Ce que cache la fièvre anti-russe américaine

Publié Par Frédéric Mas, le dans Amérique du Nord, Pushmobile

Par Frédéric Mas.

Vendredi dernier, trois agences de renseignement américaines liées à l’État ont rendu leur rapport de synthèse : le gouvernement russe aurait bien tenté de favoriser l’élection de Donald Trump au détriment d’Hillary Clinton. Le FBI, la NSA et la CIA ne font cependant pas de cette ingérence l’origine de la victoire de Donald Trump, même si certaines incursions informatiques de la part des services russes semblent pouvoir être déplorées.

Les démocrates, grands perdants de l’élection, ont bien entendu répercuté la nouvelle jusqu’à lui ajouter une petite saveur de paranoïa. Donald Trump, non content d’incarner cette vulgarité populacière qui trahit la gauche morale incarnée par Hillary Clinton, est maintenant accusé d’être du parti de l’étranger, c’est-à-dire de l’ennemi par excellence, Vladimir Poutine.

Bien entendu, il est tout à fait compréhensible d’observer avec inquiétude l’amateurisme du futur président face aux menées stratégiques russes en Europe centrale ou au Proche Orient. On ne sait toujours pas si sa volonté de dialoguer avec V. Poutine relève du coup de poker ou d’une analyse apaisée de la situation géopolitique entre les deux puissances, et cette incertitude pourrait coûter cher.

Seulement, à lire ledit rapport, on relève que les faits reprochés au Kremlin sont essentiellement de l’ordre de ce qu’on appelle le soft power, cette pratique ordinaire des États consistant à influencer une puissance étrangère par des outils non coercitifs comme les médias, la culture ou l’idéologie. Celui-ci pourrait se résumer comme il suit : la Russie a préféré pousser le candidat qui voulait faire la paix plutôt que la candidate du parti de la guerre tous azimuts au Proche Orient et peut-être en Ukraine.

Il n’y a pas grand-chose de neuf sous le soleil, et les États-Unis utilisent contre leurs concurrents et alliés ce genre de techniques pour maintenir leur hégémonie et étendre leur influence. Il n’y a pas eu de piratage ou de détournement de l’élection par les Russes, contrairement à ce que tout l’establishment politique et médiatique prétendait.

Celui-ci semble surtout occupé à occulter deux faits fondamentaux sur l’élection passée : ce sont essentiellement les révélations d’un média indépendant, Wikileaks, qui ont bouleversé la donne en dévoilant les dessous de la campagne démocrate ; ce dévoilement a confirmé ce que beaucoup d’électeurs américains pensaient : l’image lisse de la candidate Clinton masquait les coups tordus les plus abominables, et c’est à elle seule qu’elle doit sa défaite.

Wikileaks, de l’ami des progressistes à l’agent russe

Pendant longtemps, Julian Assange bénéficiait d’une image positive auprès des médias de gauche. Son image de lanceur d’alerte et son exigence éthique en matière d’information étaient célébrées par tous les people, de Michael Moore jusqu’à Ken Loach ou Jean-Luc Mélenchon. Et puis, le vent a tourné, et son rôle dans la défaite d’Hillary Clinton l’a ravalé au rang d’agent russe aux yeux des bien-pensants, malgré ses dénégations.

Diversion démocrate

Il semblerait que la nouvelle paranoïa anti-russe ne soit aussi une diversion pour détourner l’attention des vraies raisons de l’échec d’Hillary Clinton, échec d’autant plus cuisant et humiliant que tout le monde la voyait déjà présidente, et que son adversaire se caractérise surtout par son incompétence politique absolue. Non seulement Clinton n’a pas su répondre aux attentes de son électorat, pris dans la nasse de ce que Laurent Bouvet appelle « l’insécurité culturelle », mais elle a réussi à correspondre au politicien corrompu décrit par les médias conservateurs pour la discréditer : son entourage à l’éthique douteuse, la fondation Clinton et les bailleurs pas très nets, le truquage des débats ou encore de l’investiture démocrate ont eu raison de sa réputation plus sûrement que Poutine et ses hackers subventionnés.

