L’Union européenne est-elle libérale ?

Publié Par Drieu Godefridi, le dans Europe

Par Drieu Godefridi.

Depuis le référendum sur le Brexit, de nombreux commentateurs et politiques reprochent à l’Union européenne d’être libérale, trop libérale, néo-libérale et autres variations terminologiques sur le même thème. Deux arguments : le libéralisme supposé du droit européen, et l’austérité imposée par le pacte de stabilité. À l’inverse, les partisans du Brexit — Farage, Johnson, Gove, Hannan — reprochent à l’UE d’être une bureaucratie anti-économique. Qu’en est-il ?

Une cathédrale normative

Dans un relevé datant de 2014, le droit européen — le fameux « acquis communautaire » — comptabilisait 154.000 pages (source : EUR-Lex, via Business for Britain). En 2015 sont encore venus s’ajouter 1487 règlements, 53 directives, 1156 décisions et 2267 jugements de la Cour de justice UE (source : EUR-Lex).

Le droit européen est aujourd’hui comme une gigantesque cathédrale normative, d’inspiration française en matière sociale, allemande dans le domaine de l’énergie. Le problème ne réside pas dans la bureaucratie européenne en tant que telle — à peine 80.000 fonctionnaires européens, à mettre en regard des 5 millions de fonctionnaires français — mais dans l’inflation normative européenne, et son orientation anti-économique.

Prenons l’exemple de l’unification du marché de l’électricité. Quand un marché s’unifie et s’élargit, en principe les coûts baissent, et les consommateurs sont gagnants. Rien de tel en Europe, où le coût de l’électricité ne cesse de se renchérir dans les 28 — bientôt 27 — États membres, alors qu’il diminue sur les autres continents. En janvier 2014, la Commission concédait une augmentation moyenne de 4% par an sur les cinq dernières années. Pourquoi ? Parce que l’UE s’est résolument engagée dans l’abandon des énergies fossiles — qui émettent du CO2 — mais également dans la renonciation au nucléaire — qui n’émet pas de CO2, mais qui déplaît à l’Allemagne et aux lobbys écologistes.

Cette politique du tout au renouvelable, massivement nourrie de subventions publiques, explique le coût exorbitant de l’électricité européenne. Le résultat de cette politique anti-libérale est que les principaux opérateurs économiques dans le domaine de l’électricité se trouvent aujourd’hui, en dépit de subventions publiques sans précédent, dans une situation financière précaire. Ce qui augure d’une probable renationalisation des grands électriciens européens : autant pour le marché unique de l’électricité !

Idem dans le domaine de la législation sociale, qui voit les institutions européennes empiler des normes qui ne sont pas sans évoquer le Code français du travail. Des normes dont s’empare la Cour de justice de l’UE (CJUE) pour leur donner une interprétation souvent maximaliste. On a beaucoup plaisanté les Anglais de leur obsession à propos de la standardisation européenne des concombres et autres bananes.

Mais les Anglais ne sont pas stupides. Les arrêts de la CJUE qui ont régulièrement suscité l’indignation de la presse britannique sont, par exemple, ceux qui obligent les entreprises à intégrer les heures supplémentaires, les commissions et les heures non prestées (en arrêt maladie) dans le calcul de la rémunération payée pour les vacances. Rien que de très normal pour un socialiste continental, mais les Anglais y ont vu à la fois un empiètement sur leur souveraineté, et des mesures anti-économiques, obérant lourdement la compétitivité des entreprises européennes.

Chape de plomb et union douanière

Le coût global de cet « acquis communautaire » pour l’économie européenne, d’après Gunther Verheugen qui était alors commissaire européen, se montait déjà en 2006 à 600 milliards d’euros par an. Soit bien davantage que le gain économique du marché intérieur. L’UE est moins un marché qu’une chape de plomb normative, et une union douanière (qui est une entrave au libre-échange des États membres qui le souhaiteraient avec l’extérieur de l’UE). Prétendre que cette UE serait « libérale » est absurde.

