Ces trois verrous qu’il faut faire sauter en 2017

Et si 2017 était l’année où on libérait finalement les Français de syndicats toujours plus archaïques, de prélèvements toujours plus excessifs et de normes administratives toujours plus rigides ?

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Ces trois verrous qu’il faut faire sauter en 2017

Publié le 20 janvier 2017
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Par Virginie Pradel.

Ces trois verrous qu'il faut faire sauter en 2017
cgt credits bernard blanc (licence creative commons)

Puisque le mois de janvier s’avère propice aux vœux en tout genre, présentons, tant qu’il en est encore temps, de modestes vœux politiques à l’ensemble des Français.

Pour 2017, souhaitons ainsi à ces derniers d’être enfin libérés, non seulement du totalitarisme syndical mais aussi de tous les carcans qu’on leur a funestement imposés.

Libérer les Français des syndicats

Les syndicats sont unanimement décriés pour leur faible représentativité et pour leur rigidité, ces derniers voguant continuellement de piquets de grève en blocages musclés, quand ils ne prennent pas en otage quelques braves patrons esseulés.

Les syndicats sont également critiqués pour leur archaïsme dans la mesure où ils campent depuis des décennies sur des positions, tantôt marxistes, tantôt anarchistes, qui vont, en tout état de cause, manifestement à l’encontre de ce qui pourrait créer ou, du moins, sauver des emploi en France.

Malheureusement, ces tares inacceptables n’empêchent pas lesdits syndicats de disposer de prérogatives dont l’ampleur est considérable et bien souvent méconnue des Français.

Les syndicats gèrent, tout d’abord, plus de 130 milliards d’euros de budget sociaux (soit environ 6 % du PIB), gestion que l’on peut en toute objectivité qualifier d’apocalyptique dès lors que les deux régimes placés entièrement sous leur responsabilité, à savoir le régime de retraite complémentaire Agirc-Arrco et l’assurance chômage enregistrent des déficits abyssaux.

Les syndicats élaborent, de surcroît, une part substantielle des normes sociales et du droit du travail qu’ils ont largement contribué à complexifier et à rigidifier au grand dam des patrons et des salariés eux-mêmes, lesquels rencontrent de plus en plus de difficulté pour trouver un emploi.

En somme, les syndicats constituent un obstacle manifeste à la modernisation de la France et à sa compétitivité dont il conviendrait de s’affranchir dès 2017 !

Libérer les Français des prélèvements obligatoires

La France est récemment devenue championne d’Europe des prélèvements obligatoires (cotisations sociales et impôts), ces derniers avoisinant 44 % de son PIB en 2016, soit environ 992 milliards d’euros.

Inutile d’épiloguer sur l’excessivité, la complexité et l’instabilité des prélèvements obligatoires qui font largement consensus (sauf parmi quelques irresponsables de gauche !).

Insistons, en revanche, sur les conséquences fâcheuses de tels prélèvements.

S’agissant des cotisations sociales, il est inquiétant de constater l’émergence d’un véritable mouvement de Français, dit des « Libérés » qui tentent désespérément d’échapper à l’emprise de… la Sécurité sociale ! Il est tout aussi inquiétant d’observer que de nombreux indépendants périclitent dans l’indifférence générale sous le poids écrasant des cotisations du RSI.

S’agissant des impôts, on déplorera la persistance voir le renforcement de l’exode fiscal des entreprises et des ménages.

On n’aura de cesse de rappeler qu’il faut diminuer drastiquement les prélèvements obligatoires pour relancer les incitations productives des entreprises comme des ménages, lesquels acceptent de moins en moins l’idée de contribuer à l’activité économique pour, en définitive, se voir outrageusement spolié par un État déliquescent et dilapidateur !

Libérer les Français des rigidités administratives

Les rigidités administratives françaises sont si nombreuses qu’il serait vain de tenter de les énumérer de façon exhaustive. On se contentera donc de rappeler deux inepties administratives qui ont particulièrement marqué les esprits.

