Après l’imposture En Marche, en finir avec la Vè République

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Après l’imposture En Marche, en finir avec la Vè République

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 14 juin 2017
- A +

Par Éric Verhaeghe.

C’est évidemment la grande imposture d’un régime fantoche que de proclamer la victoire triomphale d’un parti ultra-minoritaire. Cette aberrante dérive ne se produit ni en Turquie, ni en Russie, ni dans une dictature larvée que les élites parisiennes adorent mépriser. Elle se produit dans notre République, qui n’est plus que l’ombre d’un régime démocratique.

Pour ceux qui en douteraient, quelques graphiques simples permettent d’illustrer un propos de bon sens, mais devenu « dissident » par une étrange hystérie collective.

Petite histoire des battus de la Vè République

Commençons par dresser une petite histoire des battus aux législatives, au premier tour, de la Vè République, pour comparer leur score à celui d’En Marche.

En 1981, la droite parlementaire (UDF et RPR) avait obtenu près de 30% des inscrits au premier tour. En 1993, le parti socialiste et les divers gauche (sans les écologistes) ont décroché la timbale du pire résultat pour des battus : à peine 13% des inscrits. Depuis cette date, les battus ont oscillé entre 14,5 et 20% des inscrits.

Il a fallu attendre En Marche pour qu’un… vainqueur fasse à peine mieux, au premier tour, que le Parti Socialiste battu en 1993.

C’est au fond la dimension christique d’Emmanuel Macron qui apparaît : les premiers seront les derniers, les derniers seront les premiers.

Malgré tout, un nombre de sièges historiques

Malgré ce score minable, En Marche bénéficie d’une projection de sièges sans égal depuis les débuts de la Vè République. Là aussi, une petite comparaison historique illustre parfaitement le dysfonctionnement majeur du régime, qui permet à des ultra-minoritaires dans l’opinion d’obtenir une majorité écrasante à l’Assemblée Nationale.

Comme on le voit, avec des scores supérieurs à ceux d’En Marche en termes de représentativité réelle, les battus des années précédentes n’ont jamais dépassé les 250 sièges à l’Assemblée, et ont obtenu d’ordinaire moins de 200 sièges.

Avec une représentativité effective auprès des inscrits inférieure de 30% à celle de la droite parlementaire en 1997, En Marche obtiendra le double de sièges. Cherchez l’erreur !

Un coefficient multiplicateur record pour En Marche

Si l’on cherche à étudier le coefficient multiplicateur des institutions (autrement dit le rapport entre le nombre de voix obtenues au premier tour et le nombre de sièges), on s’aperçoit là aussi qu’En Marche atteint des records historiques, dignes de la multiplication des pains par le Christ.

D’ordinaire, il y a un rapport de 5 à 12 entre le taux d’inscrits obtenus au premier tour et le nombre de sièges décrochés à l’Assemblée Nationale. Ainsi, en 1981, les 30% d’inscrits obtenus par l’UDF et le RPR au premier tour se sont transformés en 150 sièges.

En Marche décroche le taux de conversion record de 32 : 1 % de suffrages obtenus parmi les inscrits donne droit à 32 sièges à l’Assemblée Nationale.

C’est évidemment extravagant, et sans commune mesure avec la réalité politique de l’opinion.

La Vè République atteint ses limites

Il faut être aveugle (ou pratiquer la politique à l’ancienne comme semblent le faire Castaner, Griveaux et Mahjoubi) pour ne pas reconnaître que la probable écrasante majorité qu’En Marche décrochera au second tour défie les lois de la démocratie.

Un régime institutionnel qui permet à un parti doté d’un score de battu de détenir sans partage tous les pouvoirs devient une mauvaise caricature du Léviathan. Il ne s’agit pas seulement ici de théoriser sur ce qu’est une bonne gouvernance. Il s’agit de prévenir sur les dérives inévitables qui guettent un pouvoir exécutif sans contre-pouvoir.

Sur ce point, l’entêtement des porte-paroles d’En Marche à nier les dangers que cette situation représente est déjà suspect. Si notre Président jupitérien est réellement attaché à l’intérêt général, il ne peut pas contester l’existence d’un danger, renforcé par les atteintes à la liberté de la presse qui se multiplient depuis plusieurs semaines.

Les ferments d’une crise de régime

Paradoxalement, la victoire d’Emmanuel Macron porte donc les ferments d’une profonde crise de régime. Celle d’une République qui voulait sortir du régime parlementaire et qui mourra, soixante ans plus tard, par l’excès inverse : celui d’une hyper-présidentialisation.

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  • macron attaché à l’intéret général ? j’en doute ; macron veut les pleins pouvoirs ; et l’abstention va les lui donner ; et la nouvelle affaire férrand ( valeurs actuelles ) ne changera pas la donne ;

    • L’abstention est neutre dans une élection : rien ne permet d’affirmer que si les abstentionnistes avaient voté ils auraient fait un choix qui modifie le résultat.
      Ce point a déjà été démontré sur Contrepoints, mais la légende urbaine « c’est la faute aux abstentionnistes » permet de déresponsabiliser tous les autres perdants !

    • L’intérêt générale va de paire avec son intérêt personnel .il a tout intérêt à ce que la France aille bien pour profiter pleinement de son pouvoir….pour gagner de l’ argent il ne faut surtout pas être président ,les emmerdes ne valent pas la chandelle !