Face à Donald Trump, les démocrates n’ont pas besoin d’excuses ou de propagande construites par les communicants, mais de se réformer pour rebondir.

 

  1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

    On pourrait trouver une sorte de justice poétique dans le fait de voir Trump traité de Siberian Candidate. Il va pouvoir enfin goûter à sa propre médecine, lui qui aura participé activement, durant tant d’années, à la diffusion du hoax niant la nationalité américaine d’Obama.

    Sinon, je ne pense pas que les Démocrates auront besoin de se « réformer ». On rappelle quand même que Clinton a remporté le vote populaire avec près de 3 millions de voix d’avance sur Trump (2% des suffrages), que les Démocrates ont gagné 6 députés et 2 sénateurs. Tout ce que les Démocrates ont a faire, c’est de se choisir un leader moins répugnant que Clinton – puisque dans cette élection présidentielle, c’est elle qui a perdu et non pas Trump qui a gagné. Et laisser Trump se vautrer et les Républicains se déchirer dans l’application de leurs politiques xénophobe et protectionniste. On promet bien du plaisir à ces derniers quand ils tenteront de supprimer la toute nouvelle couverture santé d’au moins 5 millions de leurs électeurs (augmentant, par exemple, de 956 000 le nombre des personnes non assurées en Pennsylvanie) ou quand ils essaieront de faire payer le Mur aux contribuables américains.

    1. La couverture santé est rejetée par les Américains qui ont observé qu’ils payaient des sommes folles pour des couvertures santé en baisse. Sans compter que la réforme Obama, avec ses effets de seuil, a contribué à fragmenter puis précariser les emplois, les employeurs refusant désormais d’embaucher au dessus des seuils de déclenchement. Conséquence: les Américains sont contraints de multiplier les mini-jobs. C’est d’ailleurs ce qui a donné à certains l’illusion que le taux d’emploi avait augmenté alors qu’en réalité plusieurs emplois sont occupés par les mêmes individus et que 100 millions de personnes sont désormais hors de la population active.

      Le vote contre Clinton, malhonnête, était également un vote contre Obama, sanctionné.

      1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

        « La couverture santé est rejetée par les Américains… »

        Également par les Américains qui gagnent moins de $50 000/an et qui ont voté majoritairement pour Clinton ? Quand on observe que les Républicains n’ont pas le début de l’ombre du moindre plan pour respecter leur promesse électorale de rejeter l’Affordable Care Act, on leur souhaite bien du plaisir quand ils essaieront de supprimer la couverture santé d’au moins 20 millions de personnes qui n’en bénéficiaient pas avant – dont une bonne partie parmi les électeurs de Trump (par exemple, si l’ACA disparaissait maintenant, le nombre de personnes non assurées doubleraient au Kentucky). Par ailleurs, quand on sait la complexité du système mis en oeuvre par la réforme d’Obama et qu’on connaît les manœuvres dilatoires et embûches politiques que représentent le parcours législatif pour instaurer un système alternatif à l’ACA, on se dit que ce dernier sera abrogé quand les cochons voleront – comme on dit à Capitole Hill.

        1. Vous nous faites le coup du « Désolé, Monsieur le ministre, votre projet, ce ne sera pas possible, c’est trop complexe », très à la mode dans les hautes sphères publiques, française comme américaine. Si je me souviens bien, Raffarin (ou l’un de ses ministres) avait dénoncé la prise de pouvoir rampante de la haute administration qui consiste à vider de son sens la démocratie au prétexte de la complexité technocratique.

