaurisée pour ne pas devoir racketter ses clients à la prochaine alerte, ni à être complice de trafic d’armes avec des hutus rwandais: le pognon roi devient vite inhumain. Il n’est donc pas vain de lui réserver les qualificatifs de « néolibéral » ou « d’ultralibéral », hors de la sphère d’un libéralisme bien compris!

            • D’accord sur vos remarques mikylux
              Et je ne sais pas si cette « politique financière » n’est pas « seulement suicidaire »! Le libéralisme a été remplacée par un grand n’importe quoi. Une dette mondiale de cette taille est simplement insupportable.

              Je suis en train de démultiplier pour survivre: de 2 entreprises à 160 personnes, je suis venu à 8 entreprises à 10 personnes maxi (sans drame, c’est une affaire personnelle) et je vais encore réduire dès que possible, pour ne rendre de compte à aucune banque.
              Avant nous faisions nous même les plans des machines que nous inventions. Lundi, j’ai renouvelé sur catalogue des automates médiocres, insatisfaisants et trop chers.
              Et j’ai du abandonner tous les projets au-dessus d’un certain budget, même si ils était prometteurs ou novateurs dans la protection de l’environnement.
              Pourquoi? Les poids lourds ont des lobbys politique -finance qui sont trop efficaces et nous enterrent lentement et se bouffent entre eux!

              Pas pessimiste, mais réaliste (et d’autre pistes dans d’autres domaines à exploiter)
              Mais surtout, aussi libre que possible 😉 !

              • @ Bago

                J’ai toujours pensé que ceux qui se voulaient au pouvoir « pour » (et surtout « sur ») leurs semblables devaient avoir un « sacré grain » dans le cerveau: les financiers, « jamais assez riches » souffrent probablement du même! Les deux auront sans doute un bel enterrement mais « reposeront » tous seuls et sans rien, le lendemain!

                Je me réjouis de ces « mini » entreprises que vous avez créées avec des salariés sans doute heureux au travail!

                Comme vous vous en doutez, il y a sans doute entre les politiciens et les grands groupes financiers et +/- industriels, une relation (dite « connivence », sur Contrepoints), plus ou moins corruptrice, qui permet aux « gros » ce qui n’est pas permis aux « petits », après « arrangement »!

                Mais d’avoir gardé la mesure de vos dimensions vous a conservé dans la réalité: manipuler le pouvoir ou des fortunes, vous conduit loin, hors de votre réalité personnelle!

                Vous êtes resté réaliste quitte à renoncer à trop grandir: vous êtes sans doute un « sage »!

    • Non! Ce sont Bill Clinton et les démocrates qui ont lancé cette politique. C’est ça qui est occulté dans la France communiste!

      • Vrai en partie, puisque Clinton a autorisé en fin de mandat les prêts hypothécaires, que J W Bush a confirmé en 2002 , et que la FED a soutenu de 2002 à 2006.

        Républicains, Démocrates: ils soupent aux même marigot boueux .

        Allez Virgile reconnaissez le : La politique on s’en fout , c’est toujours le même assaisonnement, favorable au monde financier, certainement pas en faveur des entrepreneurs.

        • @ Bago
          C’est sans doute dû aux entrepreneurs qui refusent de se mêler aux politiciens: c’est sans doute sage et plus utile sauf si ça finit par exagérer l’importance des politiciens en diminuant le poids des entreprises!

