Thomas Piketty (encore) réfuté

Le Capital de Monsieur Piketty ne relève pas tant de la science qu’il n’est le rhabillage théorique de l’antique pulsion confiscatoire du socialisme.

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Thomas Piketty (encore) réfuté

Publié le 18 avril 2017
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Par Drieu Godefridi.

Depuis sa parution, en 2013, le Capital de Monsieur Thomas Piketty fait beaucoup parler de son auteur. On sait le rôle que joua Martin Wolf, gardien du dogme keynésien au Financial Times, dans la popularisation d’un ouvrage qui a le mérite d’offrir une synthèse de la pensée socialiste contemporaine.

Le capital résumé en quelques lignes

On a beaucoup discuté et critiqué la partie économique du Capital et le travail statistique qui la fonde. Ce qui est légitime. Mais s’il n’y avait qu’un seul chapitre à lire dans cet ouvrage, ce serait le quatorzième. Car tout y est.

C’est le chapitre fiscal, dans lequel M. Piketty ambitionne de brosser le tableau de la fiscalité sur les plus hauts revenus depuis un siècle, avant d’enchaîner sur ses propositions fiscales pour le siècle à venir.

Piketty commence par proposer à son lecteur deux tableaux (reproduits ci dessous), le premier qui renseigne — attention, chaque mot compte ! — le taux marginal supérieur de l’imposition des revenus (de 1900 à 2013), le second le taux marginal supérieur de l’imposition des successions (de 1900 à 2013). Et de constater :

Le taux marginal supérieur de l’impôt sur le revenu (applicable aux revenus les plus élevés) aux États-Unis  est passé de 70% en 1980 à 28% en 1988.

ou encore :

Le taux marginal supérieur de l’impôt sur les successions (applicable aux successions les plus élevés) aux  États-Unis est passé de 70% en 1980 à 35% en 2013.

Ceci pour le constat.

Quelles sont les recommandations de Piketty ?

Quant à sa préconisation, M. Piketty suggère de renouer avec les taux d’imposition, sur le revenu et les successions, de 1980 ou — mieux encore — de 1945. Ceci pour réduire les inégalités matérielles qui sont tout l’enjeu du Capital.

Convaincant, n’est-ce pas ? Alors que les classes moyennes occidentales, et d’abord « les plus riches » comme dit M. Piketty, ne cessent de se plaindre d’être écrasées d’impôts, on montre ici qu’elles l’étaient bien davantage dans le passé. Comment tolérer ces jérémiades face à un taux marginal supérieur de 30, 40 ou 50%, alors qu’il était de 70% en 1980 et jusqu’à 95% en 1945 ? Faut-il chercher plus loin la source des inégalités que déplore M. Piketty ?

Tout cela fait un ensemble cohérent.

Les failles dans le raisonnement de Piketty

Pourtant, tout est faux.

Commençons par ce qui fait la force de Piketty — car il a compilé un grand nombre de données — c’est-à-dire ses chiffres. Ce que comparent les deux tableaux proposés (pour les États-Unis, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et la France), ce sont les taux marginaux supérieurs — pourquoi pas ? — mais sans aucune considération de l’assiette !

Expliquons-nous : ce qui compte, dans l’impôt, est le taux et l’assiette. 80% est un taux plus élevé que 50%. Mais si le taux de 80% frappe les revenus supérieurs à un million d’euros, et si le taux de 50% frappe les revenus dès trente-cinq mille euros, on conviendra aisément que la comparaison prend un autre tour. À 50% à partir de trente-cinq mille euros de revenus dans des pays comme la France ou la Belgique le revenu fiscal global — et la charge fiscale moyenne des revenus supérieurs à la moyenne nationale — seront plus élevés qu’avec un taux de 80% à partir de un million d’euros. Soit très exactement le contraire de ce que « montrent » les tableaux de M. Piketty.

Cela est d’autant plus vrai que les tableaux de M. Piketty ne nous renseignent pas davantage sur le nombre de tranches. Or, plus il y a de tranches, plus l’impôt est progressif (et même exponentiel). Autrement dit, un taux supérieur de 50% dès trente-cinq mille euros avec six tranches aboutira à un revenu fiscal global et un taux moyen d’imposition nettement plus élevé pour les revenus supérieurs à la moyenne que 80% à partir de un million d’euros, avec seulement trois ou quatre tranches.

Bref, les deux tableaux de M. Piketty n’auraient de sens qu’à la condition de comparer les taux, assiettes et le nombre de tranches. Que l’une de ces trois variables vienne à manquer — or, il en manque 2 sur les 3 — et il est impossible de conclure, y compris selon la théorie de M. Piketty.

Des solutions inadaptées

Quant à la solution préconisée. Comme je le montre dans un ouvrage à paraître1, le socialisme dans ses multiples composantes, théoriques et historiques, se laisse réduire à la valeur de l’égalité matérielle. Cette passion pour l’égalité matérielle n’avait plus été exprimée depuis longtemps avec autant de candeur qu’elle ne l’est dans le Capital — autre motif de s’y intéresser !

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C’est donc au nom de l’égalité — de la lutte contre les inégalités — que M. Piketty préconise de renouer avec des taux d’imposition qu’il qualifie lui-même de confiscatoires. Ce qui, sous sa plume, n’est absolument pas péjoratif : la confiscation est l’objectif moral revendiqué par la théorie de M. Piketty. Révélateur, non ?