L’autre argument en faveur de la thèse UE = libéralisme réside dans les critères du Pacte de stabilité, notamment l’interdiction de principe, pour un État, d’enregistrer un déficit public supérieur à 3% de son produit intérieur brut (PIB). Voilà, dit-on, la marque de l’austérité « néo-libérale » européenne !

Commençons par relever que cet impératif n’est pas le reflet d’une position de principe, mais le corollaire de la monnaie unique (euro), dont la viabilité exige que les économies impliquées ne divergent pas de façon excessive. L’euro, rappelons-le, est d’abord et avant tout un projet politique, assumé et revendiqué comme tel, qui s’inscrit dans la volonté d’approfondir l’intégration réciproque des États membres.

Notons également que l’austérité consiste, pour un État, à réduire ses dépenses, ou à générer un excédent budgétaire (ce sont les deux définitions possibles de l’expression « austérité budgétaire »). Le Pacte de stabilité demande seulement aux États de ne pas aggraver trop vite leur dette (ie, les déficits cumulés) : 3% de déficit sur le PIB des États européens correspond à des déficits en sommes qui sont considérables. Relevons encore qu’un État tel que la France, pourtant à l’origine des critères du pacte, ne les a jamais respectés, pas une seule fois depuis leur adoption, alignant chaque année, sous divers prétextes, des déficits publics supérieurs à 3% de son PIB.

Souligons enfin que les États membres de l’UE n’ont jamais été aussi endettés, méconnaissant ainsi un autre critère du pacte de stabilité : 60% de dette publique, et que la « relance par le déficit » est une option qui, pacte de stabilité ou non, n’est pas disponible. Qu’un État comme la France sorte demain de l’euro, il aggravera mécaniquement sa dette (car l’État français sera contraint de rembourser avec un franc dévalué des emprunts contractés en euros), et ne pourrait se relancer par la dette qu’à très court terme, avant que ses bailleurs de fonds n’augmentent le prix de leurs allonges financières dans des proportions intenables.

Car les bailleurs de fonds ont généralement l’esprit assez étriqué pour réclamer de forts taux d’intérêts aux États en difficulté ; ce que serait la France si elle sortait de la monnaie unique, n’en déplaise aux conseillers économiques post-keynésiens que partagent, en France, l’extrême droite et l’extrême gauche.

Quel que soit le point de vue auquel on se place, l’égalité Union européenne = libéralisme est donc une aimable mascarade. L’UE n’est pas libérale, elle n’est pas davantage un improbable conglomérat de libéralisme et d’anti-libéralisme — un tel magma ne fait pas plus sens sur le plan conceptuel qu’empirique — l’UE est un continent normatif à la dérive qui entrave les aspirations à la prospérité de ses États membres. Si cette masse normative n’est pas réduite de façon draconienne, dans un sens favorable à l’activité économique, pourquoi d’autres peuples européens ne suivraient-ils pas l’exemple britannique ?

 

  1. « …l’UE est un continent normatif… »

    Rien de plus logique : l’idée mère de la fondation de la CECA, de la CEE et de la CEEA était la planification économique transnationale.

  2. « Le coût global de cet « acquis communautaire » pour l’économie européenne, d’après Gunther Verheugen qui était alors commissaire européen, se montait déjà en 2006 à 600 milliards d’euros par an. Soit bien davantage que le gain économique du marché intérieur. »
    A l’inverse de ce que suggère l’auteur, je ne suis pas sûr que le rapport coût-bénéfice global de l’UE soit défavorable. Voir par exemple ici: http://www.europarl.europa.eu/RegData/etudes/STUD/2015/536364/EPRS_STU(2015)536364_FR.pdf
    Le contenu de l’article est peu contestable, mais partiel. Est-ce si difficile de faire une analyse globale et dépassionnée de ce que l’UE apporte comme (dés)avantages? Par exemple, l’inflation normative est une réalité, mais penser que sans l’UE elle disparaîtrait est naïf: la nature a horreur du vide, et les Etats s’engouffreraient dans le « vide » législatif dès la disparition de l’UE. C’est sans doute un constat désolant, mais sans l’UE, malgré tous ces défauts, la plupart des Européens (peut-être pas les britanniques, et encore) vivraient dans des sociétés moins libérales.

