Décadence de Michel Onfray

Le dernier livre de Michel Onfray est une cathédrale d’ignorance, un monument à la gloire de la mauvaise foi et de la démagogie.

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Décadence de Michel Onfray

Publié le 27 janvier 2017
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Par Rémi Lélian.

Décadence de Michel Onfray
By: Bastien DeceuninckCC BY 2.0

S’il désire rejoindre le cénacle clairsemé de ceux dont les siècles se rappelleront, chaque philosophe doit donner naissance à l’œuvre qui synthétisera toutes celles de sa catégorie, en les surmontant afin d’élever sa discipline jusqu’à une dimension neuve. Certains, toute leur existence, portent en eux ce livre majeur sans jamais le réaliser, et malheureux Sisyphe s’effondrent dans l’anonymat relatif où végètent ceux-là seuls que connaissent les spécialistes, les érudits, et autres amateurs des marges.

Avouons que nous envisagions pareil destin pour Onfray : celui de persister dans le temps comme un de ces ersatz lamentables que les professeurs de demain auraient cité en contre-exemple des maîtres de l’intelligence, que nous ignorions à sa place, afin de prouver par l’anecdote le degré d’avilissement auquel nous en étions rendus à cette époque – la nôtre.

Mais Onfray, avec Décadence, risque bien de nous démontrer l’inverse et de troquer sa situation de médiocre parmi d’autres pour devenir le paradigme intempestif de tout ce que la bêtise peut produire, quand elle maquille ses traits vulgaires d’un soupçon de rhétorique et de beaucoup d’intelligence stratégique.

Abandonne toute problématique toi qui entres ici…

Véritable cathédrale d’ignorance, ce monument à la gloire de la mauvaise foi et de la démagogie et que d’aucuns ont qualifié bien imprudemment de Cité de Dieu athée, recèle avec un tel sans-gêne un si grand nombre d’idioties que le chroniqueur renseigné bien en peine de définir un angle mort de la non-pensée d’Onfray – puisque d’angle, il n’y en a point dans ce livre ahurissant de vide –, ne sait par où commencer.

Doit-on parler du christianisme ontologiquement nazifié parce qu’Hitler se réclame d’un passage des Évangiles ou des nazis non nietzschéens qui osent se réclamer de Nietzsche alors qu’ils n’ont prélevé que quelques passages de l’évangile Zoroastrien ? Du St Bernard réduit à Hitler ou de sa défense de la Vendée chouanne ? De cette grande santé assimilée à la force du cimeterre qui se transforme aussitôt en décadence quand l’épée est défouraillée par les nazis, ou bien de cette encyclique anti nazie, écrite en partie par un cardinal prêt bientôt de devenir un pape nazi ? La quantité inhibe, l’énumération et les contradictions essoufflent, aussi parions que quelques uns, malgré leur réticence se sont dit qu’il était préférable d’applaudir avec la foule plutôt que de crier dans le désert ; quel poncif choisir pour le démonter et quel autre ignorer au risque de le valider par implicite ? Car la technique d’Onfray est simple : dire tout et n’importe quoi à longueur de pages en l’agrémentant de citations décontextualisées pour profiter de l’ignorance du lecteur qui s’émerveillera face à cette érudition de carnaval.

De facto, Onfray n’argumente pas mais répète son point de vue comme si re-écrire une chose suffisait à lui donner une probité intellectuelle désespérément absente. Exemple : l’Inquisition ne torture pas, elle étripe, éviscère, brûle, casse les membres, brise les âmes, coupe des mains, arrache des langues, et ainsi de suite sur plusieurs lignes voire plusieurs pages ; on pourrait dire aussi qu’elle pardonne, tempère, délibère, innocente, qu’elle récuse les témoins intéressés par une condamnation de l’accusé, qu’elle invente le droit moderne, bref qu’elle marque aussi un progrès de la civilisation sur la barbarie, et ajouter qu’il n’existe pas d’Inquisition, mais des inquisitions, au moins trois, qui recoupent des réalités extrêmement différentes, voire opposées – quel point commun, sinon le nom, entre la mollesse judiciaire des médiévaux et le zèle barbare des inquisiteurs espagnols ? Pour autant, on n’aurait pas dit grand-chose d’autre sur l’Inquisition que l’exposé de deux points de vues partiels et partiaux. Tout le reste est à l’avenant, Onfray énonce, s’ensuit une longue litanies d’exemples, et basta…

… Et bâfre toi !!!