      • Ces gens là sont drogué au pouvoir, le bien des Français n’est pas, et de loin, leur première préoccupation. Ce qui compte c’est d’habiter à l’Élysée, d’être sous les feux de la rampe, d’avoir une hordes lèches cul autour de soit, de pouvoir décider de la vie ou de la mort de clampins à l’autre bout du monde etc etc… Quand aux emmerdes et bien au pire ils sont privé de leur jouet au bout de 5 ans et se la coule douce au frais de la princesse jusqu’à a fin de leur vie, ya pire comme emmerdes…

    • Stéphane Boulots
      14 juin 2017 at 14 h 05 min

      Mais que vient faire l’abstention là dedans ? C’est de la faute de ceux qui ne trouvent aucune représentation ? Bien sur que tout président veut le pouvoir, c’est pas un peu fait pour ça non ?

  • jacques lemiere
    14 juin 2017 at 7 h 29 min

    je pensais entre les deux tours de la présidentiellle qu’il y aurait une forme ou une autre de cohabitation….

  • Il est plus facile de changer l’électeur que la République…qui est , après tout , sans importance.
    Chiche , on la change….mais pour quoi et dans quel but ?
    Macron serait mal élu….il est élu ,point. l’Assemblée ne ressemble pas au français , et , alors , elle ressemble aux électeurs participants…les sans opinions..,bah , ils s’en foutent ,ils sont dans la vrai vie , ils savent que leur vie dépends d’eux même et quelque soit le gvt ils devront faire avec.

    •  » elle (l’Assemblée Nationale) ressemble aux électeurs participants  »

      On se demande comment vous en êtes arrivé à cette affirmation on ne peut plus étrange !
      73% des députés (prévision médiane) pour le REM avec 32.3 % des voix ! Soit un facteur amplificateur supérieur à 2 ! Plus du double de députés que la pure proportionnelle commanderait. !
      Et dans la spoliation de leur représentativité (ce n’est pas nouveau et ça ne vient pas de sortir) les électeurs du FN avec 0.35 % (1/3 de un pour-cent) des députés avec 14.4 % des voix ! Soit un facteur réducteur plus grand que 40 !
      Face à pareille situation, le seule constat à faire est de voir que notre démocratie représentative… n’est plus représentative (c’est le moins qu’on puisse dire !). Et la seule question à se poser est de savoir si notre démocratie représentative est encore démocratique.
      Où vous avez raison, c’est que si on mène ce raisonnement sur la réelle composition du paysage politique en France, par exemple celle donnée lors d’élections où la participation est plus importante, (comme la dernière présidentielle), la réalité est encore bien plus … problématique.
      Est-ce que près d’un tiers des Français représenté au 0.01 (un centième) de leur poids électoral vont accepter encore longtemps leur exclusion du débat ? Ne faut-il pas y réfléchir non seulement en termes politiques (à l’aune des valeurs de notre constitution) qu’en termes pragmatiques, à savoir les conséquence qui vont en découler ?

      • Faut être sérieux des fois !
        Quand il y a 12 ou plus prétendants à un siège le nombre de voix pour être élu ne peut pas être de 50 % au premier tour…au deuxième on peut alors argumenter il n’y a plus que 2 candidats ou 3.

        • Ce n’est pas mon propos, qui est de commenter le résultat du système à l’aune de la représentation de l’électorat à l’AN.
          Mais il vous appartient de trouver qu’il vous convient et que tout cela n’a guère d’importance.
          Vous avez dit sérieux ?

          • L’AN….c’est quelques députés de poids et des petits pois.de droite ou de gauche ils pratiquent l’Entente cordiale pour éviter..la dissolution et perdre leurs indemnites…normalement Hollande n’aurait pas pu durer 5 ans avec toutes ses boulettes si le députés jouaient le rôle qu’on leur a attribué dans la République, représenter le peuple, au moins les votants!

      • La France n’est PAS une démocratie, laquelle exige une séparation des pouvoirs! En France, ils sont tous assujettis à l’exécutif. Et la presse est subventionnée par l’état. C’est dire!

        • Stéphane Boulots
          14 juin 2017 at 14 h 16 min

          Mais si c’est une démocratie littéralement : LE pouvoir au peuple, on n’a jamais parlé de pouvoirs au pluriel dans une démocratie.

          Votre rêve de « démocratie » est un conte que les socialistes vous ont gravé, une utopie, un idéal qui n’existe pas et qui n’existera jamais.

          La démocratie est une arnaque pour faire taire la population en lui donnant l’illusion d’avoir le pouvoir, alors que justement, la définition du peuple est « ceux qui n’ont pas le pouvoir »

          N’oublions pas que la démocratie a été inventée par l’aristocratie athénienne pour faire taire la population en faisant élire les meneurs et en les payant grassement à des taches administratives complètement inutiles.

          La France n’est pas un Etat de Droit (art 16 de la DDHC de 1789) : c’est une démocratie ! Sa légitimité n’est ni la séparation des pouvoirs, ni le respect du droit : c’est le Peuple.

  • Macron récolte, bien malgré lui à ce degré de « réussite » les fruits (un peu pourris ?) d’une situation générée de longue date par des partis politiques profondément incompétents et démagogues dont les Français ne voulaient plus et qui n’étaient plus représentatifs depuis forts longtemps.
    Je n’ai pas voté Macron au 1er tour, ni aux législatifs mais je le remercie d’avoir permis l’éjection que j’espère définitive d’un sacré paquet de médiocres malfaisants à Gauche et à Droite.

