Trump : un ennemi de la liberté à la Maison-Blanche

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Donald Trump by Gage Skidmore(CC BY-SA 2.0)

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Trump : un ennemi de la liberté à la Maison-Blanche

Publié le 22 janvier 2017
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Par José Lopez-Martinez

Donald Trump by Gage Skidmore(CC BY-SA 2.0)

Ce 20 janvier 2017, Donald Trump, 45e président des États-Unis a prononcé son discours d’investiture. Par les idées liberticides développées et le ton employé, plus qu’un discours d’un gouvernant démocratique, il s’agissait plutôt du premier décret d’un César qui devrait préoccuper tout libéral qui se respecte. Nationalisme, populisme, protectionnisme et isolationnisme. Tels sont les noms des quatre cavaliers de l’apologie collectiviste de Trump.

Trump, le nationaliste

La trame de tout le discours du nouveau locataire du 1600, Pennsylvania Avenue a été le collectivisme nationaliste. Qui consiste à placer les intérêts d’un groupe déterminé par son ethnie et/ou sa nationalité au-dessus de ceux des individus – qu’ils soient membres ou non de ce groupe. Les droits individuels doivent se soumettre aux « intérêts de la nation » – nation toujours définie de manière étroite et exclusive. Et les projets hétérogènes des membres de la société qui cherchent leur voie personnelle vers le bonheur individuel doivent se diluer dans la masse informe d’une identité nationale stéréotypée. Le nouveau paradigme trumpien – qui « sera entendu dans toutes les villes, dans toutes les capitales étrangères et dans tous les centres de pouvoir » – est très clair : l’Amérique passera avant les Américains.

Trump, le populiste…

Le message de Trump avait également une claire narration populiste. Il y a deux sortes d’êtres humains dans le monde : « the American people » et les « Autres ». Le « peuple » des États-Unis, bon et généreux, a été humilié, volé, abusé par les politiciens de Washington, « l’establishment », les Clinton, les Obama, les Biden, les Bush, les Ryan, les Kasich, les Mexicains, les Chinois, les alliés de l’OTAN, les pays qui exportent vers l’Amérique des produits moins chers et/ou de meilleure qualité, etc.

Heureusement, Trump – le 4e président républicain élu avec le plus bas taux d’approbation auprès des électeurs de l’histoire des États-Unis et qui démarre son mandat avec le plus bas taux de satisfaction auprès de la population depuis quatre décennies – est là pour rendre le pouvoir aux « gens ».

Enfin, l’Amérique a trouvé son caudillo qui représente les aspirations du « vrai » peuple américain opprimé – moins de 46% des électeurs quand même – et qui mène sa lutte pour la libération en vue de la Terre promise. Tout ce qu’il faut, c’est obéissance et loyauté. Car comme nous dit Trump : quand il y a du patriotisme, il n’y a pas de préjugé. Quand on se donne corps et âme à la patrie, il n’y a plus de races, de classes sociales, de divisions politiques ou idéologiques… enfin toutes ces choses dont parlent les médias vendus à l’élite traîtresse.

… à la poursuite d’ennemis imaginaires

Ce discours populiste de la fusion patriotique est une véritable menace pour les libertés parce qu’elle occulte la diversité d’intérêts qui existe toujours au sein de n’importe quelle population. L’arnaque intellectuelle consistant à faire croire que les adversaires du type à la tête du gouvernement de l’État ou ses amis sont les ennemis du « peuple ». Parce que, enfin, est-ce que quelqu’un peut sérieusement soutenir que telle usine mexicaine est l’ennemie de ce jardinier paysagiste de Cleveland, de cette institutrice de Houston ou de ce contremaître sur un chantier de prospection de gaz de schiste au Nord Dakota ? L’entreprise chinoise qui permet à un Américain de s’acheter un iPhone à un prix abordable est-elle réellement l’ennemie de celui-ci ?

Prétendre qu’un gouvernant représente le « peuple » ne peut jamais se faire qu’en faisant taire les voix discordantes. Et Trump ment quand il dit qu’« on se souviendra du 20 janvier 2017 comme du jour où le peuple est redevenu le gouvernant de cette nation ». Alors que nous avons simplement assisté ce vendredi à la passation de pouvoir entre l’administration Obama et l’administration Trump. Cela dit, peut-être que Trump voulait dire qu’à partir de la semaine prochaine l’État fédéral allait renoncer à toutes ses prérogatives étatiques et permettre aux gens de reprendre en main leur vie et élargir la sphère de leur autonomie personnelle. Mais on voit mal comment Trump pourrait conjuguer cela avec ses prétentions de garantir l’emploi ou d’interférer dans le commerce.