Fort de ce gigantesque inventaire à la Prévert, Onfray peut laisser libre cours à son désir de reconnaissance en flattant tour à tour et de manière plus ou moins appuyée, hors du moindre souci de cohérence, toutes les catégories idéologiques susceptibles de lui garantir une unanimité qu’on n’avait plus connue depuis la coupe du monde de football en 1998.

Ainsi, les païens et les bouffeurs de curés apprécieront la description d’un Constantin despote, calculateur, intolérant, menteur, violent, etc., qui avant de se convertir au christianisme avait néanmoins instauré une liberté de culte dont on est surpris de constater qu’elle n’existait pas plus sous les païens que sous le règne politique du christianisme – puisque Constantin l’établit ; les chrétiens tendance réactionnaire quant à eux se réjouiront de la condamnation de la Révolution française manipulée par des révolutionnaires calculateurs, intolérants, menteurs, violents, etc. ; qui en cela, et nonobstant leur antichristianisme forcené, montrent bien à quel point ils incarnent les héritiers quasi directs de Constantin ; tandis que de l’autre côté du spectre politique on dénoncera la nonchalance de Vatican II, porte-avion de la décadence de l’Église qui, en renonçant aux calculs, aux mensonges, et à la violence, fait forcément écho aux nazis décadents parce que calculateurs, menteurs, intolérants et violents…

Nazis qui d’ailleurs ne seront pas en reste quand ils liront sous la plume d’Onfray que l’Art contemporain, preuve de la décadence qui nous frappe, est tout entier juif. Idem – dans la série bouillie – pour Mai 68 qui est décadent mais bien, à l’inverse des nazis qui ne sont pas biens mais décadents, et puis l’Islam qui n’est pas décadent, mais on ne sait pas trop quoi d’autre, alors que les Croisades sont très méchantes quoi qu’absolument pas décadentes… Comprenne qui pourra…

Un peu pour la droite, un peu pour la gauche, un peu pour les croyants, un peu pour les athées, tout cela fait un gros livre creux, sans analyse et sans intelligence, et qui représente effectivement un bel archétype de la décadence intellectuelle de l’époque. Convenons malgré tout qu’il y a à manger dans ce bouquin tant on a l’impression quand on le lit d’une espèce de buffet gigantesque où chacun pourra trouver de quoi le nourrir, ce qui serait louable si tous les aliments n’étaient pas largement frelatés, disposés n’importe comment et seulement bons à rassasier ceux qui ne savent pas se tenir à table…

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  • Du Onfray ordinaire, en somme. Rien qui mérite plus de 8/20 au bac dans son oeuvre. Il donne l’impression de jeter à la tête de ceux qu’il déteste, Freud, le christianisme, tout ce qui lui tombe sous les yeux en un catalogue déraisonnable des citations foireuses. Adieu cohérence et cheminement.

    • Je n’ai lu de lui que le « traité d’athéologie », ouvrage pour lequel il ne s’est jamais le moins du monde excusé alors qu’il concentre à peu près tout ce que l’on peut faire de pire en matière de critique religieuse.

      Il y a peu de raisons qu’il se soit amélioré depuis… Son problème est connu : il n’écrit qu’à charge et pour démontrer sa thèse, l’inverse d’une véritable démarche scientifique.

      Ne reste du personnage que le charme de sa truculence bien gauloise.

  • Qui est habilité à attribuer le titre de philosophe ?

    Comment peut-on être athée, même si les religions donnent majoritairement une lamentable anthropomorphique et culpabilisatrice idées de notre Ineffable Source et Finalité?

    • Je ne lis pas cet auteur. Vous vous demandez « comment peut-on être athée? » Etant athée, il m’est facile de d’expliquer comment cela peut arriver. Il suffit de ne pas subir jeune un formatage religieux. C’est tout.

      • Non Riger Lamouline, on peug devenir croyant à tout âge, je suis de ceux-là. A 31 ans ! J’en ai 65 aujourd’hui et tous les jours je remercie Dieu pour sa merveilleuse lumière. Quels que soient les terribles drames que j’ai subis.

