À gauche, le pire n’est pas encore sûr

Le Parti Socialiste n’a peut-être pas dit son dernier mot aux présidentielles.

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À gauche, le pire n’est pas encore sûr

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 17 janvier 2017
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Par Éric Verhaeghe.

À gauche, le pire n’est pas encore sûr
Montebourg Hamon CC Parti Socialiste

À l’issue du second débat de la primaire de la gauche, une conviction se fait jour : le Parti Socialiste n’a peut-être pas dit son dernier mot aux présidentielles. Même si l’exercice n’a pas bouleversé les règles du jeu, rien ne prouve que toute chance pour un candidat socialiste soit définitivement écartée.

Un débat à gauche de bonne tenue

Dans l’ensemble, le débat est resté de bonne tenue. Les arguments échangés de part et d’autre n’ont pas donné lieu à de véritables polémiques, mais parfois à des argumentations serrées qui n’ont pas démérité. Dans un temps réduit, le Parti Socialiste sera donc parvenu à structurer un débat audible pour préparer l’élection de son représentant aux présidentielles.

Manuel Valls s’est détaché dans les requêtes Google

Durant la journée, Manuel Valls a culminé dans les recherches Google des internautes, dont voici le détail :

Si la requête « Hamon » a connu un pic en début d’après-midi, Manuel Valls a dominé la journée. Il n’est évidemment pas question d’en inférer une conclusion mathématique. En revanche, ce phénomène peut indiquer un regain d’intérêt pour l’ancien Premier ministre, voire une sorte de frémissement qui peut contribuer à lui redonner espoir.

Sur le fond, Valls pourrait parvenir à retourner son image dans l’opinion, en valorisant son expérience du pouvoir et ses (quelques) résultats, sans être solidaire du bilan calamiteux de Jean-Marc Ayrault.

Hamon devant Montebourg

De façon constante, en tout cas, Hamon s’impose comme un rival sérieux dans cette primaire. Outre la richesse idéologique de son programme, le personnage peut mettre en avant un certain nombre d’atouts. En particulier, le fait d’avoir été « démissionné » du gouvernement par Manuel Valls, en même temps qu’Arnaud Montebourg, lui donne un avantage vis-à-vis des électeurs déçus par François Hollande.

Nous maintenons donc notre pronostic d’un deuxième tour Valls-Hamon, avec une inconnue à ce stade sur l’image de Valls parmi les électeurs de gauche.

Une menace pour Macron

Pour Emmanuel Macron, le bon déroulement de la primaire à gauche constitue une menace évidente. Jusqu’ici, Macron a pu progresser à gauche faute d’un rival désigné (en dehors de Mélenchon, qui s’adresse à une autre catégorie d’électeurs) par le Parti Socialiste. La primaire devrait changer la donne. Macron le sait et réserve son programme pour l’après-désignation.

Reste que l’espace politique qui était ouvert devant Macron risque bien de se refermer avec l’entrée en campagne définitive des candidats issus des grands partis de gouvernement.

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