Manger du pain, c’est mauvais pour le climat

Un chercheur de l’Université de Sheffield s’est penché sur l’impact carbone du pain. Selon lui, manger du pain est mauvais pour le climat.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Manger du pain, c’est mauvais pour le climat

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 10 avril 2017
- A +

Par Jacques Henry.

En Grande-Bretagne, pays où a été réalisée l’étude évoquée dans cet article, il se vend chaque jour 12 millions de miches de pain. Le pain constitue en effet l’une des bases de la nourriture outre-Manche dès le petit-déjeuner avec oeufs brouillés et bacon puis la marmelade irremplaçable pour le palais d’un Briton.

Le pain, c’est mauvais pour le climat

Le Docteur Liam Goucher du Centre Grantham pour le « Futur Renouvelable » de l’Université de Sheffield s’est penché sur l’impact carbone du pain. Il fallait y penser ! Et comme de bien entendu cet institut au nom ronflant a accouché d’un pamphlet de couleur verte rappelant celle des champs de blé au début du printemps. Le pain c’est mauvais pour le climat, point barre.

Le seul nitrate d’ammonium épandu dans les champs de blé représente à lui seul 43% de l’empreinte carbone du pain. Le reste ce sont les fours pour la cuisson, le transport, les emballages … et la respiration des consommateurs.

Goucher s’étonne que le public ne s’intéresse qu’à sa santé et non au bien-être des animaux dont la viande sert de nourriture quand il s’agit d’alimentation, oubliant totalement le climat.

En plus d’être grosse consommatrice d’énergie la production d’engrais azotés pour faire pousser du blé émet également des gaz à effet de serre dans les champs lors de la dégradation de ces derniers. J’avoue que j’ai tenté de comprendre comment le nitrate d’ammonium pouvait émettre des gaz à effet de serre, je n’y suis pas arrivé.

Il faut encore réduire les gaz à effet de serre

Cet institut de recherche prône un changement total des habitudes de culture afin de réduire drastiquement la production de gaz à effet de serre par l’« industrie agricole », qui utilise des fertilisants uniquement pour réaliser des profits sans se soucier de l’environnement un seul instant. Cet institut parle alors pompeusement d’agriculture raisonnée … C’est quoi au juste ?

Lorsque j’étais encore un enfant les paysans des fermes de mon hameau natal épandaient le purin et le fumier dans les champs, c’était moins coûteux que les engrais azotés. Ça sentait mauvais, certes, mais c’était très efficace.

Cette pratique ancestrale très commune en polyculture qui, malheureusement, a pratiquement disparu a été très fortement limitée voire interdite à certaines périodes de l’année par des bureaucrates de la Commission Européenne, qui n’ont jamais touché de la terre à pleine main de leur vie, pour des raisons environnementales et sanitaires.

Aujourd’hui les agriculteurs pratiquant la polyculture ou l’élevage entassent le fumier au bout d’un champ mais n’ont plus le droit de l’épandre une bonne partie de l’année. Le purin doit être évacué par des entreprises spécialisées pour être traité comme une vulgaire eau d’égout urbain alors qu’il représente une source d’azote unique. Les agriculteurs sont donc obligés en raison de toutes ces régulations stupides d’acheter des engrais azotés de synthèse.

Vers un blé génétiquement modifié ?

L’un des objectifs à long terme de cet institut qui ne vit que de « subventions climatiques » est de créer un blé qui fixerait tout seul l’azote atmosphérique. On en est loin dans la mesure où toute tentative de modification génétique du blé s’est heurtée à un veto instantané des autorités de régulation, elles aussi caviardées par les mouvement écologistes, comme l’est d’ailleurs l’Université de Sheffield, mais aussi des agriculteurs et des consommateurs.

Du blé génétiquement modifié, quelle horreur ! Bienvenue dans un monde meilleur sans fertilisants de synthèse, avec un pain dix fois plus cher et surtaxé comme toutes les denrées alimentaires rares … La bêtise humaine n’a, de toute évidence, pas de limite connue.