          Mais ce genre de loi n’est qu’apparemment complexe et il est simple de les faire sauter, en vidant de leur sens par simple décret les effets de seuil par exemple : Obamacare est obligatoire certes, mais seulement à partir d’1 milliard de dollars de revenu mensuel, et uniquement si le contrat de travail prévoit plus de 24 heures de travail par jour…

          D’ailleurs, pour la SS en France, c’est exactement le procédé qu’il conviendra d’appliquer le moment venu pour la faire sauter en moins de temps qu’il ne le faut pour l’écrire. Mais bon, ce ne sera pas pour 2017, au vu du panel de candidats qui ne laissent toujours aucun choix véritable aux Français, condamnés à voter une nouvelle fois pour la même idéologie aussi unique qu’elle est inique.

          1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

            « …ce genre de loi n’est qu’apparemment complexe et il est simple de les faire sauter… »

            De deux choses l’une :

            – soit les Républicains font purement et simplement sauter l’ACA – repeal – (et cela pourra se faire assez facilement) pour revenir au statu quo ante ; et là, je m’installe avec un bon gros paquet de pop-corn pour observer comment ils vont se débrouiller devant les plus de 20 millions de personnes (dont une bonne partie de leur électorat) à qui ils auront supprimé d’un trait de plume la couverture santé dont ils bénéficiaient grâce à l’ACA ;

            – soit, et c’est ce qu’ils ont toujours prétendu, les Républicains remplacent l’ACA par autre chose – repeal and replace – ; et là, je prends un abonnement et stocke un camion de pizzas pour observer comment les Républicains vont au pire se vautrer complètement lors du parcours législatif, au mieux nous tripatouiller une usine à gaz tout aussi inefficace ou plus que l’ACA (et ce en partant de l’hypothèse osée que les députés et sénateurs républicains auront les cojones d’affronter leur électorat de « pauvres blancs » jusqu’au prochaines élections législatives dans deux ans).

            1. Troisième hypothèse : ni l’un ni l’autre, mais le pourrissement par effet de seuil. La loi sera toujours là, mais plus personne ne le saura puisque plus personne ne sera concerné. Vos pizzas vont pourrir dans le camion, sincèrement désolé.

              1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

                « La loi sera toujours là, mais plus personne ne le saura puisque plus personne ne sera concerné. »

                Et 20 millions de personnes se retrouveront sans couverture santé. Et je suspends mon abonnement Netflix pour regarder à la place le nouveau reality show américain où l’on verra des députés et sénateurs républicains tenter de convaincre les Hillbillies qu’ils ont bien fait de voter pour se retrouver sans assurance maladie et Trump passer la pommade aux lobbyistes des professionnels de la santé qui vont perdre un nouveau marché à peine acquis. Ça promet d’être palpitant…

              2. Cavaignac : aucune chance pour cette 3ème hypothèse, la sécu française a beau être en faillite elle est toujours là…

                Ca sera soit l’une soit l’autre des hypothèse de José: simplement car plus réaliste politiquement.

                1. La SS, c’était juste pour illustrer le propos et montrer que la méthode est universelle, pas le cœur du sujet, mais on peut toutefois en discuter. Si vous y tenez, ouvrez un autre fil de discussion.

        2. « les Américains qui gagnent moins de $50 000/an » : les revenus inférieurs à 50k$ ont voté à 52% pour Clinton/Obama. Mais avec un taux de participation de 50% à peu près, en réalité l’immense majorité de cette population spécifique, DONC 75% de la population a clairement refusé de voter pour Clinton. Si ce n’est pas un désaveux massif, ou au minimum du désintérêt, je ne sais pas ce que c’est.

          Sinon, c’est dans les Etats plutôt moins riches que Trump a fait ses meilleurs scores, comme par hasard. Les « pauvres » ne sont pas tous les mêmes, semble-t’il…

          Voilà la réalité de la prétendue adhésion populaire à Clinton, avec l’histoire à dormir debout du vote populaire qui aurait dû lui donner la victoire.

