Liberté économique : la réponse d’un frontalier à Marine Le Pen

Le frontalier faisant ses courses à l’étranger n’est pas condamnable, il est un héros car il dope son pouvoir d’achat et encourage les commerçants à baisser leurs prix, y compris pour les personnes un peu trop éloignées de la frontière.

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Liberté économique : la réponse d’un frontalier à Marine Le Pen

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 15 février 2017
- A +

Par Gabriel Delauney.

Lors de L’Émission politique du 9 février dernier sur France 2 où Marine Le Pen était l’invitée du jour, David Pujadas est parvenu, non sans mal, à la suite d’un désaccord sur la nature de la monnaie unique, à remettre son invitée et sa collègue sur les rails d’une discussion à peu près sereine.

Léa Salamé a alors demandé à la candidate du Front National ce que l’abandon de l’euro changerait pour nos compatriotes, notamment sur la nature des espèces qui garniraient nos portefeuilles.

Léa SalaméMadame Le Pen (…) je repose mes questions qui sont basiques. Quelqu’un qui habite dans le Pas-de-Calais, un Français, dans un an après votre élection (sic) et qui va faire ses courses de l’autre coté de la frontière en Belgique – même chose pour un Alsacien de l’autre côté de la frontière – comment ça se passe ? (resic) Il doit changer ses francs en euros à la frontière ? Expliquez-nous comment ça va se passer. 

Marine Le Pen Oui madame. Comme on l’a fait à chaque fois que vous allez dans un pays qui a sa monnaie nationale, c’est-à-dire 95% des pays du monde (quelqu’un pour mettre à mal cette statistique ?). 95% des pays du monde ont leur monnaie. Et quand on va aux États-Unis, eh bien on change son argent pour prendre des dollars.

Léa Salamé Donc cet habitant du Pas-de-Calais aura des euros et des francs dans la poche s’il veut passer de l’autre côté. On va devoir jongler avec les monnaies.

Acheter à l’étranger, un crime ?

Marine Le Pen a riposté alors en disant que l’euro ne sera plus d’actualité dans de nombreux pays d’ici son élection. Terminons en là.

Sur Twitter la phrase de Léa Salamé a fait réagir Julien Dufour – chargé de Mission du FN 92, Secrétaire du FN-RBM de Boulogne-Billancourt  comme vous pouvez le constater :

Il trouve anormal que les frontaliers fassent leurs courses à l’étranger.

Sans doute considère-t-il cette attitude comme antipatriotique, des enseignes et commerçants français étant délaissés par ces choix de consommation. Pour lui, même s’il ne le dit pas, certes le coût de la vie en France est plus élevé que chez certains de nos voisins, mais faire ses courses en France quand on a l’opportunité de le faire à l’étranger est un sacrifice louable, une attitude noble.

S’il était seul dans ce cas, cela ne poserait pas de problème.

Or monsieur Dufour est suivi par près de 10 400 personnes sur ce réseau social et a près de 5000 amis sur Facebook ; je le sais pour avoir vérifié s’il avait fait part de son indignation des propos de Léa Salamé sur cet autre réseau social.

Son tweet est à ce jour (13 février) aimé 28 fois et retweeté 27.

C’est peu pour un membre d’un parti qui progresse et se montre très actif sur les réseaux sociaux, cependant le message a touché des milliers de personnes, lesquelles, en leur for intérieur sont du même avis.

Et combien de milliers, de millions d’autres partagent cette indignation de voir des Français rémunérés en France dépenser leur argent à l’étranger afin de réaliser des économies, infligeant apparemment un manque à gagner à leurs compatriotes ?

Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas

Beaucoup trop, surtout pour une opinion saisie d’un manque passager de logique, une opinion qui pourrait, qui sait, être la source d’une loi liberticide en cas de victoire du Front National, ou de volontés populistes d’un gouvernement quelconque.

Maintenant, expliquons à tous ceux qui partagent cette opinion en quoi elle est infondée.

