La parabole des retraites

Quand on vous dit que deux travailleurs assurent la pension d’un retraité, oubliez cet anonymat réconfortant. Pensez que ces deux travailleurs, ce sont vos enfants.

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La parabole des retraites

Publié le 20 juillet 2017
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Par Jacques Clouteau.

Certains ne connaissent pas le système français de retraite par répartition mis en place, faut-il le rappeler, en 1941 sous le gouvernement de Vichy.

Beaucoup imaginent que c’est un merveilleux système de solidarité inter-générationnelle, dans lequel les actifs en pleine force paient pour les plus âgés. Et les plus mielleux ajoutent, la bouche en cul de poule, que c’est un système que le monde entier nous envie, si, si !

La plupart pensent que leurs cotisations vont s’entasser dans un grand coffre-fort et que, le temps de la retraite venu, ils pourront piocher dedans jusqu’à leur mort.

Quelques-uns imaginent que cet argent est abrité dans de juteux placements où il prospère et enfle chaque année…

Où va l’argent ?

Bien peu ont une idée de la triste, fadasse et piètre réalité : l’argent des cotisations n’a pas le temps de refroidir. À peine est-il pompé de votre bulletin de paye qu’il est immédiatement redistribué dans les bordereaux de retraite.

Les caisses de retraite, à l’exception de quelques-unes, très rares, qui ont constitué de modestes réserves, sont des coquilles vides, où l’argent circule en une journée…

Mais faisons un peu de pédagogie et prenons un exemple afin que tout le monde comprenne ce qu’est la répartition.

À la fin de la dernière guerre, en 1945, il y avait, grosso modo, 10 travailleurs actifs pour un retraité. On prélevait donc à chaque travailleur 10% de son salaire pour payer la retraite du papé. On expliquait en même temps au travailleur que ce prélèvement lui garantissait des droits pour sa future retraite.

1,5 travailleur pour 1 retraité

Hélas les temps ont changé… Les vieux en bonne santé n’en finissent pas de mourir, les enfants sont plus rares et les entreprises, fatiguées d’être ponctionnées et montrées du doigt, ferment ou s’en vont sous des cieux plus cléments et respectueux.

Aujourd’hui, en 2017, il reste 1 travailleur et demi pour assurer la pension d’un retraité. La tâche est naturellement insurmontable… Pour faciliter l’énoncé de la parabole, nous allons arrondir ce chiffre à 2 et dire que désormais, en France, il y a deux travailleurs pour un retraité.

Marcel à la retraite

Ce retraité, nous l’appellerons Marcel. Marcel a besoin, pour vivre sa retraite, compte-tenu de ses points de carrière, de 1.500 € par mois.

Il se trouve que Marcel habite dans la même rue que ses enfants, Paul et Alice, qui travaillent tous deux. Paul est magasinier et Alice institutrice. Alors, plutôt que d’aller ponctionner les salaires de deux personnes inconnues censées lui assurer sa pension, Marcel a trouvé plus simple d’aller voir ses propres enfants.

Ainsi chaque matin, avant d’avoir bu son café, Marcel va sonner à la porte de son fils Paul, avant qu’il ne parte au travail, et lui réclame 25 euros pour assurer sa journée de pensionné.

Ensuite il va voir sa fille Alice, juste avant qu’elle ne mène ses enfants à l’école, et lui réclame également 25 euros. Avec ses 50 euros en poche, il est tranquille pour 24 heures. À raison de 30 jours par mois, 30 X 50 lui garantissent ses 1.500 €, auxquels il a droit, on lui a toujours dit.

Des droits en bandoulière

Donc, avec ses « droits » en bandoulière, Marcel va ponctionner 25 X 30 = 750 € à son fils, chaque mois, jusqu’à sa mort. El la même chose à sa fille, 750 € par mois, jusqu’à sa mort. Comment ses enfants, avec leur modeste salaire, vont-ils pouvoir soustraire 750 €, n’est pas le problème de Marcel, puisqu’il a des droits…

Quand le papé sera décédé, les enfants n’en auront pas fini, ils devront continuer à donner pour un autre, qui a aussi des « droits »…

Alors, quand on vous dit que deux travailleurs assurent la pension d’un retraité, oubliez cet anonymat réconfortant. Pensez que ces deux travailleurs, ce sont vos enfants.

Et demandez-vous si vous aurez vraiment le courage, ou le « droit », d’aller les voler chaque matin… Puis de clamer ensuite à la face du monde la merveilleuse solidarité du système français de retraites par répartition…

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  • « Salauds de vieux » qui n’en finissent pas de mourir…
    Présenté comme cela, ça cause mieux ! Un petit oubli quand même… les régimes spéciaux, une armée de fonctionnaireS, une éducation nationale en faillite depuis 40 ans, des dettes abyssales, etc…
    La cabane est vraiment tombé sur le chien.

