Macron, Hamon, Mélenchon, Le Pen : ils veulent tous plus d’État !

Finalement, ils seront 11 candidats aux présidentielles de 2017. Une particularité française : la plupart d’entre eux présenteront des programmes économiques anti-libéraux, voire marxistes.

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Macron, Hamon, Mélenchon, Le Pen : ils veulent tous plus d’État !

Publié le 21 mars 2017
- A +

Par Nicolas Lecaussin.
Un article de l’Iref-Europe

Il y a d’abord le groupe des communistes. Oui, en France, en 2017, trois candidats – Philippe Poutou, Jean-Luc Mélenchon et Nathalie Arthaud – se réclament ouvertement de l’idéologie communiste. Trois autres – Jean Lassalle, Jacques Cheminade et François Asselineau – n’ont pas grand chose à leur envier : dans leur programme, des places de choix sont accordées à l’interventionnisme étatique, à la lutte contre « l’oppression financière » et au rejet de l’Europe et de l’Amérique considérées comme étant à l’origine de tous les maux de la France.

On peut très bien ajouter à cette liste Marine Le Pen et Benoît Hamon dont les programmes économiques sont étatistes et protectionnistes.

À côté des attaques contre l’Europe et la mondialisation, Nicolas Dupont-Aignan fait quelques propositions fiscales de bon sens comme la baisse de l’Impôt sur les sociétés ou l’orientation de l’épargne vers les entreprises et l’innovation mais tout le reste n’est qu’une liste de promesses faites à toutes les catégories de la population, s’appuyant sur un État-providence encore renforcé.

Universaliser l’assurance chômage

Emmanuel Macron propose lui aussi davantage d’État en « universalisant » le système d’assurance chômage et en voulant redistribuer. Seul, François Fillon a le courage de faire des propositions pour plus de libertés économiques, même si son recul dans le secteur de la Santé est évident.

La très grande majorité des candidats (9 sur 11) s’attaque à la finance. C’est le coupable idéal car invisible et facile à attaquer. Ces candidats savent-ils que c’est la finance qui prête à la France ? C’est grâce aux marchés financiers que la France trouve l’argent pour payer son État. Pour des raisons électoralistes, par incompétence souvent aussi, on préfère accuser la finance, à l’Amérique, à l’Europe ou à la mondialisation. Difficile de croire que la France s’en sortira avec ce genre de candidats.

Peut-être devraient-ils prêter attention aux résultats des élections aux Pays-Bas. C’est la coalition de centre-droit menée par le Premier ministre Mark Rutte qui a gagné. Les Néerlandais ont voté pour le candidat qui a tenu un discours sévère envers les immigrés qui ne respectent pas les lois, mais un candidat qui n’hésite pas à vanter les mérites du libéralisme économique. Il ne s’en est pas pris à la finance mondiale, il a préféré donner plus d’air à l’économie. Les Pays-Bas sont aujourd’hui l’un des pays les plus libéraux au monde avec une économie en très bonne santé. Ses électeurs ont très bien compris cela.

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  • à mon sens, l’heure est au social-libéralisme:
    laisser faire, que l’Etat s’occupe du régalien quoique de façon la plus économe et moins dépensière possible (genre arreter certaines guerres inutilement couteuses) + autres à définir (santé, éducation, accès à l’eau), qu’il sert de correctif (protection de l’environnement, faire jouer la solidarité via une gestion plus locale).
    Sauf certaines associations d’utilité publique, couper les subventions aux entreprises et aux médias (quoique que les médias se fassent acheter par un Bolloré ou par la France c’est la meme merde).

    • La Santé ? L’Education ? Je crois que vous avez oublié la Culture aussi, pour être tout à fait complet dans le manuel du petit interventionniste.

      • je sens de l’aigreur dans vos paroles
        vous n’avez pas pu vous offrir le dernier smartphone c’est ça ?

        • Bof, pas vraiment, le mien n’est pas tout jeune mais me convient bien, merci.