Commençons bien évidemment avec la fameuse doxa des 35 heures, qui constituent assurément l’une des plus belles illustrations d’intrusion étatique dans la vie économique de ces dernières décennies. Il est urgent de rendre aux entreprises et à leurs salariés le droit, qui soit dit en passant n’aurait jamais dû échoir à l’État, de définir le nombre d’heures travaillées.

Il faudrait ensuite mettre un terme au culte du repos dominical, lequel se révèle parfaitement aberrant en période de crise économique. Le travail dominical doit ainsi devenir la règle et être étendu à davantage de secteurs et de zones géographiques afin de créer des emploi et d’encourager la consommation de ceux qui travaillent sans relâche la semaine et qui souhaiteraient éviter les bagarres de caddies du samedi après-midi au supermarché.

Rappelons enfin que de nouvelles autorisations administratives préalables ne cessent de voir le jour, la plus récente concernant un « permis de louer » dont on s’étonne du peu de vagues qu’il a suscitées.

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  • Bon courage, car les syndicats communistes sont tout puissants dans un pays communiste où une grande majorité des Français ne voient que par le service public de leur belle République Démocratique Populaire de France. Le processus ira jusqu’au bout comme dans tout pays communiste, après, qu’arriver-t-il en plus de la faillite ?

  • J’étais d’accord avec tout votre article jusqu’à ce que j’arrive au passage sur le repos dominical. Je suis surpris que vous preniez le prétexte de la consommation pour supprimer le « culte du repos dominical ». S’il paraît évident que la messe n’est pas le motif prioritaire du repos dominical de nos jours, le fait d’être assuré d’avoir une journée de repos en commun avec son conjoint et ses enfants ne me parait pas si farfelu.
    Personnellement, je travaille le samedi et pas le lundi, je pars à 7h du matin et je rentre vers 19h. Ce qui fait que je ne peux pas passer autant de temps que je voudrais avec ma famille. Et pour être tout à fait clair, j’ai banni le dimanche pour tout ce qui est consommation et je le passe entièrement avec mes proches, n’ayant par ailleurs plus de téléviseur depuis 5 ans et ma ludothèque comprend près de 200 jeux de société.
    Avez-vous des enfants ? Considérez vous que vous les voyez assez ? Que l’on souhaite travailler 20 heures par jour et 7 jours sur 7 en étant célibataire, c’est une chose. Avoir une famille change quelque peu les perspectives. Ne nous étonnons pas après que les enfants n’aient plus de repères ou de cadre parce que les parents sont absents !

    • Je partage votre avis, que vient faire le repos dominical dans cet article ? Laissons le travail du dimanche pour les professions qui le nécessitent et pour les volontaires.
      Pour le reste, on peut toujours rêver…
      Ceci étant, les syndicats sont nécessaires pour négocier les accords patronat salariés, mais les vrais syndicats, ceux dont le but est de faire avancer les choses, pas les syndicalistes à la française dont le seul but est avant tout de se servir et de faire passer leur message idéologique rétrograde sur l’ entreprise en démolissant sans remords tout notre système économique, et tant pis pour tous les chômeurs qu’ils laissent sur le bord de la route …
      Les prélèvements obligatoires sont eux aussi nécessaires pour faire fonctionner notre pays, le faire progresser et pour qu’il soit au service de TOUS les Français, jeunes et vieux, malades ou en bonne santé, de toutes catégories sociales…
      Mais ces prélèvements doivent rester dans la limite du supportable, ne pas décourager les énergies positives et les contributeurs de la richesse de notre pays ni enrichir indûment nos politiques, leurs amis et affidés ni tous les parasites qui ne vivent qu’au détriment des travailleurs en n’apportant jamais rien en échange…
      Quant aux rigidités administratives, on est bien d’accord ! Chères administrations, laissez nous travailler en paix et tout le monde y retrouvera son compte, à commencer par les chômeurs.

      • « Ceci étant, les syndicats sont nécessaires pour négocier les accords patronat salariés »
        Non, la plupart des entreprises françaises étant des PME, les syndicats ne servent à rien sinon à bloquer la vie de ces forces vives.
        Et pour ce qui est des entreprises plus grandes, alors oui, il peut falloir des syndicats. Mais des vrais, pas des brutes marxistes.
        Autant dire que c’est mission impossible en France.

