Sortir de l’euro ? Une catastrophe pour vos finances !

Sortir de l’euro aurait plusieurs conséquences catastrophiques. Mais pour en prendre conscience, il faut comprendre comment fonctionne une monnaie. Explications.

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Euro 2 By: wfabry - CC BY 2.0

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Sortir de l’euro ? Une catastrophe pour vos finances !

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 19 février 2017
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Par Simone Wapler.

sortir de l'euro
Euro 2 By: wfabryCC BY 2.0

En écrivant que sortir de l’euro nous vaudrait à chacun une ardoise citoyenne bien salée, je me suis attirée un tir de missiles bien nourri.

Beaucoup de lecteurs pensent qu’un pays est souverain et que s’il a contracté une dette dans une monnaie, il est libre de la rembourser dans une autre qu’il choisit. Dans un sens, c’est vrai. Mais ce choix a des conséquences très coûteuses.

La complexité de la dette en euro tient au fait que des pays souverains se sont endettés dans une monnaie non souveraine, l’euro. Ne pas rembourser en euro reviendrait cependant à un défaut. Dès lors, le financement du déficit de l’État français obèse et refusant toute cure complétée par un peu de gymnastique se ferait par la planche à billets.

Nul besoin d’une grande imagination pour anticiper les effets d’une telle politique. Il suffit de regarder ce qui se passe (ou s’est passé) au Venezuela, en Argentine ou au Zimbabwe, heureux pays dotés d’une monnaie de singe souveraine dans lesquels les gouvernements ont cru à la solution de la planche à billets.

Sortir de l’euro et revenir au franc ?

Qu’est-ce qu’une monnaie et à quoi sert-elle ? Un euro est un bon d’achat dans la zone monétaire dans laquelle l’euro a cours légal. Un billet de 10 euros est une créance du porteur (un bon d’achat) valable dans n’importe quel pays de l’Union monétaire. C’est la signature de M. Mario Draghi sur ledit billet qui fait la validité de votre créance. Un euro est par conséquent un moyen de paiement sans valeur intrinsèque (un bout de papier coloré) valable dans une grande zone géographique.

Un franc-front-national (FFN) signifierait que le moyen de paiement en France serait modifié. La valeur intrinsèque du franc resterait tout aussi nulle que celle de l’euro.

Si un étranger a acquis une dette en euro remboursable en euro et qu’on lui donne des francs, son bon d’achat n’est valable qu’en France. Nul besoin d’avoir fait de hautes études de politique internationale pour comprendre que ce n’est pas la même chose : les étrangers préfèrent les bons d’achat les plus acceptés dans le monde.

Si on vous a promis un bon d’achat pour tous les magasins de la chaîne Monoprix et qu’on vous rend un bon d’achat pour le Lidl de Trifouilly-les-oies-pas-sauvages, vous n’êtes pas content.

La confusion entre monnaie et richesse

Comme je m’use à l’écrire, ce n’est pas parce qu’on remplace une monnaie supranationale malhonnête par une monnaie nationale tout aussi malhonnête qu’on règle les problèmes économiques d’un pays.

Les monnaies sans valeur intrinsèque sont attirées vers la malhonnêteté comme la souris vers le gruyère. C’est ce qu’Aristote avait déjà démontré en son temps. La raison est très simple : pour que ces monnaies soient au départ acceptées, l’État émetteur doit user de la force légale.

Ensuite, les gouvernements desdits États pensent invariablement que pour être plus riche, ou pour boucher un trou dans la caisse publique, il suffit d’émettre plus de monnaie, soit directement soit sous forme de crédit. Leur création monétaire est légale, contrairement au faux-monnayage. Au passage, signalons qu’en France le crime de faux-monnayage est plus sévèrement réprimé que le meurtre… 30 ans de réclusion criminelle plus 450 000 € d’amende dans le premier cas. Seulement 30 ans dans le second.

