Le revenu universel, passeport pour la médiocrité

Avec l’instauration d’un revenu universel accordé sans condition de travail, on se positionne donc aux antipodes des valeurs ayant fait le succès mondial de la civilisation occidentale.

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Le revenu universel, passeport pour la médiocrité

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 16 février 2017
- A +

Par Claude Sicard.
Un article d’Emploi 2017

Le revenu universel, passeport pour la médiocrité

Benoît Hamon a triomphé, tout récemment, dans la primaire de la gauche avec sa proposition de mise en place d’un revenu universel, encore appelé « revenu social ». Il s’agirait d’attribuer à chaque Français un revenu d’existence mensuel indépendamment des conditions de ressources, et sans obligation de travail. Évidemment, chacun se demande comment une telle mesure pourrait être financée, puisque selon les chiffres avancés il s’agirait de montants à verser par le Trésor de 300 à 400 milliards d’euros chaque année.

On est en pleine utopie et Manuel Valls, son adversaire dans cette primaire socialiste, qui par son parcours disposait de bien plus d’atouts que Benoît Hamon pour emporter cette élection, a été largement battu. Il critiquait sévèrement ce projet irréaliste. On sait bien que le vice principal de la démocratie est la démagogie, et cette élection en est à nouveau l’illustration.

Les critiques qui ont été faites à ce projet se sont seulement situées au plan économique. Les observateurs de la vie politique ne sont pas allés au fond des choses ; et cela est bien regrettable car il s’agit avant tout d’un problème de choix de société. Ce débat ayant été totalement escamoté, nous voudrions donc, ici, l’ouvrir en nous en référant à des spécialistes des sciences humaines qu’il est utile d’appeler ici à la rescousse.

Europe et Amérique

Notre civilisation occidentale est constituée de deux rameaux depuis la migration au XVIIème siècle des premiers pèlerins qui, transportés par le Mayflower, allèrent créer en Amérique la colonie de Plymouth : le rameau européen, d’un côté, et de l’autre le rameau américain constitué des États-Unis et du Canada. Comme nous l’ont enseigné les historiens des civilisations, toutes les civilisations ont un cycle de vie, comme les organismes vivants, constitué de quatre phases : naissance, développement, maturité et déclin. Et Toynbee y a rajouté la décomposition, en fin de parcours.

Où en sommes-nous donc, à présent, sur chacun de ces rameaux ? Le rameau européen s’est développé d’une façon tout à fait extraordinaire avec le siècle des Lumières et la révolution industrielle. Est venue, ensuite, la phase de maturité, puis la civilisation occidentale européenne est entrée dans sa phase de déclin au lendemain de la dernière guerre mondiale. Le rameau américain, lui, ne se trouve pas encore dans sa phase de déclin : on peut considérer qu’il est toujours dans sa phase de maturité.

Il faut bien constater que les civilisations déclinent comme l’a expliqué Caroll Quigley, grand historien américain des civilisations, lorsqu’elles cessent de disposer d’un levier d’expansion, celui-ci pouvant être de diverses origines : militaire, religieuse, économique, culturelle… On voit bien que le rameau européen ne dispose plus d’aucun levier de ce type, alors qu’il en a eu de très puissants dans sa phase d’expansion.

Retournement de valeurs

La société européenne est une société qui est aujourd’hui en perte de repères car elle a subi un retournement des valeurs. Elle a fait, en effet, au XVIIIème siècle avec la Révolution française de 1789, ce que le philosophe Marcel Gauchet a nommé « une sortie de religion ».

Quelles sont donc les caractéristiques de notre civilisation européenne déclinante ? De très nombreux auteurs, des sociologues et des philosophes, ont fait des analyses poussées de l’état de délabrement de notre société, marquée par l’individualisme, la perte des valeurs traditionnelles, la domination de l’argent, la frénésie de la consommation, l’hédonisme, la rupture des liens sociaux… Paul Valery, déjà, avait fait en son temps le constat suivant : « L’individu se dissout dans l’anonymat de la masse qui lui impose sa façon de penser selon les dogmes en vigueur. »

Le philosophe Jean-François Mattei, dans son ouvrage posthume intitulé L’homme dévasté expliquait en visant tout particulièrement des philosophes comme Jacques Derrida que « les idéologues de la déconstruction veulent rompre avec la culture de l’Occident. Une fois que la déconstruction est achevée, il ne reste plus que le néant ». Nietzsche avait bien prévu que la mort de Dieu ne serait que le prélude à la mort de l’homme, « un homme sans étoile, sans racine, sans généalogie ».

La révolte de l’homme

Pour s’extraire de cet état il faut, disait Nietzsche, que l’homme se révolte. L’individu dans nos sociétés occidentales n’a plus que des droits : nous sommes parvenus à la primauté absolue de l’individu sur le groupe. Notre société hédoniste et individualiste se focalise sur les désirs de l’individu réduit à être un consommateur. Nous sommes dans l’instant présent, et l’État répond à des attentes, des angoisses, comme un médecin distribuant des antalgiques, faute de pouvoir soigner la maladie.

Les jeunes se victimisent. Ils fuient l’effort : la culture générale est un savoir inutile, la grammaire et l’orthographe sont des contraintes périmées, et ils considèrent que des examens adaptés à leur ignorance est un droit fondamental. Un philosophe moderne comme Michel Onfray dans son livre Décadence n’a-t-il pas hésité à poser la question, après une fresque d’une ampleur impressionnante allant de Jésus à Daesch : « Et si la civilisation judéo-chrétienne avait vécu ? ».

Instaurer le revenu universel dans notre société en phase de déclin c’est stimuler les attitudes et comportements qui sont la cause de sa perte de vitalité. Fondée sur un socle judéo-chrétien elle a toujours valorisé l’effort et le travail. Dans le christianisme, par son travail l’homme collabore à l’œuvre du Créateur ; par son travail, il sert Dieu et son prochain. Pour les chrétiens, le travail est le chemin de la rédemption.

Valorisation du travail

La paresse fait partie de sept péchés capitaux. Le protestantisme, avec Luther, a fait du travail l’un des piliers de la prospérité d’une nation. Luther a étendu à l’exercice des professions, quelles qu’elles soient, la dignité spirituelle et religieuse qui était jusqu’alors reconnue aux prêtres et aux moines. L’oisiveté, en morale protestante, a toujours été considérée comme un vice particulièrement répréhensible. Aussi Max Weber, dans son fameux ouvrage L’éthique protestante et l’esprit du capitalisme,  a-t-il montré que l’ethos protestante est à l’origine du succès du capitalisme, avec le culte du travail et le sens de l’épargne qui caractérisent les tenants de cette religion.

Dans la civilisation occidentale, la paresse et l’oisiveté sont considérées comme des vices : c’est le dur labeur qui est une vertu. Il apprend la persévérance, le sens de l’effort, la concentration, la ténacité et il oblige à être patient, à discipliner nos désirs. Il développe l’humilité. Travailler c’est accéder à la dignité.