      • « Les prélèvements obligatoires sont eux aussi nécessaires pour faire fonctionner notre pays, le faire progresser et pour qu’il soit au service de TOUS les Français, jeunes et vieux, malades ou en bonne santé, de toutes catégories sociales »
        Non plus. Rien ne justifie un tel niveau de prélèvements obligatoires.
        Le but d’un gouvernement n’est pas de redistribuer les richesses produites (et donc acquises légitimement) par certains pour les donner à d’autres. La générosité supposée de la chose ne rend pas ce vol plus juste et légitime.
        Ça vous convient que vos cotisations chômage paient les intermittents du spectacle à ne quasiment jamais travailler de l’année ? Moi non.
        Quand à la maladie ou la vieillesse, la situation actuelle fait que ce sont vos enfants et vos petits enfants qui paieront ce que vous allez coûter à la société. Ça vous convient ? Moi non !
        Je suis libéral, et par essence opposé au concept de « prélèvent obligatoire »

    • « Avez-vous des enfants ? Considérez vous que vous les voyez assez ? »
      Donc le fait d’avoir des enfants vous autorise a interdire a tout ceux qui le souhaitent de travailler le dimanche, y compris ceux qui n’ont pas d’enfants ?

      Votre façon de penser est la suivante :
      1/ Je ne veux pas travailler le dimanche (pour des raisons personnelles tout a fait légitimes
      2/ Je perds mon avantage compétitif vis a vis des gens qui souhaitent travailler le dimanche
      3/ Il me suffit d’interdire a tout le monde de travailler le dimanche, car moi ça m’arrange pas de travailler le dimanche

      Comprenez vous que votre demande est illégitime ?
      Que votre souhait de ne pas travailler le dimanche est légitime, mais que votre envie de l’interdire a tout le monde ne l’est pas.
      Que vous n’avez pas a brider la liberté des autres. Beaucoup de gens sont très contents de travailler le dimanche. Vous n’avez aucun droit naturel a les en empêcher. Quand bien même vous seriez 51% de la population a le penser.

      Si par exemple moi je ne veux travailler que 3 jours par semaine et que j’arrive a convaincre 51% de la population, trouveriez vous légitime que je vous interdise de travailler 4j par semaine ?
      Si demain je ne souhaite plus manger de viande, ai-je le droit de vous interdire de manger de la viande ?

  • En fait, il ne faut pas supprimer les syndicats, mais les rendre obligatoire ! Et, comme pour les politiques, imposer la règle un seul mandat à la fois, et 2 non consécutifs dans la vie. Cela permettrait de mettre fin aux syndicalistes professionnels, payés par l’employeur et aux salariés protégés à vie, et d’avoir des syndicats représentatifs des salariés qui les financent. Bien sûr il faudrait aussi supprimer tout financement autre que les cotisations des syndiqués pour les syndicats. Et en finir avec le paritarisme, que ce soit au niveau de la gouvernance des organismes sociaux, ou pire dans la gestion des ressources humaines dans le public.

  • Pour régler le problème des syndicats, il suffit de supprimer les « subventions publiques » sous n’importe quelle forme qu’elles soient,et il y en a. Qu’ils se financent par les cotisations. Sachant que les adhérents ne financent qu’environ 30 % du total des recettes, ils seront sans doute un peu plus clairvoyants dans leurs actions. Coluche disait sur la CGT : Cancer Généralisé du Travail; ce n’est pas tout à fait faux.

    • Je les vois en effet très emmer… De défiler pour annulation de leurs subventions publiques, sans que l’opinion, même de leur quasi supporters ne s’en émeuve.

      Il y a des limites à tout, bien que la honte ne les effraie qu’à moitié, mais quand même…

      Ils passeraient très vite pour ce qu’ils sont : des imposteurs vivant sur le dos de la nation.

      Il se trouvera toujours quelques uns pour les soutenir dans cette revendication, mais même les sans dents ne peuvent supporter ce type de manif exécrable

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