Sur le web

Voir les commentaires (16)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (16)
  • il n’est pas interdit d’utiliser du fumier…

    • Sauf disposition local à la discrétion de la mairie pour lutter contre les désagréments olfactifs.

    • Sauf que le fumier, qui grouille littéralement d’agents pathogènes, les écolos le conseillent pour fertiliser les cultures bios! Beurk, si vous trouvez cela hygiénique et sain moi je veux bien mais je refuse de manger des aliments qui poussent dans la merde, et qui sont de plus beaucoup lus chers!

  • les agriculteurs sont nombreux ; pourquoi ne s’assoient t’ils pas sur les décisions débiles de la commission européennes ? pourquoi ne ruent ils pas dans les brancards ? et ce docteur qui a pondu une telle bétise , ne se rend t’il pas compte que sa présence sur terre , c’est mauvais pour le climat ?

    • véra: les agriculteurs sont nombreux

      2,27% des électeurs français, ils ne représentent quasi rien par rapport aux élus et à leurs amis, les prédicateurs d’apocalypse écolos de salon qui ont tous leur « idée » de ce que devrait être l’agriculture.

  • La synthèse industrielle des nitrates demande en effet beaucoup d’énergie. Cependant, la nature l’effectue sans dommage, chez les légumineuses, grâce à l’énergie fournie par la photosynthèse, en fixant l’azote gazeux sous forme organique. Grâce à la culture classique (biologique?) qui recycle l’azote organique par la décomposition contrôlée des fumiers et des lisiers, les coûts financiers et énergétiques de l’apport azoté peuvent être réduits. Le blé, comme beaucoup d’autres espèces cultivées et comme les arbres, fixent le CO2 sous forme organique et le tout se recycle, sans limite. Les scientifiques qui reçoivent des gouvernements guidés par la pensée unique, de l’argent pour effectuer des recherches ne peuvent continuer à recevoir leur manne (en farine de blé?) que s’ils « découvrent » des incongruités renforçant cette pensée unique. Comme en matière de climat, ils sont donc suspects, de la même manière qu’un médecin qui prescrirait les médicaments de l’entreprise dans laquelle il est conseiller médical.

  • « Lorsque j’étais encore un enfant les paysans des fermes de mon hameau natal épandaient le purin et le fumier dans les champs, c’était moins coûteux que les engrais azotés. Ça sentait mauvais, certes, mais c’était très efficace. »

    Dans ce cycle, l’effet pratique est que des éléments fertilisants prélevés sur le site A – notamment des prairies – sont épandus sur le site B – ici les champs.

    Si le blé produit sur les champs est vendu pour produire du pain pour les citadins qui, comme chacun sait, font dans l’eau potable qui ne l’est plus après l’opération et passe (normalement) dans des stations d’épuration, ce blé emmène avec lui des éléments fertilisants pour lesquels il n’y a pas de compensation, sauf à apporter des engrais minéraux/chimiques.

    La « fertilisation » organique tant vantée pour l’agriculture biologique est une illusion. Certains sites s’appauvrissent au profit d’autres, et le système global s’appauvrit.

    C’est un peu plus compliqué pour l’azote du fait des apports atmosphériques et biologiques par les légumineuses. Mais ceux-ci sont loin de suffire pour une agriculture productive… celle qui fournit du pain aux citadins.

    Notez que l’agriculture biologique peut compenser par des matières fertilisantes telles que les fientes de volailles, le sang séché, les poudres d’os provenant à l’origine de l’agriculture conventionnelle. C’est ni plus ni moins que de l’azote de synthèse transformé en matière organique.

    Enfin, nous produisons de l’azote en utilisant des énergies fossiles (du gaz, dont une partie serait de toute manière perdu par les torchères). Mais on peut aussi le produire avec de l’électricité, certes avec un rendement (actuellement) moindre, mais éventuellement nucléaire ou « renouvelable’ ».