  3. La construction aéronautique et la conception et l’entretien de centrales nucléaires sont aussi d’infinis océans normatifs, maintenant j’éviterais de monter dans des avions libéraux !!! Et je suis d’accord avec José, l’idée européenne n’est pas fondamentalement libérale, les pays fondateurs n’étant pas libéraux. Sur le reste l’idée même d’un marché du travail unique appuyé sur des droits des salariés hétérogènes est une impasse. Alors on peut regretter que l’alignement ne se fasse pas sur le droit le plus souple, mais en aucun cas trouver l’harmonisation illogique.
    Même à imaginer que le succès du Brexit tienne de l’horreur que vivent les Britanniques à cause d’un nouveau mode de calcul des CP, pourquoi dans ce cas le RU ne quitte pas l’OIT auquel il adhère volontairement, et qui produit un nombre important de normes et de recommandations, et en particulier sur les durées quotidiennes et hebdomadaires de travail, et sur les CP.
    Mais les Britanniques ne sont pas d’aussi mauvaise foi que le rédacteur de l’article, ils comprennent très bien le besoin de convergence du droit des salariés au niveau mondial, et fondamentalement retirez l’argument de campagne des 350 M£ par semaine pour le système de santé et le Brexit ne passait pas. Alors les Anglais ne sont pas stupides certes mais sensibles aux belles promesses, surtout quand chacun d’entre eux vit directement ou indirectement des difficultés voire des drames médicaux.
    L’auteur essaye de nous faire croire en outre que l’opinion Britannique est libérale, voire que l’Angleterre est la seule terre libérale en Europe, c’est entre nous se foutre un peu du monde. D’ailleurs les financiers et les hommes d’affaires, fondamentalement libéraux convaincu, étaient ultra majoritairement pour le Remain.
    Cet article c’est un peu comme étirer les fait pour qu’ils rentrent dans la bonne boîte…

    1. « L’auteur essaye de nous faire croire en outre que l’opinion Britannique est libérale… »

      Quand on voit comment Theresa May essaie de déborder le Labour par la gauche, on se dit qu’effectivement les Britons sont pas rendus.

      1. « L’auteur essaye de nous faire croire en outre que l’opinion Britannique est libérale… »
        Vous êtes tous les deux les winners du sophisme : où avez-vous lu ça ?

        1. José a lu ça dans le propos de pierre w qu’il cite. Pas de sophisme a ce niveau. Désolé.

          1. Il ne me semblait pas que José le contredisait… mais néanmoins le sophisme s’applique au commentaire précédent.

            1. Avec vous vous il faut contredire. Sinon on est d’accord. C’est bien cela Sam Suffit

              1. José a simplement un historique sur le Brexit qui ne jouait pas en sa faveur sur cette citation.
                Mais j’ignorais qu’il avait un avocat ici !

    2. maintenant j’éviterais de monter dans des avions libéraux !!!

      Ouais, AF447, d’une compagnie ultra-méga-giga libérale … :mrgreen:
      Maintenant, si vous n’entretenez pas votre fer à repasser, et qu’il s’écrase sur un centre ville bondé, vous risquez bien de vous voir réclamer un paquet de milliards de $.
      Dans ce cas bon courage à l’assureur d’avoir accepté un tel coucou ❗
      Et cela c’est plus dissuasif que toutes ces réglementations à la con qui protègent les sociétés de réclamations des clients.

  4. L’Union européenne n’est effectivement pas libérale pour plusieurs raisons notamment qu’elle est le fruit de compromis divers.
    Le libéralisme, rappelons-le, ne s’oppose pas aux règles, règlements, lois, régulations et normes diverses pour autant qu’elles respectent la créativité, l’entrepreneuriat, la concurrence et la prospérité. Il va de soi qu’il y a un tri à faire mais tout n’est pas à rejeter.