          1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

            « …75% de la population a clairement refusé de voter pour Clinton… »

            D’où prenez vous que les personnes qui n’ont pas voté étaient à 100% contre Clinton ? Selon votre logique, on pourrait parfaitement dire que 80% de la population gagnant moins de $50 000/an a voté clairement contre Trump. Donc, jusqu’à plus ample informé, lors des élections présidentielles américaines de 2016, Clinton a obtenu 48% des suffrages, contre 46% pour Trump.

            Quant au vote par catégories de revenus, Clinton devance Trump de 10% parmi les personnes gagnant moins de $50 000/an :

            revenu

            1. « D’où prenez vous que… » Vous surinterprétez mon propos. Refuser de voter pour n’est pas voter contre. C’est simplement la preuve irréfutable qu’il n’y a pas de vote populaire pour Clintama, contrairement à ce que vous affirmez un peu trop rapidement, confondant vos désirs avec une réalité qui n’existe pas. La popularité réelle de Clinton, c’est au mieux 25% de la population, c’est-à-dire finalement pas grand chose.

              « Clinton devance Trump de 10% » : certainement, et cela ne change absolument rien au raisonnement. Pour arriver à cerner correctement la situation, il faut se sortir de la tête que le rejet de Clintama impliquerait un amour immodéré pour Trump.

              1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

                « La popularité réelle de Clinton, c’est au mieux 25% de la population… »

                Et la popularité réelle de Trump, c’est un peu moins.
                So what?

                1. La popularité de Trump est hors sujet.

            2. Bonjour jose

              Tu crois encore à la valeur des sondages, ils sont tous pourris.

              Je comprends ton allergie Trump, mais à force de troller on va croire que tu es pro-Clinton lol

              1. un sondage est un comptage, ce n’est jamais pourri…c’est la transformation de sondage déclaratif en sondage sur la nature des déclaration qui est « pourri »..en clair on peut mentir…
                Les sondages sont des outils parfaitement utiles et fiables, évaluables…les sondages sont factuels…il n’y pas à les « croire »…désolé…mais il ne faut pas se tromper de cibles les coquins sont les instituts de sondages ou les gens qui les diffusent en distordant un peu les faits…

                Il est difficile d’etre pro trump (pro quoi????), dans le meilleur des cas c’est un révélateur, et il a permis une bonne rigolade mais d’un autre côté, la critique de sa compétence présidentielle est absurde..ça veut dire quoi un président compétent????

                Il n’a pas une idée très pointue de la politique étrangère..si on en croit ses déclarations…
                trump est élu..il est président. point barre.

  2. Enfin un article hors insultes habituelles sur Trump et l’élection des US, qui fait plaisir à lire dans l’improbable délire anti-russe du moment….Merci Mr….quand sous Obama a été révélé le scandale de la NSA…et que les US ont effectués des opérations par leurs forces spéciales dans 50 à 100 pays….et que l’implication de la CIA dans les affaires du monde n’est plus à démontrer…
    Quand à Trump laissons le travailler et rappelons qu’Obama était aussi un débutant inexpérimenté…
    Nous jugerons ce Monsieur à ses résultats, ceux d’Obama comme tous les défenseurs d’un mondialisme sans foi ni loi ne plaide pas en sa faveur…toujours plus de chômeurs, de misère, plus de la moitié des habitants de son pays n’ont même pas 1000€ devant eux….triste bilan…pendant qu’il a voté des budgets militaires record…
    N’oublions pas que ce type devait changer le monde mais qu’il a soutenu les banques qui ont ruinés tant de personnes sur cette planète au lieu de profiter de faire le ménage…Soit un comportement à l’encontre des intérêts des populations pour maintenir le pouvoir de quelques uns…

    1. Le 20 janvier je fais comme José: Pizza bières et on va bien se marrer :House of Card n’a qu’à bien se tenir,
      en fait sur Contrepoints Trump est tout le temps hors sujet non?