  • TOUT est dangereux pour le « Climat » : Il suffit de rechercher les nano doses de ceci ou les micro portions de cela.
    Mais que voulez-vous, y’a bon subventions et financements, du moment que c’est pour « Sauver la Planète »
    Amen ! Allez en paix mon frère et vous réciterez trois Pater… euh non, « Donnez-nous notre pain quotidien », c’est définitivement pas politiquement et climatiquement correct.

  • Ce qui est mauvais pour le climat c’est la bêtise humaine, pas le pain!

  • Rendu là. qu’ils nous pindent une étude sur le fait que l’Homme est la source de tous les problèmes et qu’on organise des stérilisation de masse. Et pourquoi pas éliminer les gens à partir de 65 ans. Plus de retraite à payée en plus.

    • pindent = ponde.

      ça a fait tilt dans ma tête.

    • Pour les écolos radicaux, tels Paul Ehrlich, l’homme est un danger pour la planète, qu’il faudrait éradiquer. Ce n’est donc pas exagérer de leur reprocher ce qu’ils préconisent. Ils dénoncent en effet la surpopulation qui détruit la planète!

  • Einstein disait que la seule notion de l’infini que l’on avait était la bêtise humaine. Le blé est déjà un OGM car le fruit de 3 plantes différentes!

    • Le blé actuel ( triticum vulgare) est une plante hexaploïde (48 chromosomes) très éloigné du triticum spelta diploïde (16 chromosomes) qui existait à l’état sauvage.

  • sauf erreur je pensai que le lisier pouvait s épandre mais en utilisant un produit éliminant les Odeurs.
    j ai passé 48 h horrible car le paysan a épandu dans le champs jouxtant ma propriété!
    envie de vomir tellement les odeurs étaient fortes.
    ce n est pas normal
    cependant si le produit anti odeur existe ce que je crois
    pourquoi n est il pas utilisé obligatoirement?
    oui à utiliser ce que la nature nous permet mais avec des Précaution Elémentaire.
    ceci nous permettrait fe ne plus utiliser de produits de synthèse
    « au moins pire »

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
12
Sauvegarder cet article

Nouvelles gesticulations gouvernementales alors que des orages assez violents ont traversé la France il y a quelques jours : pour les ministricules de la République, pas de doute, voilà un nouveau signe du réchauffement climatique forcément anthropique contre lequel il faut lutter au quotidien, de préférence avec des petits gestes inutiles mais religieusement effectués pour apaiser Gaïa.

C'est ainsi qu'Amélie de Montchalin, propulsée ministre des Trucs Verts en Transition après cinq années de succès retentissants au service de la Macro... Poursuivre la lecture

« Papy ! Ma prof d'histoire-géo a dit que le glyphosate est cancérigène ». Mon petit-fils a osé contester... Résultat : une menace de punition (dit-il)... Petite plongée dans le formatage des jeunes cerveaux.

Mon petit-fils m'a montré son cahier avec, collé dedans comme c'est maintenant d'un usage répandu, une page intitulée « Fiche de révisions sur l'AGRICULTURE FRANÇAISE ».

J'imagine cette fiche utilisée à Paris, pour et par des élèves qui ne sont jamais sortis au-delà du périphérique...

 

Des « savoirs » à « m... Poursuivre la lecture

Un ami taquin me présente hier 5 mars une amie allemande qui travaille à la Commission européenne. Courtois, j’entame la conversation. Après deux phrases, madame Von Strumphflüdel (si j’ai bien compris) tient à m’informer du fait qu’elle se rendra bientôt en Inde en train, bien sûr.

— Of course. Êtes-vous peut-être écologiste ?

D’un air humble, les lèvres légèrement pincées, les yeux se baissent, le visage s’incline imperceptiblement, dans une posture nettement christique :

— Je ne suis pas parfaite, mais je tente de cont... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles