Génération Y : victime ou pleurnicharde ?

La génération Y doit-elle sortir de l’auto-apitoiement pour réussir ?

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Génération Y : victime ou pleurnicharde ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 11 juillet 2017
- A +

Par Frédéric Wauters.

Coupons tout de suite court au suspense : les deux, je pense. Mais comme le débat sur les Millennials – l’autre nom de la génération Y – refait périodiquement surface et que je ne peux m’empêcher d’y participer, autant coucher sur la toile une petite série de réflexions sur le sujet.

Énervé par l’esprit Millenials

Il y a quelques semaines, j’ai répondu avec une pointe d’énervement à la publication, sur le profil Facebook d’une ancienne étudiante, d’un article du Huffington Post intitulé : « Pourquoi la génération Y est-elle en train de démissionner ? » Un texte par ailleurs parfaitement représentatif de la génération Y : intéressant au départ, mais peu fouillé, peu développé et donc extrêmement frustrant quand on ne se contente pas d’une analyse en surface.

Logique, donc, qu’il plaise à une millennial. Fait plus grave, mais là encore, rien d’étonnant vu la génération à laquelle appartient l’auteur du texte, son analyse est une resucée d’un fort intéressant texte publié par l’auteur américain Brett Easton Ellis sur le blog du magazine Vanity Fair.

Seul élément éventuellement intéressant : le texte semblait vaguement anglé sur le monde du travail. Sa conclusion, en revanche, était une de ces affligeantes affirmations si typiques de la génération Y, que je pourrais paraphraser ainsi : « le monde du travail il est méchant et il n’est pas adapté à ces personnalités merveilleuses, uniques et exceptionnelles que sont les millennials. Alors si ce méchant monde ne s’adapte pas, et bien les gentils millennials le déserteront. »

Réaction épidermique

Après une rapide lecture en diagonale du texte et des commentaires des millennials qui approuvaient avec enthousiasme sur la page de la demoiselle, j’ai donc posté un commentaire passablement énervé :

C’est la cent cinquantième resucée sur le thème « ouin ouin, on est malheureux mais c’est parce que le monde est méchant. » Rien de très neuf, rien de très intéressant, et rien qui n’explique à la génération Y comment se sortir les doigts du cul et arrêter de contempler son nombril. Mais c’est sans doute le vieux con en moi qui s’exprime…

Pas très malin, je l’admets. Ça doit être mon cynisme de « Gen X-er » ?

Cela dit, la question aura au moins lancé le débat. Et sa réponse donnait elle-même à réfléchir. J’en extrais la partie la plus importante :

Là où je ne suis pas d’accord avec toi, c’est que justement, les jeunes ne se sont jamais autant sorti les doigts du cul. Il n’y a jamais eu autant de startups, d’indépendants, de projets collaboratifs, d’activités complémentaires, de blogs, de nouvelles formations, que maintenant. Et dans tous les secteurs. Dans les postes plus « classiques » aussi, il y a des initiatives, des propositions pour faire évoluer l’entreprise. La motivation et la détermination sont bien présentes, ça m’étonne fortement que tu puisses avoir une vision inverse, toi qui travailles régulièrement avec des stagiaires ou à l’IHECS. Ce qui cloche, et ce que souligne l’article, c’est un décalage entre espérances et réalité. Ce décalage engendre une certaine frustration. C’est un constat, pas une revendication quelconque.

J’ai donc promis à Sarah une réponse circonstanciée, que je vais essayer d’articuler ici. Comme le sujet est vaste, il faudra sans doute plusieurs posts pour l’épuiser.

Je vous propose de commencer par l’essence de la riposte de Sarah : « les millennials se sortent les doigts du cul, c’est juste que la réalité n’est pas à hauteur de leurs espérances ».

Nous élargirons ensuite la réflexion, car, malgré le côté très « frontal » de ma réaction, j’ai une tendresse infinie pour la génération Y, que je trouve émouvante et touchante. Ça me fait au moins un point commun avec Brett Easton Ellis.

Génération « chochotte »

Brett Easton Ellis a surnommé les millennials la generation Wuss (génération « chochotte » dans la langue de Voltaire, si tant est que Voltaire ait jamais employé ce terme).