Le faux-monnayage public est cependant légal. Inexorablement, votre bon d’achat perd donc de sa valeur parce qu’il est en concurrence avec de plus en plus de bons d’achat mais que la marchandise, elle, ne s’est pas multipliée. Car aucun gouvernement ne sait la multiplier ! L’État n’est pas le Père Noël… même si les électeurs ont tendance à le croire.

Le bitcoin : une monnaie anarchique bien sympathique

Le bitcoin présente un avantage certain par rapport à ces monnaies malhonnêtes. Le bitcoin se revendique « réseau de paiement » et « nouvelle forme d’argent ». Comprenez argent au sens de monnaie. Son atout est d’être privé, par conséquent exempt de manipulation gouvernementale. C’est une monnaie anarchique, au sens étymologique.

Nul besoin de promulguer une loi pour que les gens adoptent le bitcoin. C’est simplement un choix personnel. Le bitcoin est admis dans une communauté internationale de plus en plus vaste.

Certes Aristote déplorerait toujours que le bitcoin soit sans valeur intrinsèque, mais son atout est que sa quantité est limitée.

Le bitcoin est donc un moyen de paiement sans valeur intrinsèque mais qui possède une garantie de pouvoir d’achat au cas où vous voudriez le conserver un certain temps. En effet, M. Mario Draghi fait naître 80 milliards d’euros tous les mois mais il n’a aucun pouvoir sur le bitcoin. La Chine promulgue des lois pour contrôler les capitaux mais les Chinois les détournent en transférant de l’argent à l’étranger grâce au bitcoin. En revanche, imaginez une grande panne de réseau informatique et vos bitcoins deviennent inutiles.

La relique barbare : une monnaie à valeur intrinsèque

L’or est une monnaie. Cette monnaie marchandise à valeur intrinsèque a été en son temps une innovation majeure. Avant l’apparition de l’or et de l’argent, la monnaie n’était que du crédit. Des « autorités » (scribes, prêtres, souverains) tenaient les registres de dette. L’or et l’argent ont permis de multiplier les échanges en supprimant la notion de témoin officiel, de tiers certificateur.

Personne n’a jamais refusé de l’or en paiement de quelque chose, nous a rappelé Greenspan lorsque nous l’avons vu. Mais un jour quelqu’un, quelque part, refuse une monnaie sans valeur intrinsèque. Alors, le mythe est détruit ; la spirale infernale du défaut et de l’inflation se met en place, et la monnaie platonicienne se meurt. Platon, contrairement à Aristote, défendait que la monnaie ne pouvait être que mythe social.

La monnaie idéale ? Un bitcoin adossé à de l’or, autrement dit un bitgold. Encore faudrait-il que les gens soient convaincus de l’intérêt d’une monnaie honnête échappant aux manipulations des pays souverains pour qu’ils l’adoptent librement…

Pour plus d’informations de ce genre, c’est ici et c’est gratuit.

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  • ( je reposte, par ça ne semble pas avoir fonctionné)

    L’or a motivé beaucoup de guerres, ou de pillages … la seule monnaie qui vaille, c’est évidemment l’absence de monnaie, donc le troc: et pas le bitcoingold qui dépend de la technologie et d’un minerai dont les répartitions sur terres ne sont pas équilibrées. Il faudrait surtout qu’on ne soit pas OBLIGÉS d’utiliser l’euro ou le franc … mais là ça devient ingérable. Bref, au catastrophisme du frexit, pas du tout partagé par l’ensemble des économistes, on répondra que la recherche de la stabilité (monétaire) est aussi vaine que la disparition des dominances. C’est le plus fort qui a toujours imposé sa monnaie, et historiquement toutes les monnaies supranationales ont échouées (cette années, le Club français de la Monnaie fêtent le 90° anniversaire de la disparition de l’ Union Monétaire Latine (France, Belgique, Suisse, Italie, Grèce ) … !

    • @ bleubv

      Les Français ne sont pas supérieurs aux autres en monnaie!

      J’ai connu les dévaluations françaises, le week-end, dans les années ’60! et le « nouveau franc » qui valait 100 « anciens » (devenus « centimes » à la radio pour augmenter l’importance de la somme à l’oreille du péquenot).