          Mon aigreur vient du fait que je n’en peux plus d’entendre toujours la même rengaine colbertiste : l’Etat doit s’occuper de tout un tas de choses et plus encore (associations d’utilité publique, mon Dieu, et sur quel critère ? Moi par exemple je fais du water-polo, alors je ne comprends pas pourquoi le club d’escrime de mon patelin obtient plus de subventions que le mien. Ils sont pourtant tous deux d’utilité publique, non ? Puisqu’ils incitent l’honnête Citoyen à faire du sport – Manger, Bouger comme le dit l’Assurance Maladie) – vous voyez l’idée ?
          Un petit exemple de tous les jours pour vous montrer que l’intervention de l’Etat dans tous les secteurs que vous mentionnez est immorale, parce que c’est à coup sûr la porte ouverte à toutes les corruptions : la prévarication, le népotisme, le clientélisme, la démagogie, la dissimulation. Plus il y a d’argent public en jeu, et plus le sport national consistera à se servir dans la caisse, puisque c’est beaucoup moins difficile que de gagner de l’argent soi-même.
          L’heure est déjà au social-libéralisme, et on voit ce que ça donne, avec cette tendance marquée à l’interventionnisme, sous prétexte de « corriger les dérives du libéralisme » – en vrai, pour servir les copains et piquer dans la caisse. Le libéralisme n’est que de façade : on fait croire à la liberté d’expression, on fait croire à la concurrence libre et non faussée, on fait croire à la démocratie parfaite, on fait croire à l’égalité devant la Justice. Mais dans les faits, c’est une autre limonade. Donc oui, je suis aigre.

          • quand je parle d’association, on sait lesquelles 😉 assoc de solidarité et de cohésion sociale qui, si elles n’existaient pas, n’auraient pas pu rendre le pays plus vivable et une association est obligée d’opérer une stratégie de diversification des revenus (dons, subventions, ventes de produits avec bénéfices reversés…etc). Exemple: association Coexister qui se veut pacifier les relations entre différents croyants par des rencontres interreligieuses (chrétiens, musulmans, juifs, athées…etc) et dans ce monde qui est le notre vu la montée des intégrismes, quel sain d’esprit peut prétendre que ce genre d’associations n’est pas d’utilité publique ?
            Maintenant, le mieux avec ce type d’associations c’est qu’elles sont plus efficaces sur le terrain que l’appareil administratif qui prétend faire du social. Et parce qu’une association diversifie ses revenus, elle n’aura jamais besoin d’etre subventionnée en totalité. Rien n’empeche de créer des aides ponctuelles et non continues 😉

            Pour la concurrence libre et non faussée, tout ça…qui fait du lobbying ? Qui détient réellement les merdias ?Bien sur qu’on est dans un capitalisme de connivence mais n’est-ce pas une conséquence naturelle du libéralisme économique ? A moins de faire des lois anti-trust (qui sonnerait antilibéral pour les libéraux: encourager la concurrence vs. ne pas se meler des affaires des acteurs privés ?); et si on en fait pas, nul besoin de subventions pour les entreprises en difficulté 🙂 il suffit qu’il y ait des rachats et rachats après rachats d’entreprises par de grosses entreprises, la grosse entreprise devient plus grosse. Et qui dit accumulation des richesses dit pouvoir et le pouvoir d’influer sur les lois.
            Beaucoup de multinationales sont exemptées d’impots pendant que les PME croulent sous des impots non payés, et quand bien meme l’Etat se limiterait au régalien, elles seraient les seules à supporter le poids de l’impot avec les particuliers (surtout les classes moyennes). La faute à qui ? Le corrompu ou le corrupteur ?

            • Les plus grosses entreprises ne paient pas d’impôts : premièrement c’est faux mais si elles en paient moins c’est la faute à une fiscalité bien trop complexe et bien trop lourde, il ne devrait y avoir aucune niche et un IS bas.

              Subventions aux entreprises : il n’en faudrait en effet aucune, qu’elles soient « en difficultés » ou non

              Les grosses entreprises grossissent de plus en plus : La faute à la reglementation de plus en plus complexe qui donne une prime à la taille.

              • Je ne nie pas l’optimisation fiscale, mais on compare des résultats consolidés de plusieurs pays et l’impots payé sur les bénéfices réalisés en France…

            • Bonjour becurious

              « Bien sur qu’on est dans un capitalisme de connivence mais n’est-ce pas une conséquence naturelle du libéralisme économique ? »

              Le capitalisme de connivence existe seulement parce que l’état intervient dans le marché par des réglementations.