Je préfère generation whine  (to whine = se plaindre), un terme de mon cru qui permet un joli jeu de mots basé sur la prononciation anglo-saxonne de Y. Dans l’article que je citais en introduction, l’auteur américain a magnifiquement défini tout ce qui cloche dans cette génération, et la genèse de ses problèmes :

My huge generalities touch on their over-sensitivity, their insistence that they are right despite the overwhelming proof that suggests they are not, their lack of placing things within context, the overreacting, the passive-aggressive positivity, and, of course, all of this exacerbated by the meds they’ve been fed since childhood by over-protective “helicopter” parents mapping their every move.

These are late-end Baby Boomers and Generation X parents who were now rebelling against their own rebelliousness because of the love they felt that they never got from their selfish narcissistic Boomer parents and  who end up smothering their kids, inducing a kind of inadequate preparation in how to deal with the hardships of life and the real way the world works: people won’t like you, that person may not love you back, kids are really cruel, work sucks, it’s hard to be good at something, life is made up of failure and disappointment, you’re not talented, people suffer, people grow old, people die.

And Generation Wuss responds by collapsing into sentimentality and creating victim narratives rather than acknowledging the realities of the world and grappling with them and processing them and then moving on, better prepared to navigate an often hostile or indifferent world that doesn’t care if you exist.

Une entreprise systématique de déstructuration

Ce constat trouve par ailleurs écho dans un petit livre fort amusant publié en 2016 par Mark Manson, et que je suis en train de dévorer :  The subtle art of not giving a fuck. Manson y élargit l’idée de Brett Easton Ellis. Pour lui, ce ne sont pas les parents qui sont la cause de toute cela, mais tout un mouvement sociétal piloté, ô surprise, par les grands-parents de la génération Y, les baby-boomers.

Nourris à la philosophie soixante-huitarde et encouragés par le climat économique des Trente Glorieuses, les politiciens issus de cette génération ont produit, explique Manson, une culture particulièrement néfaste qui a abouti à convaincre chacun (et pas juste les millennials, même s’ils sont les plus atteints) qu’ils sont tous exceptionnels, sans exception.

Dans le système éducatif, cette attitude s’est traduite par un abaissement généralisé du niveau d’exigence et un abandon des critères de comparaison entre élèves, seule solution pour convaincre l’ensemble des apprenants, même les moins bien équipés, qu’ils sont aussi capables et exceptionnels que tous les autres.

L’illusion de la célébrité à portée de main

Parallèlement, le consumérisme effréné et le développement parallèle des réseaux sociaux et de la télé-réalité a permis de créer et de répandre l’illusion que la célébrité était à portée de main de chacun, sans grands efforts à fournir.

L’ascension vers la «gloire» de Kim Kardashian et de Nabila, toutes deux particulièrement aptes à la création et à la gestion de leur image, en est un bel exemple. Celle de Youtubeurs célèbres, partis de rien pour finir par gagner – fort bien – leur vie à l’aide de leurs vidéos procède du même concept.

Qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit : j’adore Cyprien, Gui-Home et tous les autres, et j’admire le travail et la persévérance dont ils ont dû faire preuve pour arriver là où ils sont.

Et c’est bien là que le bât blesse, d’ailleurs : les success stories, celles des YouTubeurs comme des startupers les plus à la mode, masquent complètement la réalité, qui est que la plupart ont dû leur célébrité à cette bonne vieille combinaison de travail et de chance qui rappelle la grâce efficace de Saint Augustin (oui, je sais, les références littéraires dépotent un peu, mais en même temps sur mon blog, j’écris ce que je veux).

Pourquoi Michaël Dias a tort

L’analyse de Manson a le mérite à la fois d’expliquer la position peu enviable de la génération Y et de permettre une réfutation intelligente des thèses de Michaël Dias et de mon étudiante.

Non, le monde de l’entreprise ne doit pas s’adapter à la génération Y. Il doit s’adapter, c’est certain, mais avant de réfléchir à la génération Y, il ferait bien de sortir de l’influence des modèles sociétaux 19e siècle dans lesquels il est encore englué quoi qu’on en dise : infantilisation des travailleurs, dictature du présentéisme, accent sur les moyens et non les résultats, déresponsabilisation, noyautage par des syndicats plus préoccupés de leur agenda politique que du bien-être des travailleurs, et cetera, et cetera.