Et surtout totalement inefficace. Car si notre monde est inégalitaire comme il l’a été à toutes les époques de l’histoire humaine, ce n’est certes pas faute de taxer les classes moyennes, même « supérieures » !  Jamais dans l’histoire occidentale le niveau des prélèvements obligatoires n’a été aussi élevé — ce que concède d’ailleurs Piketty en passant, car il rappelle que l’impôt sur le revenu n’existait quasiment pas avant la première guerre mondiale ! Ce qui fonde l’inégalité contemporaine est que la fraction des « plus riches » — ceux qui le sont sérieusement — échappe au plus clair de l’impôt, de par sa mobilité géographique et par la mobilité des capitaux. Cette mobilité est inhérente à la mondialisation des échanges ; on ne peut la neutraliser qu’en supprimant la mondialisation ou en créant un État mondial.

Dans l’intervalle (qui risque de se prolonger), il est bien évident que ces « plus riches » qui ne sont déjà pas concernés par un taux moyen ou marginal de 50%, ne le seront pas davantage si d’aventure ce taux devait être porté au seuil confiscatoire que préconise Piketty ! Seules les classes moyennes seront frappées, encore et toujours, jusqu’à l’essorement.

Il apparaît ainsi que le quatorzième chapitre du Capital, qui contient l’essence de la théorie de M. Piketty, est aussi faux en chiffres qu’inepte dans ses préconisations.

Jamais l’impôt n’a été aussi élevé en Occident, et les inégalités sont toujours aussi importantes. Une intelligence même modeste ne mettrait-elle pas ce constat à profit pour s’interroger sur le bien-fondé de la confiscation fiscale comme technique d’égalisation ? Voire sur le bien-fondé de l’égalité matérielle — jamais réalisée dans aucun régime — comme valeur et projet ?

Le Capital de Monsieur Piketty ne relève pas de la science ; il n’est que le rhabillage théorique de l’antique pulsion confiscatoire du socialisme.

  1. La passion de l’égalité — Essai sur l’empire du socialisme.
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  • Bonjour à toutes et à tous,
    Vive l’égalité ! Une troupe d’anthropopithèques connaissait l’égalité dans la nullité : zéro capital et zéro revenu !
    En fait, pour assurer la prospérité de tous, il est inévitable – et même très sain – que quelques-uns deviennent « très riches ». Mais bon, c’est contre-intuitif, et ça ne fonctionne que depuis environ 200 ans …
    https://www.contrepoints.org/2017/01/31/279420-lutte-contre-les-inegalites-comment
    Ou ici pour pouvoir commenter :
    https://www.linkedin.com/pulse/qui-veut-lutter-contre-les-inégalités-pierre-tarissi
    Amitiés,
    Pierre

  • Analyse très pertinente à laquelle j’ajoute que les économistes socialistes raisonnent en mode global statique, jouant sur les règles de répartition d’une richesse globale existante, alors que la richesse globale est une montgolfière dans laquelle on peut soit insuffler de l’air chaud soit faire des trous, et non un gâteau à partager. Alors quand on fait partir ceux qui ont du souffle…

  • Et dans un monde où les plus-values n’étaient pas imposées,…

    Beaucoup de pays avec des droits de succession élevés ont des droits faibles sur les donations faites de son vivant.

  • C’est intéressant de voir l’évolution su sens et de la ‘légitimité’ des mots.
    Liberté, Propriété, responsabilité, enrichissement, profit, exploitation (à ne pas confondre avec oppression, travail forcé) sont devenus des tabous.
    Interdiction, Confiscation, Surveillance, intrusion dans la vie privée, deviennent légitimes à la limite honorables…

  • Piketty a juste oublié de prendre aussi en compte dans ses calculs un petit truc de rien du tout : les effets de la redistribution sociale ! en France par exemple, c’est 3 fois rien, à peine 1/3 du PIB…

  • Excellent !… Merci Drieu

  • Le livre de Piketty était en effet très décevant. Si un gros travail de collecte de données fiscales a été fait pour de nombreux pays, ainsi qu’un effort de mise en perspective historique, son explication de pourquoi et comment r > g est très faible.

    Pas un mot sur comment l’arbitrage salarial permis par la globalisation entre pays de niveaux de vie très différents dans des conditions de taux de change n’équilibrant pas les balances commerciales et encore moins les balances en emplois aboutit à une ouverture massive de l’échelle des salaires dans les pays développés. D’une part, les emplois peu qualifiés sont mis en concurrence avec les pays à faible coûts salariaux, d’où baisse des salaires réels ou forte hausse du chômage dans les pays où existe des salaires minimum légaux. D’autre part, les dirigeants d’entreprises et actionnaires indexés sur la part croissante des profits dans la valeur ajoutée mondiale résultant de l’arbitrage salarial mondial (r > g) ont connu de belles progressions. Ainsi, dans ces conditions déséquilibrées, la globalisation a aboutit à une forte diminution des inégalités entre pays en même temps que les inégalités augmentaient fortement à l’intérieur des pays.

    Il est quelque peu gênant pour le marxiste Piketty d’admettre que l’entité qui a le plus bénéficié du transfert de valeur au détriment des ouvriers occidentaux est le parti communiste chinois. C’est pourtant bel et bien ce qui s’est passé. Les multinationales occidentales ont certes été associées aux gains mais l’entité qui en a le plus bénéficié est – de très loin – le parti communiste chinois. Il est à noter que ce sont les socialistes occidentaux – au premier rang desquels Bill Clinton – qui ont fait entrer la Chine dans l’OMC en 2001 sans aucune considération sur le niveau du taux de change pour équilibrer les balances commerciales. Résultat, la Chine accumula $4000 milliards de créances sur l’Occident entre 2001 et 2007, le plus gigantesque transfert de valeur de l’histoire de l’humanité, plus grand que le plan Marshall. Si le plan Marshall avait pour objectif d’éviter que l’Europe ne bascule vers le communisme après la seconde guerre mondiale, l’intégration de la Chine dans le commerce mondial dans des conditions totalement déséquilibrées à été un gigantesque plan de sauvetage du parti communiste chinois largement financé par les travailleurs occidentaux. En même temps, il a ravivé les tensions sociales et donc l’attrait du communisme dans les pays développés du fait de la montée des inégalités.