      Enfin j’ai l’impression que dès qu’on veut tenter une exégèse sur son élection et de son action actuelle on retombe automatiquement sur: Clinton, Obama, les Démocrates. Pas un article sur les récentes actions de Trump auprès de certains businessman, pas un mot sur sa volonté de faire payer par avance le Congrès donc le contribuable pour son mur et demander son remboursement à l’Etat mexicain. Rien sur ses propos contre la Chine quand on sait que les USA sont un des pays les plus protectionniste au monde à l’international, pas un mots sur sa volonté de revenir sur l’accord iranien et la reprise des sanctions quand on sait que l’actuel gouvernement est sans doute le plus modéré depuis 1979.

      Soit le Congrès se range docilement derrière Trump par peur de se faire dégager à mi mandat et là l’horizon du possible et du n’importe quoi est enclenché.

      Soit Trump se rangement progressivement derrière l’instablishment républicain.

      Non c’est pas la popularité de Trump qui est hors sujet ni lui même, c’est justement le traitement médiatique d’Hillary et Obama qui perdure alors que Trump qui entre dans le bureau oval dans 10 jours a annoncé déjà bien des mesures qui manqueront pas d’animer les débats. Hillary et Obama c’est fini depuis novembre faut passer à autre chose surtout que c’est du formatage les articles de Contrepoints: Obama n’a rien fait, c’est un désastre pour les USA, les minorités, le communautarisme blablabla…

      Dans un an ont aura toujours des articles sur Obama et Hillary pour expliquer comment ils ont détruit l’Amérique: cette article c’est juste du Figaro ou Atlantico like du shaming pour faire du shaming?

      Rien à retenir il suffit de lire le titre est l’intro pour tout savoir…

      1. @lazarius: Vous avez plutôt tout faux, du sous titre et de l’article qui parlent bien des démocrates et non de l’ex- couple (!) de l’exécutif,
        jusqu’à l’activité à prévoir d’Obama dans les années à venir : opposition systématique, aura médiatique, comédie morale et bien sûr, sa préparation pour les prochaines élections présidentielles de 2020. Le joueur de golf ne prendra pas sa retraite.

        1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

          « …jusqu’à l’activité à prévoir d’Obama dans les années à venir : opposition systématique… »

          D’où tenez-vous qu’Obama continuera une activité politique ? Selon ses déclarations, et comme tous les autres présidents avant lui, il retournera bien à la vie privée.

        2. @lazarius: Vous avez plutôt tout faux, du sous titre et de l’article qui parlent bien des démocrates et non de l’ex- couple (!) de l’exécutif

          Hillary Clinton est cité quasiment une dizaine de fois pour ressasser allègrement les histoires des mail et encore cette histoire de piratage dont les médias mainstream nous abondent allègrement?

          Sur Obama votre fiction ringarde et desuette se passe de commentaire….

          Du shaming et encore du shaming

      2. Franchement, ce que fait Trump en ce moment au près des grandes entreprises est aux antipodes de l’approche libérale, pourquoi tant d’indulgences des soit-disant libéraux ?

        1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

          « …pourquoi tant d’indulgences des soit-disant libéraux ? »

          Parce qu’ils ne sont pas libéraux.

          1. Non, simplement parce qu’on le condamnera le jour où il aura fait des conneries. Il est pas encore au pouvoir, il n’a encore rien fait donc. Cela s’appelle la présomption d’innocence. Obama en a bénéficié fut un temps, puis il a fait conneries sur conneries. Quant à Clinton…. Son CV en matière de criminalité lui donne déjà un trop lourd passif. Et puis soyons honnête, le procès de Trump a déjà eu lieu à de multiples reprises par la quasi totalité des médias et je doute que vous ayez postés des commentaires pour vous en offusquer. Quelques articles a charge contre Clinton ou Obama ne risquent pas de remettre les compteurs à égalité, ne vous inquiétez pas pour ça. No Stress.
            Et il faut avouer que l’intoxication médiatique sur la gueguerre avec la Russie devient vraiment pénible, a en croire les américains, le problème n’est pas ce que révèlent les emails, mais qui les a balancé… Au passage, il a été confirmé que la taupe se trouve du coté de chez Bernie qui n’a pas aimé d’être roulé ainsi… Il faut quand même avouer que c’est parfaitement irresponsable et que ça fait froid dans le dos: ces gens sont près à provoquer une nouvelle guerre froide pour dissimuler leurs torts et ne pas assumer une défaite politique!