  • Le lavage de cerveaux commence dès l’école avec comme point d’orgue le chapitre sur la crise de 29 présenté comme une conséquence inéluctable du capitalisme libéral. On y apprend que le gouvernement Roosvelt qui a fait une politique très interventionniste s’en est bien sortis alors que les autres sont restés plongés dans le marasme.
    Mensonges !
    La réalité fut tout autre : l’origine de la grande dépression est a chercher dans l’énorme masse de dette que les états belligérants de 14-18 ont contractés. En 18, les vaincus + l’URSS sont en cessassions de paiements, et les vainqueurs, qui ne sont plus solvables, se lance dans une politique d’expansion monétaire. Toutes les banques du monde et en particulier aux USA détiennent des obligations souveraines maintenus en vie artificiellement par une cavalerie financière étatique.
    Le jeudi noir à Wall Street de 29 ne fut que la torche qui mit le feu à la sainte-barbe.
    Le New Deal, le Front Populaire ou le réarmement nazi n’ont fait qu’aggraver les choses, C’est le coût d’une guerre bien au delà des capacités des belligérants et non le libéralisme qui est responsable de la grande dépression. Le pire, c’est qu’il a fallut une autre guerre pour en sortir.
    Vous remarquerez aussi la similitude avec la situation actuelle, mais ça nos concitoyens refuseront jusqu’au bout de le voir.

    • Tout cela est parfaitement exact et vous avez raison de le rappeler, en particulier en ce qui concerne le New Deal, fantastique imposture d’inspiration keynésienne dévoyée. En fait l’Europe ne doit son salut et sa prospérité conjointe avec les Etats Unis et le Japon dans la seconde moitié du 20e siècle qu’à une chose: l’extraordinaire transformation technologique provoquée par la seconde guerre mondiale, qui lui a assuré un avantage compétitif fabuleux pendant 50 ans. Cet avantage a fondu, nos pays sont désormais sans énergie, et les dettes faramineuses se sont accumulées. Les mêmes causes provoquant les mêmes effets, tous aux abris!

      • @ Hank.R

        Une fois de plus, ne confondez pas la France avec les autres pays! La situation française: c’est le coût prohibitif des dépenses et du fonctionnement de l’état, situation singulière, pas forcément plurielle!

    • @ GN
      non, je crois qu’il n’y aura plus ce genre de conflit destructeur! (En Corée du nord, peut-être).

      Mais la 3ième guerre mondiale est bien commencée, depuis un certain temps, mais dans une rivalité économique, celle-ci, pas par comparaison du nombre d’hommes, de chars ou d’avions. Les morts mais surtout les blessés: ça coûte trop cher!

      • @mikylux
        Je ne pensais pas à une 3me guerre mondiale mais à une 2me grande dépression déclenchée par une crise sur les fonds souverains.
        Ce sera très long, des dizaines d’années car les états vont intervenir massivement et vont aggraver les choses, au final ce sera récession mondial jusqu’à ce que les peuples comprennent qu’il ne faut plus que les banques centrales interviennent.
        Le japon est en récession depuis 20 ans et ils n’ont toujours pas compris.
        La croissance européenne est fragile et la France prétend être en croissance de 1,7%, mais avec une dette qui augmente de 3,2%, nous somme déjà en récession sans le savoir.

  • Le malheur est que même les USA ne sont plus libéraux, gangrenés par le socialisme, ce que la candidature de Bernie Sanders a prouvé!

    • Et que tous les présidents depuis Bush 1er ont mis en oeuvre peu ou prou. Victoire posthume paradoxale de l’URSS?

      • @ Hank.R
        L’URSS était un état fédéral où Moscou décidait de tout.
        Les USA sont un état fédéral où Washington ne décide pas de tout.
        L’Union Européenne deviendra, j’espère, une unité fédérale où les pays membres décident de la partie gérée en commun!
        La confusion n’est pas réaliste.

  • il y a un changement irréversible vers la robotisation employant un minimum de personnes…
    Je me répète. .voir les autoroutes…suppressions personnels 35%…sans pour autant diminué les prix de péages. ..mais augmentée les bénéfices. ..
    ce qui veux dire que de toute façons si ces péages ne cotisent pas …retraite .Ss..chomage..notre système de société ira à la faillite…
    il faut trouver le juste milieux….sinon la société se détruira par elle même. ….

    • @ Lou fabe

      Oui, les sociétés, comme la France, conservatrice et faisant confiance à ses autorités, d’autant plus qu’elles ne changent pas grand chose, ça donne l’illusion que le passé va se prolonger,alors que le déclin n’arrête pas de progresser!

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