Il y a plus d’un siècle, plus précisément en juillet 1850, un grand économiste nommé Frédéric Bastiat a publié un pamphlet baptisé Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas. Dès l’introduction l’auteur annonce la couleur :

« Dans la sphère économique, un acte, une habitude, une institution, une loi n’engendrent pas seulement un effet, mais une série d’effets. De ces effets, le premier seul est immédiat ; il se manifeste simultanément avec sa cause, on le voit. Les autres ne se déroulent que successivement, on ne les voit pas ; heureux si on les prévoit. »

Ensuite viennent douze chapitres qui sont autant d’exemples de politiques de dépenses publiques infondées.

Le premier chapitre, La vitre cassée est le plus célèbre de tous, et c’est sur lui que nous allons nous attarder. Dans ce chapitre, Bastiat fait mention d’un bourgeois, Jacques Bonhomme, pestant contre son fils qui vient de casser une vitre de sa fabrique. Voilà non pas sept ans de malheur mais 6 francs de dommage. Cependant, tous ses assistants le consolent en lui disant « À quelque chose malheur est bon. De tels accidents font aller l’industrie. Il faut que tout le monde vive. Que deviendraient les vitriers, si l’on ne cassait jamais de vitres ? ». En effet dit Bastiat, « le vitrier va venir, il fera besogne, touchera six francs, se frottera les mains et bénira de son cœur l’enfant terrible. C’est ce qu’on voit. »

Devant cet apparent retour à l’équilibre et à la prospérité, notre économiste met le holà :

« Puisque notre bourgeois a dépensé six francs à une chose, il ne pourra plus les dépenser à une autre. On ne voit pas que s’il n’eût pas eu de vitre à remplacer, il eût remplacé, par exemple, ses souliers éculés ou mis un livre de plus dans sa bibliothèque. Bref, il aurait fait de ses six francs un emploi quelconque qu’il ne fera pas. »

Si l’accident n’avait pas eu lieu, notre bourgeois bénéficierait de six francs en chaussure et aurait eu tout à la fois l’usage d’une paire de souliers et celui d’une vitre, et comme il est membre de la société, cette dernière a perdu la valeur de la vitre cassée.

Ce que la société a à perdre

Pour reformuler les choses, la société perd le montant des dépenses inutiles.

Transposons notre condamnation de la logique des partisans des vitres cassées dans le contexte des achats transnationaux.

Imaginez monsieur Dufour dans un autre monde peuplé d’humains avec des cultures semblables à la nôtre et où toutes les nations du monde ont comme nom une lettre de l’alphabet. Vous vivez dans le pays A, frontalier des pays B, C, D, et E.  Vous y avez une famille et un travail. Imaginons que ces 5 pays ont une monnaie commune, l’alphabéfric, ce sera plus simple et plus proche de ce que nous vivons.

Il se trouve que vous êtes près de la frontière que votre pays partage avec B, là où les biens de consommation sont moins chers que dans la nation A, pour diverses raisons.

Cependant, en bon patriote, vous considérez comme un devoir de dépenser votre salaire gagné dans ce même pays ; c’est votre droit, et vous jugez sévèrement les habitants de A qui dépensent leur salaire dans les nations B, C, D et E ; et là encore c’est votre droit.

Votre idée du devoir repose toute entière sur l’idée que, certes la vie chez vous est plus chère, mais qu’à quelque chose malheur est bon, qu’il faut que tout le monde vive, et qu’après tout, que deviendraient les commerçants et enseignes françaises de A si on allait tous faire nos courses à l’étranger pour économiser du pouvoir d’achat ?

La solidarité consumériste envers vos compatriotes est que nous sommes juste passés du coût d’une vitre cassée à celui de commissions entières et perpétuelles.

Pourquoi perdre de l’argent ?