    1. Le libéralisme ne s’oppose pas aux lois qui ont pour objectifs la protection des droits naturels des individus. C’est tout. Autant dire que les 99% de la réglementation en vigueur actuellement peut disparaître.

      1. 99% si vous le dîtes !!! Ça reste à prouver quand même.

        http://www.ilo.org/dyn/normlex/fr/f?p=NORMLEXPUB:1:0. C’est juste les normes de l’OIT, donc ça recueille l’assentiment de près de 200 pays quand même, ce n’est donc pas « l’horreur » bureaucratique de l’UE. Indiquez nous les 1% que vous conservez, juste pour voir ! C’est à dire en gros 2 conventions sur 200 et 2 recommandations sur 200.

        1. On peut virer 100% de la réglementation OIT.

          1. Et au boulot les enfants, les femmes enceintes jusqu’aux yeux etc …

            1. Vous oubliez les maçons perclus d’arthrose…

            2. Et s’ils veulent travailler ces gens ? Vous et l’OIT êtes quoi pour intervenir dans les relations entre une personne et une autre (l’entreprise prise en tant que personne morale), du moins tant qu’aucune violence physique n’est commise ou menacée d’être commise ?
              D’autant que ce commentaire laisse supposer que les « patrons » / entreprises seraient en situation de force et pourraient forcer les gens à accepter des choses qu’ils ne veulent pas. J’ai la faiblesse de croire en l’Homme plus qu’en l’organisation et la superstructure, donc je pense le contraire.

              Oui, le libéralisme est un humanisme (c’est peut-être même le seul vrai humanisme).

          2. vous avez oublié l’OMC, le FMI, la Banque Mondiale, L’ONU, l’OSCE, OCDE, la CPI

            1. Oh que non…

              Ni le Code de commerce, ni le Code de l’artisanat, ni le Code des assurances, ni le Code de la consommation, ni le Code de la construction et de l’habitation, ni le Code monétaire et financier, ni le Code de la mutualité, ni le Code de l’environnement, ni le Code de l’énergie, ni le Code minier, ni le Code forestier, ni le Code des juridictions financières, ni le Code de l’action sociale et des familles, ni le Code de la famille et de l’aide sociale, ni le Code des postes et des communications électroniques, ni le Code de la propriété intellectuelle, ni le Code de la recherche, ni le Code de la route, Code de la santé publique, ni le Code de la sécurité intérieure, ni le Code de la sécurité sociale, ni le Code du service national, ni le Code du sport, ni le Code du tourisme, ni le Code du travail, etc. etc.

              1. Danièle Cosson-Schéré

                Et la France a même un code de l’Education, c’est sans doute pour ça qu’elle est le cancre de l’OCDE

    2. Je peux vous assurer que les normes aéronautiques et nucléaires ne respectent en rien la créativité et la concurrence. Votre histoire de libéralisme ressemble plus à une religion qu’à une vraie logique de société.

      Je suis allé me balader sur les sites conseillés par les commentateurs de ce site, il y a quand même beaucoup de foutaises. J’ai adoré l’analogie avec le banc de sardines, un truc comme « l’organisation spontanée du chaos » (de mémoire). Bref les bancs de poissons sont parfaitement simulés sur ordinateur en introduisant une force d’attraction à longue distance et une force de répulsion à courte distance. Les poissons s’alignent selon ces lois grâce au détecteur de perturbation de l’eau de leur ligne latérale. Franchement le lien avec le libéralisme est quand même osé, on ne saurait supposer que les humains ont une loi de programmation d’interdépendance aussi stricte que celle-là, enfin pas depuis que nous ne sommes plus des chasseurs-cueilleurs, où là ce type d’attraction/répulsion existait un peu.

      Le libéralisme tient quand même pas mal de la croyance, on peut s’en convaincre mais quand il faut convaincre les autres on emploie des métaphores et des démonstrations plus ou moins solides. C’est une religion comme une autre en somme.