      Donc non, La France n’est pas un exemple de probité bancaire, sans compter que J.C.Trichet, ancien président de la B.N.F. ne valait pas mieux à la B.C.E. (je ne l’ai vu qu’une fois, à la télé, demandant qu’on coupe le micro quand il répondait (+/-) aux questions! Pas d’interview!).

      Prendre après M.Draghi, avec sa gu… de rat et comme ancien employé du groupe Goldman Sachs n’a pas vraiment augmenté ma confiance: que ces gens fussent complètement maqués avec la finance et les banques commerciales, me parait évident, au détriment des clients des banques commerciales dont l’état (donc nous encore! Et pourquoi lui, l’état, pour un privé?) garantit une partie des avoirs en cas de faillites (Étonnant n’est-il pas?)

      On a vu ce que donnait la gestion de la monnaie par la France, autant en rester au système de la « Bundesbank » indépendante des politiques! (Je vous signale que la Bundesbank allemande a fini de rapatrier son or de U.S.A.).

      Enfin, vous oubliez de signaler que l’ €, aussi injuste cela soit-il, fait partie des  » D.T.S. » (droits de tirage spécial), ce qui n’arrivera pas au « très nouveau franc français »!

      Donc non, avec ou sans l’ €, les Français sont condamnés à diminuer l’appétit de l’état pour payer ses propres fantaisies idiotes qui augmente la dette de vos enfants, petits-enfants et arrière petits enfants pour votre seul confort et celui de cette large oligarchie, très actuelle, celle-là!

  • Madame Simone pourrait peut être nous expliquer ce qui va se passer quand la la France « sera en faillite », euro ou pas. Car il semble qu’elle s’y attend puisqu’elle a rédigé un texte sur le sujet en 2012. Voudrait elle nous faire accroire que le fait de nous accrocher comme des poux a une monnaie (l’euro) clairement surévaluée pour nous va nous sauver? Ou fait elle partie de ces rêveurs (euses) qui sont persuadés (ées) que les autres économies nationales seront trop heureuses de supporter notre faiblesse éternellement par le mystère de la mutualisation des dettes. Il est certain qu’une sortie de l’euro pour nous serait très douloureuse mais c’est, hélas, la seule solution pour ne pas voir notre production – et ses « servants » – sombrer. Les autres voies raisonnables permettant de ramener nos dépenses a nos moyens (tel le programme Fillion) seront systématiquement combattus et mis a terre. Naturellement, les amateurs de Mercédés, BMW, smartphones Apple et autres marques de positionnement social devront payer plus cher. Mais entre cela et le chomage-soupe populaire généralisés, que choisir ?

    • @ Duglans

      Vous le reconnaissez implicitement: ce sont bien vos élites qui vous ont conduit au « chômage-soupe populaire généralisée », pas les autres pays européen!

      Mais l’Unon Européenne c’est 28, bientôt 27 pays européens, tous représentés au parlement par leurs députés, dans l’administration par leurs fonctionnaires, à la commission par leur ministre, et au conseil où ils ont souvent droit de véto!

      Donc non! L’union Européenne ne risque pas d’adopter le point de vue français à l’unanimité pour orienter l’Europe vers le système décadent français, pour la simple raison que la France n’a jamais tenu ce qu’elle a signé en 1997: les 3 piliers: dette, inflation, déficit budgétaire: tant que vous resterez avec vos fausses excuses, en dehors des clous, vous resterez aussi ridicules que négligeables et surtout, incapables de gérer une dette sans vouloir tricher!

      Et vous payerez vos importations en € ou en $, mais plus cher que ceux dont c’est la monnaie quotidienne. Pas de chance! Donc votre situation fait que vous n’avez pas le choix d’une copie du brexit qui vous coûterait autrement plus qu’aux Britanniques!