Au lieu de casser des vitres afin de les rembourser, vous préférez perdre de l’argent en achetant auprès de commerces tenus par des compatriotes pratiquant des prix plus élevés que les proches voisins, lesquels sont à votre portée.

Selon vous, ainsi vous enrichissez les vôtres, et non pas les nations voisines. Mais l’excédent que vous dépensez ainsi est aussi en un certain sens une dépense inutile.

En effet quid de ce que vous ne voyez pas, vous et tous ceux qui partagent votre avis ?

Si dans la fable de Bastiat, l’enfant terrible a fait perdre 6 francs à son père au profit d’un vitrier, et par conséquent de l’argent à un autre artisan, ou à plusieurs commerçants qui auraient tous eu 1 ou 2 francs d’attention de la part de Jacques Bonhomme, les sommes sont bien plus importantes pour des courses prévues pour plusieurs jours.

Si vous payez plusieurs fois par mois dans votre pays 125 alphabéfric pour des courses identiques à celles que vous ferez dans le pays B pour un prix de 100, 105, 110 alphabéfrics, alors certes vous aurez bien nourri une enseigne ou quelques commerçants de votre pays.

Toutefois vous aurez perdu par votre choix une forte somme d’argent, soit 15 à 25 alphabéfrics multipliés par le nombre de vos courses, si vous êtes constants dans vos achats, ce qui aurait pu vous permettre bien des folies profitables à nombre de vos compatriotes responsables d’un commerce.

Entre autres, une robe à 150 alphabéfrics comme cadeau d’anniversaire à Madame au lieu de l’habituelle à 100 alphabéfrics, par exemple…

Sans aborder la possibilité de payer des œuvres de charité, ou même des frais relatifs aux études de vos enfants, études qui les amèneront dans notre histoire à produire des richesses pour A.

Parler d’études me permet d’évoquer les petits budgets, et donc des pauvres ; comment ne pas soutenir tous ceux qui préfèrent économiser de l’argent en allant à l’étranger, sachant qu’ils y gagneront ?

Qui plus est, chez A comme dans une France qui sera bien un jour de nouveau économiquement libre, faire le choix de commerçants étrangers, c’est pousser les siens à baisser leurs prix.

Perspective réjouissante pour tous les clients et qui, du point de vue des commerçants, ne revient pas à se mettre une balle dans le pied au sein d’un pays dénué de folie taxatoire.

Pour conclure, Monsieur Dufour, le frontalier faisant ses courses à l’étranger, n’est pas condamnable ; il est un héros car il dope son pouvoir d’achat et encourage les commerçants à baisser leurs prix, y compris pour ceux un peu trop éloignés de la frontière qui ne gagneraient rien à gâcher de l’essence pour la traverser.

Si vous voulez connaître d’autres héros je vous invite à découvrir le livre de Walter Block, Défendre les indéfendables, en plus de ceux de Bastiat.

 

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  • Ayant demeuré à 5km de la Belgique, je peux témoigner de la pression à la baisse sur les prix locaux.

  • Le Pas de Calais n’a pas de frontière avec la Belgique !

    • Oui, ou c’était de l’inculture ou un abus de langage avec la défunte région Nord-Pas-de-Calais.

    • Cela n’empêche pas certains habitants du Pas de Calais d’aller faire des emplettes en Belgique. Dernier exemple en date : temps d’attente ophtalmo Boulogne sur mer : 7 mois. Belgique : 10 jours.

  • Cet argumentaire a une grosse faille.
    Les commerçants français qui ont reçu cet excédent d’argent, vont pouvoir l’investir ailleurs n’est-ce pas ? Ce n’est pas exactement de « l’argent jeté à la poubelle ».
    En revanche, si on est dans ce genre de logique protectionniste, tous les pays vont faire de même et au final tout le monde perd à la donne.

    • C’est juste. Mais aujourd’hui ils seraient perdants, notamment avec la Tva.

      • Et puis Bastiat ne s’est pas soucié des 6 francs perdus pour le vitrier.