    Le diagnostic de Piketty étant erroné (et pour cause), sa solution l’est aussi. Bien plus qu’une taxe globale sur le capital, un ré-équilibrage des échanges internationaux via un système de taux de change égalisant les balances commerciales croisées est susceptible de maintenir en bonne partie les bienfaits de la mondialisation (la baisse des inégalités entre pays) tout en corrigeant en bonne partie ses méfaits (hausse des inégalités à l’intérieur des pays, ralentissement de la demande mondiale liée à la baisse de la part des salaires dans la production globale, hausse de l’endettement pour tout de même permettre à la demande mondiale d’absorber la production mondiale malgré la baisse de la part des salaires).

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    Emploi 2017
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    Piketty est-il un économiste ?
    Exposé d’Alain Mathieu au colloque de l’IRDEME à la Maison de la Chimie le 15/6/2015
    Par Alain Mathieu,
    le mercredi 24 juin 2015
    Dans « Le capital au XXIème siècle » comme dans ses œuvres précédentes, Thomas Piketty poursuit le but de « faire payer les riches » en faisant passer à 80% des revenus le taux de la tranche supérieure de l’impôt sur le revenu et à « 5% ou 10% » du patrimoine le taux de la tranche supérieure de l’impôt sur la fortune (ISF français, dont le taux supérieur est 1,5%). Pour Piketty, les taux qu’il propose, n’étant pas réalisables pour un pays isolé, devraient être appliqués dans le monde entier, ou, à défaut, dans toute l’Europe.

    Pour convaincre ses lecteurs de la nécessité de ces réformes fiscales, Piketty emploie deux arguments : 1) les statistiques montrent que les revenus et le patrimoine seront de plus en plus concentrés au XXIème siècle ; 2) le raisonnement économique le prouve aussi.

    Des statistiques contestables

    Pour Piketty, les courbes représentant les statistiques de la concentration des revenus et du patrimoine sur les 10% les plus riches, ou les 1%, ou les 0,1%, ont une forme en U. De 1914 à 1945, deux guerres mondiales et la crise de 1929 ont détruit des bâtiments, commerces, usines, des banques ont fait faillite, les revenus du capital et les fortunes ont été laminés. La concentration des revenus et patrimoines a donc baissé pendant cette période. C’est la branche gauche du U. D’après Piketty, la concentration s’est stabilisée pendant les « 30 glorieuses » et a crû depuis 1975/1980. Si l’on prolonge cette tendance sur tout le XXIème siècle, on arrivera à une concentration insupportable.

    Contrairement à Tony Blair, qui disait « mon but n’est pas d’appauvrir les riches, il est d’enrichir les pauvres », Piketty ne s’intéresse qu’au sort des plus riches, qu’il veut appauvrir, et néglige celui des plus pauvres. Pour lui, ce qui est pris aux riches est forcément donné aux pauvres (et non à tous comme le choisissent généralement les hommes politiques) ; ni la motivation des riches, dont la plupart sont des entrepreneurs, ni la croissance économique n’en seraient affectées. Ne s’intéressant pas aux pauvres, Piketty n’utilise pas le coefficient de Gini couramment utilisé pour mesurer les inégalités, car ce coefficient prend en compte la situation de tous, dont bien sûr celle des plus pauvres.

    Ses statistiques ne tiennent pas compte des impôts et des prestations sociales, ce qui pourrait en modifier sérieusement les conclusions. Elles ne tiennent pas compte de l’augmentation des droits à la retraite, qui sont une forme d’épargne, et donc de patrimoine, ni du développement des études supérieures, une forme d’accroissement du capital humain. Quand elles ne sont pas disponibles, il ne craint pas d’en inventer une partie, par exemple la concentration du patrimoine privé dans les pays communistes jusqu’à 1990.

    Le plus étonnant est que la seule courbe en U qu’il présente soit celle des revenus dans les pays anglo-saxons. Pour toutes ses autres courbes –concentration des revenus dans les autres pays et concentration du patrimoine dans tous les pays- la tendance récente est à la stabilité ou à une faible hausse, comme le montrent par exemple les courbes ci-dessous, dont le U est écrasé (extraites du livre de Piketty) :

    GIF – 27.9 ko
    Des courbes en U qui s’écrasent
    GIF – 43.7 ko
    Le millime supérieur : Europe continentale et Japon, 1910 – 2010
    Si l’on prend le coefficient de Gini couramment utilisé par les économistes et sociologues, on constate une baisse des inégalités de revenus en France de 1960 à 1980 et une stabilité ensuite (sauf pour la période de crise depuis 2008, où le chômage s’est accru). La prise en compte de l’accroissement des prestations sociales change donc les conclusions.

    GIF – 15.7 ko
    Indice de Gini des revenus en France, 1955 – 2010
    Revenu des ménages
    Les statistiques de Piketty ne montrent donc pas une concentration inquiétante des patrimoines. Elles montrent tout au plus, et sous réserve des critiques qu’on peut leur adresser, une concentration des revenus depuis 1980 aux États-Unis et au Royaume-Uni.

    Un raisonnement économique loin de la réalité

    Après les statistiques, le raisonnement économique est le suivant : le rendement du capital étant supérieur au taux de croissance de l’économie, les détenteurs de capitaux s’enrichissent plus vite que les autres et le capital se concentre.

