Les 5 incohérences du programme d’Emmanuel Macron

Les socialistes de tous bords tentent de se survivre en confisquant les mots du libéralisme, comme le fait Emmanuel Macron, en s’abritant derrière le masque de la sociale-démocratie, une chimère qui a fait le malheur de tous les pays qui l’ont adoptée.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Emmanuel_Macron_(27_août_2014) by Gouvernement français(CC BY-SA 3.0 FR)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Les 5 incohérences du programme d’Emmanuel Macron

Publié le 20 avril 2017
- A +

Par Jacques Garello.

Emmanuel Hollande ou François Macron : cette moquerie (d’un goût approximatif) de François Fillon au cours de son interview sur les antennes de RTL il y a quelques semaines a tout de même une sérieuse valeur pédagogique : Macron ce n’est pas le renouveau, Macron c’est la continuité du socialisme, mais pire encore la reconduction des hommes de l’ombre qui règnent sur le peuple français depuis des décennies.

L’obscure clarté du programme de Macron

C’est la raison pour laquelle peu importe le programme d’Emmanuel Macron, qui est d’une obscure clarté, tel un discours de Hollande. Je rappelle quelques-unes de ses incohérences :

1° la durée du travail est négociable au niveau de l’entreprise, mais la durée légale des 35 heures demeure ;

2° la retraite par répartition doit être sauvée mais grâce à la retraite par points (elle-même mystérieuse) ;

3° l’ISF est maintenu, sauf quand on en est exempté ;

4° la dette doit être abaissée, mais les promesses de subventions se multiplient à chaque meeting ;

5° de toute façon la plupart de nos problèmes seront à résoudre dans le cadre européen.

Quelques incongruités

Après les incohérences, Macron nous propose quelques incongruités : le service militaire d’un mois, les enseignants payés 3.000 euros pour aller dans les ZEP, le contrôle de l’application des normes dans les pays étrangers, etc.

Pour Emmanuel Macron, l’essentiel est de paraître, l’essentiel est de parler. Et quand on parle de tout en disant n’importe quoi on finit par divaguer sur le « crime contre l’humanité », sur « la culture française » : « Je vous ai compris, je vous aime, la Guyane est une île ».

Tout cela pourrait passer pour de la légèreté, propre à une jeunesse insouciante et impatiente. Mais en réalité, les choses sont très sérieuses, car la mode Macron n’est ni plus ni moins qu’une machination pour sauver ceux qui détiennent actuellement le pouvoir, et tous les pouvoirs. Qui sont-ils ?

Le radeau de la Méduse macronien

Il ne s’agit pas de ces politiciens qui croient avoir trouvé abri sur le radeau de la Méduse. De Hue à Madelin, de Le Drian à Perben, de Bayrou à Royal, ils veulent éviter de se noyer. Que de « visages nouveaux », que d’éléphants du PS, que de renégats : la queue est longue au tire-fesses du pouvoir !

Il s’agit, par priorité et par calcul, des hommes de l’ombre. La candidature Macron s’inscrit dans un plan de survie au pouvoir des sectes, des équipes, des élites, des princes qui nous gouvernent depuis des décennies.

Énarques, inspecteurs des finances, hauts fonctionnaires, grands présidents de banques, de médias et d’entreprises : tous craignent une véritable alternance qui mettrait fin à leur empire.

Empire des fonctionnaires

Empire des finances publiques, empire des privilèges et des passe-droits, empire des esprits à travers l’Éducation Nationale et les médias, puisqu’ils contrôlent, je le rappelle encore, Le Monde, Les Échos, L’Express, Libération, BFMTV, RMC, SFR, Numéricable, etc.

Que le quinquennat Hollande a été bienvenu pour ce capitalisme et ce journalisme de connivence ! Il faudrait donc impérativement le prolonger, et François Fillon est l’empêcheur de régner en rond. Voilà pourquoi, cabinet noir ou pas, tous les moyens sont bons pour le démolir – sans succès à ce jour.

Certes la pensée socialiste est toujours présente à l’esprit de beaucoup de Français, de droite comme de gauche, mais l’effondrement du PS est une occasion de la frapper durement en ouvrant la voie innovante de la liberté. En finir avec la pensée socialiste.

Confisquer les mots du libéralisme

Les socialistes de tous bords tentent de se survivre en confisquant les mots du libéralisme, en s’abritant derrière le masque de la sociale-démocratie, une chimère qui a fait le malheur de tous les pays qui l’ont adoptée.

Malheur aux Français s’ils ne choisissaient pas la rupture, car ce qui a permis aux hommes de l’ombre de tout contrôler n’est que la rançon inéluctable du dirigisme, du jacobinisme.

Il est plus facile de conquérir et de garder un pouvoir concentré, Lénine l’avait bien dit. Il est plus facile d’asservir une population assistée. Bismarck et Beveridge l’avaient bien compris.