        • Concrètement cette démonstration permet-t-elle de conclure que l’union « est bien bénéfique à tout le monde »?
          N’oublions pas l’importance d’une réponse claire à cette question ,après le récent Brexit et la campagne électorale déjà commencée.
          L’économie avec ses chiffres précis ne permet pas d’approximations…….

        • Non, des 6 francs non gagnes par le vitrier faute de besoin. À force de considérer le manque à gagne comme une perte, la moindre augmentation (du budget) pour une baisse, on finit par perdre le sens des choses…

    • Non. Cet excédent et taxé, et même surtaxé. En pure perte.

  • Après cette démonstration il serait intéressant de connaître l’avis des commerçants qui ont des impératifs de gestion.

  • avec la logique de ce monsieur si les suisses appliquaient fanatiquement le patriotisme économique, ce serait des centaines d’emplois dans le commerce dans ma ville qui disparaitraient…
    moi même, je suis travailleur frontalier en suisse, résident en france et j’ai déjà eu l’occasion de voir des choses curieuses.
    par exemple, alors que la suisse est un pays à fort coût du travail, le riz thaïlandais est vendu moins cher en suisse que le riz thaïlandais vendu en france, sans doute des taxes douanières supérieures en france pour protéger les producteurs de riz camarguais ?
    par exemple, le carburant superplus 98 importé des pays arabes est vendu moins cher en suisse que le superplus 98 importé des pays arabes vendu en france, sans doute parce que les parasites français sont plus nombreux et plus voraces que les parasites suisses ?
    je n’ai personnellement aucun scrupule à acheter au moins cher.
    mais pas que, il m’arrive aussi de payer volontairement un peu plus cher en suisse. par exemple, envie de louer une barque sur un lac et de s’amuser avec les enfants. en france, des lois idiotes interdisent pour des raisons de sécurité de louer une barque ou un pédalo à plus de 4 personnes. il faut donc louer 2 barques, avec une seule personne sur les 7 qui sait vraiment nager. le motif officiel de cette interdiction, c’est la sécurité, mais apparemment, ce n’est pas gênant de laisser 3 personnes qui ne savent pas nager sur une barque… et bien, en suisse, 7 personnes sur une barque de même modèle, ça n’a pas posé de problème insurmontable. c’était un peu plus cher qu’une barque en france, mais moins cher que deux barques en france…

    • @jabo

      Pour être précis si l’on parle » d’achats de produits en général »,il convient aussi de souligner:
      l’origine,le service ,la traçabilité,et surtout LA QUALITÉ qui est déterminante surtout dans le secteur alimentaire.
      Acheter un produit moins cher mais de qualité moyenne revient en fait à acheter plus cher :c’est une évidence…

      • Euh, non, ce n’est pas évident. Encore faut-il que la qualité soit un critère de valeur pour celui qui achète.
        Si j’ai faim et que j’ai peu de moyens,et que je n’ai pour seul choix que d’acheter un pain, ma priorité me conduira à acheter le moins cher. La Banette ou la Campailette ou la baguette traditionnelle cuite au feu de bois, c’est gentil, mais ça ne me n’ouvrira pas plus.
        Oui, si mes moyens me le permettent, quand j’achète de moindre qualité je fais un achat irrationnel.
        Mais ce cas n’est pas forcément le cas général.
        La confusion entre prix et valeur…

        • @PUKURALANE
          C’est vrai,l’alimentation est un cas particulier car incontournable.
          Pourtant l’obsolescence programmée existe pour un grand nombre de produits de plus en plus chers, qu’il faut renouveler de plus en plus souvent.
          Ces produits sont loin d’être négligeables en économie, science plutôt rationnelle!