Avec l’instauration d’un revenu universel accordé sans condition de travail, on se positionne donc aux antipodes des valeurs ayant fait le succès mondial de la civilisation occidentale. Le risque est grand d’inciter bon nombre d’individus à se cantonner dans l’oisiveté. S’en remettre au travail des autres pour satisfaire ses besoins est indigne, et dévalorisant pour l’homme.

Nous conclurons en citant cette pensée de Pascal :

« Rien n’est plus insupportable à l’homme que d’être dans un plein repos, sans passions, sans affaires, sans application. Il sent alors son néant, son vide. »

Puisse donc Benoît Hamon ne pas ajouter aux tares qui minent notre société cet ingrédient supplémentaire que serait le revenu universel inconditionnel. N’oublions pas cet avertissement d’Arnold Toynbee, l’une des plus grandes figures intellectuelles et humanistes du XXème siècle, qui avait conclu à la suite des travaux qu’il avait effectués toute sa vie durant sur les civilisations : « Les civilisations ne sont pas assassinées, elles se suicident. »

L’instauration d’un revenu universel concourrait incontestablement au suicide de notre civilisation.

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  • Je suis d’accord pour penser que le revenu universel est une mesure démagogique, une sorte de baguette magique, d’autant plus que le RSA est déjà en place, Hamon réinvente l' »eau chaude »…
    Par contre cet article insiste « lourdement » sur « le travail » seul alternative possible à l’Homme pour lui donner un sens à sa vie…
    On en revient presque à un preche intégriste reprenant la « génése » , chassé du paradis l’homme travaillera à la sueur de son front
    De façon (utopiste diront certain) j’espère que le coté « laborieux » du travail nous sera enlevé par le progrés mais qu’enfin nos ayons un sens « humaniste » à nos vie, que nous soyons des hommes tournés vers les hommes,
    Réintégrer le rapport humain dans nos vies, c’est ça notre nouveau « Dieu » ,
    Et d’ailleurs pour rester dans l’univers de la bible, jesus n’a jamais dit autre chose « aimez vous les uns les autres »
    L’auteur vote pour le Christ, invention au final des « péres » de l’eglise, pour structurer une société et la mettre au travail
    Moi je vote pour Jésus, l’homme aux valeurs humanistes

    • Vous pouvez rejeter le « prêche intégriste » tant que vous voulez, à condition toutefois de ne pas profiter de la vie à la sueur du front d’autrui. Parce que c’est bien de cela qu’il s’agit. Pour ne pas avoir à produire soi-même à la sueur de son front, le seul moyen connu, jusqu’à preuve du contraire, est de mettre en esclavage son prochain. La mise en esclavage de la partie productive de la population par la partie fainéante est typiquement ce que la barbarie socialiste propose, ce qu’elle nomme l’égalitarisme.

      • mettre en esclavage son prochain pour vivre à la sueur de leur front 🙂 c drole mais les gros patrons font exactement ça, et va pas me dire qu’il travaillent 100 fois plus que ses employés (genre les Mulliez …): des gens doivent survivre, je propose un emploi merdique et ils deviennent ma propriété… oui, oui dialectique marxiste je le concède mais il s’agit de constater que cette dialectique a une belle part de vérité 😉

        voilà voilà… et qui est la partie fainéante ? les méchants fonctionnaires ? insulte aux profs et aux flics qui méritent leur traitement…
        les plus vulnérables ? à ceci j’ai envie de répondre: avez-vous un coeur ? tout le monde réagit différemment face à la vie, et après un choc terrible dsl mais une période de convalescence ne serait pas de trop. L’idéologie libérale vous aveugle sur la vie réelle.

  • Faut arreter avec cette histoire , le RU existe déjà et depuis fort longtemps, la différence, sans doute un peu plus de liberté pour les assistés et surtout moins de revenus. Le RSA existe parce que tous ceux pouvant l’obtenir ne le demandent pas. Comme pour les retraites , grace a la mortalité le trou est moins profond….il y plein d’exemples comme ceux là où les défauts du système permettent l’existence du système.

  • Le RU utopique…non, il peut être mis en fonction très facilement :
    Lors de la déclaration de revenu ,certains paieront des impôts chaque mois, d’autres recevront un cheque selon leur revenus. ….il suffit d’équilibrer les entrées et les sorties par rapport aux. 80 milliards de recettes normales…un ru donc de ….pas grand chose…a moins d’y rajouter d’autres recettes….tout a fait possibles….en limitant la charge de l’État et des collectivités… ce n’est sûrement pas un socialiste qui pouura créer ce RU !

  • En quoi c’est un passeport pour la médiocrité, puisque la plupart des gens qui ont « réussi » en France sont issus de milieux favorisés avec souvent le soutien (financier ou autre) de leurs parents? Ce serait au contraire un encouragement au travail puisqu’on serait sûr de gagner plus en travaillant, ce qui n’est pas toujours le cas actuellement.