    • A mon avis on n’arrivera à rien tant qu’on ne prendra pas des mesures systémique comme par exemple limitér à deux mandats dans le temps et dans toute une vie la présence d’un citoyen dans la politique, qui n’est pas un métier et ne dois pas l’être sous peine d’être perverti par l’achat de voix clientéliste.
      c’est le système qu’il faut changer et dans lequel il faut mettre des garde-fous, pas les gens

      • Attention, si la politique n’est qu’une parenthèse pour un individu, il est à craindre qu’il essaie de la rentabiliser au maximum en étant très sensible à des lobbies qui lui renverront l’ascenseur ensuite sous forme de pantouflage.

        • Oui. La limitation des mandats et une fausse bonne idée. Nos institutions sont complexes. Si on élimine les élus expérimentés, nous n’aurons plus que des débutants qui vont se faire allègrement manipuler par l’administration, les syndicats, les ONG autres lobbies.

          • Au contraire, il faut limiter le nbre de mandat (un seul dans sa vie par exemple), ainsi les politiques seront libres par rapport à la technostructure (pas de plan de carrière).
            Les hauts fonctionnaires tiennent le pays car ils sont de connivence avec les politiques professionnels, ils sont du même milieu souvent enarques et passent d’une fonction à l’autres (politique, administratif et capitalisme de connivence)

        • C’est pour cela qu’il faut aussi strictement restreindre les pouvoirs de l’état et notamment le sortir de toute l’activité économique. Comme ça, pas de lobbies possible.

      • La démocratie, c’est d’abord la nature et la valeur de la constitution qui fonde la Nation. Ensuite le respect de cette constitution par les élus et sa garantie par l’Etat.
        Ce n’est pas tant son mode de fonctionnement électoral dont les règles peuvent être discutées sur bien des points. Le vote sensitaire qui n’accorderait de voix qu’aux citoyens *libres et responsables » serait-il moins démocratique ?
        Seule une démocratie directe permet au peuple de ne pas se voir dépossédé de leur souveraineté par leurs propres élus devenus avec le temps une caste de rentiers, dont le mode de fonctionnement fini toujours par être l’accointance au service du système. De la souveraineté populaire ne reste que le décor et les rites électoraux.

        • Stéphane Boulots
          14 juin 2017 at 14 h 22 min

          Et oui, on sait ce que ça donne : 1793 et ses convois de charrettes pour l’échafaud.

          La rente est un droit naturel (celui de Propriété), imaginer un système qui détruise la propriété est prôner une utopie sociopathe.

          • La démocratie directe c’est le système suisse, dès fois que vous ne l’auriez pas deviné. Votre argument est un parfait anachronisme. Plus encore, on ne peut comparer la démocratie directe d’inspiration libérale à une révolution socialiste telle que celle de la terreur de 1793 ou communiste de 1917 !

            • Stéphane Boulots
              14 juin 2017 at 18 h 13 min

              Encore un mythe … l’origine de la « démocratie directe » en Suisse vient de l’occupation Française et de la constitution de l’An I de 1793.

              Ça n’a jamais été une idée libérale et les gouvernements libéraux qui ont été au pouvoir en Suisse n’ont eu de cesse que de se battre contre ce machin (les socialistes ayant formé en 1871 une belle alliance de circonstance avec les conservateurs pour faire passer ce truc contre les libéraux)

              De toute façon, c’est encore plus inutile et consommateur de temps et d’argent public que la démocratie représentative : l’organisation des votations coûte une fortune pour à peine 10% des votations qui sont acceptées, la quasi totalité concernant des sujets bien socialistes et bien anecdotiques (interdiction de l’absinthe, interdiction aux pédophiles de travailler avec des enfants, interdiction des maisons de jeux, des minarets, etc…)

              • L’Etat en France c’est aujourd’hui plus de 57% du PIB. En Suisse avec les trois étages démocratiques – communes – Etats – Confédération – c’est moins de 40% du PIB.
                Si on se presse lentement en Suisse pour faire des réformes et que le système de votation est lourd, au moins le dialogue social est consensuel et respecté, les grèves et blocages sont rares.
                Perso, je ne passe jamais en France pour prendre un avion en période « chaude »… La confrontation sociale coûte à la France un saladier.

                • Stéphane Boulots
                  15 juin 2017 at 11 h 24 min

                  La Suisse a été gouvernée par des libéraux fédéralistes quand la France a été gouvernée par des démocrates centralisateurs.

                  C’est ça la différence fondamentale, pas la démocratie directe qui est la « petite victoire » démocrate : on n’instille pas le dialogue social à coup de règles démocratiques, d’élections, de partis, de désignation du chef.

                  La démocratie, c’est penser que parce que la majorité a décidé quelque chose, cette chose sera acceptée avec joie et bonne humeur par la minorité. C’est exactement le contraire du consensus.

          • La rente des politiciens est la laine tondue sur les cochons de contribuables (… des cochons laineux ! 😉 ). Le problème est que ce n’est précisément pas leur argent qu’ils gèrent !

            • Stéphane Boulots
              14 juin 2017 at 18 h 24 min

              La France entière vit sur l’argent publique, nous sommes en économie socialiste : 57% du PIB.

              Ceux qui « consomment » la laine des contribuables sont en premier les milliers de fonctionnaires, qui contrairement aux politiciens bénéficient d’une réelle rente à vie et dont le processus d’attribution de celle ci est bien plus obscur et sujet à copinages de toutes sortes.