      1. C’est bien mon gars, t’as tout compris, nous sommes en fait des adorateur de Lucifer, c’est pour aider notre maître Satan à répandre le mal sur terre que nous promouvons le libéralisme.

      2. Le libéralisme tient à un principe de droit : tous les hommes naissent libres et égaux en droits (ça rappelle quelque chose, non ?). Et les hommes qui forment les gouvernements en font pas exception.
        Si vous appelez ça une religion, libre à vous. Mais elle est préférable toutes les autres, ne serait-ce que parce que le principe précédent s’appliquent aussi aux prêtres de toutes les confessions.

      3. Désolé pour les fautes d’orthographe. Je corrige

        Le libéralisme tient à un principe de droit : tous les hommes naissent libres et égaux en droits (ça rappelle quelque chose, non ?). Et les hommes qui forment les gouvernements ne font pas exception.
        Si vous appelez ça une religion, libre à vous. Mais elle est préférable toutes les autres, ne serait-ce que parce que le principe précédent s’applique aussi aux prêtres de toutes les confessions.

        1. « Le libéralisme tient à un principe de droit… »

          Et à un principe politique : « Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression. »

          1. Bel exemple de dogme ou de profession de foi : La liberté de quoi ? de se promener tout nu, c’est assez naturel comme droit, mais il semble que l’ensemble de nos sociétés l’interdise, y compris la Suisse qui est tant montrée en exemple ici … Propriété de quoi, d’autres hommes, d’animaux, de biens mobiliers, de terres. En Angleterre par exemple ce cher pays qui a quitté l’UE parce que celle-ci n’est pas assez libérale, la propriété des terres est réservée à la famille royale … S’il y a bien un droit qui n’est pas naturel c’est bien la propriété, d’où viendrait que nous serions possédant d’un terrain jadis occupé par d’autres, ou de quoi que ce soit d’ailleurs ?
            L’homme n’est certainement pas né avec des droits naturels et imprescriptibles, il les a acquis par la force le plus souvent, et par la ruse quand la force lui manquait.
            Le but de toute association politique est pour moi le progrès et l’harmonie pour le plus grand nombre, après la survie qui est un préliminaire. Et le progrès et l’harmonie se discutent car relatifs, et pour exister doivent recevoir le soutien et des ajustements permanents et pragmatiques des politiques justement.
            Le règlement, la régulation, le droit, le contrôle, la force publique sont indispensables à assurer l’égalité et la liberté en droit, en excès ils distordent la liberté et l’égalité mais en déficit c’est pareil.

            1. Il se trouve que moins une société respecte les droits naturels des individus moins elle est paisible, prospère et sur la voie du progrès. Aucune communauté humaine qui ne protégerait en aucune manière la vie, la liberté ou la propriété ne peut survivre longtemps. Indiquez-nous, par exemple, une seule société d’êtres humains qui ne reconnaîtrait en aucune manière le droit de propriété. Croyez-vous que c’est par hasard que les sociétés les plus prospères actuellement et celles possédant les meilleurs standards de vie sont justement celles qui respectent le mieux les droits naturels des individus ?

              Quant à la protection des droits naturels, une police et une justice minimales sont suffisantes. Et pour ce faire, point n’est besoin des 99% de la réglementation actuelle qui gère de manière insupportablement intrusive la vie des gens et pompe 85% du budget total de l’État.

              1. Les exclusions au droit de propriété sont innombrables y compris en Suisse, (si on entend par propriété de pouvoir user, profiter et d’abuser d’un bien). Intérêt général, fouilles archéologiques, bonnes mœurs etc …On peut probablement en écrire des bouquins entiers. Que le bien soit meuble ou immeuble l’encadrement du droit à la propriété existe partout même dans les sociétés les plus prospères. Et heureusement. Si vous possédez un Degas authentique, vous avez en théorie le droit de le brûler… Et pourtant le Degas vous appartient-il ou bien vous est-il confié comme un bien de l’humanité pour la durée de votre existence ?