  • Pour moi le problème est tout simplement que nous avons créer une société capitaliste, et qui ne fonctionne qu’avec de l’argent. Qu’on a mis une valeur financière sur la notion de travail et que tout est payant et de plus en plus cher. Qu’on travaille finalement pour perdre tout en factures, frais, dettes….Au lieu de vraiment profiter de la vie, et des choses simples. Je pense qu’on est vraiment éloigné de nous-même. La société tient absolument à garder son modèle de travail, d’économie, de capitalisme…..Et ce sont des valeurs qui sont obsolètes à mes yeux, car fatalement il y aura toujours des inégalités. Pourquoi? Parce qu’il y aura toujours des élites, des gens qui s’approprieront les richesses de ce monde, et d’autres qui seront exclus de ça, la majorité des gens en fait. Et que le travail il n’y en aura jamais assez pour chacun de nous, parce que nous sommes de plus en plus nombreux. Alors on peut en vouloir aux gens qui sont au chomage, qui ne travaillent pas, que ce soit par choix d’autres valeurs, ou parce qu’ils ne trouvent pas…..mais c’est une fatalité, même si chaque emploi était occupé, il resterait encore beaucoup de chômeurs. Ensuite je prône des valeurs spirituelles (sans que ça ne soit lié à une religion), et que pour moi la vie, c’est d’être heureux. On s’est approprié un droit sur l’humain, sur la nature, pour les contrôler et les tenir en laisse à cause de l’argent. Mais moi, je n’ai jamais choisi cela, ce sont les élites et le gouvernement qui ont décidé. Moi je subis, comme tout le monde, un monde qui est de plus en plus corrompue, et malheureusement beaucoup marchent au pas, en ayant peur de se décaler de ce qu’on leur demande. Etre au rsa, ou ne pas travailler est vu comme être un parasite, un profiteur….Alors que derrière cette catégorie, il y a un humain, qui a peut-être une grande richesse intérieure. Tout est payant, la santé, alors que la nature peut nous aider gratuitement à nous soigner, et là on se retrouve à payer des soins médicaux hors de prix, ou nocifs pour la santé, et il faut se payer des vacance pour se rendre en pleine nature, alors que c’est normalement le geste le plus simple et le plus naturel au monde…..ou bien s’acheter une maison pour pouvoir vivre près de la nature. ON doit payer la nourriture, une nourriture de plus en plus nocive, falsifié, transformé, alors que la nature nous l’offrait gratuitement…..On pouvait se construire des maisons, un abri, avec la force de quelques hommes, simplement dans le partage et l’unité….Et maintenant il faut des milliers d’euros, pour finalement bien peu, puisqu’on dépense pour des choses soit de plus en plus chères, de plus en plus futiles (gadgets, fashion, maquillage et j’en passe), on produit et surproduit au nom du capitalisme, tout en gâchant nos ressources naturelles, et on paie pour un logement toute notre vie pour n’en profiter que les soirs, un peu le matin et en week-end…..Et là, on pourrait enfin lâcher un peu de lest, en ayant enfin une solution pour s’en sortir avec le minimum, partir avec les mêmes chances, et c’est vu comme une sorte de crime? Alors que le vrai crime c’est la société dans laquelle on vit, de cet esclavage moderne et cette illusion…..et de justement ne pas avoir les mêmes chances….Ensuite, comme le souci est que l’on a mis une valeur financière sur le travail…..Et bien on reste dans l’idée que les gens qui « ne travaillent pas », ne font rien, profitent des aides. Alors que la réalité est toute autre. Déjà parce que les mères au foyer travaillent bien plus qu’un homme bien souvent. Et qu’elles ne sont pas payés, (c’est arrangeant, comme cela ca incitent les femmes à travailler et participer à cette société de consommation, vu qu’elles sont des grandes consommatrices de maquillages, de mode, de beauté, il faut aussi qu’elles soient modernes, donc qu’elles s’occupent de moins en moins de leurs gamins alors que c’est la chose la plus naturelle du monde de les élever….) mais qu’à coté on va payer une nourrice pour faire exactement le même boulot, sauf que ce ne seront pas ses enfants! CHerchez l’erreur, c’est d’une hypocrisie sans nom!!! Ensuite moi-même étant artiste et n’ayant pas « un travail », je passe quand même mon temps à vivre de mes passions, et même à prendre du temps pour les autres, pour les aider gratuitement et réussir à mettre un doigt sur ce qui ne va pas dans leur vie, là où ils vont passer dix ans chez un psychologue, payé et diplômé, sans aucun résultat…..Alors non je ne fais pas rien, je fais quelque chose de mon temps. Et je connais des gens aux rsa, qui sont intelligents, artistes, écrivains, sans forcément de diplomes programmés par la société, mais qui ont finalement autant de capacités, voir plus…..Et qui passent aussi leur temps à donner des coups de mains à un voisin, à dépanner un ami de 20 euros,alors que d’autres ne le feraient pas…..Et pour avoir eu le ressenti d’autres personnes, et ma propre vision des choses, en réalité, on ne serait pas payé à rien faire…..mais on serait payé à être plus heureux…Car je peux vous garantir qu’il y a des tonnes de choses que les gens ne font pas par manque de temps, à cause de leur travail….Et que finalement, la plupart seraient occupés à enfin assouvir leur passions, peut-être même trouver un nouveau sens à leur vie….On est tellement illusionnée et conditionné par la société, qu’à part le boulot et revenir le soir chez soi avec pour seule occupation de regarder la téléréalité ou la dernière série américaine, on ne sait plus rien faire d’autre….Car on ne sait pas ce que cela fait quand on a enfin du temps pour soi. Mais cela peut justemetn être une porte sur des tas de nouvelles possibilités. Car le travail salarié, n’est pas le seul « modèle » valable, c’est juste que notre société repose sur des valeurs capitalistes, au détriment de l’humain. Mais peut-être q’uil est temps d’inverser la donne, justement. Et des tas d’autres sociétés, civilisations fonctionnent différement de la nôtre, et cela marche très bien, même mieux. Tandis que là je pense qu’on est à la limite et qu’il faut revoir tout notre système, quitte à quitter ce mode de fonctionnement capitaliste. Je veux un retour aux valeurs simples, spirituelles (de l’esprit), de l’humain, de l’âme….Le mot utopie n’existe pas à mes yeux, pour la simple raison qu’il n’existe que parce qu’on veut bien lui donner un sens. parce que cela arrange cette société de nous faire croire que nos rêves qu’ils soient individuels ou collectifs, d’une vie meilleure, et harmonieuses sont irréalisables. IL suffit de dire à quelqu’un que son idée est utopiste, pour qu’il ne soit plus pris au sérieux, ou qu’il laisse tomber. Alors qu’en fait, si on le voulait vraiment, tout serait possible. L’utopie n’existe pas en réalité, c’est une illusion que l’on met pour conditionner les gens. La preuve, certains ne se sont pas laissés conditionner et ont réaliser leurs rêves, et comme ils sont peu nombreux, cela est vu comme incroyable. Alors que cela devrait être vu comme quelque chose de normal. Société capitaliste qui rejette l’émotion, l’humain, le spirituel, la simplicité….

  • Je rajoute à mon précédent commentaire, que non ce n’est pas un passeport pour la médiocrité, justement, car je pense déjà que les gens trouveraient justement des activités ou des choses à faire qui leur correspondraient vraiment, + de temps pour eux-même, revenir à eux-même. Que le travail salarié n’est pas la seule valeur valable en ce monde….Et personnellement je pense qu’on est déjà dans une ère de médiocrité, que ce soit au niveau du paysage culturel et intellectuel qui est mis de plus en plus au rebut, quand on voit l’avènement de l’hypersexualisation, téléréalité, quand la virtualité prend le pas sur nos vies, et nous empêchent de sortir, d’etre en connexion avec la réalité, et qu’on se met à avoir besoin d’un jeu comme pokemon go pour « sortir »…..Quand tout devient de plus en plus cher, et qu’on n’a de moins en moins pour vivre et être heureux….Enfin pour moi il y en aurait beaucoup à dire, mais ce n’est pas le RU qui est responsable de la médiocrité, vous désignez un faux coupable…..Mais tout simplement cette société qui a instauré des lois, des règles, dont on ne peut plus se sortir, et qui décide pour nous, c’est cela la médiocrité, quand l’humain n’est plus rien, n’a plus d’identité, n’est plus que considéré comme un parasite car il ne travaille pas, et qu’on oublie de regarder ses vrais valeurs, et que pour étouffer sa révolte, on le conditionne via les médias et tv poublelle….Oui là c’est de la médiocrité, et justement, en redonnant un peu d’espace, de temps, d’égalité aux gens, et bien on pourrait peut etre revenir à une ère plus spirituelle et authentique. A croire que le travail et l’argent, enfin le travail salarié sont les seules choses qui déterminent la valeur des gens. Non, ne pas travailler, ou ne pas s’abaisser à l’esclavage moderne et mentale de cette société n’est pas de la médiocrité, mais de l’intelligence. Cest vraiment un point de vue superficiel, matérialiste et conditionné.

    • Bonjour,

      étonnant de voir les réactions à cet article, qui vont pour le moment toutes dans la même direction. Je vous réponds juste à vous, car une chose doit quand même être dite: c’est que pour que l’état puisse verser un revenu universel à tous ou certaines personnes pour qu’elles puissent s’épanouir, il faut bien qu’il y ait des gens qui travaillent « à l’ancienne » pour générer cette richesse. L’épanouissement n’est donc pas garanti pour tout le monde. Ce qui n’enlève rien par ailleurs à l’aspect factuel des situations que vous décrivez.