    Piketty étaie ce raisonnement par des chiffres : le taux de croissance est de 1% par an et le rendement du capital de 5% par an, car les loyers rapportent 3% par an de la valeur des immeubles et le rendement des actions et obligations est de 7% par an, soit une moyenne de 5% par an (le patrimoine immobilier étant globalement équivalent au patrimoine mobilier).

    Or ces chiffres ne sont pas exacts.

    Piketty ignore les frais d’entrée à déduire des montants placés. Quand on achète des immeubles, on doit verser des commissions ou honoraires à des agences immobilières et à des notaires et verser des impôts. Quand on achète des actions et obligations, on doit verser des frais de bourse, des frais bancaires, des frais d’entrée dans les organismes de placement collectif et dans les contrats d’assurance-vie.

    Piketty ignore aussi les aléas, impôts et frais sur les revenus immobiliers : une partie des loyers n’est pas perçue (locaux vacants, ou occupés par le propriétaire ; impayés de loyers ou primes pour l’assurance de ces impayés) ; des frais de gestion et d’assurance sont à payer par le propriétaire de l’immeuble, ainsi que les grosses réparations, la taxe foncière, des impôts sur le revenu (CSG-CRDS : 15,5% + impôt sur le revenu, jusqu’à 49% des revenus), l’impôt sur la fortune ISF (jusqu’à 1,5% du capital). D’autre part Piketty compare le rendement des immeubles à un taux de croissance réel de l’économie, c’est-à-dire net de la hausse des prix. Pour que la comparaison soit juste, il devrait déduire la hausse des prix du rendement des immeubles, ce qu’il ne fait pas.

    De même, pour les revenus mobiliers, il faudrait pour les actions déduire des bénéfices des sociétés l’impôt sur les bénéfices, la partie mise en réserve par la direction, les frais de gestion éventuels des organismes de placement collectif, les impôts sur le revenu (15,5% + IR), l’ISF, la hausse des prix, la partie non épargnée des dividendes. Pour les obligations, il faudrait déduire des intérêts les frais de gestion, les impôts sur le revenu (15,5% + IR), l’ISF, la hausse des prix, la partie non épargnée.

    Alors seulement on pourrait affecter le solde à l’augmentation des patrimoines.

    Il est étonnant qu’un professeur d’économie ne connaisse pas la différence entre un rendement brut du capital et un rendement net.

    Piketty ignore en outre la différence entre plus-values latentes et plus-values réalisées. Pour lui, les plus-values latentes augmentent le capital. Et cependant tant qu’elles ne sont pas réalisées par une vente, elles sont virtuelles. En cas de vente, il faut en déduire les impôts sur ces ventes, les impôts sur les revenus (15,5% + IR), la hausse des prix et la part consommée. Les plus-values latentes ne sont pas garanties : l’indice boursier français CAC 40 était à 6.948 en 2000. Il est à 4.800 (-31%). Des entreprises font faillite, comme Citroën, Boussac, Moulinex, Lipp, et bien d’autres. Les emprunts russes n’ont pas été remboursés. Depuis les accords de 2012, les emprunts du gouvernement grec auprès des prêteurs privés ne seront remboursés (peut-être ?) qu’à 25% (en tenant compte des baisses d’intérêts consenties).

    La richesse d’une famille n’est pas éternelle. Faute de moyens, les héritiers Peugeot ont dû faire appel à des Chinois et à l’État pour refinancer PSA. Les actionnaires d’Eurotunnel, de Dexia, de Natixis ont été ruinés. Les krachs boursiers se produisent en moyenne tous les huit ans. Les intermédiaires à la Madoff ruinent beaucoup d’investisseurs.

    Cette évolution des fortunes est bien illustrée par la loi des trois générations : la première construit, la deuxième conserve, la troisième dilapide. Cette loi ne s’explique pas seulement par le fait que les enfants ou petits-enfants des créateurs d’entreprises sont parfois mal élevés, le créateur ayant consacré plus de temps à ses affaires qu’à l’éducation de sa progéniture. Elle est due à une loi fondamentale du capitalisme : la richesse récompense les innovateurs. Les premiers promoteurs des hypermarchés, des micro-ordinateurs ou téléphones mobiles, des premiers appareils électroménagers, des compagnies d’aviation low cost, etc., ont fait fortune. Mais ils ont été copiés et en une ou deux générations les résultats de leurs entreprises se sont banalisés. La dispersion du capital parmi leurs enfants et les droits de succession ont fait le reste.

    Aussi le rendement du capital, après impôts, inflation, aléas, pertes et crises, est-il nettement inférieur aux 5% par an de Piketty. Peut-être est-il de 1 à 3% par an, suivant les taux d’impôts sur le revenu et sur le patrimoine versés par ses détenteurs. La part de ce rendement consommée croît chez les héritiers.

    De son côté la croissance de l’économie est supérieure à 1% par an : elle est mondialement de 3% par an. De nombreux pays développés font des efforts de compétitivité pour améliorer leur taux de croissance. La révolution numérique n’est qu’à ses débuts dans de nombreux secteurs importants de l’économie comme l’administration publique, l’éducation, la santé. La loi de Moore, qui voit la puissance des puces doubler tous les 18 mois, fonctionne encore. Prédire une croissance mondiale de 1% par an au XXIème siècle est aussi pessimiste que les prédictions de Malthus sur l’impossibilité de nourrir l’humanité dans l’avenir, que celles de Ricardo sur la rente foncière, totalement accaparée par les propriétaires, qui devait anéantir tout autre revenu du capital, que celles de Marx sur le « principe d’accumulation infinie du capital », ou celles du club de Rome, qui prédisait l’extinction des ressources pétrolières.

    Pas plus que ses courbes en U, le raisonnement économique de Piketty ne conforte donc sa thèse.