    • Lorsqu’on essaie d’ écouter et de comprendre Onfray, je me rends compte qu’ il essaie de noyer rapidemment ses auditeurs dans un flot de paroles et d’idées difficiles à suivre. Il cite Bergen, nietzsche pour colorer sa sauce et nous réfout un peu de spinoza. Il embrouille. Mélange tout avec un semblant de cohérence et instille sa demagogie nauséabonde. Avec ces faux airs d’ intellectuels il continue de vendre ses écrits.
      Ce n’ est pas ça un.philosophe, non.de dieu.
      Onfray est un escroc intellectuel qui a réussit sa médiatisation. C’ est un.philosophe de caniveau totalement décomplexé. Même ses lecteurs et auditeurs ne méritent aucun respect.
      Pierre toulouse

      • Vous pouvez ne pas aimer Onfray, mais ne pas respecter ses lecteurs ou auditeurs démontre l’étroitesse de votre esprit et votre intolérance.

        • Mais je me contrefous de vos opinions et de votre sensibilité. Ma cible est Onfray cet escroc intellectuel, ce faussaire qui exploite son fonds de commerce en s’ attaquant avec une extrême virulence aux valeurs de notre civilisation. Les admirateurs de ce salaud ne méritent pas de respect. C’ est un peu comme les admirateurs de lepen. Ouvrez votre esprit.

  • Onfray se réclame socialisme libertaire de Proudhon…….tout un programme.

  • Même si Onfray est un gouffre de vacuité, pédant et verbeux , reconnaissons que, faute de la reconnaissance « parisienne » sur laquelle il fantasme, c’est un excellent homme d’affaire.
    La « michel onfray inc. » est tout à fait prospère en basse normandie

  • De deux choses l’une: soit vous faites exprès de ne pas comprendre (et alors la bonjour la mauvaise foi), soit vous n’avez effectivement rien compris.

    • Il me semble que c’est plutôt vous qui n’avez pas compris. Condamner ou louanger tel homme ou telle institution ce n’est PAS de la philosophie. De plus il ne connaît même pas son histoire, car les croisades ne furent pas une agression des chrétiens sur l’Islam, puisque c’est l’Islam qui agressa la chrétienté dès le mort de Mahomet et cela jusqu’à la fin du XVIIe siècle. Jérusalem n’est pas en Arabie, ni Poitiers!

      • Hors sujet. Il ne s’agit pas ici de condamner ou de faire l’apologie d’un homme ou d’une institution, il s’agit d’un constat, d’un diagnostic si vous préférez. Attaquer rhétoriquement Onfray sans nuance en disant: « il est nul » n’est pas digne d’un article.

        La part religieuse des croisades est à nuancer, l’enjeu économique et politique n’étant pas à négliger, et de plusieurs origines (Turcs, Arabes, Byzantins…).
        Quant à Jérusalem, sa position géographique la situe bien plus près de la zone d’influence arabe que « chrétienne ».
        Les croisades, ce sont des agressions multiples et bilatérales.

  • je ne sais pas pour le livre mais pour votre  » billet d humeur  » çà ressemble à ce que vous lui reprochez , beaucoup à consommer et peu de bons plats

  • Il est simplement égal à lui-même, et il a besoin de provoquer et détruire pour exister.

    Faute d’avoir l’intelligence d’apporter une lumière supplémentaire au panthéon de la philosophie, il s’imagine sortir du lot commun en démolissant tout ce qu’il est incapable de comprendre.

    Ce n’est pas un hasard s’il comprend, justifie et se comporte comme Daesh, tout ce qui n’est pas lui est nuisible, seule son existence éphémère est réelle.

  • Réductio ad hitlérium , comme disait Aron …si les Nazis ( Nationalsozialismus , socialisme national , un mot où le socialisme est généralement oublié par les penseurs…) n’avaient existé , le chroniqueur eut été bien limité dans sa tribune…

    • Reductio ad Hitlerum, comme disait Leo Strauss.

    • Les socialistes assassinés par les nazis apprécieront !

    • Soyons précis : le NSAPD était le parti national-socialiste ouvrier allemand. Le pendant allemand de la SFIO (un autre parti socialiste ouvrier), en somme. Pris en main par les membres d’une secte aryaniste, pédophile, sataniste et qui croyaient aux être supérieurs de nature extra-terrestre. Rappelons que, contrairement à ce que l’on croit, le NSAPD n’a jamais remporté une élection. Il s’est allié avec le parti de Hiddenbourg pour battre la droite. Curieusement, Adolf et Hiddenbourg étaient amants …