La vraie sauvegarde de la liberté des citoyens se trouve aujourd’hui dans les profondeurs de la France, dans cette société civile qui a su se mobiliser, dans ces provinces qui ont su raison garder face aux folies parisiennes, dans ces jeunes qui veulent secouer la société. Voilà où est le vote caché, voilà qui chassera les puissances cachées.

Sur le web

Voir les commentaires (12)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (12)
  • Ok pour la critique de Macron.
    Mais dire que « et François Fillon est l’empêcheur de régner en rond », je suis dubitatif, dans le genre gentil toutou obéissant, on peut difficilement faire pire…

    • Je ne vois pas dans son comportement de ces derniers mois d’obéissance canine. Si tel avait été le cas, nous aurions Juppé en tête de course pour la droite et la sécurité d’une france entre les deux mon coeur balance. Je le trouve plutôt réactif et un brin agressif, son long chemin au coté d’un Président trés présent comme NS l’a certainement plus forgé en résisitance que le petit roquet macron auprès de son gourou FH! Je lui laisse donc, ce que nous devrions tous faire, le bénéfice du doute et la présomption d’innocence, et parie sur un coriace plutôt qu’un mollasson!

  • Macron, le spécialiste du Moonwalk avec En Marche … arrière 🙂

  • Qui peut croire qu’un président se fabrique en 2 ans ?
    Son seul titre de gloire, pistonné chez un banquier , avoir gagné des millions tout en n’ayant pas un rond officiellement…Un tel prodige tient du miracle et cet homme devrait être déclaré saint par le pape des voleurs !

    • En France, un président ne se fabrique pas en 2 ans, ni même en 10.
      Il se fabrique en quelques minutes : le jour de la passassion de pouvoir.
      Le nouvel entrant arrive soudainement à son nouveau bureau, et prend tout le poids du monde sur ses épaules.

      En comparaison, aux US la Constitution prévoit une période de passassion de plusieurs mois pendant laquelle le nouveau président nomme les milliers de membres de sa nouvelle administration, et avec laquelle l’ancienne administration collabore pour transmettre les dossiers, etc.

      En France, c’est brutal, immédiat.

      • C’est peut-être parce que les haut fonctionnaires, ceux qui s’occupent du fonctionnement concret de l’état, restent à leur poste à l’inverse de leurs homologues américains.

  • Article loin d’être convainquant…
    Morceaux choisis :

     » la sociale-démocratie, une chimère qui a fait le malheur de tous les pays qui l’ont adoptée. »
    – Ah, comme l’Allemagne ?

     » François Fillon est l’empêcheur de régner en rond. »
    – Il fait encore plus partie du système que Macron : il n’a jamais eu à travailler dans le privé, il a bien profité bien de l’argent public qui lui a été alloué, il a été un premier ministre totalement docile pendant 5 ans… Et ses principaux généraux sont désormais en majorité des Sarkozistes…
    Empecheur de tourner en rond vous dites ??
    Il n’a plus aucune crédibilité à mes yeux.

    Après je vous rejoins sur les hommes de l’ombre, le gouvernement profond qui demeure alors que les élus passent.
    Mais là, rien ne nous dit que Macron, qui connait les rouages interne, ne saura pas les mettre au pas.
    Contrairement à Fillon, il a travaillé dans le privé. Il connait le fonctionnement interne.
    Il a des relations autre que purement politiciennes.

    Et surtout, nous ne savons pas ce qu’il vaut réellement une fois au pouvoir, alors que nous avons déjà vu Fillon à l’oeuvre.

  • MACRON à travaillé dans le privé ?? ahaha trop drôle, il a travaillé dans une banque qui est cul et chemise avec l’état français, qui plus est en se faisant pistonner par ses relations héritées de son passage à l’ENA, faut arrêter de raconter n’importe quoi.

    quand à la conclusion de l’article, je fais remarquer à l’auteur que les jeunes préfèrent se barrer à l étranger pour fuir cet enfer socialiste, et ceux qui restent ont le cerveau complétement détraqué par la propagande collectiviste, donc je ne pense pas qu on puisse compter sur eux pour relever le pays… à titre d’exemple, sur les 12 de mes cousins/cousines de 16-25 ans, 10 sont fonctionnaires ou en étude pour le devenir, 1 s’est tiré en Australie et le dernier en Suisse ? mais l espoir fait vivre …

    • « en se faisant pistonner par ses relations héritées de son passage à l’ENA »
      Bienvenue en France.
      Le réseau, c’est 70-80% des recrutements… Et ça marche à tous les niveaux, pas que pour l’ENA.
      Chaque école a son réseau.

      Ca n’empeche pas que Macron a bel et bien travaillé dans le privé, contrairement aux autres candidats dits « majeurs ».