      • En fait MIKILUX, vous confirmez ce que j’écris, notamment en confirmant que NOUS -et pas seulement moi- paierions nos importations plus chère; Du moins certaines importations, car, ne vous faites pas d’illusions : les pays du sud de l’Europe, d’une façon ou d’une autre seront amenés aux aussi a pratiquer une sorte de dévaluatoion, avec ou sans euro. Regardez l’évolution des salaires en Espagne depuis 10 ans, si vous avez du mal à comprendre cela.

  •  » au Venezuela, en Argentine ou au Zimbabwe, heureux pays dotés d’une monnaie de singe souveraine ».
    Vous citez trois pays ayant leur propre monnaie tout en étant dramatiquement gérés, pour des raisons différentes.

    Et voici 3 pays, plus proches de chez nous: Royaume-Uni, Suisse, Suède.

    Merci, au revoir.

    • Pour comprendre une phrase, il faut la lire jusqu’au bout : « au Venezuela, en Argentine ou au Zimbabwe, heureux pays dotés d’une monnaie de singe souveraine dans lesquels les gouvernements ont cru à la solution de la planche à billets. »

      Commentaire à côté de la plaque, donc.

      Merci, au revoir.

      • C’est vous qui êtes a coté de la plaque.

        L’auteur de l’article sous entend que posséder une monnaie souveraine équivaudrait a faire tourner la planche:

        « La complexité de la dette en euro tient au fait que des pays souverains se sont endettés dans une monnaie non souveraine, l’euro. Ne pas rembourser en euro reviendrait cependant à un défaut. Dès lors, le financement du déficit de l’État français obèse et refusant toute cure complétée par un peu de gymnastique se ferait par la planche à billets. »

        Ou plutôt, qu’une sortie de l’Euro provoquerait une situation catastrophique.

        Il omet de dire que:
        1) Les pays qui n’ont pas accepté l’Euro ne font pas tourner la planche a billets (les Etats que j’ai cité) et que les effets négatifs d’une dévaluation ne sont que de courte durée.
        2) Si le processus d’entrée dans l’Euro n’a pas produit d’effets délétères sur nos emprunts et nos finances (et pourtant, a en croire l’article, il aurait du), le processus de sortie n’en produira pas davantage. Un peu, quand même, mais pas tant que l’article voudrait nous le faire croire.

        Ce serait comme avec le « Brexit » et l’élection de Trump: De facto, rien ne s’effondre. Seulement, l’establishment a tellement voulu faire croire le contraire, que par sa seule volonté il a fait douter les acteurs économiques, sans aucune raison valable.
        Ce serait pareil avec l’Euro. De nombreux économistes (et pas que des « infréquentables ») estiment que l’on peut faire une sortie maîtrisée et benefique, sans au final se retrouver dans la situation du Zimbabwe et de l’Argentine, mais plutôt dans celle du R-U ou de la Suisse.

        j’espère que vous avez compris ou je voulais en venir.

        Une dernière chose. On s’acharne beaucoup sur le Pen et sa proposition de sortit de l’Euro. Seulement, si j’ai bien compris, elle souhaite soumettre cela a un référendum, et les Français sont plutôt attachés a l’Euro. Ainsi, nous pouvons évacuer cette question du débat. La France de le Pen NE SORTIRA PAS de l’Euro.

        • « L’auteur de l’article sous entend que posséder une monnaie souveraine équivaudrait a faire tourner la planche: »
          Mais pas du tout !
          Elle le dit clairement : ils ont une monnaie souveraine *et* leurs gouvernements ont fait largement tourner la planche à billet.

          Il ne me semble pas que le RU, la Suisse ou la Suède abusent de la planche à billets comme le Zimbabwe…

          • Absolument! Ils n’en abusent pas sans pour autant avoir l’Euro. Ce qui prouve qu’on peut très bien se débrouiller sans monnaie unique.
            Mais on peut déduire de cet article en lisant entre les lignes:
            « la monnaie unique est une garantie de ne pas utiliser la planche a billets, conservons donc la monnaie unique ».

            En fait, l’auteur sous entend que nous sommes trop bêtes pour nous diriger seuls, qu’il faut une BCE pour empêcher les Etats de « faire des bêtises ».
            Je me demande comment des libéraux peuvent cautionner cela.