    • j’apprécie beaucoup vos (longs) commentaires car ils mettent en avis le coté humaniste que peut apporter le RU, et le sens de la vie en général dans notre monde contemporain ou notre philosophie devient je travaille donc je suis puis je consomme donc j’existe…
      Pour ma part je fais la déjà une différence entre métier (que l’on peut faire par vocation voir plaisir) et travail (que l’on fait pour vivre, sans plaisir bien souvent)
      Paradoxalement, au plus la robolution s’installe au plus l’humanisation s’installera
      Le 21 ieme sera spirituel ou ne sera pas …
      souvenons nous aussi de cette phrase de jean bodin (16ieme siècle)  »il n’est de richesse que d’homme » qui nous invite à réfléchir
      Pour moi le 21ème siècle doit devenir « humaniste » , ou ne sera pas …

    • Bonjour,

      Merci de ce long commentaire.

      Je pense que comme de nombreuse personne vous ne faites plus la différence entre ce qu’est l’argent et ce qu’il représente. Au lieu de me lancer dans argumentaire que je ne maîtrise sûrement pas, je vous propose de lire ce passage de La Grève d’Ayn Rand qui explique très bien ce que recouvre la notion d’argent : http://www.contrepoints.org/2012/03/27/74818-franscico-daconia-sur-largent

      De cette incompréhension sur l’argent découle le fait que vous le teniez pour responsable de tout alors que ce n’est qu’un outil (à mes yeux) rien de plus. Les personnes corrompues le seront quand bien même l’argent n’existerait pas. Pour illustrer ceci je vais faire un parallèle avec le film 8 millimètres. Le scénario est basé sur une veuve qui découvre dans les affaires de son défunt mari un snuff movie (film dans lequel une jeune fille est tuée), cette dernière souhaite découvrir la vérité (la fille est-elle vraiment morte ? etc.). Au final l’enquêteur découvre les auteurs de ce type de film (qui sont donc réels) et leur demande pourquoi font-ils ça, pour l’argent ? pour l’adrénaline ? et leur réponse laconique est : nous pouvions le faire c’est tout, nous en avions les moyens.
      L’argent ne change en rien le comportement des personnes, il est juste révélateur de certaines façons de pensée et d’agir. Et si ce n’était pas le cas, croyez-vous que si l’argent disparaissait l’humain deviendrait plus humaniste pour autant ?

      Là où je suis en profond désaccord avec vous c’est lorsque vous parlez du fait que la nature nous offre « gratuitement » des soins, de la nourriture. Cette notion de gratuit n’existe pas, si vous souhaitez avoir assez de nourriture pour votre famille vous devrez travailler la terre pour obtenir de quoi vivre et si ce n’est pas vous qui le faite alors vous devrez quelqu’un le faisant mais dans ce cas vous devrez échanger avec lui.

      Pour finir je suis en accord avec vous sur le fait que nous sommes dans une ère de médiocrité intellectuelle et culturelle, mais nous analysons les causes d’une manière différentes.

  • Il y a plusieurs lectures possible en faveur du Revenu Inconditionnel
    – une lecture pragmatique : des milliards en allocations, subventions, niches fiscales, tant employeurs que citoyens… la simplification diminue les couts de traitement et limite la fraude
    – une lecture libérale : un outil comme un autre pour passer d’une société d’assistanat et d’interventionnisme d’état vers une société fondée sur le contrat, avec très clairement un encouragement au travail. Ce volet financier minimal favorise l’initiative et la prise de risque.
    – une lecture sociale : il y a énormément de « travail » utile à la société qui ne reçoivent pas de rémunération . Ce volet financier minimal favorise les projets culturels ou sociaux.

    Pour ma part, je préfère parler d’un revenu citoyen inconditionnel, en lui donnant une dimension sociétale.

  • « Les valeurs ayant fait le succès mondial de la civilisation occidentale » ?
    Et faire ensuite la liste des problèmes politiques, économiques ou sociaux, démontrant que CE SUCCÈS MONDIAL EST UN ÉCHEC !!!
    Ce n’est pas sérieux.
    C’est même quelque part malhonnête.

    Si les valeurs étaient bonnes, les élites les ont vite perverties, les leaders sont vite devenus paresseux et profiteurs.
    Conséquence: les citoyens sont devenus individualistes.
    Nos dirigeants ? Philosophes? Journalistes? Représentants politiques? Publicité? PLUS AUCUN CRÉDIT.

    Ce R U a le mérite de sortir du cadre habituel!
    Et si seulement 20% des bénéficiaires en profitent pour créer des valeurs, c’est mieux que 5% de plus chaque année qui sont contraints de le demander!
    Encourager la croissance de petites structures qui vivent de la concurrence, c’est quand même mieux que de tout faire pour que les grosses structure grandissent au point d’étouffer les marchés et exploiter les publics (pour des motivations à trop court terme).

  • RU = Voleur Universel
    La taxation c’est du vol. Bénéficier du fruit de son travail est inscrit dans la Déclaration des Droits de l’Homme. Pas question que ceux qui travaillent soient spoliés pour ceux qui ont des états d’ames Trotskistes. Et tous ça au nom de quoi ? La Fraternité ? Il n’y a pas de Fraternité possible avec ceux qui veulent voler la Liberté des autres.
    Si le PS veux faire le RU, il n’a qu’a le faire au sein du parti, mais laissez les autres en dehors de ça.

    • On ne peut en aucun cas être d’accord avec une position aussi dogmatique.

      « La taxation c’est du vol » –> c’est un peu vite dit quand vous en profitez vous-même en utilisant tous les services publics

      « Bénéficier du fruit de son travail est inscrit dans la Déclaration des Droits de l’Homme » –> Bien sûr mais en quoi cela empêche-t-il d’attribuer un RU que vous toucheriez aussi d’ailleurs in fine s’il est vraiment « U ».

      « Pas question que ceux qui travaillent soient spoliés pour ceux qui ont des états d’ames Trotskistes » –> les grands mots: « trotskistes » n’apportent rien au débat. Et par ailleurs qui vous dit que les allocataires du RU ne travaillent pas ? Et enfin même s’ils ne travaillent pas, soit ils touchent déjà une allocation, soit ils devraient en toucher une: Parce que pour vous, et à titre d’exemple, un jeune qui sort à BAC + 5 d’une école d’ingénieur et qui ne trouve pas de boulot, c’est de sa faute ?

      « Et tous ça au nom de quoi ? La Fraternité ?  » –> la fraternité n’est-elle pas un idéal encore plus noble que la liberté ? Celle qui place véritablement l’homme à son niveau d’humanité ?

      « Il n’y a pas de Fraternité possible avec ceux qui veulent voler la Liberté des autres. » –> Personne ne veut VOLER la liberté des autres avec le RU. Toutes les formulations outrées vont finalement à l’encontre de la cause qu’elles prétendent défendre.