          • L’obsolescence programmée est essentiellement un mythe.
            Un industriel a plus intérêt à avoir des clients fidèles et satisfaits que des clients qui rachètent le même matériel parce que celui-ci tombe délibérément en panne à la fin de la période de garantie.
            Cette « programmation » de l’obsolescence est fictive.
            Regardez les jeunes aujourd’hui : ils ont tous un Smartphone de la dernière ou l’a anr-derniere génération. Pourtant un iPhone 4 et même un iPhone 3 fonctionne encore très bien.
            Nous avons envie de changer notre Smartphone quand un nouveau modèle sort. Cette envie rend effectivement affectivement obsolète celui que nous avons. Idem pour les téléviseurs les années de coupe du monde, ou pour les appareils photos, les sacs à main, les chaussures, et tout ce que nous consommons rapidement, par envie, par impulsion.
            À ma connaissance les cas d’une obsolescence délibérément planifiée par un industriel majeur restent marginaux.
            En revanche nos politiciens font des Lois contre ça, tout comme ils en font contre l’electro-sensibilité, les OGM ou les émissions de carbone !

            • @PUKURA TANE

              il ne faut pas voir les politiciens et les écolos partout,mais peut-on imaginer le fonctionnement d’une économie sans aucune loi?
              il s’agit d’être réaliste!
              Quant à l’obsolescence programmée elle concerne certains produits qu’i faut évidemment tester pour conclure…

  • C’est merveilleux, cette démonstration : plus vous privez vos propres commerçants nationaux – et parfois même vos producteurs – plus vous améliorez votre niveau de vie et tirez les prix locaux à la baisse faisant ainsi profiter le reste de vos voisins des effets de votre initiative. Il ne reste plus qu’a amplifier et généraliser la combine et tout le monde va se retrouver plus riche de ce qu’il dépensera ailleurs. Parfait, mais dites donc où se trouve la corne d’abondance qui vous dispensera les moyens d’effectuer vos dépenses ailleurs ? C’est un peu l’histoire du type qui annonce tout fier que plus il pédale moins vite, plus il avance d’avantage. Ils sont lumineux tous ces cerveaux musclés.

  • c’est tout de même lamentable de poser ce problème en ces termes.
    bien sûr que tout un chacun peut mieux faire fructifier son capital en achetant plus de produits pour la même somme d’argent. C’est une notion CAPITALISTE et non LIBERALE !
    simplement il faut d’ABORD se demander pourquoi le même produit est vendu plus cher dans le pays A que dans le pays B.
    sinon à ce jeu, on se retrouve à ne plus pouvoir dépenser puisqu’on ne peut plus gagner l’argent nécessaire par son travail qui a été délocalisé dans un pays où le salaire est moins important.
    je trouve cet article vraiment trop simpliste et peu digne de contrepoints.
    désolé

  • Un ou deux petits trucs : l’article ne traite pas de l’immigration, de la xénophobie, si Grand Remplacement.
    Par ailleurs, le FN n’est pas un parti de droite nationaliste, c’est un Parti de gauche nationaliste : lisez le programme de votre candidate. Jadis, papa Jean-Marie a bien fondé un parti d’extrême-droite ouvertement xénophobe, antisémite, raciste et par conséquent nationaliste. Dès lors qu’on a la bonne couleur de peau, hein. Le FN était un parti d’opposition, pas de Pouvoir.
    Mais sa fille a parfaitement replacé le Parti dans une ligne politique de conquête du Pouvoir, elle a une maîtrise de la propagande et de la manipulation des masses hors paire, que je salue : c’est probablement notre plus brillante communiquante et notre « homme politique » le plus intelligent.
    Mais fondamentalement ses idées sociales, économiques, interventionnistes, étatistes, collectivistes, fiscales sont toutes des idées de Gauche et d’extrême-gauche, de nature profondément socialiste.
    Encore une fois je le suggère : lisez bien son programme au lieu de juste écouter les résumés de ses discours…
    Et un Parti socialiste nationaliste, franchement, moi, ça me fait peur…
    Ah, si cette brillante femme défendait des idées libérales…

  • Les commentaires sont fermés.

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