    • J’imagine que vous pensez aux régimes spéciaux comme ceux de la SNCF, de l’EDF et GDF. Mais avez vous pensé à ceux des anciens présidents de la république, oundes députés qui au bout de 3 mandats bénéficient d’une retraite dorée, et qui se permettent de se doter de 6 mois de « paye » s’ils viennent à se faire « virer » par leurs électeurs.
      En tout cas, il faut juste que le système s’arrête de lui même afin que nous soyons tous égaux devant la famine et la désolation morale. Les politiques ont tellement « pillé » la France que la banqueroute est la seule solution d’avenir. La preuve en ait qu’ils veulent « partagé » certaine « chose » avec l’Europe. Aujourd’hui, c’est la « Défense », mais demain ce sera sans doute la « Sécu », comme aux USA.

      • @gebe

        Personne n’a envie de partager la famine c’est évident.
        L’auteur de cet article qui a bien réussi sa vie aurait-il pu créer avec bonheur autant d’entreprises dans un contexte de famine croissant?
        La créations d’entreprises multiples et florissantes est aussi fonction d’un bon niveau de vie permettant de consommer pour pérenniser notre système économique.
        Les » trente glorieuses » ne l’ont-elles pas démontré?
        La fin d’un cycle n’implique pas nécessairement un nivellement par le bas généralisé.

        • Donc selon vous payer des retraités a ne rien faire est bon pour l’économie? Le relent de keynesianisme de cette phrase me donne des nausées. Les retraites sont un coût. Pensez vous vraiment que l’on ne dépenserait pas l’argent qui paye les retraites si on le laissait à ceux qui le gagnent? je ne dis pas qu’il faut laisser mourrir les vieux de faim. En revanche, je soutiens que votre argument qui dit que la prospérité des retraités crée de l’activité fait fi du coût d’opportunité que ces revenus représentent. Les retraites par répartition n’augmentent pas la demande, elles la déplace.

          • Réservez votre nausée pour autre chose et débattons dans la sérénité car nous sommes sur un site sérieux.
            Parlons plutôt de cet article qui sera vendeur à n’en pas douter.
            Rapporter le nombre de retraités au nombre d ‘actifs c’est mal poser le problème : le niveau des cotisations

            employeurs ne sont pas fonction du nombre des employés mais des charges prévues et

            obligatoires pour les entreprises , charges calculées sur la

            fiche de paye de chaque employé correspondant à des dépenses fixes de fonctionnement:

            ce système a le mérite sur le plan macro économique de tenir compte des niveaux de production réels

            et des facteurs de production : dire qu’il faut deux actifs pour un retraité c’est ne pas tenir

            compte de la production globale qui résulte de la synergie des facteurs de production et non du travail

            d’un employé pris isolément / EXEMPLE 100 hommes pris isolément ne pourront construire aucune maison ,

            mais 100 hommes ensembles pourront construire des centaines de maison ; le problème doit se poser

            en terme de juste salaire ou de salaire différé pour les retraités.
            Ceci dit puisque Keynes vous déplait (je ne suis pas un inconditionnel non plus),que proposez-vous comme modèle afin que nous puissions nous instruire?
            Dans l’attente de votre réponse,avec mes remerciements.

      • D’ailleurs les parlementaires ne sont pas fous : pour eux-même, ils ont système de retraite par capitalisation ! Rendement imbattable, possibilité de cotiser double, pension de réversion sans condition de ressources… le rêve.

  • Vous êtes gonflés, ce n’est pas la faute des personnes qui ont cotisés de 14 ans a 65 ans pour une retraite de misère de 900 € par mois dans un système a la Madoff organisé par des voyous de gouvernants qu’il faut faire porter la responsabilité. Ce sont les victimes qui ont été escroqués par des politiciens véreux. Rien d’autre. Alors Monsieur revoyer votre copie et essayez de vivre avec 900 € par mois. Alors que pendant ce temps le CAC 40 a générer + de 75 milliards d’ € de profits rien que l’année dernière, ne pensez vous pas qu’il y à un problème .Vous vous foutez de nous en écrivant de telles insanités. Au fait la minable retraite que je touche elle n’est même pas revalorisée depuis 2010 , Le vol il est là

  • ça serait bien d’arrêter de parler du cac 40 et des salauds de riches … les responsables ce sont nos merdes politiques et leur armée de ponctionnaires

    • Le problème c’est qu’on vote pour eux. Donc dans un sens ils font leur boulot.

      C’est plutôt nous le problème et notre incompréhension totale des problèmes économiques et notre « moralité » socialiste.