                Les dogmes sont faits pour tomber ….

                1. Vous répondez à côté de la question : citez-nous une seule société humaine, présente ou passée, qui n’aurait jamais reconnu le droit de propriété.

                  Quant aux limitations de la propriété, vous observerez que les sociétés qui limitent le moins ce droit, qui le protègent le mieux sont très précisément celles qui sont les plus prospères et offrent les meilleurs standards de vie à leurs membres. Que des gouvernements ne respectent pas ou ne protègent pas assez le droit de propriété ne signifie nullement que ce droit n’existe pas. Pas plus que les assassinats ou les guerres n’indiquent que le droit à la vie ne serait pas un droit fondamental de l’être humain.

                  1. Un grand nombre de sociétés de chasseurs cueilleurs passées ou présentes, bien entendu les utopies collectivistes du XXème, les coopératives utopiques etc… Ça a existé ça existe et ça continuera d’exister. Mais je vous retourne le compliments, car vous ne répondez pas non plus aux questions : de quoi peut-on être propriétaire ? Du sol ? de son sous-sol ? de l’air au dessus de son sol, des étoiles à l’aplomb de ce terrain, de la rivière qui traverse son terrain et de son eau, de son chien, de ses enfants, d’une oeuvre artistique que vous n’avez pas produite…. Sérieusement de quoi est il raisonnable d’être propriétaire ?

                    1. Les sociétés de chasseurs cueilleurs passées ou présentes reconnaissent parfaitement le droit de propriété. Allez donc enlever à un chasseur le fruit de sa chasse. Ou allez braconner sur ce qu’il considère être son terrain de chasse. Vous m’en direz des nouvelles. Quant aux utopies collectivistes, si elles peuvent ne pas reconnaître certaines formes de propriété privée, elles reconnaissent parfaitement la propriété. Jusqu’à plus ample informé, le vol était puni en URSS. Et les coopératives ne sont rien d’autres qu’une forme spécifique de propriété. Essayez donc, pour voir, d’aller dans un monastère ou un kibboutz y prendre ce qui vous ferait envie.

                      Sinon, de quoi peut-on être propriétaire ? Ce que l’on a acquis en accord avec le propriétaire d’un bien ou ce qui découle de notre travail.

                    2. On parle de propriété foncière entre autres.
                      Regardez comment fonctionne l’Afrique : absence de cadastre, aucun respect de la propriété corruption.
                      Leurs nationaux n’ont aucun intérêt à investir puisqu’ils n’ont aucune certitude sur leur propriété (aucun document officiel) et peuvent être dépossédés du jour au lendemain. Il ne faut pas chercher plus loin leur indigence économique.

                      Jetez un oeil sur le Rwanda qui a instauré la propriété foncière il y a 10 ans et qui est en train de se relever alors qu’il était en ruine il y a 20 ans.

                2. Encore une fois, pas d’accord : tu possèdes un Degas authentique, c’est ton patrimoine. Si tu le brûles, c’est ton droit, mais tu mets sérieusement à mal ton patrimoine. Sous quel prétexte quelqu’un devrait t’interdire de le faire ? Et qui ? Un tableau qui a une valeur de marché énorme peut très bien être une croûte à mes yeux.

                  1. Bin oui nous en sommes pas d’accord en effet.

                    1. Bonjour pierre w

                      Le propriétaire du tableau en fait ce qu’il en veut. Ce tableau n’est pas à vous.
                      De quelle droit vous prétendez contraindre son juste propriétaire?

                      Imaginez que Degas soit tjs vivant et veuille détruire son oeuvre, interdit.
                      On peut même le forcer à continuer le même style qui plait à la collectivité.

                3. Vous parlez de « bonnes moeurs » puis de « dogmes » qu’il faudrait « faire tomber ». Je trouve qu’il y a une incohérence : les moeurs sont bonnes ou mauvaises selon les dogmes justement, qui les imposent de manière plus ou moins contraignantes.
                  Les dogmes sont faits pour tomber, tant mieux, car je préfère être choqué par des moeurs qui me semblent surprenantes, plutôt que de contraindre autrui à adopter les miennes par l’oppression.