Et non, la solution pour la génération Y n’est pas de « sortir de l’entreprise traditionnelle pour créer des startups ». Aucune de ces deux pistes ne constitue une solution au mal-être actuel de la génération Y, pour une bonne raison : elle ne résout pas le dilemme existentiel des Millennials. Ce dilemme est issu à mon sens des trois composantes suivantes :

  • mal éduqués à gérer les revers et les échecs, les Millennials perdent leurs moyens dès que quelque chose leur résiste ;
  • convaincus par le système de leur propre exceptionalisme, les Millennials n’ont pas appris à identifier leurs forces et leurs faiblesses, et à se concentrer sur les endroits où ils sont forts ;
  • élevés dans une culture qui fait depuis longtemps la part belle aux reprises, aux remakes et au partage de créations existantes sur les réseaux sociaux, les Millennials n’ont pas été éduqués à créer.

Répondre au mal-être de la Génération Y implique donc de trouver une solution à ces trois problèmes. La bonne nouvelle est que c’est loin d’être impossible. Mais cela implique deux choses : que la génération X (la mienne) puisse exprimer des critiques bienveillantes et constructives (et non complaisantes et/ou stériles).

Et que la Generation Y sorte du mutisme causé par l’échec pour écouter ses aînés et utiliser leurs critiques pour avancer. Considérons cet article comme un petit effort dans cette direction.

Alors, Sarah, challenge accepted ?

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  • la nana couine…mais à part conseiller à ceux qui rament de se sortir les doigts du cul, je vois un jeu intellectuel ayant pour but de réussir à trouver un bon qualificatif pour une génération…la belle affaire.. c’est une prison pour l’esprit…Il y a de tout chez les gens…il y a toujours eu de tout..

  • @l’auteur la situation de la génération Y a parfaitement été décrite dans l’excellent livre « Les déshérités ou l’urgence de transmettre » de François-Xavier Bellamy. Comme vous je suis de cette génération X. Et je passe 1/5 de mon temps au contact des Y (bénévolement) pour les accompagner, les écouter. Nous avons le devoir de transmettre, chacun à notre manière. La lecture/posture « Y chouineur » versus « X adapté donneur de leçons » est une impasse-ornière morbide dont il faut sortir absolument. Mon grand père, qui a vécu les deux guerres me disait toujours à moi enfant des 30 glorieuses : chaque génération a ses propres problèmes et ses propres opportunités. Jamais il ne s’est posé en victime ou donneur de leçon.

    • chaque génération a ses propres problèmes et ses propres opportunités. Jamais il ne s’est posé en victime ou donneur de leçon.

      Et un vote pour votre grand-père 🙂

  • Des jeunes (ou moins jeunes) proposent une vision de l’entreprise, du travail, de la vie en société différente, parfois « disruptive ». Ceux qui sont « déjà en place » avec leurs réflexes et habitudes jaugent ces nouveaux. Les « en-place » parfois moins agiles, mobiles, adeptes du changement refreignent ces nouveautés. Ceux qui les proposent râlent de voir autant de freins d’où qu’ils viennent. Cette situation est juste normale. Les réseaux sociaux la rende plus visible, l’informatisation de la société accélère ce mouvement. Après, qu’est ce que les générations avant « X », puis « X » ont fait de la société proposée actuellement ? Ensuite que veulent en faire les générations « Y », »Z » et suivantes ?

  • Je connais pas, je bite rien, j’entrave que pouic!

    • Pas grave, la génération X, auquel j’appartiens, n’a pas appris à la génération Y, par l’intermédiaire des « fonctionnaires du mammouth » que le travail éloigne de nous l’ennui, le besoin, et le vice.

  • Je ne connaissais pas la dénomination « génération Y ». Pour moi, ils sont la « génération Kardashian ». Cette génération, et encore plus celle qui suit, pense que chaque geste, action ou parole qu’elle produit est digne d’une star, vu que les ados qui la composent sont suivis et « likés » par d’autres. Ils ont aussi les travers des « divas », sont en manquent de reconnaissance et emplis d’un complexe de supériorité.

  • Ce dont se plaint la plus grande partie de la génération Y est : un désintérêt des anciennes générations, l’absence d’héritage, l’absence d’avenir, la disparition des valeurs sociétales. Pfiou, effectivement, des chochottes…
    En général, être né dans cette génération, c’est n’être intéressant et mignon que lorsqu’on est enfant, les choses se gâtent en grandissant et surtout lorsqu’on caresse l’espoir d’exister en tant qu’adulte, simplement.
    Il est aussi très drôle de constater que ce genre de raisonnement (développé dans l’article) est quasiment transposable à cette « lost generation » d’il y a 1 siècle pile-poil ! On trouvait aussi à l’époque qu’ils se plaignaient beaucoup, tout en estimant qu’ils exigeaient beaucoup… on connait la suite.
    En fait, la question que je me pose depuis longtemps, c’est pourquoi cette génération X a-t-elle enfanté si c’est pour se plaindre que ces même enfants réclament d’exister. Y’a les animaux de compagnie pour ça !
    La génération Y se plaint souvent, oui, mais a une faculté déconcertante de se sortir les doigts du cul, contrairement à la génération X qui aime en mettre dans le cul des autres !