      Le seul système de retraite juste, c’est la capitalisation. Il suffit de voter pour les politiciens qui le prônent. Ce que nous ne faisons pas.

    • @ Enjoy
      Reconnaissons à Contrepoints le mérite de n’avoir jamais caché la « connivence  » entre le business et la politique: le pouvoir se partage, grosso modo, en 2 branches: celui de la politique (faible) et celui de « l’argent » (fort)!

      L’article joue aussi sur le fait que le salarié touche son salaire après ses multiples prélèvements sociaux (part « salarié » et part « patron », confondues puisque le salarié ne connait jamais le prix brut de revente de son travail!

      Donc, en fait, il paye déjà copieusement ses obligations envers ses parents retraités et leurs soins! Le problème restant celui des intermédiaires qui se sucrent au passage, en échange de rien!

  • et combien prend t’on aux travailleurs Français tout les jours pour assurer la retraite de 4 ex présidents qui nous ont mené là ou on est , sachant que ces 4 personnes nous coutent plus de 8 millions d’euros par ans ?

  • J’apprécie cette fable car elle fait apparaître très clairement la bêtise et l’immoralité de notre système de retraite. D’autant plus que, comme l’indique l’auteur, la retraite de chacun est assurée par 1,5 personnes, et non pas 2. Attention toutefois : un raisonnement simpliste peut conduire à croire que si chaque femme a moins de 2 enfants, en moyenne, alors la retraire de chaque personne (homme ou femme) est assurée par moins de 1 enfant. En réalité, il faut tenir compte d’autres facteurs, comme la durée moyenne de vie active (40 ans environ ?), la durée moyenne de la retraite (20 ans environ ?), le taux d’activité des personnes en âge de travailler, etc.

  • Xavier Fontanet réconte dans son dernier livre comment, avec son père, alors ministre du travail, qui venait de lui ramener des USA un « Commodore » ancêtre des calculateurs informatiques) flambant neuf, il a calculé que la retraite par répartition s’effondrerait dans 40 ans.
    Cela se passait en….1975!

    • Comme quoi 8 bits ne suffisent pas pour faire un calcul sur un problème étonné..la retraite par répartition ne peut pas s’écrouler si il s’agit réellement de répartition.

  • Quelque soit le système de retraite, le point clef est le ratio retraité/actifs. Prendre sa retraite alors que l’on est en pleine forme est une aberration. La réduction d’activité devrait suivre l’évolution de la santé et la retraite pleine ne devrait arriver que lorsque l’on n’est plus apte à aucun travail. Il n’y a malheureusement que deux choix : une retraite longue avec un niveau de vie misérable ou une retraite plus courte mais digne. Si l’on garde les systèmes par répartition (pas si mauvais que cela), il faut les aménager pour introduire dans l’équation l’espérance de vie restante au moment de la prise de retraite. Cela fait, chacun peut ensuite choisir de partir tôt ou tard.

    • @JCB
      L’évolution de la santé est (en général) fonction de la pénibilité au travail.
      Certains métiers peuvent devenir très dangereux pour l’ensemble de la société à un âge avancé.
      -Faut-il prendre de tels risques?
      Par ailleurs concernant la notion « d’espérance de vie »,s’il est facile de faire un bilan pour les années passées,il est plus aléatoire de faire de la prospective dans le domaine de la santé!
      http://www.lepoint.fr/editos-du-point/anne-jeanblanc/de-nouvelles-maladies-emergentes-a-redouter-14-11-2012-1528856_57.php

      • Je fais bien sur allusion à la santé réelle de l’individu constatée par un médecin, pas à une santé conventionnelle rattachée un historique de poste considérés comme pénibles mais dont celui qui les a occupés est souvent dans une fraicheur remarquable lorsqu’il prend sa retraite. Par ailleurs s’agissant de l’espérance de vie, une erreur de prévision est toujours possible (maladie émergente foudroyante…) mais rien n’empêche de rectifier le tir dans les calculs pour conserver l’équilibre financier entre les cotisants et prestataires. Enfin, il est bien évident qu’un travailleur devenant inapte à un poste (pas forcément à cause de l’âge, ce peut être à cause d’un problème de vue dans un métier qui demande une vue parfaite) peut très bien rester apte pour de nombreux autres métiers.