              Pour info, les frais de fonctionnement moyens (majoritairement salaires des fonctionnaires municipaux) d’une ville de 10 000 habitants est de l’ordre de 1 500 euros par habitant et par an !

              Il faut arrêter de rabâcher les âneries démagogiques inventées par la SARL familiale et reprises en écho par le leader minimo.

              • Vos références à votre paysage politique n’a pour moi aucun intérêt et je suis obligé de deviner ce à qui ou quoi vous faites allusions. Encore du formatage franco-français tant vous tapez à côté.
                Pour moi seul Fillon avait un programme apportant quelque solution à la pente socialiste et démagogique prise par la France… mais la Justice politisée, noyautée, aux ordres, est venue y mettre « bon ordre ».

  • La situation politique actuelle tendant vers l’hyper-présidentialisation et son corollaire l’absence, ou l’impossibilité, de débat démocratique, vont être la cause de troubles sociaux qui vont émailler l’histoire de ce quinquennat.

  • Monsieur Verhaege ! Si, au lieu de vous attacher à des courbes et des chiffres tordus pour mieux démontrer votre raisonnement vous considériez les choses suivantes ?
    1) Les seuls qui ne se sont pas abstenus de voter, ce sont les électeurs de LREM et beaucoup d’électeurs de LR ou du parti socialiste ont voté pour LREM aux législatives, moi par exemple !
    2) Les électeurs de Marine ont été déçus par sa prestation télévisuelle ainsi que par les dissensions du parti ! Les électeurs de Mélanchon en ont marre de ses coups de gueule et certaisn commencent à comprendre l’aberration économique de ce qu’il propose, les électeurs du parti socialiste ne comprennent plus pour qui ils devaient voter : un socialiste ou un pseudo libéral et quand à LR, ils ont stupidement abandonné le programme de Fillon !
    Donc, Macron a peut être fait 25% de voix au premier tour de la Présidentielle mais a depuis conquis beaucoup d’électeurs !
    Si on revenait à une Vème République avec septennat, mais sans réélection, en revanche, notre système maintenant bancal à cause de Chirac retrouverait sans doute son équilibre ?

    • « Macron a peut être fait 25% de voix au premier tour de la Présidentielle mais a depuis conquis beaucoup d’électeurs ! »
      La preuve: plus d’un million de ses électeurs du premier tour ne se sont plus déplacés au premier tour des législatives. Merci, la démonstration est sans faille.

    • D’accord avec Milrem
      Monsieur Verhaeghe, au lieu d’essayer de diminuer le résultat des élections présidentielles et législatives ( à terminer dimanche) , qui seront un résultat acquis, un fait, ne pourriez-vous pas vous interroger sur les causes et les modalités de ce résultat :
      – l’abstention catastrophique,
      – le ras-le-bol des citoyens, qui veulent surtout que ça change, les partis au pouvoir depuis tant d’années n’ayant eu quasiment aucun résultat dans la lutte contre le fléau majeur de notre société : le chômage, qui déséquilibre tout.
      Partis qui, de plus, à force « d’affaires  » et de mépris du citoyen et de l’électeur ont écoeuré beaucoup de gens.

      Maintenant, monsieur Macron et ses soutiens élus et électeurs vont être aux manettes : il sont condamnés et nous avec, à réussir le changement réclamé par ceux qui ont voté au lieu de s’abstenir. S’abstenir, c’est renoncer à son droit et à son devoir de citoyen, et laisser-faire les autres.

      Nous avons échappé de justesse à un second tour Mélenchon – Le Pen. Si la République en marche ne répond pas aux attentes des français, nous sommes certains de retrouver un extrémiste au pouvoir dans cinq ans. Alors laissons-la travailler, sous surveillance attentive.

      • Les partis français sont tous, plus ou moins, socialistes. Or le socialisme est une ineptie économique, qu’un pays ne peut se permettre, car il détruit la croissance et provoque donc le chômage. Cela fait plus de 35 ans que cette politique irresponsable est menée!

      • J’ai personnellement refusé de choisir entre différente version de socialiste. Il n’y aura aucun changement, ou plutôt des micros changements seront montés en épingle pour faire croire à une révolution mais dans le fond rien ne changera ou en pire. Il est certain que l’on va assister à une mainmise encore plus profonde de l’état qui va s’accaparer de l’assurance chaumage, de la sécurité sociale et qui va encore augmenter les impôts, les taxes et les réglementations idiotes. la chance de Macron c’est que la France finit par bénéficier, bien malgré elle, de la triste reprise mondiale. Ce qui va lui permettre d’afficher des résultats relativement bon (en fait tout à fait déplorable mais en rapport au passif ils auront l’air extraordinaire) donc aucune mesure d’économie ne seront prises et on attendra gentiment la prochaine crise en croisant les doigts pour que ce soit le plus loin possible.

        • Je doute que la France puisse tirer parti de la reprise, car les blocages sont toujours là et je doute fort que Macron ait l’intention de les lever. La réforme timide du travail n’y fera rien. Il faut un nettoyage extrême des règlements absurdes et une baisse drastique des impôts. Ne comptez pas dessus!

    • Bonjour Milrem,

      Quelques chiffres pour modérer votre enthousiasme envers M. Macron:
      * au premier tour des présidentielle M. Macron a obtenu 24% des votes exprimés (18% des inscrits – 8,66 millions de voix)
      * au premier tour des législatives nous avons pour LREM 28% des votes exprimés (13% des inscrits – 6,4 millions de voix).