      • Juste sur ce point :

        « Bien sûr mais en quoi cela empêche-t-il d’attribuer un RU que vous toucheriez aussi d’ailleurs in fine s’il est vraiment U »

        Quand l’état dit : « je te prend 20 (salaud de riche) pour t’en rendre 5 », tout U que cela puisse être, ça reste malgré tout un « je t’ai pris 15 ».
        Frederic a un peu répondu à ça au dessus : « pour que l’état puisse verser un revenu universel à tous ou certaines personnes pour qu’elles puissent s’épanouir, il faut bien qu’il y ait des gens qui travaillent « à l’ancienne » »

        D’autre part, la fraternité, la vraie, a toujours été un acte volontaire. Quand on prend contre son gré sous la menace de la violence à quelqu’un pour donner à un autre (en ayant pris un peu pour soi au passage); ça ne s’appelle pas de la fraternité.
        L’état devrait encourager les gens à être fraternels, pas aller fouiller dans leur poche en leur disant « t’inquiètes pas, c’est pour que tu sois fraternel ».

        •  » la fraternité, la vraie, a toujours été un acte volontaire ». Oui dans l’idéal sans doute, mais de même que quand vous donnez le RU à tout le monde, il y en aura bien quelques-uns qui s’en contenteront sans chercher à travailler, quand vous « n’obligez pas » la fraternité ils y en a bien qui s’en passeront. Vous me direz, c’est ça la liberté. Peut-être mais elle ne nous grandit pas dans ce cas.

          Je suis d’accord sur le raisonnement du 15, mais je pense qu’aujourd’hui le « salaud de riche » n’est plus vraiment la question. (« salaud de riche », c’est comme le vieux démon trotskyste). La question est celle du développement du sentiment d’injustice, amplifié par la caisse de résonance des média, et qui est de moins en mois supporté. Ce qui est d’actualité, c’est le « salaud de tricheur ou de menteur », car s’il y a un sentiment d’injustice, on ne peut pas avoir de cohésion sociale.

          • Je comprend que ça pose des questions philosophiques, l’essentielle étant : « faut-il obliger à la fraternité » (auquel cas par définition ça n’en est plus).

            Personnellement, je me dis : comment marchaient les choses avant?
            Les gens s’occupaient des leurs (du moins, plus que maintenant).
            Quand un membre de la famille avait un souci, les autres lui donnaient un coup de main. Dans pas mal de familles (et c’est encore d’actualité dans pas mal de sociétés asiatiques), l’ancien venait vivre avec ses enfants (là ou maintenant, avec notre fraternité, on peut laisser chacun croupir chez lui avec son minimum vieillesse, ou en maison de retraite).
            Aujourd’hui, le voisin peut crever dans la maison d’à côté, on s’en fout car on sait que l’état est là pour lui assurer « ses droits ».

            En fait de s’épanouir, je pense que la « fraternité étatique » nous a paradoxalement tous déresponsabilisé. A quoi bon m’occuper de mon voisin/ma famille/l’éducation de mes gamins si l’état et « les autres » sont là pour le faire pour moi, surtout quand je lui donne la moitié de mes revenus pour ça?
            Du coup, pour voir ou aboutit la fraternité obligatoire, je pense qu’au contraire la liberté nous grandit (puisqu’elle nous rend responsables). Même si imparfaite, pour moi, la fraternité va avec la responsabilité.

            • Tout cela a du sens j’en conviens. Toutefois les faits sont là: les familles sont éclatées, les couples séparés, et au nom de la fameuse liberté on ne va pas obliger les gens à rester en couple quand ils ne s’entendent pas, ou à accueillir leurs vieux parents / beaux-parents chez eux. Donc on peut se lamenter, mais il faut aller de l’avant. On fait quoi ? (Je pose la question humblement et non agressivement, ce que le texte ne traduit pas…)

              • Pareil hein, je suis pas agressif pour trois sous 🙂

                En fait je pense que la question est mal posée. « On » fait quoi suppose qu’il existe une réponse collective pour régler tous ces problèmes. Or, chacun ne fixe pas les priorités au même endroit. On vient aussi de voir qu’obliger les gens à faire dans la fraternité ne fait que nous éloigner de ce qu’est la fraternité (en plus de causer du chômage, etc.).

                Mon avis, c’est donc que si vous voulez faire de la fraternité, faites en, à votre manière.
                Si votre manière de le faire est la bonne, convainquez les gens autour de vous.
                Même chose pour moi ou n’importe qui d’autre. Mais en vertu de quoi devrais-je obliger quelqu’un à faire comme moi?
                Mon délire, ça serait de m’investir dans une école, monter quelque chose. Mais avec tous les sous que me prend l’état, ça n’est même pas quelque chose que j’envisage. Votre délire, ça serait peut être d’aider des gens à trouver du travail, ou autre chose.
                Quelque part, je me dis que si on redonnait aux gens tous les sous qu’on leur a pris au nom de la solidarité forcée, on obtiendrait une solidarité plus efficace car volontaire.

                • OK. Mais quelque-part comme dirait mon vieux père, plus l’état me prend de l’argent plus je suis content parce que ça veut dire que j’en ai plus… 🙂

                  Plus sérieusement d’abord on pourrait en prendre moins s’il n’y avait pas tous ces gâchis dénoncés en pure perte par la cour des comptes (mais on sait aussi que la loi de Pareto fait que un investissement de 100 n’est efficace qu’à 20….)

                  Et au delà bien d’accord que tout ce qui est volontaire est bien plus efficace. Mais on pourrait alors dire que le RU fait que le travail devient volontaire et plus efficace (?). Moi même je peux discuter de tout cela et essayer d’améliorer les choses… car je bénéficie (malheureusement / heureusement) d’allocations chômage… qui me permettent de m’engager comme bénévole plutôt que d’aller à la pêche.

                  • @frederic :
                    façon de voir 🙂 Votre vieux père pourrait aussi se dire : « plus l’état me prend d’argent, moins j’en ai à disposition pour aider autrui et monter des projets ».

                    Les gâchis sont une bonne piste (et à 57% du PIB, y’a de la taille à faire).
                    Quand au RU : cf ci dessous, dans un premier temps il créera plus de chômage (car certains entrepreneurs ne pourront pas verser autant de salaire + des cotisations supplémentaires pour le RU). Le travail deviendra volontaire au début. Puis, comme le truc sera infinançable (à cause de + de chômage notamment) la seule façon de le faire tenir sera une dévaluation (ou + de dettes). Et du coup, le RU ne suffira plus pour vivre. Les gens devront travailler mais le travail sera plus rare. Bref, ce sera comme maintenant… en pire 🙂

                    En gros : en plusieurs milliers d’années d’histoire, si la solution pour avoir une société heureuse était « on va distribuer à tout le monde un tombereau d’argent », ça fait longtemps que ça aurait été fait. Beaucoup disent que cette histoire de RU relève plus de l’utopie que d’autre chose; et ils ont raison car si ça n’a pas été fait avant c’est pour une bonne raison.