  • On peut penser ce qu’on veut, mais le bouquin de Onfray est précisément une somme de culture, de citations précises et factuelles, qui d’ailleurs n’apprennent pas grand chose sur le fond pour qui s’intéresse un peu à l’histoire en tant que science plutôt qu’à la déclinaison superstitieuse du Credo ; l’intérêt de la pensée de Onfray est qu’il enfonce les idées reçues en allant à la source, en travaillant, ce qu’hélas beaucoup de penseurs ne font pas, se contentant des secondes ou troisièmes lectures. On peut ne pas être d’accord, et je ne le suis pas sur plusieurs points, notamment sa posture « anti-libérale » qui me semble contradictoire avec ses options libertaires et son scepticisme très libéral en réalité, mais affirmer qu’il est médiocre et ordinaire c’est juste un comble, et la démonstration qu’on ne l’a pas lu.

  • Merci pour cet article clair et précis. L’impression de bouillie indigeste est la sensation pérenne quand on essaie de lire Onfray. Je n’ai jamais réussi à finir un de ses livres. L’érudition est là en lui. Mais l’analyse est somptueusement médiocre, il n’y a pas d’apport philosophique historique, pas d’étage supplémentaire à la « fusée philosophie ». Un simple suiveur dans l’hombre des grands maîtres dont il se fait le disciple à peine éclairé, gros vendeur pour avoir fort bien compris les méthodes du marketing littéraire ou artistique nées à l’heure de la radio télédiffusion… utilisant une méthodologie d’influence et d’extinction du débat assez efficace : énoncer un chapelet de références avec la vivacité de la kalachnikov pour faire taire la critique.

  • En France, on colle le titre de philosophe à n’importe quel intello scribouillard. BHL, Onfray, etc…

    • Quel aéropage, quel comité décerne le titre de philosophe ?

      Choisissez un bon maître de stage qui est bien avec un bon président de jury et à condition de ne pas être trop iconoclaste et de faire quelques bonnes citations et vous décrochez n’importe quel titre universitaire.

      L’important c’est la profondeur de l’être cherchant à vivre l’altruisme dans l’indépendance de toute chapelle.

      Or il est rare que de tels êtres attirent l’attention médiatique. Etre connu est presque une contre-preuve.

      Il est même parfois des êtres bien que la notoriété « pourrit »

  • Je trouve la critique un peu sévère. Ayant lu pas mal de livre de M. Onfray, il est vrai que l’on retrouve sa trame et ses lubies. C’est comme cela avec tous les auteurs. Comme il a écrit près de 85 livres on se lasse. Par contre pour certains d’entre eux, une lecture avec un crayon nous permet d’apprendre énormément de choses et de s’intéresser à des sujets que je n’avais jamais abordé, ma formation n’etant pas celle d’un philosophe. Il est important de s’enrichir avec et par les autres, et Onfray fait parti de ces gens qui passe le savoir…quand on veut bien écouter.

    • Certes, mais comment savoir si Onfray, Durant ou Duchemol est fidèle à la pensée des personnes citées.

      Un exemple : il y a probablement plus de 95 % des gens influents et écoutés qui ignorent qui fut , que fit véritablement Louis Pasteur.

      Or c’est pas joli. Vous même ?

    • Quoi qu’il en soit des livres de Onfray, il diffuse une curiosité voir une culture philosophique au près de lecteurs souvent non initiés, c’est donc déjà une très bonne chose dans un monde de l’instant !

      • C’ est bien méconnaître la dangerosité intellectuelle que de feindre d’ approuver ses points de vues. En effet ce phobosophe très orienté et s’ inspirant des courants marxistes et antireligieux a réussi à mettre en place un juteux fonds de commerce pour diffuser ses idées polémiques et démagogiques.
        Onfray se fait regarder sur tous les plateaux. Il cite nietzsche toutes les 5 mn. Il prédit la mort de la Chrétienté et s’ acharne sur la psychanalyse sans rien y connaître.

          • C’est trop facile de laisser notre philosophe schizophrène et demago déverser ses systèmes de pensées nauséeuse. Si vous aviez un peu de culture et de références philosophiques vous auriez appris que la Sagesse suscite respect, controverses,ouverture d’ esprit. Onfray est virulent et s’ exprime avec une forme de supériorité intellectuelle comme il s’ adresse aux incultes qui viennent se prosterner devant lui a l’ université populaire de Caen.
            N’ oubliez pas qu’ il s’ est fait virer de l’ éducation nationale et qu’ il donne des coups de pieds aujourd’hui (en vain) dans la psychanalyse. Cette discipline avec laquelle il ne parvient pas à régler ses comptes pour apaiser ses névroses.