      J’en conclus qu’en l’espace d’un peu plus d’un mois M. Macron a perdu de son aura avec plus de 2 millions de vote en moins (certes le contexte est différent mais les chiffres sont là !). Bref, à aucun moment LREM n’a conquis beaucoup d’électeurs, ce serait même l’inverse.

      Sources :
      http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Election-presidentielle-2017/Election-presidentielle-2017-resultats-globaux-du-premier-tour

      http://www.interieur.gouv.fr/Actualites/L-actu-du-Ministere/Premier-tour-des-elections-legislatives-resultats-globaux

  • Une simple question, pourquoi les électeurs PS, FN, RI, LR sont-ils restés faire la sieste? La proportion des électeurs REM est supérieure à celle des électeurs des autres formations, ce sont les abstentionnistes qui ont rendu cet état de fait possible, du fait de la loi électorale, car ils rendaient toute triangulaire impossible.
    Au lieu d’attaquer la Vme, demandez-vous pourquoi les électeurs sont restés à la maison, pourquoi les taux d’abstention sont plus élevés aux extrêmes (FN, RI).
    Les électeurs ont la possibilité de voter, ils ne le font pas, c’est leur problème, pas le mien. Refaites vos calcul avec 20% d’abstention, en gardant les même pourcentage d’électeurs pour chaque formation, et vous verrez, le résultat sera largement différent. Maintenant, amusez-vous à pondérer chaque formation en lui donnant le même taux d’abstention à chacune et là le résultat sera encore totalement différent.
    Des électeurs préfèrent ne rien faire, tant pis pour eux, qu’ils assument, je ne suis pas là pour leur donner la main, qu’ils se démerdent.

    • « Refaites vos calcul avec 20% d’abstention, en gardant les même pourcentage d’électeurs pour chaque formation »
      Seulement, les électeurs ont choisi de s’abstenir. Vous ne savez strictement rien sur leurs préférences réelles. Et l’abstention, malgré les apparences que les discours répétés en boucle veulent imposer, est un message politique: l’absence de confiance dans le système. Exactement ce que l’article affirme, ne vous en déplaise.

    • « Donc, Macron a peut être fait 25% de voix au premier tour de la Présidentielle mais a depuis conquis beaucoup d’électeurs » : FAUX ! Il n’a pas conquis d’électeurs, il en a au contraire perdu (un million et demi quand même, de mémoire). Son pourcentage favorable est dû au fait que les autres se sont encore beaucoup plus démobilisés (d’une façon sans précédent depuis 50 ans).
      Macron n’a pas suscité d’adhésion massive mais découragé ses adversaires.
      C’est une façon de gagner, c’est indubitable. Est-ce une façon de faire vivre la démocratie ? Moins sûr.
      La nullité des adversaires que vous pointez est juste. En déduire que les électeurs ont choisi Macron, même si votre cas personnel montre que c’est un choix individuel que certains ont pu faire, ce n’est manifestement pas un choix massif.

    • « Maintenant, amusez-vous à pondérer chaque formation en lui donnant le même taux d’abstention à chacune et là le résultat sera encore totalement différent. »

      En effet, j’obtiens
      – LREM = 244
      – LR-UDI = 167
      – FN = 75
      – LFI = 80
      – PS = 11
      scenario rigolo avec beaucoup de triangulaires et quadrangulaires.
      LREM bénéficie de la démobilisation de ses adversaires, mais aussi d’un bon report de voix.

  • Approche de politologue (??) pour tout simplement gloser sur le taux d’abstention supérieur à 50%. C’est incontestablement un problème, mais pas spécifiquement français (voir les Etats-Unis). Faut-il en conclure que l’on doit rejoindre Mélenchon et sa VIe République, ce qui ne résoudrait rien ?

    • Stéphane Boulots
      14 juin 2017 at 14 h 28 min

      Oui, le fait que les électeurs ne votent pas et n’en ont rien à faire des magouilles politiciennes et de l’Etat qui s’occupe de tout et de rien n’est pas forcement négatif.

  • Bonjour notre république et démocratie n’existe plus, car quand on vois le nombre de votant et le nombre de personne qui ce sont abstenue comment un président peu obtenir une majorité sans atteindre plus 50% des votes. En Suisse il y’aurait eu un troisième tours pour atteindre la vrais majorité les bulletins Blancs ou Nul ne sont pas comptabilisés ce sont des bulletins pour aucun des partis ces cela la démocratie.

  • Vous avez voulu du Macron? Vous reprendrez bien du Macron?

  • le problème c’est que le multiplicateur est d’autant plus fort qu’il y a plus de partis : avec 100 partis 1 seul qui aurait 2% (et les autres moins de 1%) pourrait avoir un multiplicateur de …288. Alors qu’avec une proportionnelle intégrale le multiplicateur n’est que 5,77. En fait le constat qu’on peut faire c’est que le système présidentiel taillé pour De Gaulle n’est plus adapté. Une solution peut être de voter le même jour pour le Président et les députés, ainsi on évite l’effet démobilisateur du résultat présidentiel

    • Une solution simple toujours promise et jamais réalisée c’est une part de proportionnel, par exemple 200 circonscriptions et 200 sièges à la proportionnel, à mon avis on en a pas besoin de plus.