Trump, le protectionniste

Parce que, parallèlement au nationalisme et au populisme, Trump a fait montre d’un parfait protectionnisme économique, totalement décomplexé. Reprenant les vieilles lunes selon lesquelles « durant des décennies, [l’Amérique] a enrichi l’industrie étrangère aux dépens de l’industrie américaine », Trump se propose de mettre en place des barrières commerciales artificielles suivant les lignes imaginaires entre une nation et des étrangers, le tout au détriment de 320 millions de consommateurs américains.

La proposition de Trump de conclure de « bons deals » est la négation du libre commerce. Ni Trump ni un fonctionnaire délégué ne seront jamais capables de savoir quel est le « bon deal » pour ce concierge de New York, cet étudiant de Berkeley ou ce garagiste du Kentucky. Au final, tout ce que feront Trump et son administration, c’est servir aux Américains une énième resucée du mercantilisme – ce subterfuge servant à enrichir quelques entrepreneurs amis de gens au pouvoir en expulsant la concurrence étrangère afin de pouvoir mieux parasiter les consommateurs nationaux.

Trump, l’isolationniste

Trump, dans son discours d’investiture, nous a aussi montré son profil isolationniste – au moins de retrenchment. En soi, l’isolationnisme n’est pas un problème pour un libéral. De fait, le libéralisme est parfaitement compatible avec une doctrine de politique étrangère qui a pour ligne de conduite de ne pas s’immiscer dans les problèmes d’autres communautés. Et les paroles de Trump promettant de ne pas vouloir imposer le style de vie américain à personne mais de servir d’exemple pour ceux qui veulent suivre peuvent être reprises par n’importe quel défenseur sincère de la liberté.

Néanmoins le problème est que le nationalisme et la défense des « intérêts de l’Amérique », le protectionnisme économique composent un mélange hautement instable avec l’isolationnisme. Que Trump le veuille ou non, nous vivons au 21e siècle au sein de sociétés globales interdépendantes. Et il est simplement impossible aux États-Unis de ne pas avoir de relations multiples, profondes et complexes avec le reste du monde. Trump prétend ne vouloir aucune interaction politique et économique avec les autres nations. Mais comment réagira-t-il si, par exemple, la Chine se refuse à exporter ses terres rares vers les États-Unis pour quelque motif que ce soit, menaçant ainsi les « intérêts de la nation américaine » ? Sans rappeler le simple fait que l’histoire nous montre que le nationalisme a toujours dégénéré en impérialisme.

Trump, un ennemi de la liberté à la Maison-Blanche

Au final, le discours de Trump fut plat, sans recours rhétoriques d’importance, dépourvu d’idées neuves dignes d’analyses plus profondes. Un texte médiocre qui se contente d’en appeler au plus petit dénominateur commun intellectuel. Mais d’où sourdent de sombres menaces liberticides. Du point de vue libéral, la présidence de Trump ne pouvait partir d’un plus mauvais pied, celui du collectivisme nationaliste.

Maintenant, reste la possibilité que le 45e POTUS trompe sa base électorale : son cabinet est quand même composé de personnes plutôt proches du libéralisme économique et lui-même, sur quelques points, semble assez favorable au libéralisme sociétal. D’aucuns nous avaient bien dit que les Américains devaient voter pour Trump parce qu’il n’allait jamais faire ce qu’il promettait…

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  • Excellente, cette vidéo Trump vs Bane!

  • Nationaliste, populiste, protectionniste, isolationniste … Oui, mais il manque réactionnaire !

  • On verra ce que valent les gardes-fous de la démocratie US. Il lui faudra quand même avoir les deux chambres avec lui.
    Quand à son histoire délirante de verrouiller la frontière, reviendra-t-il à la réalité ❓
    Parce que les mexicains sont les petites mains sur les chantiers. Ils sont nécessaires. Sans eux, les chantiers seraient stoppés en été : trop chaud.

  • Je trouve très intéressant d’observer ce qui se passe aux USA avec l’élection de Trump. Cela peut donner une idée de ce qui nous attend si Le Pen l’emporte en France en 2017…

    • Non.

      La France, inférieure en taille au Texas et avec un PIB par habitant plus petit que 47 états américains sur 50 est un état fortement centralisé et interventionniste, quasi monarchique avec une très faible séparation des pouvoirs et des institutions qui en fait de « contre-pouvoirs » ont tous plus ou moins les mêmes intérêts. Au mieux ils sont en concurrence à l’amiable pour les ressources.

      L’Amérique fédérale, amalgame de 50 états ayant chacun leur propre souveraineté a à contrario un système bien plus complexe, divers et doté de nombreux contre-pouvoirs réel aux intérêts antagoniste et une réelle culture de la transparence (toute proportion gardée).