    D’ailleurs on constate en permanence que le capital ne se concentre pas. Il change de mains. Par exemple, sur la dernière liste des milliardaires en dollars, publiée par le magazine Forbes, on voit que, au 13/2/2015, sur les 1.826 milliardaires, il y avait seulement 12% d’héritiers véritables, 22% avaient développé une petite entreprise héritée, 65% avaient créé leur entreprise (comme par exemple les plus jeunes milliardaires, les fondateurs de Snapchat, Evan Spiegel, 25 ans, et Bobby Murphy, 26 ans). Par rapport à la liste annuelle précédente, 16% des milliardaires étaient nouveaux et 8% en étaient sortis.

    La première liste publiée par Forbes, en 1987, était limitée aux non-américains. Sur les 9 premiers de cette liste, 6 ont disparu de la liste des milliardaires (ainsi que leurs héritiers). Les restants sont les héritiers canadiens Thomson (Thomson-Reuters), suédois Rausing (Tetra Laval), et japonais Mori (immobilier).

    Liliane Bettencourt, un cas particulier

    Pour Piketty, l’héritage le plus choquant est celui dont bénéficie Liliane Bettencourt, fille unique du fondateur de l’Oréal. « Des inégalités totalement insoutenables, arbitraires, remettant radicalement en cause les valeurs méritocratiques sur lesquelles se fondent nos sociétés » écrit Piketty à son sujet. Il ne voit pas qu’il s’agit d’un cas particulier. Étant fille unique, il n’y a pas eu de dilution du capital hérité, après droits de succession. Contrairement aux règles de toute bonne gestion de sa fortune, qui aurait dû être diversifiée, elle a gardé principalement des actions de l’Oréal, société dont la croissance a été exceptionnelle. En cas de vente de ses actions, ses plus-values devraient être diminuées du montant des impôts.

    Son cas justifie-t-il la spoliation de tous les riches, voire la condamnation de l’héritage ? Son père aurait-il autant développé l’Oréal s’il n’avait pas pu en laisser l’héritage à sa fille ? N’aurait-il pas alors consacré plus de temps à dépenser sa fortune ?

    Des lois économiques sans intérêt ; la méconnaissance d’une loi fondamentale

    Pour donner à ses thèses une couleur plus scientifique, Piketty fait état de deux « lois fondamentales du capitalisme ».

    La première est : rendement du capital/revenus = taux de rendement du capital X capital/revenus. Autrement dit : le rendement du capital est égal au rendement du capital. C’est une tautologie sans aucun intérêt. D’ailleurs Piketty la traite lui-même de tautologie. La deuxième est une loi « à long terme » : capital/revenus = taux d’épargne/taux de croissance. Capital/revenu est un rapport entre deux valeurs (généralement de 4 à 7 suivant les pays), le taux d’épargne est un pourcentage des revenus (de 0 à 40%), le taux de croissance est un pourcentage annuel (de 0 à 12%). En divisant un pourcentage des revenus par un taux annuel, on n’obtient pas un rapport entre deux valeurs. Aucune explication de causalité n’est donnée pour cette « loi » incohérente, sans intérêt et manifestement fausse : pour des pays à faible taux d’épargne, comme les États-Unis, où le taux d’épargne moyen est de 5% et le taux de croissance de 2,5%, on trouverait : 6 = 2 ; pour des pays sans croissance comme le Japon, le stock de capital serait infini !

    Il est en outre assez curieux que Piketty manifeste son ignorance de la loi économique la plus connue, celle de l’offre et de la demande. D’après cette loi, quand la demande d’un bien augmente, les prix montent, les profits des producteurs augmentent, ce qui entraîne une augmentation de l’offre. Or Piketty écrit dans son introduction (p 23) : « si un bien est en offre insuffisante et son prix trop élevé, la demande doit baisser ». Cette stupéfiante incompréhension de l’évolution de l’offre, c’est-à-dire du rôle des entrepreneurs et chefs d’entreprise, est typique des raisonnements de Piketty. Son seul but est d’appauvrir les riches. Il ignore volontairement leur apport à l’économie, dont ils sont pourtant la source principale de développement. Que serait le monde sans les micro-ordinateurs rendus possibles par Bill Gates et les téléphones portables reliés à Internet imaginés par Steve Jobs ? Si le niveau de vie des pauvres des pays développés a été multiplié par 30 depuis 1800, c’est bien grâce aux innovations, et donc aux innovateurs. Des études ont montré que la richesse dont bénéficient les plus grands innovateurs est inférieure à 2% de la valeur qu’ils ont créée. Jamais Piketty ne reconnaitra cette vérité économique. Il déclare d’ailleurs lui-même qu’il n’est pas un économiste, mais un sociologue. Son ignorance des faits économiques le confirme.

    Récemment le China Daily, le quotidien en anglais du parti communiste chinois, se glorifiait du fait que le nombre de millionnaires chinois ait dépassé celui du Japon et souhaitait qu’il y ait en Chine de plus en plus de riches. Au même moment un sociologue français cherchait à les ruiner.

    Un nouveau Marx ?

    Illustrant involontairement son propre comportement, Piketty écrit au sujet de Karl Marx : « Quand on disserte sur la répartition des richesses, la politique n’est jamais très loin et il est souvent difficile d’échapper aux préjugés de son temps » … « sans doute est-il (Marx) victime du fait qu’il avait fixé ses conclusions dès 1848, avant même d’entreprendre les recherches susceptibles de les justifier. Marx écrivait dans un climat de grande exaltation politique, ce qui conduit parfois à des raccourcis hâtifs »

    Piketty a repris le « principe d’accumulation infinie du capital » de Marx. Il est resté comme Marx prisonnier de ses « préjugés » et de son « exaltation politique ». Il aboutit aussi à des « raccourcis hâtifs ». La propagation de la lutte des classes et la provocation à la haine des riches sont de l’activisme politique, pas de la science économique.