  • Frederic GEORGES-TUDO
    14 juin 2017 at 13 h 24 min

    La quadrature du cercle… Soit on est dans un système proportionnel et le pays devient totalement ingouvernable (en particulier dans la France actuelle divisée en 4 camps au poids électoral assez peu éloigné). Soit on est dans le système actuel en effet injuste.

    Bon, au final, cela reste le vainqueur (i.e celui qui obtient le plus de voix) qui gouverne, non ?

    • Bonjour Frederic GEORGES-TUDO

      Je crois que vous n’avez pas compris le fonctionnement d’une démocratie libérale, c’est vrai la V° est une monarchie élective.
      Une démocratie libérale EST ingouvernable, c’est sa fonction, de faire rencontrer des intérêts divergents et ENSEMBLE de trouver une solution qui satisfasse tout le monde.
      Alors je sais, c’est plus facile de faire du caporalisme. Laisser parler les gens, les écouter (important) négocier reporter etc.. avec une vraie décentralisation une séparation des pouvoirs (exécutif législatif judiciaire état de droit).
      Ce n’est pas le cas de la France où on a un gouvernement qui gouverne avec des lois (une horreur) et qui au final cède devant la rue.

      • Frederic GEORGES-TUDO
        15 juin 2017 at 12 h 11 min

        Gillib, c’est bien gentil votre ton professoral pour m’expliquer ce qu’est une démocratie libérale dans les livres, mais je vous conseille de le confronter à la réalité. Par exemple en regardant ce qui se passe en Israël depuis des décennies. Même si notre système comporte d’indéniables travers, aucune raison d’en adopter un autre bien pire.

        Par ailleurs, ce n’est pas la Ve qui pousse les gouvernants à céder à la rue. C’est plutôt leur manque patent de courage politique.

  • Stéphane Boulots
    14 juin 2017 at 14 h 43 min

    Le problème principal, c’est qu’il y a entre 4 et 10 courants du même socialisme qui détruit le pays depuis la troisième république.

    La démocratie, c’est imposer par la force un pouvoir unique : celui de la magouille des « alliances » et des « réseaux », celui du clientélisme et de la corruption, celui des subventions et des impôts, de l’égalitarisme, des monopoles et des privilèges.

    La démocratie, c’est le socialisme à tous les étages : le pouvoir total donné à un machin qui n’existe pas : le « Peuple »

    Sa fait depuis 1793 que la séparation des pouvoirs et le respect des droits
    ont été remplacés par un concept sacré et inaliénable, une utopie incompréhensible qui fait papa, maman, le café et le sourire de la crémière, un système politique idéal et universel que le monde entier nous envie : « la démocratie » … continuons encore, le socialisme ne marche pas, il faut encore plus de socialisme.

    CPEF

    • Vous me saoulez M. Boulots avec votre anti-socialisme et votre anti-démocratisme primaires. Vous êtes plein de haine et d’aigreur (comme votre emnemi Mélanchon) et ça veut faire la leçon. Pffff ! La France a ses défauts certes mais ce n’est pas le pire pays du monde. Désolé !

      • Stéphane Boulots
        14 juin 2017 at 21 h 20 min

        Sortez un peu de votre bulle et vous en verrez des centaines de gens qui ne supportent plus ce pays qui prend en otage ses citoyens : cotiser et payer des impôts toute votre vie pour avoir zéro en cas de pépin de santé ou de retraite : un cadre qui aura payé entre 1 et 2 Millons d’euros de cotisations sociales pendant ses 20 ans de boulot, se retrouve avec 1 600 euros d’invalidité (imposables) – déposer une plainte, si vous n’avez pas d’avocat (et prenez le risque de vous porter parie civile) ou si vous n’avez pas de « sponsor », c’est le classement vertical assuré, si jamais votre plainte est jugée, vous avez à attendre 2 à 3 ans avant de passer en première instance, un bon litige contractuel, ça peut mettre 10 ans avant d’être réglé – etc…

        Quand à faire la leçon, c’est 24/24 dans ce pays, c’est un sport national : le système social « que le monde entier nous envie », la France « centre du monde », le « pays de droits de l’homme » (le plus condamné par la cour européenne, 45° pays du classement de la liberté de la presse, 23° dans le classement de la corruption …)

        Alors oui, il n’y a pas que les « démocrates » qui ont le droit de s’indigner et si je vous saoule, tant mieux.

        • Hmm on sent que vous avez vécu une très mauvaise expérience ce qui expliquerait que vous ayez la dent si dure. Peut-être même avez-vous été socialiste et démocrate dans votre jeunesse (non je rigole). Pour l’essentiel je partage votre agacement concernant le pays toutefois j’ai encore un peu d’optimisme en réserve, rien n’étant jamais figé en bas monde.

          • Stéphane Boulots
            15 juin 2017 at 0 h 11 min

            On sent que vous êtes passé entre les goutes.

            Ecoutez les gens, ceux qui ne votent pas parce qu’ils en ont assez de se faire récupérer .. ca fait pas mal de monde.

            Des exemples concrets du « meilleur des mondes » je peux vous en ecrire des pages, ca en fait du « vécu »

            • Ouais entre ce que les gens disent et ce qu’ils font il y a un monde ; ça ne veux rien dire ! Je suis libéral et je fréquente des personnes, amis et famille, qui se disent socialistes. Pourtant dans les faits rien ne les distinguent vraiment des non-socialistes. Ils sont avant tout opportunistes.