      En bref un président français et ses amis des deux bords ont les mêmes intérêts et un pouvoir législatif et fiscal exorbitant par rapport au président américain sur le plan intérieur.

      On ne peut juger l’Amérique depuis la France et surtout pas en lisant les médias ni les « philosophes » français. Ce n’est pas du tout la même mentalité, ni les mêmes institutions, ni le même système politique. (Pour donner un exemple, les différents états américains ont organisé plus de 1185 initiatives et référendums depuis les années 50)

      • Oui il y a des différences très importantes entre nos deux pays. Il y a aussi des differences très importantes entre Trump le businessman sans expérience politique et Le Pen héritère d’une famille de politiciens sans expérience de du monde des affaires.

        Ce que je trouve intéressant à observer c’est la réaction de la population face à l’élection que beaucoup considéraient comme très improbable six mois avant qu’elle se produise. Il y a eu les réactions de sidération et de protestation, du style « il ne peut pas faire ça, il n’osera pas, il y a des des contre-pouvoirs qui vont l’en empêcher, etc. » La manifestation d’hier est le signe que l’opposition à Trump a commencé à se structurer. La suite promet d’être passionnante.

        • Pour qu’il n’y ait pas d’incompréhension, j’étais dans la rue pour protester contre les guerres de Bush et je trouve l’action de la France à cette époque admirable.
          Je ne suis pas, c’est rien de le dire, un amateur de l’impérialisme républicain OU libéral américain.

          y a eu les réactions de sidération et de protestation, du style « il ne peut pas faire ça, il n’osera pas

          Le « ça » relevant souvent plus de la propagande et des fantasmes de la gauche que de son programme réel.

          Entendons nous bien, je suis très méfiant sur Trump et l’intelligentsia américaine, mais je constate que le bullshit’o meter des gauchistes et de la presse est coincée sur « faramineux » et ça ne me semble pas une bonne nouvelle pour la démocratie.

          c’est la réaction de la population face à l’élection

          Réaction pour une grande part due au torrent de bullshit propagandiste qui se déverse sur elle au niveau de l’information. À chaque élection d’un républicain au state ou d’un droiteux en France on a l’impression que l’Antéchrist est descendu sur terre.

          J’y ai cru à l’époque de Reagan, j’avais tort.

          Sans être favorable à Trump (j’attends de voir) je trouve surtout cette propagande binaire extrêmement malsaine et antidémocratique.
          Ne pas oublier que ce chantage émotionnel incessant a transformé la France en république bananière en faillite.

          • +1

            Pareil : à chaque élection présidentielle US où un Républicain a été élu, j’avais le sentiment en écoutant la presse que c’était l’apocalypse. En fait, notre culture est différente et cela n’a pas de sens de juger l’opposition démocrate/républicain d’après nos propres clivages. Et c’est la presse qui nous pousse à juger, et bien plus que lors d’élections chez nos voisins européens – ce qui est bien plus important pour nous (pour l’Europe – ou ce qui en reste – en tous cas).

            Inutile pour un Français de juger entre 2 candidats aux présidentielles US qui est le moins fier d’être américain, qui est le moins croyant et dévot, qui est le moins entreprenant : c’est le perdant des élections de toutes façons.

        • La suite promet d’être passionnante.

          D’une certaine manière, vous avez raison parce que ça fait un moment que « le peuple » (surtout celui qui est silencieux) en a un peu marre des chantages émotionnels et des cris hystériques du « camp du bien ».

          A mon avis l’opposition « structurée », qui consiste à renverser des poubelles et hurler à l’Antéchrist risque d’être plus contre-productive que l’acceptation du jeu démocratique et l’attente d’un faux pas réel qui retournerait les votants de Trump contre ce dernier.

          Ce qui est assez ironique, c’est que cette opposition hystérique risque de faire réélire Trump, même si ce dernier à fait n’importe quoi.

          • Les opposants à Trump feraient bien de ne pas céder à toutes ses provocations. Les Républiquains vont resserrer les rangs autour de lui alors même que le parti ne le soutient que du bout des lévres.
            Les Démocrates se montrent mauvais perdant, ça pourrait se retourner contre eux.

  • Honnêtement pas convaincu par le billet qui ressemble à un énième procès d’intention. Certes l’homme est loin d’être un parangon du libéralisme mais semble prêt à des concessions inenvisageables auparavant comme terminer la fed ou ouvrir l’accès aux différents États pour l’ensemble des assurances privées santé. Par ailleurs Trump reconnaît la qualité des idées des père et fils Paul, comme une bonne partie des électeurs de Trump. Si le libéralisme économique risque d’en prendre un coup, le libéralisme politique semble moins en danger que sous une administration démocrate.