    Piketty a donc raison quand il écrit : « toutes les conclusions auxquelles je suis parvenu sont par nature fragiles et méritent d’être remises en question ».

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    Messages

    1. non c’est un idéologue, 2 juillet 2015, 21:07, par jacques
    On voit le résultat des politiques préconisés par Piketty. Il fut écouté par le candidat François Hollande qui, dans son programme (page 17), reprenait à son compte l’intitulé de son livre précédent (« Pour une révolution fiscale »). Lors d’un entretien réalisé par Mediapart le 28 janvier 2011, François Hollande affirmait ainsi « le constat est implacable : on paye d’autant plus d’impôts qu’on a de bas revenus, on a un système antiredistributif ». Mais le diagnostic fait par l’économiste était erroné. http://www.lopinion.fr/13-mai-2014/philippe-aghion-theorie-piketty-est-contestable-ainsi-que-l-analyse-empirique-qu-il Prendre en compte ce qui permet réellement de comparer la pression fiscale entre les catégories des 50 millions de Français majeurs permet d’effectuer un premier correctif sur ses résultats et de montrer que l’on passe de 24 à 40 % d’imposition sur l’échelle des revenus, au lieu de 40 à 33 %. Puis en intégrant les prestations, la courbe passe de 17 à 40 % ! Notre système d’impôt sur le revenu est donc nettement progressif. Confiant dans le diagnostic erroné, le caricaturant même, François Hollande a commencé son mandat en imposant… tous ceux qui payent l’impôt sur le revenu, classes moyennes et supérieures, qui dans son esprit pouvaient supporter sans problème une hausse de prélèvements ! On sait désormais quelles ont été les conséquences dramatiques pour l’économie de cette politique fiscale.

    2. la thèse de piketty démontée, 2 juillet 2015, 21:11, par jacques
    La thèse de Piketty a été contestée dès sa publication par les plus éminents d’entre eux comme l’illustre John Galbraith (un Démocrate, donc insoupçonnable de partialité idéologique) ou Philippe Aghion ( Harvard et collège de France) qui fut son professeur et celui de Macron et conseiller économique de Hollande en 2012. Tous ont identifié les mêmes erreurs de calcul et un manque de rigueur (pour ne pas dire manipulation) dans les données statistiques. d’ailleurs, Piketty a trafiqué les chiffres et volontairement complexifié son argumentation pour que le lecteur s’y perde et conclut comme le signataire de cet article. Le trafic des chiffres a été souligné par la Havard School, quant à la confusion du raisonnement il suffit de lire les premières pages de la démonstration de M. Piketty pour s’en rendre compte.
    Si l’anglais ne vous rebute pas, je vous conseille la lecture de cette « book review » de 43 pages du livre de Thomas Piketty : http://ejpe.org/pdf/7-2-art-4.pdf . c’ est absolument remarquable.
    quelques liens intéressants à lire : http://www.bloombergview.com/articles/2015-03-27/piketty-s-three-big-mistakes-in-inequality-analysis
    https://docs.google.com/document/d/1GLvjbw7ycvAxolQNpmNk4nGKGgI0kJwaq9BjQGRtycw/edit?pli=1# http://www.econtalk.org/archives/2014/11/daron_acemoglu.html https://docs.google.com/document/d/1R5p-jIV04zzfHhTCN_9I2r5iiCVoyqQI1TS5OcqkkAU/edit?pli=1
    http://www.lalibre.be/debats/opinions/piketty-ignore-90-de-la-population-557ba8c33570783474011d3f
    Piketty défié par un étudiant de MIT ! http://www.economist.com/blogs/freeexchange/2015/03/wealth-inequality?fsrc=scn/fb/te/bl/ed/nimbysinthetwentyfirstcentury
    http://www.brookings.edu/~/media/Projects/BPEA/Spring-2015/2015a_rognlie.pdf?la=en
    Si vous voulez du solide et du gratuit sur Piketty, vous avez les papiers de Mankiw et de McCloskey (entre autres), ici :
    https://www.aeaweb.org/aea/2015conference/program/retrieve.php?pdfid=520
    http://www.deirdremccloskey.org/docs/pdf/PikettyReviewEssay.pdf

    comme dit Clive Crooks : « J’avançais que l’erreur du livre était de défendre une théorie qu’il ne parvenait pas à soutenir. Piketty dit que le capitalisme contient une contradiction fondamentale : dans la nature du système, les inégalités de revenus et de richesses tendent à augmenter de façon inexorable, et la ploutocratie en est la conséquence logique. Il délivre une théorie de circonstance pour soutenir tout cela, mais cela est loin d’être une théorie, plutôt un mélange d’identités comptables et de suppositions. Les chiffres du livre lui-même ne prouvent rien non plus. Et cela tout en considérant alors que les chiffres étaient corrects… ».