              • Stéphane Boulots
                15 juin 2017 at 11 h 44 min

                Je ne vous parle pas de ce que les gens disent, je vous parle de cas concrets de conflits opposants l’Etat et les individus. Ces conflits deviennent légion et la seule raison pour laquelle les gens rongent leur frein, c’est qu’ils croient « encore » dans le dogme de la démocratie et de l’Etat « juste ».

                Entre la misère de l’action sociale, le poids des impôts, la déconfiture des services de santé, des transports, le chômage, les interdictions, les amendes et les leçons de morales continuelles …

                Le problème principal, est que ces dysfonctionnements frappent en majorité des gens qui n’ont que peu de moyens de critiquer le système et qui se font berner par les discours des tribuns extrémistes.

                Ces gens se tournent vers le socialisme, parce que les libéraux ne leur parlent pas et qu’on les a bien conditionné en leur expliquant que le libéralisme, ce n’étaient pas pour eux, mais pour la « classe bourgeoise ».

                Le libéralisme a été à la pointe des acquis sociaux, il a permis à la France de devenir une puissance mondiale, il a été à la pointe des Lumières. Le discours démocrate à base de mythes et de romantisme utopique a complètement réécrit l’histoire, entretenu par des égos surdimensionnés agglomérés en meutes de donneurs de leçons hypocrites.

                Les gens sont opportunistes et la meilleure chose que nous pouvons faire, est de briser ces mythes qui ne sont que du bourrage de crane entretenant la servitude.

                Même si c’est soûlant.

                CPEF

                • Oui, oui et oui sauf pour le bourrage de crâne je pense en réalité que c’est un peu plus subtile. Je peux vous poser cette question : avez-vous toujours était libéral ?

                  • Stéphane Boulots
                    15 juin 2017 at 20 h 04 min

                    Toujours ?

                    Du plus loin que je me souvienne, soit un exposé sur Bakounine dont la conclusion était l’impasse philosophique et historique du nihilisme moral et l’illusion de la liberté sociale. C’était en 1979 ou 1980.

                    • Un peu (beaucoup) anar alors ?

                    • Stéphane Boulots
                      16 juin 2017 at 9 h 52 min

                      @indivisible:

                      Vous n’avez peut-être pas connu cette époque

                      Impossible de citer le nom de John Locke en 1980, alors il fallait ruser 🙂 Déjà Bakounine c’était limite.

                      Pour info, le sujet de philo du bac de 1980 était : « La libération de l’homme et, finalement, sa liberté passent-elles forcément par la connaissance des déterminismes ? »

                      Remarquez comment le sujet implique que la liberté serait une conséquence de la libération … on nage en plein gauchisme hégémonique et adulation du mythe révolutionnaire.

                      Pour répondre à votre question initiale : oui, toujours.

            • si vous n’êtes pas  » passés entre les gouttes  » , analysez pourquoi et remettez-vous en question , au lieu d’incriminer les autres ! Ne vous en prenez qu’à vous même ! Vos posts sont tout le temps pleins d’aigreur , faites en sorte de changer les choses au lieu de toujours geindre ici !

              • Stéphane Boulots
                16 juin 2017 at 10 h 23 min

                J’adore que l’on me déteste 🙂

                Quel pourcentage de gens dans ce pays n’ont connu que les cours de philo matérialistes, que le roman national, que la comptabilité en partie double en guise d’économie, que le romantisme du XIX° et les précieux du XVIII° admirés pour leurs transgressions snobinardes ?

                Arrêtez de vous regarder le nombril et de penser béatement que les gens vont devenir libéral parce que c’est un choix raisonnable et philosophiquement cohérent, qu’il suffira d’une discussion courtoise, argumentée et dénuée de sentiments pour faire mouche.

                Ce pays baigne dans les dogmes marxistes, il s’y noie.

      • indivisible 🙂

      • Avec 7 millions de gens sans emploi et 9 millions de pauvres? Pour un pays béni des Dieux qui devrait être celui avec le plus haut niveau de vie. La Suisse était le plus pauvre avant la révolution industrielle, à cause de son relief et du manque de terres arables, mais est devenue celui dont la population est la plus riche!
        Preuve de l’immense gâchis de ressources et d’argent par nos politiciens irresponsables et incompétents!