                • ou les gens se tourneront vers leur petit ventre et accumuler des biens matériels sur lesquels ils ont bavé depuis longtemps car une télévision est plus importante qu’une vie humaine 🙂

                  • Ca c’est une croyance 🙂

                    Plein de gens s’engagent aujourd’hui dans des associations (bien que l’état soit déjà là pour faire des choses).
                    Si demain, l’état dit : « je vous rend ces missions », ce mouvement ira à la hausse.
                    Que des gens pensent à leur ventre, ça a toujours été, mais ça n’est pas une généralité.

            • une fraternité étatique (depuis Paris), non ^^
              comment ça marchait avant ? 🙂 UNE SEULE échelle serait légitime, une qu’on a oublié mais qui gère notre quotidien et pq pas à meme d’organiser la solidarité: la paroisse (euh le village, la municipalité peu importe) et tout ce qui gravitait au dedans(ordres mendiants, confréries de charité…) 😉

              • et bien entendu, le roi devait montrer l’exemple: le « roi, père des pauvres » (avec le modèle type présenté par l’hagiographie de Louis le Pieux écrite par Jean de Joinville); s’occupait personnellement des pauvres (l’acte du mandé étant l’acte le plus symbolique car il lavait les pieds des pauvres comme le Christ) pour montrer l’exemple et guider ses sujets vers le salut… on en est très loin aujourd’hui.

                • vous l’aurez compris, je fais référence au Moyen-Age 🙂 l’Histoire de la Charité au Moyen-Age a beaucoup à nous enseigner

          • Ce qui est injuste c’est de prendre à ceux qui travaillent pour donner à ceux qui ne travaillent pas. L’égalité est par définition discriminatoire et injuste. La fraternité et tous ces sentiments d’aide et de but commun sont une invention des faibles qui savent par avance qu’ils n’auraient aucune chance dans un monde axé sur la méritocratie

            • Vous critiquez là le fait qu’un rentier puisse gagner sa vie puisqu’il ne travaille pas. Nonobstant ce petit bémol, votre réflexion serait viable si vous votiez pour une politique qui garantit un travail normal à toute personne qui en a besoin pour vivre. Ca s’appelle « le droit au travail opposable » (et c’est d’ailleurs un droit constitutionnel). Si vous y êtes favorable je vous suis…mais je crains que cette mesure ne coûte plus cher que le RU…

            • injuste…c’est aussi humain…comment pouvez-vous juger qq’un qui ne travaille pas ? Un handicapé , un drogué, qq’un qui manque de confiance en soi… la solidarité est une valeur à enseigner plus que la liberté. Je veux pas rentrer dans le point godwin, mais ce type de discours (les forts survivent, les faibles périssent) , les fascistes l’avaient.
              Alors la méritocratie oui c’est clair qu’on mérite le fruit de notre travail. Mais honnetement, c’est quoi le mérite ? Gagner le smic toutes les 13 secondes ou se lever chaque matin pour bosser à la chaine ? Une société libérale ne peut qu’aller de paire avec un minimum de solidarité et de sécurité financière. Autrement, je ne vois pas ce qui la différencierait d’une dictature qui laissent crever les faibles… tuer activement ou passivement revient au meme.
              Et je parle des multismicards par hasard ! Ils bossent pas 100 fois plus que les autres. Prendre sur un méga-ultra-riche…il sentirait meme pas la différence vu ce qu’il gagne en parallèle…

              • « la solidarité est une valeur à enseigner plus que la liberté »

                +1, mais c’est précisément quand on rend la solidarité obligatoire et quand l’état dit : « faites rien, donnez moi votre argent et je m’occupe de tout » qu’on fait exactement l’inverse.

                • @Julien

                  Honnêtement Julien, l’état n’a jamais dit « faites rien ». Il ne l’a même pas pensé une seconde.

                  Je ne comprends pas pourquoi beaucoup de gens pensent que si on donne le RU, c’est que les gens sont fainéants. Il y a là une marque culturelle très profonde, qui dit en gros que ceux qui n’ont pas de travail c’est de leur faute. Si c’est vrai pour certains, quelle est la proportion ? Je ne suis pas sûr qu’elle soit si élevée.

                  • « l’état n’a jamais dit « faites rien ». Il ne l’a même pas pensé une seconde.  »
                    Bien sûr que si. C’est pour ça qu’on a l’éducation nationale ou la secu. C’est une chose de dire : « je m’assure que chaque enfant puisse financer son éducation », et une autre de dire : « c’est à l’état d’assurer l’éducation ». Idem pour la secu.

                    Par rapport au revenu universel, je pense que c’est l’esprit même du RU qui est problématique.
                    Un état sain devrait s’assurer que chacun peut trouver un métier, et que ce métier puisse lui assurer de quoi vivre; et de créer un climat favorable pour que chacun puisse créer du travail s’il le souhaite, et que chacun soit à l’écoute de son voisinage. Un état sain considèrerait les gens comme des citoyens responsables, et non comme des vaches à lait ou des gens à qui il faut distribuer du pognon.

                    La philosophie du RU, c’est de s’assurer que chacun a de quoi vivre, et pour ce faire de taper à fond dans les ressources de quelques uns qui travaillent, et de taper encore plus fort sur ceux qui ont mis des ressources de côté. Ce faisant, on casse tout lien entre les richesses créées et les richesses distribuées. On distribue « 1500€ par mois à tout le monde » sans s’assurer qu’en face on a bien créé l’équivalent en termes de valeurs. Et surtout on crée une énorme frustration.

                    En fait, il ne s’agit même pas de dire que les gens sont fainéants, bien sûr qu’ils ne le sont pas. Seulement, quand on vient vous taper de force dans votre poche pour donner à quelqu’un d’autre (en s’étant engraissé au passage), oui, ça frustre. Si demain l’état venait vous expulser de votre maison pour y loger une autre famille sous prétexte que comme vous êtes moins nombreux vous devez vous loger dans plus petit, parleriez vous de marque culturelle concernant votre frustration?
                    Si vous voulez, moi aussi j’aimerais bien que chacun aie de quoi loger dans un grand T5 et aie de quoi se payer des vacances au ski tous les ans. Seulement le meilleur moyen pour y arriver ne me semble pas de taper de force dans les poches de quelques uns pour donner à d’autres.

      • @Fréderic,

        « en utilisant tous les services publics » : avec 44% de PO, et un budget régaliernà 6%, le compte n’y est pas

        « un RU que vous toucheriez aussi  » : super ! on va nous prendre notre argent pour nous le redonner, ça c’est de la politique.

        « les grands mots: « trotskistes » n’apportent rien au débat » : là vous marquer un point, sorry…

        « un jeune qui sort à BAC + 5 d’une école d’ingénieur et qui ne trouve pas de boulot, » : s’il ne trouve pas de boulot, c’est que son empoyeur paie 208 quant il lui donne 100 de salaire, sans compter la TVA et l’IR, donc l’empoyeur est aller voir plus loin comment ça se passe.

        « la fraternité n’est-elle pas un idéal encore plus noble que la liberté ? » : Non, la libertée est plus noble, la Fraternité résulte de la nécessité de défendre mutuellement nos libertés, la Fraternité ne peut pas se décider par une obligation étatique.