            • Décidément, quel est votre problème avec la psychanalyse ? Etes-vous psychanaliste, ou psychanalisé vous-même ?
              « Si vous aviez un peu de culture et de références philosophiques »: c’est donc cela la « Sagesse » qui suscite « respect, controverses et ouverture d’esprit » ?
              Soyez donc un peu moins virulent, et un peu plus réfléchi, cela permettra, peut être, une conversation constructive.

              • Je suis Psychanalyste et mon intention est de démonter les analyses d’Onfray.
                Cet individu est névrosé
                Un peu comme un.pilote d’avion dépressif qui aurait réussi à prendre les commandes d’ un aéronef 😎

                • Vous ne démontez pas grand chose: dire « cet individu est névrosé » n’engage que vous. Et me fait m’interroger sur les psychanalystes.
                  Et merci pour l’explication de texte: cet homme est fou… euh… comme un fou. Un bel argumentaire.

                • Psychanalyste d’accord. La psychanalyse est à la médecine psychiatrique ce que l’astrologie est à l’astronomie.
                  Et vu votre ton j’ajouterai que vous confortez mon jugement par une propension manifeste à la mauvaise foi, ce qui est le propre des idéalistes refusant toute confrontation au réel.

                  • Le Psychanalyste que je suis s’ amuse de vos propos inconsidérés et déplacés. J’ affirme que Michel Onfray souffre de troubles névrotiques.

                    • Cessez d’affirmez et de polluer ce forum et argumentez. Même un psychanalyste devrait en être capable.
                      Votre besoin de mettre une majuscule à psychanalyste, c’est pour combler un manque ? Une névrose peut-être ?

  • quel est l’apport des philosophes à l’humanité?

    • non mais c’est une vraie question..j’aime la méthode scientifique car je peux constater que j’ai tort..les définitions sont claires..elle est humble…et c’est ce qui fait sa force…
      N’importe qui peut faire avancer la science car elle vise à l’objectivation ..On le constate..
      j’ai un peu de mal avec la philosophie, surtout quand elle se prend au sérieux…
      Onfray se dit philosophe…il aurait donc produit de la philosophie? ou s’adonnerait à la philosophie? ( je nie la pertinence du statut de scientifique par ailleurs).
      Je suis navré mais quand j’ai affaire avec « de la philosophie » j’ai l’impression d’avoir affaire à de la gastronomie..
      J’ai donc l’impression que le philosophe c’est à peu près n’importe qui..qui cache sa subjectivité sous des tonnes d’arguments d’apparence logique ou logiques..

      Mettre 2000 ans pour définir le bien et le mal, le beau et le laid… ça peut faire écho à mes questionnements personnels..me conforter..me plaire mais je ne peux pas m’empêcher de considérer cela comme un passe temps pour moment d’oisiveté.
      Vérité de pacotille désolé.
      Ce que vous reprochez à onfray on peut le reprocher à tous les philosophes chaque philosophe semble discuter du monde avec un dictionnaire personnel.

      Onfray raconte des trucs qui plaisent aux gens…souvent un peu anticapitalistes, un peu honteux d’etre bourgeois, un peu incorfortables avec la liberté des autres…

      La science converge pas la philosophie…et ça me pose problème.

    • Les vrais philosophes humanistes, philanthropes, comme Paul Racoleur, Pascal, Saint Augustin et tant d’ Autres ont su oeuvrer pour la Paix par leur éclairage, leur sagesse. Avec Onfray on a en face de nous une grotesque imposture, un démolisseur qui s’ appuie sur sa culture marxiste libertaire pour démontrer qu’ il faut dechristianiser l’occident. C’ est un appel à démolir.
      Pour moi Onfray est tout le contraire d’ un philosophe. C’ est un phobosophe dangereux que je combats

      • et tout est dit..les vrais philosophes…
        Donc la vraie philosophie est faite par des vraies philosophes?
        Ou bien, doit on qualifier une personne de philosophe si elle a produit un travail qui relève de la vraie philosophie..à définir…
        Un philosophe doit œuvrer pour la paix? Et non penser la paix?

        A mon opinion vous illustrez mon propos… vous avez des convictions, ce qui est respectable , vous essayez de me faire avaler leur « supériorité » -vous avez raison, j’ai tort_ par une argumentation qui ne tient pas. Cela peut à la rigueur me distraire que vous me donniez votre interprétation des choses, mais même si je vous crois, je n’en fais pas une vérité.
        Onfray vous horripile car il vous ressemble. Il se prend au sérieux.