  • Une bonne dictature de la majorité présidentielle me semble le meilleur à souhaiter au peuple français.
    Tous les retraités devront voir leurs CSG basées sur l’augmentation du taux à 10%. Le 1,7%, c’était avant.
    Et tant qu’on y est, tous les propriétaires devront voir leurs habitations personnelles déjà payées et amorties depuis plus de 2 ans taxées par une taxe forcément obligatoire de 10€ par 1m² de surface habitable. Avec controle par les « polyvalents » et tout et tout.
    Bien sûr des bicoques comme celle de monsieur Fillon, cela devrait obligatoirement dépasser les 10000€ et plus avec la « chapelle » et la piscine couverte.
    Quant à la TVA, elle sera, dictatoriellement augmentée de manière significative et dissuasive pour le français de souche.
    Un bon dictateur ne s’embarrasse pas de son peuple d’administrés français de souche. D’autant qu’il a été élu avec les voies des « abstentionnistes » aussi français que les votants. Encore que dans certaines régions, le vote des bi, tri, quadri nationaux a été favorisé par le pouvoir socialisant moribond en place. On nous a tous appris que dans le Nord, des cars entiers emmenaient gratuitement les fatmas voter à cette occasion là. Avec le bulletin de vote du socialisant entre leurs mains.
    Je pense également qu’il faudra, un jour ou l’autre taxer les « pauvres ». Il n’y a pas de raison que le plus riche d’entre nous, ne paie pas d’IRPP en fonction de ses vrais revenus, et que les pauvres, trouvent l’argent pour se shooter, fumer des joints et boire jusqu’à en perdre la santé.
    Donc, les « sans dents, pauvres et très pauvres » doivent participer à l’effort national demandé aux retraités forcément riches grâce à leurs travaux durant les 30 glorieuses et dont plus personne ne se souvient. Du reste, les apprenants d’aujourd’hui, non plus.
    Messieurs les sans domicile fixe, avant de partir au soleil à l’étranger veuillez passer à la perception de votre lieu de résidence et payer 100€ si vous fumez seulement et 250€ si vous fumez et buvez conjointement.
    Et comme je « déconne », chacun pourra par exemple, bruler des poubelles la nuit, pour « embêter » les pompiers, d’autres, pourront se défouler en coupant les lignes THT qui alimentent la très très grande région parisienne. Et les petits vieux pourront la nuit, forcément la nuit, car tous les chats sont gris, taguer tous les « radars » de France et de Navarre dont on connait l’efficacité légendaire à faire baisser les accidents mortels de nos routes plus fleuries du tout. Mais donc on se doute de la manne financière qu’ils rapportent aux finances de la république socialiste française.
    Enfin, il devra y avoir, un contrôle forcené de toutes les conversations françaises passant dans les tuyaux des réseaux sociaux et associaux. Et bien sur une boite a lettres informatisée pour récupérer les lettres de dénonciations envers ses voisins qui sont toujours du palier. Comme pendant la dernière guerre que beaucoup n’ont pas fait.
    Les nouveaux élus de la république ont 5 ans pour s’enrichir à très vive allure, car n’en doutons pas, les abstentionnistes d’aujourd’hui ne deviendront pas les moutons de demain, surtout quand madame Merkel aura fait remarquer à notre président élu que chez nous, il n’y en a pas beaucoup qui se lèvent le dimanche matin pour aller voter. Et que la France doit payer « aux vieux allemands » les intérêts des emprunts faits auprès des banques germaniques. Au lieu de s’amuser à toujours franchir la barre des 3% de déficit du budget national.
    Et le jupitérien président pourra dire: « Ceux qui n’ont pas voté dimanche 18 juin 2017, se verront priver du droit de vote définitivement ».
    Et c’est comme cela que va débuter la deuxième révolution française. Grâce à tout ceux qui s’en lavent les mains et qui viennent demander, après, d’être exempté des décisions prises par la minorité en marche dictatoriale applaudit par les médias et les banques et bien d’autres socialisants masqués.

    • Stéphane Boulots
      14 juin 2017 at 15 h 20 min

      C’est quoi des « fatmas », des « vieux allemands » et des « Français de souches » ?

  • « Il s’agit de prévenir sur les dérives inévitables qui guettent un pouvoir exécutif sans contre-pouvoir. »
    Quand le contre-pouvoir, c’est la CGT, vivent les dérives!

  • Avec Hollande, vous avez touché le fond.
    Avec Macron, vous continuez à creuser !!

    Si les pleins pouvoirs lui sont donnés, la France sera à la merci d’une dictature arrivée démocratiquement au pouvoir….. si cela ne rappelle rien à personne.

    Décidément je ne comprends rien à la France et aux Francais.

  • Des sièges distribués comme jamais à des « représentants » de même pas la moitié des français inscrits, dont le plus haut score n’atteint pas le cinquième. La différence est là : les scores actuels sont édités « au total des votes exprimés ». Ce qui arrange bien ! En plus pourqoi suivre des règles quelles qu’elles soient, quand on peut les changer à volonté ?

  • En effet Macron est en position favorable pour une éventuelle dérive autocratique. Néanmoins la large majorité dont il bénéficie est une majorité composite de diverses sensibilités qui ne tarderont pas à se manifester. C’est plus fort que le roquefort comme on l’a vu avec les frondeurs. On verra la forme que cela prendra.

  • trèsméchantultralibéral
    15 juin 2017 at 14 h 29 min

    Alors, il faudrait peut être instaurer une proportionnelle, ou bien un système à un tour… Encore mieux : s’il y a des abstentionnistes, le résultat de leur vote devrait être… un siège vide ! Et les dépenses inhérentes à la fonction de député remboursées au contribuable/électeur sur sa feuille d’impôt ! On peut toujours rêver :p

  • trés bonne analyse, sauf que j’ai constaté que le % d’inscrits de En Marche au 1 tour n’est pas de 13.43 mais de 18.19 cela atténue le raisonnement (x 23 au lieu de x 32 )que du coup j’ai préféré ne pas relayer.

  • Vous savez parfaitement ce qu’il a voulu dire!

  • LE vrai visage des élus  » en marche  » se dessine . Fasciste ! La ministre de la santé Busyn veut rendre 11 vaccins obligatoires ( et oui , avec macron on n’est plus libre de son corps et d’ailleurs il s’intéresse aussi aux nouvelles technologies de très prés , par pour votre bonheur évidemment , ça il n’y a que les simplets qui le croient , mais pour vous fliquer encore plus !, et encore augmenter le tabac qui évidemment ne fera arrêter de fumer personne mais permettra de taxer plus , c’est d’ailleurs le vrai but !

  • Les commentaires sont fermés.

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