            1. Heu lol… depuis quand la présélection d’innocence doit s’applique à la politique ? Pas besoin d’acte pour savoir qu’on va se marrer d’ailleur ça a déjà commencé avec la nomination du gendre comme conseiller à la maison blanche histoire de faire un jolie doigt d’honneur au discours anti-émeute et anti:dynastique porté par ceux qui l’on élu.

              Desproges54: concernant la Russie peut importe l’histoire des mails du piratage : vous oubliez que l’hostilité à Russie de Poutine fait consensus autant au sein de l’establishment républicain que démocrate. Hors c’est l’establishment républicain qui règne à la Chambre et au Sénat.

              Intoxication médiatique et gue guerre ? Pourquoi des dizaines de chars US sont en route vers la frontière Polonaise et dans la baltique? L’OTAN n’a jamais était aussi proactif qu’aujourd’hui et dessus démocrates et républicains font consensus.

              1. Bonsoir Lazarius,
                Pourquoi sous-estimez-vous autant les hakers Allemands et Francais? …
                Babar serait a la retraite et la Boch n’aurait aucun intérêt dans les relations russo-americaines?
                150 ans de socialisme bismakien ne vous ont-ils pas suffit?
                J’apprecie generalement beaucoup vos commentaires mais je regrette qu’aujourd’hui vous manquiez de hauteur: je n’apprecie pas plus que vous l’image que l’ensemble des media ont construite autour de cette homme mais jusqu’au 20/01, je me garderai de juger par avance si cette image reflettait la vérité ou ne faisait que contribuer a la propagande « gauche-morale » que nous subissons en occident depuis des decenies…
                Cet article me semble clair et sans plus de pretention qu’un billet d’opinion. Merci Contrepoint, je sais que nous aurons encore d’autres analyses et sous differents angles: c’est ce que j’apprecie.

                PS: je n’ai fait aucun don, je n’apprecie pas les nouvelles publicités invasives mais il me semble que c’est ce que j’attendais d’un journal liberale au 21ieme siecle: qu’il se demerde pour rester gratuit s’ il veux survivre: tout le monde n’a pas la chance d’etre l’huma…

            2. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

              « …on le condamnera le jour où il aura fait des conneries… »

              Ah !? Parce que les libéraux doivent attendre que Trump mette en pratique les mesures liberticides qu’il a promis de faire appliquer avant de pouvoir les dénoncer ? Intéressant. Cette mansuétude, ça marche aussi pour les politiciens de gauche et leur programme ? Ou seulement pour les démagogues égolâtres ?

        2. Remarque surprenante. Pas croisé le moindre libéral favorable aux projets économiques de Trump. Vous si ? Où donc ?

  3. A propos de relations russo-américaines, si cela se confirme, c’est du lourd !

    https://assets.documentcloud.org/documents/3259984/Trump-Intelligence-Allegations.pdf

    1. Attention avec ce document, il y a des doutes comme quoi ce serait un gros hoax de 4chan que certains se sont empressés de gober goulument (presse mainstream oblige…). Mais comme d’habitude avec l’internet, il faut attendre plutôt que de dire immédiatement que c’est du pipeau ou que c’est la vérité absolue.

  4. les démocrates américains se sont convertis a la théorie du complot. Ils savent même qui est le comploteur en chef; poutine et son sous marin trump.

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