        « Personne ne veut VOLER la liberté des autres avec le RU » : si l’état le met en place, expliquer moi comment faire pour y échapper.

        • Merci Liam pour le trotskiste… 🙂

          Pour le reste:
          en attendant on fait quoi du jeune diplômé (je prends cet exemple un peu extrême) qui a fait une prépa en sacrifiant de belles années en travaillant dur et qui ne touche même pas le chômage quand il ne trouve pas de boulot ? On le laisse dans la misère s’il n’a pas la famille derrière ? On attend que la « fraternité » se manifeste ?

          Nous ne sommes pas d’accord sur la priorité entre fraternité et liberté. Je crois que pour moi, mieux vaut aliéner une petite partie de liberté (ne parlons pas de la Liberté avec un grand L qui engloberait tout et nous mettrait « aux fers ») si nous jouissons de la fraternité, plutôt que d’être 100% libre de tout et sans partage de l’humain.

          • @Frederic

            Je ne pense pas que l’on puisse aider un chomeur avec le RU. Pour lutter contre le chomage il faut libérer les entreprises, toute l’économie du pays, alors que le RU va accroitre encore plus le chomage car les entreprises françaises seront encore moins compétitives.

            Quant au débat sur le Liberté et la Fraternité, cela justifirait un article à part entière !

            • Derrière le vocable « RU », on peut mettre tout ce qu’on veut. Il y a des dizaines de paramètres (pour ne pas dire des centaines) qu’on peut ajuster en fonction des moyens et des objectifs. Donc RU n’est pas forcément fait pour le chômeur, et pas forcément financé par les entreprises.

              Quant au débat philo, effectivement il nous faudrait du temps précieux que nous n’avons pas…

            • @Liam

              Le pret etudiant aux etats unis : la prochaine bulle à éclater ? (je veux dire avant les prets subprime d’achat de bagnole)

              On peut libérer toutes les entreprises du monde : si personne n’achete, ça ne changera rien. Les clients reviendront quand :
              – ils auront un avenir qui les rassurent
              – ils auront les moyens de dépenser
              en attendant, c’est chasse au gaspillage et retour à l’essentiel.

              Il y aura effectivement un effet sur le point 2 en cas de libéralisation des entreprises, mais le point 1 …

              • Si le client n’achète plus, c’est parce que l’état lui prend tous. Et il n’y aura jamais d’avenir dans un pays ou l’état décide de tous pour ses citoyens.

                • @Liam

                  Je crois un peu simpliste d’affirmer que la seule raison pour laquelle un client n’achète plus c’est que l’état lui prend tout. Dans la décision d’achat, il y a sans doute beaucoup plus de paramètres. Par ailleurs, « lui prend tout » est un peu outré. Si l’état prenait tout, nous serions tous « à la rue »…

                  • Oui, c’est un peu exagéré mais pas complètement inexact. On est pas à « tout » mais à presque 60%.

                    Concrètement :

                    Vous travaillez. Votre patron vous paie 3500€, mais 1500 partent déjà dans les caisses de l’état. Il vous reste 2000.
                    Vous payez votre impôt sur le revenu, mettons 150 €.
                    Vous dépensez 250€ pour vos courses courantes, vous y ajoutez 50€ de TVA. (sans compter ce que la personne à qui vous payez ça paiera en impôts sur les sociétés).
                    Vous vous logez pour 500€ par mois. L’état vous prend 50€ (taxe d’habitation).
                    Vous faites un plein (30€), vous payez 30€ de taxes en plus.
                    Vous payez le gaz, l’électricité, l’eau : vous payez une autre fournée de taxes.
                    Si vous vous dites : « j’achète mon logement », on vous rajoute 50€ de taxes (taxe foncière).

                    J’en oublie, et je suis même sûr que je minimise la situation, mais mis bout à bout c’est colossal. Vous travaillez, votre patron vous paie 3500€, vous avez déjà plus de 2000€ que l’état s’est attribué. Avec ce qui reste, croyez vous que beaucoup de gens sont en mode « je vais être solidaire de mon voisin »?
                    (De plus, si on inverse et que vous êtes le patron qui vous paie 3500€, on vous dit : « si tu embauches la personne, tu n’as pas le droit de la licencier » et on vous contraint à 1000 tourments de « droits à » à assurer.)

                    • @Julien et d’autres…

                      Admettons que quand on me dit ton salaire est de 100, je ne touche que 40.

                      D’abord, je ne dis pas que les 60 « c’est du vol », car une partie de ces 60 m’est restituée « en nature » avec les infrastructures dont je profite, une autre partie est gaspillée, mais ça n’est toujours pas du vol, et enfin une dernière partie est redistribuée à des personnes qui en ont vraisemblablement plus besoin que moi.

                      Ensuite, sur les 40 qui restent, on pourrait se poser la question de savoir si mon travail mérite véritablement ces 40 (mauvaise gestion d’entreprise, avantages acquis, …), et si dans ces 40 je ne vole pas moi même quelqu’un d’autre (au sens large l’entreprise qui me paie 40 n’a-t-elle pas utilisé des ressources en dessous de leur valeur ? L’entreprise qui peut me payer 40 car elle fait le profit nécessaire n’a-t-elle pas utilisé par exemple de l’électricité nucléaire payée peu peu cher car les coûts de démantèlement n’ont pas été intégrés dans le prix de vente ? … ce qui implique que ce sont nos enfants qui payeront l’addition, donc ça c’est du vol à mon sens).

                      En résumé, je trouve qu’il faut relativiser tout ce discours sur « l’état nous pique tout ».

      • C’est mathématique : j’ai le total de la population et j’ai un certain nombre de personnes qui travaillent et ce nombre est inférieur au total de la population. Donc si je veux donner un revenu unversel, je dois prendre plus que ce revenu à ceux qui travaillent. Donc c’est du vol.
        Autre remarque en passant, je suis entrepreneur et j’ai des employés que je paye 1500 par mois, comme il vont recevoir un revenu universel de 500, je vais les virer et je vais engager des gens que je vais payer 1000. Donc cela fera moins de rentrées pour le revenu universel et le système s’effondrera rapidement.

        • La richesse totale produite n’est pas exclusivement constituée de travail. Tout d’abord il y a les ressources naturelles, ensuite il y a la technologie qui a permis de cumuler des capacités de production avec des machines et du logiciel…et enfin il y a le prix de l’argent. Proudhon expliquait que ce qui était du vol était l’accaparement par quelques uns du foncier et des moyens de production ou de crédit, obligeant les autres à se vendre comme salariés. Ce phénomène est apparu avec la civilisation où les nouveaux sédentaires ont spolié les chasseurs cueilleurs ne pouvant plus se nourrir librement. Il n’est donc pas anormal qu’une proportion des gains de toutes natures réalisés par les personnes soient redistribués à parts égales entre tous. Ca veut dire simplement que chacun reçoit ou paye (selon que la formule est négative ou positive) TX(R-Rm) où R est le revenu (ou gain) primaire et Rm sa moyenne sur toute les personnes. T est un taux et le RU est simplement TXRm. Si on compte les services publics fournis gratuitement à tous, T est d’environ 50% dans les pays civilisés comme la France (je compte aussi les pays scandinaves dans les pays civilisés).
          Vous avez raison, le RU est un instrument intelligent de baisse de charge au niveau du SMIC. Vous pouvez annuler ces charges en compensant exactement le prélèvement de 50% par le RU, et du coup vous n’avez pas de discontinuité ensuite (mur de charge cantonnant les gens au SMIC). Enfin si vous êtes assujettis à l’IR vous observerez qu’à partir de la tranche à 30% la formule de l’IR sert déjà le RU à votre famille. C’est donc aussi un dispositif de simplification fiscale permettant de migrer tout simplement vers la CSG…

        • L’argument clé est là.
          Les défenseurs du RU nous disent : « le RU vient en plus du salaire ».
          Sauf que si c’est un truc en plus, l’entrepreneur n’a pas forcément les moyens de le verser… sauf à baisser les salaires.