  • 1° la durée du travail est négociable au niveau de l’entreprise, mais la durée légale des 35 heures demeure ;

    _L’accord d’entreprise est prioritaire, mais pas obligatoire, s’il n’y en a pas, les 35 heures demeurent. Et de toute façon les heures sup seront défiscalisées.

    2° la retraite par répartition doit être sauvée mais grâce à la retraite par points (elle-même mystérieuse) ;

    _Il s’agit simplement d’unifier tous les régimes de retraites, y compris ceux des fonctionnaires, afin d’en finir avec toutes ces niches inégalitaires.

    3° l’ISF est maintenu, sauf quand on en est exempté ;

    _L’ISF ne concerne plus les valeurs mobilières (actions…) afin d’encourager l’investissement privé. Mais toujours l’immobilier, afin de ne pas encourager l’économie de rente.

    4° la dette doit être abaissée, mais les promesses de subventions se multiplient à chaque meeting ;

    _Des baisses de dépenses de l’état sont prévues, jusqu’à 60 milliards en 2022 (180 sur les 5 ans), et elles seront définitives, c’est à dire que le budget 2023 sera lui aussi plus bas de 60 milliards par rapport à ce qu’il serait en suivant la tendance actuelle. Dans le même temps, il y aurait des baisses de charges et d’impôts sur les entreprises et les ménages. Mais il y aura aussi 50 milliards d’investissement ponctuel (en partie nécessaires pour réduire les dépenses de l’état) qui ne donneront pas lieu à des dépenses pérennes (contrairement à une baisse d’impôt ou une embauche de fonctionnaires par exemple).

    5° de toute façon la plupart de nos problèmes seront à résoudre dans le cadre européen.

    _Qu’on le veuille ou non, la France est un petit pays (au moins par la taille et la population) et c’est l’Europe qui nous donne la possibilité (ou plutôt l’espoir) de peser dans le débat international, et de faire d’énormes économies d’échelle. Deux exemples:

    _si la France était seule, aurions-nous Airbus, Arianespace ou Galileo ? Non, les coûts auraient été trop élevés, le marché plus restreint (plus facile d’exporter quand on collabore) et Toulouse où je vis serait dans un état que je n’ose imaginer.
    _Si les 50 états américains étaient isolés, l’Amérique du nord serait-elle la première puissance mondiale ? Pas si sûr.

    Alors oui, si on veut que la meilleure réponse possible soit donnée à certains problèmes, il faudra en passer par l’Europe, c’est bien ce que la majorité des gens de ce site reprochent au duo comique Le Pen/Mélenchon, non ?

  • Villepin rejoint le camp de Macron.

    Une raison de plus de voter Fillon.

  • Pas de durée légale du travail mais uniquement des accords entre salariés et patron d’une entreprise, retraite par capitalisation ou au pire par répartition par branche, mais pas un fourre tout global ou les uns pourront piquer dans la caisse des autres, pas d’isf ou de niche mais flat tax, diminution immédiate des charges de l’état et pas à la fin du quinquennat (coure toujours…) et pourquoi l’Europe passerait elle forcément par Macron ?
    Effectivement Letaupin, je confirme vous êtes socialiste.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Guillaume Nicoulaud.

Je voudrais revenir ici sur quelques-unes des inepties qui émaillent le programme économique et les discours de madame Le Pen (mais aussi ceux de l'extrême gauche).

 

Avant l’euro, la France était libre de faire ce qu’elle voulait du franc

Ça n’est que très partiellement exact.

Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la parité du franc face aux autres devises a toujours été encadrée par des accords internationaux. Au début, c’était ceux de Bretton Woods, du 26 décembre 1945 au 19 ... Poursuivre la lecture

Par Eddie Willers.

Cet article a été publié une première fois en 2017, il est malheureusement toujours d'actualité.

Alors que Jean-Luc Mélenchon profite d’une belle hausse de sa popularité dans les sondages (certainement due à sa superbe chaîne YouTube), parlons d’une de ses mesures phare : la hausse du Smic.

Le Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance est actuellement de 1466,62 euros brut mensuels. Jean-Luc Mélenchon propose de le faire passer à 1700 euros brut dans un premier temps puis net d’ici la fin de son ... Poursuivre la lecture

Par Frédéric Mas.

Emmanuel Macron s’est exprimé lundi devant le Congrès, et son Premier ministre, Édouard Philippe, a eu pour tâche mardi de présenter les applications pratiques d’un programme général orienté vers l’« efficacité ». Malheureusement, les propositions phares du collaborateur du nouveau président sont très timides, voire carrément cosmétiques.

La dépense publique effleurée

Ainsi, Édouard Philippe propose 3 leviers pour réduire la dépense publique, consistant à : « stopper l’inflation de la masse salariale da... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles