Marine Le Pen, future perdante de l’élection présidentielle ?

Selon Dominique Reynié, le directeur général de la Fondation pour l’innovation politique et professeur des universités à Sciences-Po, Marine Le Pen pourrait être la prochaine victime du grand chamboule-tout entamé en 2016.

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Marine Le Pen au Parlement Européen en juillet 2014 (Crédits : Claude TRUONG-NGOC, licence CC-BY-SA 3.0), via Wikimedia.

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Marine Le Pen, future perdante de l’élection présidentielle ?

Publié le 18 janvier 2017
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Par Dominique Reynié.
Un article de Trop Libre

Marine Le Pen, future perdante de l'élection présidentielle ?
Marine Le Pen au Parlement Européen en juillet 2014 (Crédits : Claude TRUONG-NGOC, licence CC-BY-SA 3.0), via Wikimedia.

Il y a un an, les sondages sur l’élection présidentielle imaginaient François Hollande en candidat du PS ; Cécile Duflot devait représenter EELV ; du côté des Républicains, les pronostics hésitaient entre Nicolas Sarkozy et Alain Juppé. Nul ne mentionnait François Fillon dont la victoire à la primaire de la droite et du centre a pourtant été acquise quasiment dès le premier tour.

Emmanuel Macron, encore secrétaire général adjoint de l’Élysée en juin 2014, est candidat à la présidence de la République en novembre 2016. Jamais l’offre de candidatures n’a été aussi profondément bouleversée si peu de temps avant le scrutin. Seules les candidatures protestataires de Jean-Luc Mélenchon et de Marine Le Pen ont survécu à l’année 2016. Cependant, nul n’est le maître de ces chamboulements. Ils procèdent d’une insatisfaction collective dont la puissance dépasse les cadres d’un ordre électoral et partisan désormais fondamentalement contesté.

Ainsi, François Hollande est le premier président de la République contraint de renoncer à une nouvelle candidature qu’il espérait pourtant. Au terme de son quinquennat, la gauche est en miettes : confronté au risque de sa disparition, le Parti socialiste est crédité de 6 % à 12 % des suffrages, en fonction du candidat issu de la primaire ; il est concurrencé sur sa gauche par un courant protestataire et populiste – Nathalie Arthaud, Philippe Poutou et Jean-Luc Mélenchon – dont le poids s’est accru (13 % à 15 % des suffrages) ; il est attaqué sur sa droite par un centre gauche social moderniste et pro-européen, incarné par Emmanuel Macron, auquel les sondages prêtent de 13 % à 15 % de votes.

Cette tripartition des candidatures condamne la gauche à l’échec dès le premier tour. L’accès d’un candidat de gauche au second tour n’est pensable qu’à la condition de se débarrasser de l’un des deux autres concurrents… de gauche ! Il faut donc l’effacement, l’empêchement ou l’effondrement de l’un de ces trois principaux prétendants pour rebattre les cartes du second tour. C’est improbable, mais, par les temps qui courent, cela n’est pas impossible.

Au confluent des courants de la droite

Sans ce retournement, François Fillon et Marine Le Pen devraient rester les bénéficiaires d’un tel éparpillement. N’oublions pas que ce pronostic trouve ses raisons non seulement dans les sondages mais plus encore dans les résultats enregistrés entre 2014 et 2015 lors des élections municipales, départementales, européennes et régionales, de même que lors des 22 élections législatives partielles qui ont eu lieu depuis 2012. II appartient aux deux finalistes supposés d’éviter les erreurs, toujours possibles, qui les priveraient du second tour.

La gauche a été éliminée deux fois au premier tour de l’élection présidentielle, en 1969 et en 2002, cela n’est pas encore arrivé à la droite, mais l’on voit mal pourquoi le cas se présenterait en 2017, après un quinquennat socialiste dominé par une poussée inédite du chômage, de la pression fiscale, du terrorisme islamiste et de la pression migratoire.

D’autant plus que la candidature de François Fillon a été lancée par une primaire de la droite et du centre très fortement mobilisatrice et dont le résultat frappait par sa netteté. La discipline du ralliement n’en est que plus puissante. Le profil de l’ancien Premier ministre réduit encore le risque de concurrence. Par son style et par son parcours, François Fillon se retrouve au confluent des courants libéraux et conservateurs, reprenant au passage une fraction du vote de droite tombé chez Marine Le Pen, de même son approche de l’idée européenne, héritage d’un passé souverainiste, qui doit plus à l’histoire et à la culture, voire à l’idée de civilisation qu’aux agencements institutionnels ou aux dispositifs technocratiques, complique évidemment la candidature de Nicolas Dupont-Aignan ou celle du FN.

En 2002, la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour avait surpris. En 2017, c’est l’élimination de Marine Le Pen au premier tour qui contredirait les anticipations. Mais peut-elle être élue présidente ? La puissance des bouleversements vécus par le monde en général et le monde occidental en particulier oblige à délaisser une sorte de « théorème d’impossibilité » par lequel on a longtemps conclu à l’inéligibilité politique d’un candidat FN à la tête de l’État.

En 2016, les cas britannique, italien, américain, voire autrichien, ont montré qu’à partir d’un certain niveau et sous certaines conditions de procédures auxquelles répondent le référendum et l’élection présidentielle, le mécontentement pouvait faire basculer le vote de protestation en vote de rupture. Dans une période de grand bouleversement la France possède certainement le système institutionnel le plus périlleux car le plus favorable à la victoire d’un candidat populiste.

Un septième échec pour le FN ?

Malgré tout, au moment d’entrer dans l’année électorale, les Français ne semblent pas disposés à élire Marine Le Pen (en février, la Fondation pour l’innovation politique publiera une étude de Jerome Jaffré montrant l’obstacle que représente Ie second tour pour le Front national). Son erreur est d’avoir associé sa victoire à la fin de l’euro. Les Français sont profondément attachés à la monnaie européenne car ils y tiennent par intérêt. Ironie de l’histoire, c’est Marine Le Pen qui a solidement fixé le plafond de verre auquel son parti se heurte aujourd’hui.

Au-delà de l’élection présidentielle, nous verrons comment le FN vivra son nouvel échec, après tant de tentatives : songeons qu’en avril, il y aura un bulletin « Le Pen » au premier tour d’une élection présidentielle pour la septième fois depuis 1974 ! Si l’édition de 2017 devait se solder par un septième échec, la question se poserait de savoir à quoi sert une organisation à ce point personnalisée, cultivant sa solitude et cependant incapable de gagner seule. Regroupée autour de Marine Le Pen et de Florian Philippot, la direction du Front national pourrait alors devoir répondre de son bilan, comme toute majorité sortante confrontée à l’échec.

(Article initialement publié sur Le Journal du Dimanche le 1er janvier 2017.)

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  • L’article omet deux faits

    1- Fillon reste écartelé entre son étiage ultra conservateur sur les questions sociétales qui effraie l’électorat « centristes « et un pseudo libéralisme qui d’édulcore semaine après semaine faisant douter que quoi que ce soit change un jour dans le,pays.
    – il pourrait manger les voix « chrétiennes » de l’électorat FN, voir celles des effrayés du programme socialement basé sur l’assistanat.

    2- que fera Bayrou? Se vendra t il pour des circonscriptions à Fillon, en se présentant au 1° tour pour occuper le centre et nuire à Macron? Ou laissera t il le champs libre à ce jeune loup si proche d’un idéal que le bipartisme condamnait aux strapontins?
    – l’absence de Bayrou apportera les quelques % de voix à Macron qui lui manquent pour venir challenger les 2 échappés Le Pen et Fillon.

    J’en ajouterais bien un 3°….

    Le vote utile… qui transforme dans le secret de l’isoloir une intention vers un possible?
    – Macron devient intéressant des électeurs juppeistes aux électeurs de gauches qui refusent de voter pour faire plaisir à un candidat battu d’avance…
    – Macron représente le changement… quand Fillon est la continuité avec un parti déjà constitué de frondeurs qui ont pourris la vie du quinquennat d’hollande.
    – Macron devra trouver une majorité… et l’appui des mouvements de la société civile …
    – et voter Le Pen sans aucune chance qu’elle soit élu… cela rend Fillon plus présentable… ( mieux que ne pouvaient l’être Sarko ou Juppé)

    C’est Bayrou le maître du jeu
    Et moi, je pronostique un duel Fillon – Macron au 2° tour…

    • Fillon ultra-conservateur? Sur quoi appuyez-vous ce jugement qui fait penser à celui d’ultralibéralisme de certains (dont on pressent, soit qu’ils n’ont pas lu le programme du candidat, soit qu’ils ne savent rien du libéralisme)

    • Bayrou a-t-il encore cette aura que vous lui portez ? Pour le moment nous n’avons entendu parler de lui que pour dézinguer Juppé à la primaire de droite.
      Et il commet l’erreur – en mon sens – de rejeter Macron, divisant encore le centre.

      Depuis 10 ans, et c’est encore plus vrai maintenant après deux quinquennats déplorables de la droite et de la gauche, le centre a une vraie autoroute pour « prendre » le pouvoir en France, Présidence et AN, et pour y rester 10 ans au moins.
      Mais le centre souffre de ne pas savoir se rassembler… et devient invisible.

      Est-ce que Macron peut devenir ce héros/héraut centriste que nous attendons tous ?

      Quant au FN, le « théorème d’impossibilité » mentionné a encore de beaux jours devant lui. Si on regarde les scrutins qui ont vu les populismes gagner : Brexit, Trump, référendum en Italie, ce sont *tous* des scrutins à un tour.
      Rappelez vous 2002 : le Pen avait recueilli… 17% au 2nd tour. Même les dictateurs africains enviaient le score de Chirac à l’époque…
      Retour en 2016 : quelle a été la réaction d’une partie des votants Trump / pro brexit après les résultats ? Du regret, et peut être une décision contraire si on leur demandait leur avis à nouveau.

      Le FN peut tout à fait gagner le 1er tour de l’élection présidentielle en France.
      Mais tant qu’il restera le FN, jamais la présidence, parce qu’on a un 2e tour qui permet de regretter son choix entre temps.

      Et j’ajouterai que le FN ne pourra remporter la présidence que s’il cesse d’être le FN. Marine elle même ne s’y est pas trompée, vu tous ses efforts pour adoucir l’image du parti, gommer l’expression extrême droite, au risque même de s’aliéner les « fidèles historiques » – dont son père !.
      Le pire, c’est qu’elle aurait pu faire une bonne candidate LR…

  • Est ce qu’on peut mettre en en-tête le CV de ce monsieur ? Genre par honnêteté intellectuelle ?
    « Candidat aux élections régionales de 2015 pour la région Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, en tête de la liste Les Républicains – UDI, « 

  • Dans ce contexte historique, je pense que toutes opinions peuvent être utiles. Dont la mienne, citoyenne hors partis, et hors intellectuels. Néanmoins dans le courant de la Gauche ( ses valeurs originelles ).

    Je pense que mai 2017 est toujours dans l’ imprévisible. Convaincue à présent que le FN ne sera pas à l’Elysée. Mais, la vigilance s’impose.
    Le FN est en train de terminer son rôle. Il est dans le passé. C’est Marine Le Pen qui assume la fin de son histoire.

    « Cependant, nul n’est le maître de ces chamboulements. Ils procèdent d’une insatisfaction collective dont la puissance dépasse les cadres d’un ordre électoral et partisan désormais fondamentalement contesté. »
    OUI.

    Le FN.

    « Son erreur est d’avoir associé sa victoire à la fin de l’euro. Les Français sont profondément attachés à la monnaie européenne car ils y tiennent par intérêt. »
    Peut-être. Je ne suis pas attachée à l’Euro. J’ai connu les 2 Francs. Passer de l’ancien Franc au nouveau Franc, un peu facile. Passer du Franc à l’Euro, toujours pas à l’aise, question chiffres. Très souvent encore à faire la conversion, 1€ = 6,67 F et pas 1F. Et oui, nous existons encore! Je crois que ceux sous 2000 € se laissent toujours piéger dans leurs comptes avec nos représentations mentales de la monnaie.
    Si un intérêt à garder l’Euro, chez moi, c’est pour ne pas devoir de nouveau saisir les conversions.
    Le problème n’est pas la monnaie unique. Cà facilite les échanges en Europe.
    Le problème est la valeur de 1€. C’est çà l’arnaque et utilisée par le FN.
    Ex. Avant, j’allais au bistrot. 1 café = 1 F. Facile à visualiser dans mes comptes. Maintenant, 1 café = 1€ = 6,67 F.

    C’est à l’UE de se débarrasser de cette arnaque, qui conditionne nos vies quotidiennes.
    Je sais que c’est plus complexe, mais les citoyens sous 2000 € votent pour leurs vies quotidiennes dans les incertitudes de la mondialisation.

    « La question se poserait de savoir à quoi sert une organisation à ce point personnalisée, cultivant sa solitude et cependant incapable de gagner seule. »
    OUI. C’est audacieux de le dire! A médiatiser dans les débats.

    La Gauche.

    « Après un quinquennat socialiste dominé par une poussée inédite du chômage, de la pression fiscale, du terrorisme islamiste et de la pression migratoire. »
    Il y aurait des choses à clarifier médiatiquement.
    Ces 4 défis ayant émergé ces 5 années ne sont pas que de la responsabilité du PS.
    Ils existaient avant. Des couvercles mis sur les cocottes. Les couvercles ont explosé et naïvement, peut-être, je crois que le PS a fait ce qu’il était possible de faire afin de tempérer les effets des explosions.
    Cela aurait pu être pire.

    Je suis persuadée que tous les candidats et candidates en connaissent les causes profondes et séculaires. Plus ou moins.
    Leurs propositions de campagne, je n’y crois pas. Ni à droite, ni à gauche.
    Elles vont devoir s’adapter au cours de l’histoire ( D.Trump n’était pas prévu, par ex.).

    La droite & la gauche sont en train aussi de terminer leurs rôles tenus avec le passé.
    Leurs nouveaux rôles est de commencer à éliminer les causes profondes et séculaires.
    Ces 4 défis sont la convergence de tous les autres dysfonctionnements dans les démocraties.

    Et en collaborations fraternelles, grâce aux expériences de l’une et de l’autre.
    Les clivages intéressés ( argent ) sont le passé.
    Les Alliances solidaires sont notre présent.

    Si elles ne s’y attèlent pas, avec courage et fermeté, les populations et le cours de l’Histoire vont les y obliger tôt ou tard.

    Je perçois cette époque telle la Renaissance. 500 années d’expériences pour une nouvelle Renaissance.
    Selon certaines philosophies, le chemin vers l’Elysée en mai 2017 ressemble à un chemin dit initiatique. On s’accroche à des idées, on lâche des idées, on s’adapte constamment aux imprévisibilités…Et, je l’espère, on arrivera à la meilleure solution.

    • J’ajouterai un point concernant l’Euro. Par delà les aspects économiques, il rassemble les peuples européens, en fournissant une référence de valeur commune.
      Oui, nous ne parlons pas la même langue, mais nous parlons la même monnaie.

  • En même temps vous dites que Marine Le Pen lie son élection à la fin de l’Euro (le seul qui a ce projet dans son programme esr Asselineau, mais passons), alors qu’elle propose un référendum sur l’UE (et donc l’Euro).

  • vous connaissez beaucoup de gens qui vont se vanter de voter pour MLP ? vous connaissez beaucoup de gens qui tiennent tant que ça à l’euro ?parce que moi quand je vois l’état de ce pays , je ne serai guerre étonné qu’il y est une sacré bataille au second tour auquel participerai le FN ;

  • La grande mauvaise nouvelle, pour le Pen, fut le choix de M. Fillon par les électeurs du centre-droit. Fillon s’est positionné comme véritable libéral-conservateur (ce qu’il n’est pas, bien évidemment). Si c’est Juppe qui avait été désigné, le Pen aurait eu le champ libre a droite et a l’extrême gauche. Si c’avait été Sarkozy, il aurait été facile de jouer contre son bilan. Mais Fillon a le potentiel pour verrouiller a droite et en plus, les Français n’ayant aucune mémoire ils ont oublie qu’il était coresponsable du bilan de Sarkozy.
    Le Pen hésite donc actuellement. Tout ce qu’elle peut faire c’est :
    1) surenchérir a droite, mais il n’est pas certain qu’elle y arrive et en plus elle perdrait du terrain a gauche.
    2) se déplacer a gauche, mais du coup abandonner la droite a Fillon.
    3) Attendre que Fillon timore son discours, se ramollisse, ce qui semble être déjà un peu le cas. Puis l’attaquer sur le bilan 2007-2012 et maintenir son positionnement entre la droite et la gauche. mais si elle attend trop, elle risque de se faire rattraper par la bulle Macron. Elle devra espérer aussi que cette bulle explose avant l’élection.

    • A vous lire, on croirait Marine devenue centriste !

      … ceci dit, c’est pas totalement bête, ça lui donnerait une meilleure chance que maintenant…

      • Si le centre est entre la droite et la gauche, le FN serait selon moi entre l’extrême droite et l’extrême gauche. Il faudrait se représenter un cercle. C’est une sorte d’extrême centre!

        • C’est même exactement ça !
          Il n’y a qu’à voir les similitudes entre les déclarations de Mélanchon et de MLP sur de nombreux sujets, comme l’Europe, l’économie…

          Je n’arrive plus à retrouver le lien, mais il me semble qu’il y a quelques semaines un média avait lancé un test simple : prendre une citation d’un des deux compères et demander à des citoyens lambda lequel des deux a prononcé ces mots.
          Résultat : environ 50% d’erreurs.

  • « il est attaqué sur sa droite par un centre gauche social moderniste et pro-européen, incarné par Emmanuel Macron, auquel les sondages prêtent de 13 % à 15 % de votes. »

    Les chiffres ne sont pas à jour, déjà au premier janvier, Macron frôlait ou atteignait les 20% dans les sondages. Il est aujourd’hui à 22/25% (mais vu que l’article date du 1er….).

  • Vous dites à un moment de l’article « incapable de gagner seule » en parlant de Lepen, mais n’avez vous pas remarqué qu’à chaque élection le FN aux second tour ne gagne pas car le parti adverse s’unit avec d’autre partis? Une union qui dure uniquement le temps de ne pas faire passer le FN au pouvoir. J’aurai plutôt tendance à dire que les autres partis sont incapable de gagner seuls face au FN.

  • Tant que les votes nuls/blancs/raturés ne seront pas comptés et qu’il n’y aura pas obligation de mini 50% de bulletins exprimés pour des candidats présentés, n’importe quel candidat pourra continuer à être élu avec quelques pouillèmes du nombre total d’électeurs, se gargariser avec et faire n’importe quoi. Alors MLP ou pas…

  • L auteur etant membre de l UDI, pas etonnant qu il tresse des louanges a Fillon dont la candidature patine quand meme pas mal en ce moment. IL ets dans une situation delicate: soit il se renie sur la securite sociale et sa credibilite en prend un coup (comment croire un homme qui a deja ete 5 ans prmier ministre de Sarkozy et qui recule avant meme d etre elu ?). Soit il maintient ses proposition et la il coule sa candidature car il se met a dos les retraités (gros consommateurs de soins medicaux et coeur de l electorat LR (c est la seule categorie qui avait vote majoritaire LR en 2007)
    Quant a Marine Le Pen, je pense qu elle ne se fait pas d illusion sur 2017: elle ne sera pas elue mais elle espere qu elle deviendra alors l alternative credible a la place du PS en ruine). Autrement dit, suite a l echec de Fillon, etre elu en 2022

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