          Avant, l’entrepreneur versait 1500 à ses salariés (+ cotisations).
          Demain, on lui dit : « tes cotisations augmentent de 700 par salarié pour leur accorder à tous 500 de RU ».

          Deux options s’il était déjà limite en termes de compta :
          – Il baisse les salaires d’autant
          – Il ne peut pas baisser les salaires, et donc il ferme car n’est plus rentable.

          Conclusion : plus de chômage, moins de gens pour cotiser pour le RU.

          • @Julien… re-bonjour

            rien ne dit que le RU est financé par les entreprises.

            Sur un autre plan, la suppression de l’effet de seuil qui enferme potentiellement des personnes dans le RSA pour ne pas le perdre en retravaillant me semble une notion intelligente

        • @Gduchateau

          difficile de saisir le « donc » dans le « donc c’est du vol ». Il n’y a aucune démonstration, mais simplement une position que je trouve un peu dogmatique.

          Pour l’aspect suivant, oui il faut y prendre garde, mais cf mon commentaire ci-dessous @Julien.

    • Juste j’aimerai (enfin) savoir ce qu’est un état d’ame trotskyste…(le type était déjà mort avant ma naissance)
      Ensuite je voulais savoir ce que vous faisiez dans la vie, parceque vous avez des positions tres « tranchées »
      Il suffit juste d’avoir envie de travailler et tout serait reglé

      • je doute qu’un gars à bac + 5 veuille bosser dans une usine…ce qui peut se comprendre aisément

      • @Philippe Gachet_Mauroz
        Ce qu’il y d’interressant avec le Trotskisme, c’est que dans les années 50, quand le régime de L’URSS est devenu indéfendable, les intellectuelles Français se sont emparés de l’image de Trotsky, supposé incarner le marxisme pur, alors que Staline, lui, aurait été corrompu par l’exercice du pouvoir.
        Le Trotskisme représente donc l’idéologie marxiste hors sol, qui refuse de voir que toutes les tentatives de mise en oeuvre du collectivisme se sont soldées par des échecs sanglants. Aujourd’hui encore, il y a une grande indulgence envers ce courant de pensée.
        Désolé de vous décevoir, mais je ne suis qu’un salarié banal dans une entreprise banal, et mes idées ne sont pas tranchées, elle sont justes libérales.

        • Merci d’avoir pris le temps de me répondre, trostkyste = puriste, fervent du marxisme originel, donc non dévoyé par Staline.
          La question sur votre n’est pas méchante, je voulais souligner que parfois je lis des discours trés défendables sur le plan de la logique mais décalés par rapport à la réalité du terrain (pour ma part je suis chef d’entreprise, autrefois banquier pendant 20 ans)
          Quoique l’on puisse lire dans les divers commentaires de certains, il n’y a pas de travail pour tout le monde, à l’inverse si tout le monde pouvait travailler, il faudrait agrandir nos estomac ou creér des lieux de stockage pour y entreposer la production.
          Il faut accepter l’idée, que
          1) Soit il y a des gens qui travaillent pendant que d’autres ne travaillent pas (et dans travail, je ne mets que l’activité qui sert à produire de la richessen ces biens qui ont une valeur, et ceux qui gére ce système , les fonctionnaires)
          2) Soit de répartir ce travail, afin que tout le monde puisse travailler, donc travailler moins individuellement

          A ce jour, il est décidé la version1)
          Du coup, il faudrait gérer le stock de la population active, (limitation des naissances par exemple), ou espérer s’en sortir à l’échelon national (en refilant ce problème à d’autres pays), ou partager le travail
          En attendant que faire des 6 à 10 millions d’actif …inactifs, ou plutôt non productif (donc n’ayant pas accés aux richesses)
          Le système actuel, redistributif, via les diverses allocations semble fonctionner pour l’instant (allocations qui au final retombent dans la poches des rentiers, via les apl, le système de consommation, ce qui au final redistribue dans l’autre sens, ce qui avait été « volé » au rentiers via l’impôt)
          Si nous imaginons un monde sans système de redistribution, que se passerait il?
          Avez vous idée du comportement d’une population affamée et/ou non-logée, pensez vous qu’elle ne se nourrirait que des balles tirées par la police?
          Par contre le RU est présenté ici comme par une solution magique, si il pourrait avoir (mais j’en doute) des vertus fiscales, il me semble complétement prématuré pour l’instant car ne correspondant pas à un projet de société, car pour moi le conditionnement sociétal n’a pas préparé l’être humain à s’épanouir autrement que par le travail ( d’ailleurs pour moi , communiste troskyste, libéraux, capitaliste partage sur ce terrain, le même combat, c’est le graal commun)

  • Je pense que si nous n’avions ni le RSA, ni les allocations familiales ni le quotient familial de l’IR, ni le SMIC, le débat aurait été plus simple. Nous aurions raisonné comme les américains. Travailler pour faire n’importe quoi permettant de survivre est alors une obligation et le RU est une pure utopie. Seulement voilà, nous avons le RSA (pour les gens qui ont pu passer le filtre des barrages administratifs) et les gens le perdent quand ils travaillent…par contre ils le gardent s’ils épousent un riche grâce au quotient conjugal. Plutôt que de critiquer le RU qui est une bonne solution technique permettant de nous sortir de nos absurdités socialo fiscales qui génèrent inefficacité économique et injustice, les détracteurs feraient bien de nous expliquer ce qu’ils proposent eux pour régler ces problèmes.

  • j aime bien l histzoire du rameau europeen et du rameau americain. Pas de bol, c est assez faux. Le rameau americain est double: celui de Mayflower certes mais aussi celui qui l a precédé et qui a fait souche en americque centrale et du sud. Celui des conquistadors.
    Ca amene d ailleurs de l eau au moulin de l auteur. Les emigrants espagnols etaient en parti des nobles qui refusaient de travailler et donc allaient chercher fortune (en pillant les indiens, pas en cherchant un revenu de base 😉 ). Bilan ils ont construit une societe basé sur la rente, la violence. Tare dont les descendants actuels ont du mal a se defaire …

    PS: il est savoureux de lire que l auteur pense que l europe est en declin a cause de l obsession de l argent et de l individualisme. Choses qui sont encore plus exacerbés aux USA/canada

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