  • On peut, en effet, ne pas partager les idées et l’analyse de Michel Onfray, mais qualifier son livre de « cathédrale d’ignorance » est un peu ridicule et enlève beaucoup de poids à l’argumentation qui suit …

    • Onfray s’ attaque avec virulence à notre culture, à notre identité chrétienne. Il use de mots abjects (arrière monde
      …) il prône la fin du christianisme. La fin de 2000 ans d’ histoire. Dans 40 ans Onfray sera certainement mort. Le christianisme toujours debout. Onfray est un escroc intellectuel. Il n’osera jamais attaquer la religion musulmane. Il est bien trop lache

      • L’analyse de la dynamique des religions montre un déclin du christianisme et une expansion de l’islam.
        Et en l’occurrence Onfray s’attaque à toutes les religions.
        Vos interprétations de ces deux faits ne concernent que vous.

        • Je ne suis pas d’ accord avec vous. On sait très bien aujourd’hui que la liberté d’ expression autorise tout: blasphèmes le Christ avec Charlie hebdo. Ridiculiser l’ai église avec nos médiocres humoristes.
          L’église est toujours vivante. C’ est votre perception subjective qui fausse tout. Vous semblez méconnaître les intentions d’ Onfray et visiblement votre irritabilité démontre votre ignorance

          • La liberté d’expression est précieuse, c’est vrai.
            Si l’Eglise se fait ridiculiser, c’est justement parce qu’elle est faible et qu’elle décline. Ma perception subjective fausse sans doute beaucoup de choses, mais je n’ai pas inventé le manque de curés et la moyenne d’age dans les églises.
            Onfray évolue sur ses positions, et je n’ai même pas eu à défendre ou à critiquer son oeuvre pour souligner la bassesse de vos attaques.
            Je me suis contenté de relever vos commentaires. Si vous voulez me voir irritable et ignorant, tant pis pour vous.

        • Il y a gros à penser que vous êtes scotché sur votre clavier sans doute sale et mal raté et jubilant de bombarder ce forum de vos posts insignifiants. Vous ne connaissez fondamentalement pas Michel Onfray.
          La psychanalyse des lettres de noblesse. Je ne vous autorise pas à porter un quelconque jugement de valeur sur le Psychanalyste que je suis. Analysez plutôt votre insuffisance et votre ignorance sociologique

      • Je n’ai aucun problème à ce qu’il prône la fin du christianisme tout dépend par quoi il prône de le remplacer ou ce par quoi il conjecture qu’il sera remplacé… un terme comme arrière monde ne veut rien dire sauf pour onfray…
        Soyez plus factuel…quoi que le monsieur dit qui est faux…ou arbitraire…

        si vous prônez l’idée qu’on ne puisse pas prôner la fin du christianisme ..ça me pose problème. mais si vous pensez juste qu’il a tort de penser que la fin du christianisme serait une mauvaise chose..argumentez…
        Je pense quant à moi que ce ne sont que des propos creux; il n’a pas pouvoir de provoquer la fin du christianisme, il ne s’adonne qu’à l’exercice de la critique pure qui est toujours un exercice gagnant.

        Une personne sage vous dira, j’en ai fini avec le christianisme est ma peau est plus jeune, j’ai retrouvé l’appétit, je suis plus heureux etc…Il s’en tiendra à quelque chose de relativement « vrai ».

        • je dois donc partager vos soucis…sinon je ne suis pas seulement insouciant mais imbécile… vous espérez me convaincre ?
          quels sont donc les soucis que je dois avoir ? Les vôtres?
          Ou me reprochez vous mon caractère médiocre, frivole, optimiste, stupide…qui est ne ne pas être une nature qui aspire, cherche, se fait des soucis..
          à moins que la condition humaine « respectable  » exige que je me trouve des soucis pour abandonner mon insouciance?
          On peut évidemment trouver plusieurs définition de l’insouciance, l’une morale l’autre plus satisfaisante à mon gout ..

          vous aussi êtes démagogue!!!! dieu merci on s’attaque aux dogmes!!!

          Attaquez onfray sur l’argumentation! sur la façon dont il arrive aux conclusions sinon c’est moi qui vous revoie le compliment.