  • Cela parait effectivement préférable que Trump soit isolationniste plutôt qu’impérialiste. J’ai néanmoins l’impression que le « Trumpisme » a absolument besoin d’ennemis pour fonctionner. J’espère me tromper mais je pense que Trump a conscience qu’une nouvelle guerre sera le seul moyen de faire oublier à ses électeurs toutes les promesses qu’il ne pourra pas tenir.

    • Commando: hum plus compliqué que ça cet isolationnisme, d’après ce que que font remonter les auditions de son administration , il n’y a que lui pour l’être.

      Assez savoureux quand les auditionnés sont interpellé sur la PE , l’OTAN, la Russie la Chine et le MO, ils rentrent tous dans les rangs de la doctrine du Sénat et du Congrès sans broncher.

      L’Isolationnisme de Trump ne pourrait être au final qu’une posture, un élément de language , d’ailleurs si je me suis bien renseigné, les coupes budgétaires concernant la défense et l’armée ont été supprimé par Trump, quand à l’équipement militaire son évolution n’est qu’à la hausse, Trump veut simplement s’armer mieux pour moins cher comme Obamacare, il veut faire mieux mais pour moins cher.

      Qu’est ce qu’un président des USA isolationniste et qui dit soutenir la CIA à 100%? Qui entend mettre l’ambassade des USA à Jérusalem, qui veut revenir sur le nucléaire Iranien etc etc bref L’Isolationnisme n’existe pas quand on est à la maison blanche c’est une vue de l’esprit.

  • On doit reconaitre à Trump un point favorable sur l’isolationisme! L’administration Bush puis Obama (dans une moindre mesure) a englouti des trilliard de dollars dans des guerres contre productive! Plus soutient de Obama à des groupes « rebelles » proche des mouvance salafiste!
    Il me semble également qu’il a pointé du doigt le capitalisme de conivance qui a enrichi une élite proche des cercles du pouvoir à Washington (je doute que son administration soit plus intégre)

    Sinon 100℅ d’accord avec l’auteur sur le danger que represente ce personage grotesque (protectioniste et nationaliste)!

  • En tant que français, il est hors de question de seulement s’exprimer sur Trump et ses futures actions.
    Nous avons 40 années de grangrènes étatiques et 2800 milliards de dettes, 6 millions de fonctionnaires inutiles,
    662 000 élus dont 600 000 inutiles, 6 millions de chomeurs et 4 millions qui vivent de l’aide sociale.
    Nous représentons 0,9% de la population mondiale. Alors on nettoie nos écuries d’Augias et on verra après pour
    donner notre avis.

  • bon, le personnage n’est pas ma tasse de thé non plus, ceci étant dit que va t il se passer?
    Je ne suis pas un libéral, mais y a t-il une différence de principe entre un ensemble d’accords commerciaux régissant le commerce et le protectionnisme, après tout ce sont deux façons de contrôler le commerce, donc d’en restreindre la liberté. De mon point de vue de béotien libéral ..je demande si on est pas libre quelle restriction de la liberté est la meilleure? et comment on ne décide. Une forme de connivence ou une autre…

    • et que prédisez vous? si vous dites voila ce qui va se passer pour les individus parce que trump prend des mesures antilibérales, le libéralisme gagne des points..me semble t il.

  • Selon Trump les importations sont mauvaises parce qu’elles favorisent l’industrie étrangère au détriment de l’industrie américaine. Mais elles sont bonnes pour les consommateurs qui s’enrichissent en achetant les produits importés à bas prix.
    Trump devrait expliquer comment ce qui est bon pour les Américains est mauvais pour l’Amérique.

  • Stéphane Boulots
    23 janvier 2017 at 19 h 49 min

    Premier jour de Trump : suppression de l’ObamaCare, stop sur toutes les réglementations fédérales, suppression de la subvention aux prêts immobiliers …

    Ca semble pas très anti-libéral tout cela, je me demande même ce qu’aurait fait d’autre un « ami de la liberté » le premier jour à la maison blanche.

    Je crois que la prudence impose de voir ce que Trump fait et fera plutôt que de phosphorer pour essayer de traduire en mode parano le charabia qu’il a pu dire pendant la campagne (ou plutôt la traduction que radio Pravda a bien voulu laisser passer jusqu’à nous)

    • Stéphane Boulots, attendons de voir les effets bénéfiques d’ici quelques , au niveau militaire les coupes dans les dépenses ont été gelées et tous les budgets augmentés.

      Attendons de voir… pour l’instant c’est du défaire pour défaire rien d’autre.

  • Les commentaires sont fermés.

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