Dérapage de Cyril Hanouna : le capitalisme, meilleur soutien de la démocratie

Le dérapage homophobe de Cyril Hanouna coûte plus de 130 000€ par émission à la chaîne. La démocratie du marché est plus efficace que le CSA !

Par Arthur Carayon.
Un article d’European Students for Liberty.

Le capitalisme est le meilleur outil de la démocratie réelle. Parfait exemple avec TPMP à la suite du dérapage hautement médiatisé de Cyril Hanouna.

Inefficacité du CSA, efficacité du marché

Les téléspectateurs saisissant le CSA se sont vite rendus compte de la lenteur administrative publique. Quand bien même il sanctionnerait financièrement l’émission, ce serait dérisoire au vu du cachet de 250 millions d’euros déboursés par Vincent Bolloré pour en acquérir les droits, l’émission perdurera et Twitter restera mécontent…

Et c’est là que la magie du capitalisme opère de la plus belle façon. Car elle seule va donner une sanction immédiate à la chaîne de télévision. Obnubilé par l’idée que ce sont les marques qui nous contrôlent, le consommateur oublie trop souvent que c’est lui qui contrôle les marques par ses achats.

Quelques consommateurs smart sont donc allés demander à tous les partenaires publicitaires de TPMP s’ils comptaient ou non rompre leur contrat suite aux propos de Cyril Hanouna. Les marques se sont vite retrouvées dans l’obligation de se plier (à contre cœur ou avec empathie qu’importe) à l’autorité morale du peuple. C’est ainsi que Lu, Chanel, EasyJet, DisneyLand, Petit Navire, Bosh, Decathlon, Pringles et bien d’autre ont décidé de retirer leurs publicités, privant l’émission de substantiels revenus.

Un boycott capitaliste qui n’a rien d’inédit

Jean-Marc Morandini avait aussi été victime en décembre 2016 du même procédé. L’émission avait alors tenu 5 jours. Ce ne sera peut-être pas aussi efficace cette fois, mais la sanction sera salée pour C8.

Comprenez bien qu’on n’a nullement besoin de pleurer dans les jupes de l’État pour faire avancer des causes. Le vrai pouvoir se trouve au bout de votre carte bleue.

Le consommateur influence considérablement les acteurs d’un marché concurrentiel. On en fait le constat avec les OGM, l’expansion du marché du bio : il suffit de convaincre les consommateurs pour que tout un marché soit bousculé, l’amenant à se transformer.

C’est ainsi que fonctionne la démocratie du marché : même si l’on a tort, on peut changer les choses dans son sens ; une fois qu’on sait utiliser les mécaniques du capitalisme pour peser contre une entreprise, alors un nouveau monde s’offre à nous. Il faudra faire confiance aux vertus régulatrices du débat et du marché.