  • Je partage l’analyse de Rémi. On peut dire que la mère Michel voit des trains en retard ou des trains à l’heure à travers l’histoire. Quand ça l’arrange les méchants sont à demi méchants, les gentils à moitié gentils tout ça pour en arriver selon lui à ne plus louper aucun train ou même si ça arrive à rester dignes malgré tout. OUF.

  • La graphorrée d’Onfray est symptomatique d’un homme qui lutte depuis un bon moment contre la dépression et le deuil …s’il n’écrivait pas il ne serait plus parmi nous…..

    • Peut-être que la foi échappe à l’histoire, Robert Musil, l’HSQ, faisait dire à un de ses personnages qu’elle ne doit pas être vieille de plus d’une heure pour être sincère. Nous pouvons philosopher longtemps comme ça, par exemple Nabokov dans Feu Pâle disait qu’on peut tenter de donner forme à Dieu par ce qu’il n’est pas, plutôt que de dire ce qu’il est. Si cela vous amuse, je vous laisse le soin de découvrir la page, et le texte exact.

    • n’importe quoi, Onfray écrit depuis 30 ans et n’est veuf que depuis deuX ou trois ans. Comme quoi la superstition, qu’elle soit religieuse ou idéologique, ne s’embarrasse d’aucune outrance mensongère. La post vérité n’est pas d’aujourdhui, elle a été concue par les « Pères de l’Eglise » il y a 2000 ans.

  • Il y a quelques années lorsqu’il fit l’éloge du livre « Les Voyages de Gulliver » m’était venue une idée saugrenue, si l’Université populaire de Onfray était là somme toute pour former des bataillons de lilliputiens, peu versés dans la culture et les arts, l’aidant à renverser, mettre à terre et bâillonner les géants de la littérature ou de la spiritualité, qui lui font de l’ombre pour sa future renommée et son élévation au sommet de l’Olympe ?

  • Remi Lelian. Ah ! Il est déjà dans les poubelles de l’histoire, le jaloux.

  • Non à plusieurs intervenants : cet article est confus et outrancier, le propre de quelqu’un qui n’a pas réellement lu le livre. L’œuvre d’Onfray consiste depuis longtemps à combattre la pensée philosophique dominante, à savoir le dualisme platonicien élevé au pinacle par les Pères de l’Eglise (raison pour laquelle, par exemple, des 300 livres d’Epicure on n’en a plus aucun, les autodafés et les moines copistes on fait leur travail), mais aussi par tout bon idéologue ayant la haine de notre monde, lui préférant une illusion rassurante ; Nietzsche appelait tous ces braves gens (au demeurant les plus grands criminels de tous les temps, qu’ils soient chrétiens, musulmans ou marxistes ou nazis, ou jacobins..) des nihilistes. Et Onfray a le très grand mérite, malgré toutes ses faiblesses et lubies qui peuvent sans doute lasser (par exemple sa lubie « anti-libérale » qui est contradictoire avec les options libertaires et sceptiques), de combattre tous les nihilismes de notre époque. Évidemment çà ne plait pas à tout le monde, notamment à la sphère de la bienpensance qui ne fonctionne que par la religion des concepts qui priment sur la vraie vie.

  • Onfray cela fait bien longtemps que je ne l’ai pas écouté. Je ne l’ai jamais lu. Il me semblait que ses discours me suffisaient à me questionner. Mais il faudra qu’il fasse des progrès pour être à la hauteur de Deuleuze ou Guattarri.
    Onfray, comme BHL , n’est qu’un philosophe commercial donc un mauvais philosophe mais rassemble des foules.

    Il vaut lire « l’anti-oedipe » ou « le pli » de Deuleuze et Guattarri

    • Deleuze et Guattari sont deux clowns métaphysiciens. Ils sont à mettre dans le même sac que Saint Augustin et la patristique.

    • Vous jugez donc sans connaître.
      Avez-vous lu au moins Deleuze (sans u) et Guattari (un seul r) ?
      Le fait de rassembler les foules ne me parait pas spécialement néfaste.
      Et même alors, deux intellectuels assis vont moins loin qu’une brute qui marche, vous répondrait Audiard.