    • En fait les X (et tous les autres) se plaignent du fait que les Y (pas tous mais beaucoup) soient devenus de enfants du socialisme : ils pensent qu’ils ont « droit à » et pas qu’il « doivent à ». Ils se plaignent mais ne font rien. Ils se considèrent « bons » ou « doués » mais sans travail le talent n’est qu’une sale manie… et la plupart n’a même pas de talent particulier.
      Pis encore, ils ont des réflexes socialistes purs et se considèrent avant tout comme membres de cette génération, de cette classe de ce groupe. Avant les années 60 et cette multiplication des concepts de « génération machin », « baby boomers » et tout le toutim c’était
      – Je suis moi, pas un membre d’un groupe même si parfois je suis membre de groupes divers.
      – Ce que j’ai je le dois à mon travail et à la chance, ce que je n’ai pas et que je veux je vais par mon travail essayer de l’obtenir.
      – Personne ne me doit rien, je dois beaucoup à ceux qui m’ont précédé et ont construit le monde qui m’entoure.

      La génération Y ne s’est jamais « sorti les doigts du cul » puisqu’elle n’a encore rien fait. Rien. Et c’est normal, elle est jeune et restée très jeune grace aux acquis de toutes les générations précédentes qui leur ont permis de ne pas avoir besoin de trimer dès 10 ans pour avoir de quoi, peut-être, survivre.

      • On en revient donc à ce qui est dit plus haut, c’est un combat stérile, puisque vous reprochez aux Y exactement ce qu’ils reprochent aux X !!
        Sinon, vu votre intro et conclu, on comprend bien que c’est plus un problème d’idéologie (depuis quand les Y sont tous socialistes ???) et d’idéal social (depuis quand les X travaillent depuis leurs 10 ans ???)
        C’est ça pour vous le problème, que cette génération ne soit pas esclave ? En quoi elle devrait accepter cela au vu du confort de la génération précédente ?

  • C’est bien beau de critiquer la génération y mais quand on pond on une argumentation sans plan et ayant pour seul argument le fait que les millenials sont des enfants gâtés qui passent leur temps à se plaindre pour un rien on peut s’abstenir, parce que si votre article est représentatif de ce dont sont capables les membres de la génération x il y a du niveau , bref apprenez à argumenter et à tenter d’être plus objectif dans votre argumentation

  • Hélas tout est assez simple. Presque 50 ans d’abâtardissement post- soixantehuitard, à l’école et dans les familles, et nous voici avec des gosses décérébrés (le Qi moyen s’effondre), incultes (ils ont tous le bac spécialité Kardiashian), feignasses et sans colonne vertébrale. Je me souviens très bien avoir vu la tendance s’installer dans mon collège dans les années 80 déjà.

    Le drame est que ces jeunes n’arriveront ni à subvenir à leurs besoins matériels et humains , ni à ceux de leurs parents, ni de leurs enfants, et ne sauront pas résister à l’envahissement de sous-cultures et cultes étrangers.

    Je viens de renoncer à tenter de recruter ces nullités dans mon entreprise. On sous-traite en Asie. C’est désespérant mais c’est ainsi.

    • @eole votre vision est bien pessimiste, quand bien même auriez vous raison sur le niveau académique, je refuse de baisser les bras, je me bats pour eux et avec eux, ils ne sont pas responsables de cela (et moi non plus) . Je refuse de laisser gagner ces politiques sabordeurs d’avenir alors je me bats avec les jeunes qui le veulent pour faire mentir les statistiques et les faire réaliser leur souhaits.

    • @eole
      Et la formation ? C’est pour l’Asie aussi. moi je bosse avec des Indiens, plus nuls (mais dociles) tu meurs

    • C’est vrai que la pop des années 60, le disco des années 70, l’avalanche de drogues durant ces deux décennies, c’est de la sur-culture !
      Venant d’un X dont la génération n’a jamais su/voulu subvenir aux besoins primaires de leurs enfants (un avenir), c’est cet avis qui est désespérant et assez parlant du problème.