              Retirez les réglementations, plus de lobbies pour favoriser les entreprises.

              Encore une fois, le libéralisme n’est pas pro-business, il demande juste à l’état d’être neutre et de se limiter à ses fonctions régaliennes.

  • Pour Monsieur Lecaussion: S’il vous plait! Renseignez vous !!!

    « Mark RUTTE sur le fil du rasoir », « Rappel à l’ordre de Mark RUTTE », « Du bout des lèvres pour Mark Rutte », « Avenir difficile pour le PPLD de M Rutte », Pas vraiment de confiance en M Rutte »…
    J’arrête les titres de la presse au sujet de la perte de du PPLD de 15% de son électorat et de sa représentation en Chambre ?
    Regardez les résultats des élections, simplement.
    Si vous analysez les résultats de ces élections en fonction de l’évolution du pouvoir d’achat et des salaires moyens, vous comprendrez que les électeurs hollandais ont le même réflexe qu’en France: ils ne votent plus pour un candidat, ils choisissent le moins délabré!
    Les manifestations contre les lobbys financiers et la politique européenne ne sont pas relayées par les médias français. C’est pourtant une réalité quotidienne à La Haye.
    Dire que le pays se porte bien , c’est exactement faire la même erreur que pour l’Allemagne, le pays n’est pas que quelques grosses entreprises reines de l’export, c’est aussi ses citoyens qui perdent en pouvoir d’achat, en sécurité des retraites, qui voient les impôts se multiplier et les prélèvements augmenter chaque année.

    • Si le pouvoir d’achat n’est pas à la hauteur de la bonne santé économique des Pays Bas et de l’Allemagne, c’est parce que ces deux pays, excédentaires, sont exactement dans la position de l’aubergiste qui donne chaque jour 20€ à chacun de ses clients pour qu’ils prennent un repas à 20€ dans son auberge. Dit autrement, une partie des travailleurs hollandais et allemands travaillent gratuitement pour les dirigeants des autres états européens et leurs clientèles. Pour s’extraire de ce piège, une seule solution : que le peuple oblige les dirigeants de ces pays à renoncer aux créances fictives sur les autres états européens et à quitter l’euro le plus vite possible. C’est loin d’être gagné d’avance parce qu’il n’est pas du tout certain qu’une majorité de citoyens de ces pays le comprennent, encore moins qu’ils parviennent à élire des dirigeants qui appliqueraient vraiment une telle politique. Les résultats des dernières élections aux Pays Bas laissent peu d’espoir à ce sujet.

      • Cette image de l’aubergiste est assez française, mais peu adaptée à l’Allemagne ou à la Hollande.

        Vous connaissez les priorités de Mr Schäuble comme celles de Dijsselboem ce ne sont certainement pas le bien être des citoyens, mais la santé financière de leurs pays, au sens Bruxellois du terme.
        Les résultats sont assez variés, surtout pour les équipements (militaires, scolaires, hospitaliers,…) les infrastructures (ponts et routes ) et au niveau social (retraites en retard ou non validées).

        Qu’on ne fasse pas de populisme démagogue, oui, mais que sous prétexte de finances saines, on reporte les investissements de maintenance, de santé, de protection sociales ou de recherche, je doute que le calcul s’avère judicieux in fine.

        Par ailleurs le taux d’imposition des entreprises (surtout les gros exportatrices) est ridiculement bas et ne profite pas aux pays (Benz, VW, Bayer, ING, Rabobank…. ne paie pratiquement jamais d’impôts sur le revenu et je tiens la liste à votre disposition)

        Lisez la presse hollandaise au moins, le Hollandais est une des langues les plus simple (400 mots) , très proche de l’Anglais (saupoudré d’Allemand)