            • Si j’ai bien compris le sujet, le point crucial est dans l’indépendance de la banque centrale ou non, vis à vis des gouvernements.
              Dans le plan du FN et dans le cas du Zimbabwe notamment, la banque centrale est aux ordre du gouvernement.
              Conséquence : irresponsabilité totale du gouvernement et planche à billets qui surchauffe.

              Avec une BC indépendante, le gouvernement ne peut plus se permettre d’abuser, et doit devenir raisonnable et responsable -> Suisse, UK, Suède, et même zone Euro.

            • « En fait, l’auteur sous entend que nous sommes trop bêtes pour nous diriger seuls, qu’il faut une BCE pour empêcher les Etats de « faire des bêtises ». »

              L’auteur ne dit pas cela. Encore une fois, apprenez à lire.

              « Je me demande comment des libéraux peuvent cautionner cela. »
              En la matière, les idées des libéraux sont très claires et parfaitement résumées par l’auteur de ce billet : « ce n’est pas parce qu’on remplace une monnaie supranationale malhonnête par une monnaie nationale tout aussi malhonnête qu’on règle les problèmes économiques d’un pays. »

              Bref, encore une foi, l’auteur dit exactement l’opposé des propos que vous lui prêtez.

              Soit vous ne comprenez rien à ce que vous lisez, soit les ficelles utilisées pour venir défendre ici les idées populistes et liberticides de Le Pen sont un peu trop voyantes.

  • Le problème ne se pose pas , sortir de l’Euro signifie la fin de l’Euro et le retour a la situation antérieure….pas mieux ni pire que la situation actuelle.on aura toujours des dettes ,une balance commerciale déficitaire, des millions de chômeurs..peut être un peu plus de responsabilité chez nos politiques qui perdront un bouc émissaire.

  • A ceci près que l’Euro est beaucoup plus qu’une monnaie.
    C’est un instrument politique. Non seulement politique, mais antidémocratique. En effet, sortir d’une monnaie ne pose que peu de problèmes. Pas pour l’Euro qui est conditionné bien au delà des prérogatives normales d’une monnaie.
    Certaines choses valent bien d’avantage que l’économie. L’espoir de la liberté. L’espoir et la liberté.
    Et c’est cela qui motive à en sortir.

    • Et plus qu’un instrument politique, c’est un formidable outil de rapprochement des peuples : nous avons la même échelle de valeur partout.

      En Europe, nous ne parlons peut etre pas pas la même langue, mais nous parlons la même monnaie.

      • Ne pas avoir de monnaie commune avec les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la République Tchèque ou la Suisse vous empêche t’il de rencontrer des Britanniques ou des Tchèques? Vous empêche t’il de vous rapprocher d’eux?

        Bien au contraire, en « vivant » leur monnaie, vous vous imprégnez un peu de leur histoire, de leur particularité. En cherchant a savoir qui est le roi figurant sur un billet de 50 zlotys polonais, vous apprenez l’histoire de la Pologne et vous témoignez du respect envers ce pays et ce peuple que vous visitez.

        La monnaie comme la langue, les us et coutumes, la gastronomie, est un témoignage de l’histoire d’une nation.
        Et rien ne nous empêche de penser que certaines élites souhaitent désintégrer nos particularismes et nos Histoires afin de nous fondre dans un moule global qu’il serait plus aisé de diriger.
        – La monnaie unique déjà nous coupe un peu de nos racines.
        – L’obligation de plus en plus pressante d’apprendre et d’utiliser l’anglais a la place de nos langues locales.
        – L’uniformisation de la malbouffe avec les macdo et les kebabs a tous les coins de rue.

        Ce ne sont que quelques exemples. Vers quel monde allons nous?

  • Priorité numéro 1 sortir du socialisme, sortir de l’euro les français décideront en temps et en heure.