      • Une « avenir » n’est pas un besoin primaire. Si vous êtes là à vous plaindre sur internet c’est que vos parents ont plus que correctement subvenu à vos besoins. Vous avez eu à manger, vous avez eu de la sécurité, et vous avez en outre hérité d’un monde technologique avec ordinateurs, internet et la richesse qui permet d’en profiter.
        Bien sûr ils vous ont hélas légué un socialisme culturel qui vous fait penser en termes de classes (générations) et d’oppresseur/opprimé, mais comme vous avez (normalement) aussi hérité d’eux un cerveau, rien ne vous empêchait de ne prendre que le bon de cet héritage.
        Visiblement vous avez choisi de faire le contraire.

        • Si je suis là à me « plaindre » sur internet, c’est surtout parce que je gagne ma vie, je n’ai jamais attendu le moindre centime de mes parents. La sécurité ? quelle sécurité ? On doit pas avoir la même notion de sécurité…
          Si pour vous, un « avenir » n’est pas un besoin primaire, je ne peux plus rien pour vous et votre mauvaise foi. Continuez dans votre déni.

  • Génération Y : on veut des distributeurs de tampons dans les lycées. C’est indispensable comme le papier toilette.

    Génération X : oui on va étudier le problème, on a rien contre.

    Génération W : supprimons le papier toilette.

  • Et moi je trouve que les X sont soumis, esperent que le modele tiendra suffisament longtemps pour eux et que les plus anciens encore ne font que de se plaindre à longuur de temps. On nous vole notre retraite ouin ouin, on a trimé dur toute notre vie. Bref, chacun voit midi à sa porte.

  • Si on y regarde bien, les X comme les Y ont un point en commun, l’éducation. Portée sur l’égo et la concurrence, cela forme des petits dictateurs en herbe, suffisants et cyniques. A partir de là, comment voulez-vous que ces deux générations s’entendent ? Les X reprochent aux Y de ne rien faire, tout en les reniant et les mettant de côté. Les Y reprochent aux X de ne rien faire, tout en se recroquevillant et restant sur la défensive.
    Entre les deux, il y a quand même un hic qui explique le gros du problème, la transmission. C’est comme ci les X vivaient dans un monde de bisounours, duquel il ne faut surtout pas les déranger. Un monde où on reçoit, mais où on a rien à rendre…

  • Peut-être parce que je suis né à la frontière entre X et Y, peut-être parce que je suis libéral (surprise, hein, ça devient rare sur contrepoints) je pense que ces histoires de génération est une ânerie sans fond, puant le socialisme.
    Une personne est un individu, libre et responsable quelque soit son année de naissance. Les traits de caractères sont également distribués quelque soit l’âge ou l’origine. Par contre il est certain que les connaissances sont en baisse continue depuis un certain temps (et ça s’est accéléré violemment durant les dix dernières années). Mais là encore le jeune n’est pas responsable de son ignorance jusqu’à ses 20 ans, 25 ans tout au plus. Après il a le devoir moral d’assumer ce qu’il est parce qu’il a la liberté de se former, d’apprendre, de se bouger. Certains le font, bravo. D’autres ne le font pas c’est leur problème.

    Arrêtons de parler « générations » et de les opposer les unes aux autres. Arrêtons de parler de « genre » ou de sexe et de les opposer les uns aux autres. Arrêtons de parler de « groupes éthniques » et de les opposer… Arrêtons de laisser le marxisme et son idéologie de confrontation entre des groupes dont les individus ne sont qu’au mieux des membres et retrouvons notre humanisme : nous sommes tous des humains, dotés des mêmes droits fondamentaux et ce que nous en faisons, passé la prime enfance (et par générosité je l’étend jusqu’à 25 ans), c’est notre responsabilité individuelle pure, la société (qui n’est que l’assemblage de ses membres) ne nous doit rien, et se plaindre est donc un comportement d’enfant ou de socialiste.

    Camarade, choisis ton camp !

  • Mon expérience personnelle est plutpot que la génération Y ne se plaint pas justement. Ce qui est éventuellement spécifique c’est que ceux de cette génération n’ont pas de complexe à ne pas se sentir concernés par ce qui n’a pas de sens pour eux, ceux qui énerve la génération X. Je dirais que la génération X se plaint tout le temps.

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