        • @JCB

          Je comprends mal comment le système par répartition que vous trouvez « pas si mauvais que cela » pourrait coexister avec de nouvelles règles très restrictives qui ne laisseraient d’autre choix que celui des retraites par capitalisation,qui est un tout autre débat.
          Quant aux travaux pénibles occasionnant pour la santé « une fraîcheur remarquable »,les exemples ne sont guère nombreux même s’il existe parfois « des forces de la nature »!
          http://www.lemonde.fr/sante/article/2014/08/22/l-amiante-pourrait-faire-jusqu-a-100-000-morts-d-ici-a-2050_4475442_1651302.html

          • Pour assurer l’avenir des retraites par répartition, il faut ramener le ratio retraité/actif à une valeur raisonnable. Inutile de revenir 50 ans en arrière à une époque où les retraités étaient en bien plus mauvaise forme qu’aujourd’hui et décédaient souvent peu de temps après avoir pris leur retraite. Il s’agit juste de rajouter quelques années de travail à la vie active (il serait bon aussi d’éviter de gâcher des années superflues dans un enseignement garderie dont le résultat n’est pas à la hauteur de ce nombre d’années) et il restera encore bien plus d’années pour jouir de la retraite qu’il y a 50 ans.

          • @ XERAVIAN

            Le vice, c’est qu’un système par répartition « ne peut » être interrompu: La Sécu ne peut ristourner en capital les sommes cotisées et déjà distribuées! L’argent n’existe plus!

  • Il existe un « machin » qui s’appelle: Table démographique …
    Cet instrument est très utile car il permet de prévoir … or un furieux dans une crise de démence notoire a affirmé: « gouverner c’est prévoir » ….
    Il semblerait que nos élites si géniales, si imbues de leur science infuse ignorent superbement cet outil si utile …
    Il permet de prévoir entre autre le financement des retraites …
    Il permet de prévoir la désertification médicale …
    Il permet de prévoir que celui qui est né en 2000 aura 70 ans en 2070 et que la poussée démographique imposera de prévoir des lits d’hospitalisation, des maisons de retraites strucures malmenées depuis des décennies au prétexte fallacieux d’économies
    Il permettrait de prévoir le nombre d’étudiants à accueillir en faculté au lieu de tirer l’avenir de nos jeunes à la loterie …

  • @Clovis c’est pas parce que vous vous êtes fait enflé, que tout le monde doit subir le même sort. Vous n’aviez qu’a voter correctement, ou mieux, vous engager en politique au moment adéquat ?

  • Vous critiquez nos politiques, qui sont la source du problème, mais ils ne font que ce que les francais les laissent faire, et les abbus seront de plus en plus énormes tant que l’on ne foutra pas un gros coup de pieds à ces politiciens, c’est à nous d’agir, et pas à attendre que les bonnes décisions soient prises.

    • La parabole des retraites est un mini conte que je trouve remarquable, parce qu’il montre que la retraite par répartition est un très, très, très mauvais système.
      C’est pourquoi peu importe les sens des commentaires, à peu près tous sont valables.
      Même si le système par capitalisation n’est pas une panacée il doit à terme remplacer ce qui ne fonctionne pas.
      Surtout il a un avantage irremplaçable : l’avantage de la L.I.B.E.R.T.É.
      C’est le travailleur, entrepreneur ou salarié, qui prépare sa retraite en mettant ses économies de côté, pas l’élu du moment qui lui fait des promesses dont il n’est plus responsable après son mandat.

      • @Clgs

        « Les économies de côté »peuvent fondre rapidement voir disparaître, suite à une crise systémique ou à une escroquerie de vaste ampleur toujours possibles comme il a été démontré par le passé.
        Par ailleurs le problème est économique avant d’être politique.

      • Economies que le système volera dès que possible

  • Combien d’années les suédois ont ils mis pour réformer en profondeur leur système de retraite de manière pérenne ?
    Réponse: 14 ans
    Nos géniaux et inspirés politiques , eux , ont torché ça en quelques semaines et cette « réforme » sous Sarkozy nous a été vendue comme géniale et pérenne….. c’est pourquoi par la suite « ON » fait une « réforme » toute aussi géniale qu’incontournable des retraites tous les 3 ans

    • Tout a fait: les réformettes de la fausse droite sociale démocrate (de Macron à Sarkozy) servent à maintenir le « modèle sociale » hors de l’eau, à éviter que les Français se posent les bonnes questions et ainsi éviter que naisse en France un vrai mouvement/parti libéral proposant la fin du monopole de la sécu, tant sur les retraites que sur la santé.

  • MelissaH : votons pour les politiciens qui le prônent…très bien mais lesquels !!! Là est tout le problème : le monopole de la sécurité sociale tant sur les retraites que la santé est le « totem » socialiste qu’AUCUN homme politique n’ose remettre en cause en France !

  • D’accord avec vous, voir papa Marcel tous les matins pour lui payer sa retraite à ne plus rien produire…Mais en restant dans le style fabuliste, et si on disait que Papa Marcel passe tous les matins se faire rembourser tous les frais occasionnés par ses enfants sur 18-25 ans de soins, nourriture et éducation?

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