  • La seule facon de faire baisser la dette, donc les impots, c’est l’exportation. Si vous pouvez pas exporter alors vous êtes pas aptes a la mondialisation. L’avantage de la mini mondialisation a donc l’échelle de la France, frontières fermées, c’est d’avoir le controle et la régulation. Controle qu’on perd dans la grande mondialisation forcément puisque le dumping est roi. La France, enfin une grand partie de la France n’a pas les reins, et peut etre c’est tant mieux, pour affronter sur leur terrain les grands profiteurs. Vaut il mieux une société inégalitaire avec beaucoup de pauvre un peu de riches et quelques tres riches, ou une société moins fragmentée, moins riche dans l’absolu mais plus égalitaire, plus a taille humaine diront nous. Vous devrez faire un choix tot ou tard je crois.

    • Le problème de la mondialisation incontrôlée, c’est qu’elle met en concurrence (déloyale) la France avec la Chine, pays ou des gamins bossent 24/24 dans des caves.
      Et comme nous perdons face aux Chinois, certains économistes libéraux nous disent que nous devons nous aligner sur le modèle chinois, que c’est la libre concurrence et que c’est très bien. Mouais, pas convaincant. Le libre marche ne peut fonctionner que quand les règles de la concurrence pure et parfaite sont respectées. Or aujourd’hui elles ne le sont pas. Les traités doivent être dénoncés.

      • « Le libre marche ne peut fonctionner que quand les règles de la concurrence pure et parfaite sont respectées. »

        Faux. Ignorance économique crasse.

        C’est bien le problème avec les groupies de Le Pen : ils sont bien obligés de raconter des contrevérités pour tenter de faire passer leurs idées puantes.

  • L’Euro a été un désastre pour les Grecs, rester hors de l’Euro une bénédiction pour les Suisses, les Norvégiens et même pour les Anglais ! La question de fond n’est pas l’Euro mais les déficits publics ! Même en restant dans l’Euro, la France va au désastre en maintenant un tel niveau de déficit !

  • j’aimerais surtout, au lieu de devoir vous croire sur parole, que vous expliquiez en quoi des gens qui ont des doctorats d’économie et qui bossent sur les modèles depuis des années comme Jacques Sapir et Vincent Brousseau (qui a participé luimeme à la mise en place de l’euro) auraient TOTALEMENT TORT d’affirmer aujourd’ui preuves à l’appui qu’on ferait mieux sans l’euro, avec au pire une période de transition délicate d’un an ou deux maxi

    • Pour l’argument d’autorité, vous repasserez : Sapir et Brousseau ne publient pas dans des revues scientifiques à comité de lecture. Leurs divagations n’impressionnent que les non spécialistes.

      Que l’euro soit une erreur économique, les économistes libéraux (dont un prix Nobel) l’ont expliqué bien avant vos deux tocards. Mais ça ne justifie EN RIEN la sortie de l’euro pour mener ensuite une politique nationaliste et liberticide comme le souhaite Le Pen.

      Comme le résume très bien l’auteur de ce billet : « ce n’est pas parce qu’on remplace une monnaie supranationale malhonnête par une monnaie nationale tout aussi malhonnête qu’on règle les problèmes économiques d’un pays. »

      • Sauf que ce n’est pas en restant dans l’euro que la France règlera ses problèmes, tant que la France sera couverte par le parapluie de l’euro et les QE de la BCE rien ne changera.
        L’euro est une construction politique qui avait pour but de forcer les états à converger économiquement et c’est un échec cuisant.
        Il faut maintenant abandonner ce machin piloté par des fous à Francfort.
        La meilleure solution serait que l’Allemagne sorte en premier et réintroduise le DM et que la Bundesbank siffle la fin de la récré.

  • article intéressant et je suis d’accord que la monnaie idéale serait Un bitcoin,une monnaie anarchique, adossé à de l’or! mais bon l’Euro est accepté dans le monde et je me demande que va devenir l’euro… . .

    Ps: cette phrase m’a fait sourire  » le financement du déficit de l’État français obèse et refusant toute cure complétée par un peu de gymnastique se ferait par la planche à billets »
    C’est bien dit, bravo pour l’image.

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