    Piketty a fait 70 références à Marx dans son torchon, bouquin pardon.
    Ludwig von Mises et Eugen von Böhm-Bawerk qui sont des auteurs importants au sujet des théories du capital et de ses taux de revient ont été cités combien de fois ? pas bcp.
    Et même David Ricardo, à qui monsieur (comme Marx d’ailleurs) avoue avoir un intérêt pour lui, n’est pas davantage analyser, lui qui a aussi une théorie sur l’accumulation du capital.

    http://fr.irefeurope.org/Richesses-et-croissance-les-tromperies-statistiques-de-Thomas-Piketty,a2892

    Piketty cite toujours des périodes qui l’arrange. Par exemple, quand il parle de concentration du capital, il part toujours de 1918, quand tout le capital d’Europe avait été annihilé. En fait, si on regarde les concentrations actuelles, elles sont comparables à 1900. En fait, ce qu’il nous dit vraiment, c’est qu’il a fallu 100 ans pour se remettre de la première guerre mondiale.

    http://blog.turgot.org/index.php?post/Conference-Piketty

  • Je vous conseille de lire : « Anti-Piketty : vive le capital au XXIe siècle ! » de Jean-Philippe Delsol, Nicolas Lecaussin et Emmanuel Martin ainsi que « Piketty au piquet ! » de Frédéric Georges-Tudo, livre moins sérieux mais intéressant

    PIKETTY démolit par Krugman : http://www.nytimes.com/2015/08/03/books/review-the-economics-of-inequality-by-thomas-piketty.html?_r=2
    Si même des idéologues gauchistes comme Krugman ne sont pas d’accord avec lui
    Vidéo intéressante sur piketty : https://www.youtube.com/watch?v=aL90pISm7Y8

    Une étude du FMI démonte la thèse de Piketty : https://www.imf.org/external/pubs/ft/wp/2016/wp16160.pdf

  • On voit le résultat des politiques préconisés par Piketty. Il fut écouté par le candidat François Hollande qui, dans son programme (page 17), reprenait à son compte l’intitulé de son livre précédent (« Pour une révolution fiscale »). Lors d’un entretien réalisé par Mediapart le 28 janvier 2011, François Hollande affirmait ainsi « le constat est implacable : on paye d’autant plus d’impôts qu’on a de bas revenus, on a un système antiredistributif ». Mais le diagnostic fait par l’économiste était erroné. http://www.lopinion.fr/13-mai-2014/philippe-aghion-theorie-piketty-est-contestable-ainsi-que-l-analyse-empirique-qu-il Prendre en compte ce qui permet réellement de comparer la pression fiscale entre les catégories des 50 millions de Français majeurs permet d’effectuer un premier correctif sur ses résultats et de montrer que l’on passe de 24 à 40 % d’imposition sur l’échelle des revenus, au lieu de 40 à 33 %. Puis en intégrant les prestations, la courbe passe de 17 à 40 % ! Notre système d’impôt sur le revenu est donc nettement progressif. Confiant dans le diagnostic erroné, le caricaturant même, François Hollande a commencé son mandat en imposant… tous ceux qui payent l’impôt sur le revenu, classes moyennes et supérieures, qui dans son esprit pouvaient supporter sans problème une hausse de prélèvements ! On sait désormais quelles ont été les conséquences dramatiques pour l’économie de cette politique fiscale.

  • jacques1er fév. 1h25
    Tous les égalitaristes perdent toute crédibilité quand on voit qu’ils passent sous silence le rôle joué par l’état dans la montée des inégalités. Par exemple, les banques centrales jouent un grande rôle dans la montée des inégalités expliquée ici
    http://davidstockmanscontracorner.com/how-central-banks-cause-income-inequality-mises-org/
    Pourtant, les gauchistes ne parlent jamais de cela. Cela me fait marré tous les gauchistes qui sont immigrationnistes et qui sont favorable aux QE: les QE creusent les inégalités tout comme l’immigration dans les pays riches accroissent les inégalités dans ces pays. C’est incohérent de défendre l’immigration puis reprocher qu’il y a trop d’inégalités dans notre pays. http://www.emploi-2017.org/quel-lien-entre-immigration-et-inegalites,a0478.html L’université de Linnæus a démontré que sans l’immigration les inégalités n’avaient pas augmenté en Suède. Je pense que dans bcp de pays riches, si on faisait de tels études, on arriverait à de tels résultats à savoir que sans l’immigration, il n’y a pas eu d’augmentation des inégalités.
    Attention, ce n’est pas pour cela qu’il faut être contre l’immigration. De nombreuses études ont montré le bienfait de l’immigration au niveau économique notamment les études du PNUD, de l’OCDE ou encore pour la France de l’université de Lille.