        • Il me semble que vous n’avez rien compris à mon explication de la faiblesse relative du pouvoir d’achat des Hollandais et des Allemands car vous n’y répondez en rien. Avant d’apprendre les langues étrangères, il conviendrait de savoir lire la sienne et de savoir s’en servir pour répondre à des arguments.
          Ainsi vous affirmez que l’image de l’aubergiste serait « peu adaptée ». J’aurais aimé que vous m’expliquiez en quoi.
          Suivent quelques affirmations (dont j’ignore la véracité) qui ne feraient que confirmer que les dirigeants hollandais et allemands mènent bien une politique opposée à l’intérêt de leurs peuples qui sont bien les grands perdants de l’euro.
          Car comment consacrer des ressources (donc du travail, seul producteur de richesses) au bien être des citoyens (santé, éducation, retraites …) quand une bonne partie des travailleurs du pays sont mobilisés pour produire des biens et services achetés à crédit par des gens qui ne leur donnent rien en échange et ne les rembourseront jamais ? Ces travailleurs mobilisés pour l’exportation perçoivent un salaire avec lequel ils achètent des biens et services produits par ceux des autres secteurs (s’ils achetaient à des étranger il n’y aurait pas d’excédent commercial). Ils sont donc une charge pour l’ensemble des autres travailleurs.
          La prétendue faiblesse des taux d’imposition des grandes entreprises n’est en rien une explication. Les peuples prospères sont ceux où les taux d’imposition sont les plus faibles, car il faut bien que les bénéfices, s’il y en a, s’investissent quelque part où ils augmenteront la productivité, la production
          et pour finir, le bien être de chacun. Les bénéfices seront toujours mieux utilisés par ceux qui ont été capables de les générer que par les incapables de l’état. Encore faut-il qu’ils soient réels et non fictifs (constitués de créances irrécupérables).

  • J’ai également été choqué de voir à quel point tous ne parle que d’augmenter les dépenses publiques. Quand on sait que la France atteint le record de 57% de son PIB en dépenses, faudra qu’on m’explique comment tout ça va être payé…

    Après c’est sûr que la finance a bon dos et qu’il est intolérable que des banques privées puissent prêter à 5%+ à des Etats, alors qu’elles se financent elles-mêmes à des taux dérisoires proches de 0%. Cependant, il ne faut pas voir Etat et finance comme 2 entités différentes, ne pas croire que l’Etat via ses acteurs politiques ne sont pas complices de ce système. Si la planche à billet a été donnée à des banques centrales indépendantes, ce n’est certainement pas au détriment de la volonté des hommes politiques, mais certainement pour qu’ils puissent se déresponsabiliser de leurs comportements infantiles et irresponsables et tout ce corporatisme de haut vol bien-sûr se fait au détriment du contribuable qui lui n’a pas son mot à dire.

    D’un côté vous avez les banques usurières qui s’enrichissent, de l’autre des Etats totalement irresponsable qui ne cherchent qu’à gaspiller, si par malheur ils récupéreraient la création monétaire, sans réforme constitutionnelle totale, en l’état des choses l’Europe ressemblerait certainement à l’Allemagne des années 20.

    Tout ceci s’explique par des bases comportementales propres à l’être humain. Il suffit de regarder ce que Milton Friedman définit comme les 4 manières de dépenser l’argent pour le comprendre. Qu’arrive-t-il lorsque vous dépensez l’argent de quelqu’un d’autre pour quelqu’un d’autre? Bha vous devenez un distributeur d’aides sociales, vous ne cherchez ni à faire attention à l’argent ni à accorder de l’importance à la qualité des biens et services que vous proposez: cela ne vous concerne pas.

    Le problème auquel ne faisons face aujourd’hui est simple: les Etats via la classe politique sont totalement hors de la réalité, beaucoup ne pensent qu’à tirer des privilèges de leur situation, à dépenser sans compter sur le dos du contribuable et lorsque le peuple gronde un peu trop, bha c’est pas grave on va augmenter les dépenses pour les clamer de toute façon ça sera eux qui paieront.

    Il n’y a qu’un énorme réforme constitutionnelle visant à limiter le pouvoir des Etats et des hommes politiques qui puisse nous sortir de là. La fonction de l’Etat doit être réduite à un pur but d’utilité publique, rien de plus. Après bien entendu la monnaie c’est le coeur du débat et je n’arriver toujours pas à percevoir qui devrait la créer, sous quelles conditions, tellement son processus devrait être fait pour le seul bien commun sans aucun bénéfices associés. Le problème c’est que quand on donne le pouvoir absolu à un être humain comment peut-on prétendre qu’il ne cherchera pas à en tirer bénéfice? A ce niveau peut-être que les robots sauront dans un futur plus ou moins proche plus impartiaux que nous…

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