Bilan de François Hollande : a-t-il défendu les plus faibles ?

François Hollande By: Jean-Marc Ayrault - CC BY 2.0

François Hollande dit avoir défendu les plus faibles. Tour d’horizon des catastrophes économiques et humaines pendant son quinquénnat.

Par Jean Fluchère.

François Hollande
François Hollande By: Jean-Marc AyraultCC BY 2.0

Dans un de ses rares moments de lucidité, François Hollande a décidé de ne pas courir le risque d’être ridiculisé lors de la primaire socialiste.

François Hollande caricature la diminution du nombre de fonctionnaires

On aurait pu espérer qu’il devienne enfin durant ces derniers mois le « Président de tous les Français ». Hélas, il n’a pas pu résister depuis les Émirats à caricaturer le programme de François Fillon sur la réduction du nombre de fonctionnaires dont il dit que le nombre va descendre à zéro.

François Hollande sait-il au moins que le nombre des agents de la fonction publique (fonctionnaires et contractuels) est passé de 4,6 millions en 1996 à 5,45 millions en 2016, soit une hausse de 850 000 en 20 ans malgré les progrès des traitements informatisés et la diminution des militaires de carrière. Les Français se sentent-ils pour autant mieux administrés ?

Essayez simplement de renouveler la carte d’invalidité d’un majeur handicapé mental auprès de la MDPH de votre département pour en être persuadé !

François Hollande pratique le népotisme

Il fait nommer ministre de l’Environnement la mère de ses enfants, illustration exemplaire de népotisme politique. Et c’est elle qu’il choisit pour se rendre aux funérailles du dictateur Fidel Castro et en faire l’éloge, oubliant que c’est le rôle du ministre des Affaires Étrangères ! L’éloge d’un dictateur de gauche, cela va de soi. Un dictateur de droite aurait été vilipendé !

Il s’est attaché, dit-il, à défendre les plus faibles.

François Hollande défend-il les plus faibles ?

Les succès sont au rendez-vous. Jugez-en :

  • 600 000 chômeurs supplémentaire en 4 ans, l’assurance chômage en état de faillite,
  • 15% de la population sous le seuil de pauvreté,
  • 4 millions de foyers en précarité énergétique, en partie due à la rente versée aux opérateurs ENR,
  • une industrie en déliquescence qui ne dispose même plus d’un ministère,
  • une attaque frontale de la politique familiale via les actions sur le quotient familial et sur les aides à la personne,
  • un déficit chronique de construction de logements, moins de 300 000 par an, alors qu’il en faudrait 500 000,
  • 60 000 fonctionnaires supplémentaires à l’Éducation Nationale alors que 76 000 enseignants sont sans affectation, que le taux de non remplacement des professeurs absents n’a jamais été aussi élevé, que ne cesse de croître le nombre d’élèves arrivant en 6ème sans maîtriser les fondamentaux de lecture et de calculs,
  • une police qui depuis un mois manifeste son mécontentement, du jamais vu sous la 5ème République,
  • des quartiers devenus des zones de non droit où les pompiers et les forces de l’ordre sont caillassés,
  • un personnel hospitalier au bord de la rupture malgré l’augmentation des soins ambulatoires, des déserts médicaux dans le monde rural, des médecins surchargés de tâches administratives pour la généralisation du tiers payant,
  • des agriculteurs désespérés au point que cette profession compte le plus grand nombre de suicides,
  • des personnes âgées disposant de retraites de misère obligées de recourir aux restos du cœur ou à la banque alimentaire,
  • des inégalités de plus en plus criantes entre les salariés du privé et ceux de la fonction publique.

J’arrête ici cette énumération bien incomplète et je m’interroge : que se serait-il passé si François Hollande n’avait pas défendu les plus faibles ?