    jacques1er fév. 1h26
    Le problème vient du fait que les socialistes ont tellement influencé les gens avec les inégalités sociales. ils ont fait des inégalités sociales un problème majeur d’aujourd’hui alors que le vrai problème vient de la pauvreté et non pas des inégalités sociales. les libéraux s’occupent du problème de la pauvreté mais pas de la lutte contre les inégalités car les libéraux sont pour l’égalité de droit. or l’égalitarisme s’oppose aux inégalités de droit. l’égalitarisme sous ses airs de bons sentiments charitables n’est que motivé par la jalousie et l’envie. http://www.contrepoints.org/2011/01/06/10334-etre-de-gauche-intolerant-et-peu-genereux
    http://www.contrepoints.org/2011/04/13/21001-radins-envieux-racistes-et-intolerants-les-socialistes-et-les-anticapitalistes http://www.contrepoints.org/2010/10/04/2621-gauche-intolerance-generosite-droite-liberalisme
    Ce que je trouve marrant c’est que les gens qui veulent combattre les inégalités ne parlent jamais de la mobilité sociale. que faut il mieux vivre dans un pays certes où il y a plus d’égalité sociale mais où les pauvres n’ont aucune chance de changer de classes sociales, de devenir riches. ils sont condamnés à rester des assistés toute leur vie, à dépendre de l’aide sociale. ou bien vivre dans pays où il y a plus d’inégalité mais où il y a une grande mobilité sociale, càd que les pauvres peuvent devenir plus riches, passer dans une autre classe. dans ce genre de société, le mérité personnel importe beaucoup plus et conditionne beaucoup plus notre condition sociale ?? perso, je préfère la seconde option que je trouve plus juste à la première. or comme par hasard, plus un pays est socialiste moins il y a de mobilité sociale. les économistes qui combattent les inégalités ne s’intéressent jamais aux effets secondaires négatifs qu’entraine leurs solutions pour lutter contre les inégalités. or la lutte contre les inégalités mènent en un appauvrissement général (y compris des pauvres). de manière plus général, l’égalitarisme mène au nivellement vers le bas ( regardez les politiques désastrueuses mises en place dans l’enseignement pour lutter contre les inégalités qui mènent à un abaissement général du niveau de l’enseignement). sans oublié le fait que la lutte contre les inégalités nuisent à la mobilité sociale.
    Imaginons qu’on est d’accord que les inégalités sociales sont un vrai problème. il y a plusieurs questions à se poser. 1 est ce que les inégalités s’accroissent ? à l’échelle de la France ce n’est pas le cas mais l’échelle mondiale, la réponse est ,sans doute, oui mais les socialistes comme piketty ont une tendance à exagérer fortement (voir très fortement) les inégalités. ils n’hésitent pas à truquer leurs chiffres, à prendre juste les statistiques qui les arrangent (en écartant les stats qui les dérangeraient). 2. qu’est ce qui cause les inégalités ?? là, les socialistes ont (en grande partie ) faux car ils ne parlent pas de certains facteurs (la politique des banque centrale, le capitalisme de connivence,….) et certains des facteurs qui ,selon eux, accroisseraient les inégalités sont plus que contestable. il n’existe aucune preuve concrète. 3. comment combattre les inégalités ? certaines de leurs solutions sont aussi très contestables. on risque de voir ce qui s’est passé dans les pays communistes avec d’un coté la population qui crève de faim et de l’autre, les dirigeants membre du parti qui sont milliardaires. 4. est ce que les solutions proposés pour combattre les inégalités n’ont elles pas plus d’effets négatifs que d’effets positifs ??? là, la réponse est clairement oui. ces solutions nt plus d’effets négatifs que d’éffets positifs. cela conduit à un appauvrissement généralisé.
    Les inégalités sociales ou régionales ne se sont et ne se résoudront jamais pas des moyens légaux ni par des manipulations financières.
    D’une part parce que certains ne veulent tout simplement pas quitter leurs positions de joyeux pauvres (artistes, certains SDF etc.), d’autre part parce que la richesse est une notion relative donc on ne peut tous s’enrichir de la même manière (exemple, un chômeur pour quitter sa condition aurait peut être davantage besoin de savoir « séduire » un patron qu’il aura besoin d’argent) et finalement, on revient en arrière, il faut que les gens créent le mouvement. Si le pauvre ne fait pas d’efforts pour s’en sortir tout l’argent et tous les mécanismes du monde ne le tireront pas de là. Pareil pour le riche, si vous le protéger alors que ces pratiques ne sont pas bonnes il ne changera jamais donc ne fera jamais avancer la société.
    À l’inverse on voit que l’État accroît les inégalités en distribuant à ces groupes favoris, en donnant des services uniformes qui ne sont pas adaptés à tous, en incitant à rester là où l’on est.

  • contrairement à ce que dit Piketty, la majorité des riches sont des entrepreneurs (ce sont eux qui créent la richesse et l’entreprenariat) et non pas des rentiers ou des banques.
    http://www.emploi-2017.org/parmi-les-tres-riches-combien-d-entrepreneurs.html
    http://www.contrepoints.org/2013/04/26/122706-les-inegalites-sociales-ne-sont-pas-des-injustices
    http://www.contrepoints.org/2013/04/18/121943-qui-sont-les-tres-riches-americains
    http://ordrespontane.blogspot.be/2011/11/occupy-ton-temps-autre-chose.html
    http://www.contrepoints.org/2011/12/17/60581-les-riches-entre-la-realite-et-la-caricature
    http://www.emploi-2017.org/une-question-fondamentale-ignoree-des-economistes,a0352.html
    http://www.emploi-2017.org/les-riches-sont-d-abord-des-entrepreneurs.html
    http://www.contrepoints.org/2011/11/13/55189-le-vrai-visage-du-1
    http://www.emploi-2017.org/risque-entrepreneurial-inegalites-et-richesse.html
    http://www.emploi-2017.org/meme-les-milliardaires-francais-creent-la-richesse,a0380
    https://www.contrepoints.org/2016/03/15/242829-qui-sont-les-riches-en-france
    la plupart des super riches ne le reste pas longtemps.
    http://www.contrepoints.org/2014/01/16/153456-la-roue-tourne-ultra-riches-et-biais-de-selection
    http://www.contrepoints.org/2014/01/18/153662-les-tres-riches-ne-le-restent-pas-longtemps
    http://www.contrepoints.org/2014/06/03/167232-ou-sont-les-super-riches-de-1987
    la plupart des politiciens de gauche font partie du fameux 1 %: http://www.contrepoints.org/2012/01/25/66226-la-nouvelle-aristocratie-de-francois-hollande-le-1-cest-lui-pas-nous
    la mobilité parmi les 10 % des plus riches est absolument impressionnante. http://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0133513
    La plupart des riches viennent des classes moyennes. http://fr.irefeurope.org/77-des-riches-proviennent-des-classes-moyennes-ou-pauvres,a4133

  • Les résultats des études sur les inégalités sont faussées car elles ne tiennent pas compte de certains facteurs notamment les transferts sociaux, l’âge des enquêtés ( un jeune travailleur aura toujours un patrimoine bien moindre qu’un travailleur en fin de carrière), l’immigration massive ( la principale cause des montées des inégalités dans les pays développés). http://www.emploi-2017.org/usa-enrichir-les-pauvres-accroit-il-les-inegalites,a0473.html

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