      • Oui. Vous avez entièrement raison Odd. Onfray n’ est qu’ un vulgaire pamphlétaire demago (je le connais) affublé de son titre autoproclamé de philosophe. Les vraies philosophes aimaient à penser, à susciter sagesse et réflexion. Onfray lui, se frotte les mains comme un carnassier dès lors qu’ il a repéré un thème valorisant et porteur pour son fonds de commerce.
        On est loin d’ un kirkegaard, d’ un Pascal, d’ un.Emmanuel Meunier ou d’ autres vrais philosophe. Son angle d’ attaque c’ est l’ église, le christianisme.
        Je milite personnellement dans le sud ouest pour la sauvegarde de notre patrimoine chrétien: nos belles Eglises

        • SI les « vrais » philosophes aiment à penser, pour susciter sagesse et réflexion il faut un public.
          Nos belles églises ont effectivement bien du soucis à se faire, et il faut préserver ce patrimoine.
          Mais critiquer les religions est nécessaire. La religion chrétienne peine à se réinventer, c’est là son problème.
          Onfray attaque les religions, et c’est son droit le plus strict.

  • Onfray est un escroc intellectuel.Derriere un vernis nietzschéen et spinoziste qu’ il manipule à merveille, il s’ attaque à toutes les valeurs: religions, croyances, psychanalyse. Il prédit la mort du christianisme

    • Calmez vous. Cessez vos imprécations systématiques.
      Vous parlez de la psychanalyse en connaisseur ?
      Et pour ce qui est du christianisme, il ne me semble pas que ce soit la grande forme en ce moment.

    • La religion n’est pas une valeur, c’est une superstition

  • Arrêtez M.Remi Lelian de venir nous faire ici l’ apologie du dernier bouquin de Michel Onfray.
    Sans doute à cours d’ inspiration sur l’ antichristianisme et ces frustrations pour son incapacité à déglinguer la Psychanalyse, voilà qu’ il revient nous provoquer et pour jeter son brûlot en pature à ses lecteurs.
    Le Christianisme c’ est 2000 ans d’ histoire.
    Deux millénaires qui insupporte notre escroc intellectuel.
    Pourquoi Onfray ne s’ attaque t il pas à la religion musulmane. ?

    Orphelin dès l’âge de 5 ans, sa mère alcoolique et violente le met dans un pensionnat religieux.
    Sans doute le petit Michel est traumatisé et abandonné. Mais tout se déroule bien.
    A 17 ans un.medecin diagnostique en lui des troubles du comportement
    Il casse une vitre.

  • Alors là bravo et merci pour cet article!

    Le fait de magner l’histoire et les concepts à la truelle à la manière d’onfray devrait être rédhibitoire pour tout lecteur un tant soit peu exigeant! Je ne parle pas de niveau intellectuel, je suis loin d’être assez formé et érudit pour prétendre déceler toutes les inexactitudes ou les contradictions contenues dans les livres d’onfray, mais d’éthique et d’honnêteté intellectuelle.

    Je n’ai lu de lui que le traité d’athéologie et le livre sur freud, ses best-sellers. Et je n’ai pu finir aucun des deux tant l’inanité, l’outrance, voire même parfois l’incongruité des propos faisaient que cela m’était insupportable de continuer.

    Concernant le sujet que je connais un peu mieux, celui sur Freud, le livre est un ramassis d’enfoncements de portes ouvertes, de pures contresens et d’extravagances complètes! Je précise que je suis loin d’être un adepte de la psychanalyse mais onfray montre dans son ouvrage qu’il ne comprend pas grand chose à ce qu’elle est, simplement en tant qu’étape dans l’histoire de la pensée, en tant que mouvement qui n’arrive pas à ce moment-là et de cette manière-là par hasard et par le seul fait d’un Freud avide et pervers.

    De plus, ce qui est consternant chez onfray comme chez d’autres « faiseurs de livres » tels zemmour, soral ou houellebecq, c’est que la dimension marketing et démagogique, du choix des sujets aux provocations calculées, est quand même évidente!

    On pourrait trouver le cas onfray négligeable s’il n’était absolument essentiel à un bon fonctionnement démocratique que les productions intellectuelles complexes ne soient pas vulgarisées au détriment de l’honnêteté intellectuelle et de la rigueur.

    Je connais peu la philosophie mais il me semble que si c’était le cas, et qu’en plus ça ne l’était qu’à des visées de propagande, de profit ou de satisfaction égotique, il pourrait s’agir alors d’une illustration parmi d’autres de ce que quelqu’un a défini déjà comme la banalité du mal.

    Reste Ellul pour nous faire espérer et nous rappeler que l’histoire se joue d’abord comme un drame mais se répète comme une comédie…

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