                  1. Je ne parle pas de bonnes mœurs, je parles des limitations du droit de propriété dans diverses sociétés modernes. Il n’est en effet pas dans mes intentions d’opprimer qui que ce soit. La propriété peut être oppressive d’ailleurs.

                    1. Toute limitation au droit de propriété est oppressive.
                      Si c’est à moi c’est pas à vous, ni à une quelconque « collectivité » ou « société » (déjà j’aimerai bien la voir et l’entendre, pour croire en elle, mais ce n’est pas demain la veille), pour m’empêcher de jouir de ce droit de propriété il y a un seul et unique moyen possible : la coercition, l’utilisation ou la menace crédible d’utilisation de la violence physique.
                      Si c’est pas de l’oppression….

                    2. « La propriété peut être oppressive d’ailleurs. »

                      Vous pouvez développer svp ?
                      J’ai déjà vu des commentaires de personnes oppressées par la société de consommation mais par la propriété uhm !
                      Celle des autres peut-être ?

            2. Ah oui, quand même, y a du niveau là ! L’oppression par la force publique qui assurerait la liberté, c’est une antienne qu’on a beaucoup entendu au milieu du XXe siècle.

              Sur la propriété, je ne suis pas d’accord : il me semble justement « naturel » et « légitime » que si tu as fourni un travail pour acquérir la propriété d’un bien, tu en es le possédant, même s’il appartenait à un autre avant (qui du coup te l’a librement vendu). Si tu l’as acquis par la force ou la ruse, c’est bien que le cédant ne te l’a pas vendu librement ! Et si quelqu’un d’autre vient te le prendre sans ton consentement, par la ruse ou la force, il ne l’acquiert pas mais te le vole ! Or les libéraux sont contre le vol…

              Quant à se promener tout nu, ça ne me pose pas de problème (pas plus que ceux qui se promènent en boubou ou en djelaba en plein Paris par exemple, qui déplaisent à beaucoup mais pas aux libéraux). D’ailleurs, il me semble que c’est aussi le cas de certaines peuplades africaines qui se promènent nues ou presque sans que ça ne pose de soucis à personne.
              Par contre, se promener trop longtemps tout nu en Suisse t’expose surtout à une sévère bronchite pendant les mois d’hiver.

            3. « Le but de toute association politique est pour moi le progrès et l’harmonie pour le plus grand nombre, après la survie qui est un préliminaire. »

              Principe premier des régimes totalitaires.

              1. Je dois être totalitaire alors si vous le dîtes.

                1. C’est assez clair en effet.

              2.  » Le but de toute association politique est pour moi le progrès et l’harmonie pour le plus grand nombre »

                Pourquoi pas tant que ça n’est pas un prétexte pour opprimer les minorités (dont ceux qui ne sont pas d’accord avec ce but) ?

                Soyons libéraux jusqu’au bout et acceptons que pierre w ait des opinions différentes, tant qu’il n’envoie pas les gendarmes (ou le percepteur…) nous les imposer

            4. La liberté ce n’est pas réductible à la « liberté de ». C’en est la limite à l’infini. Je suis libre si je peux faire TOUT ce qui ne nuit pas directement/physiquement aux autres.
              Pour garantir cette liberté (et donc prévenir que celle des autres vienne empiéter sur la mienne) il y a deux moyens : la loi de la jungle, pas terrible car finalement ne peux être libre que le plus fort, ou la règle de droit minimale garantissant les droits naturels de chacun. Ces droits sont « faciles » à cerner : il sont ce que je ne peut perdre que par l’intervention de quelqu’un d’autre, ceux dont je jouirais si j’étais sur une ile déserte. On peut y rajouter un droit « social » (qui est encore en partie naturel puisque la nature de l’homme est sociale), c’est la résistance à l’oppression. Mais ce droit est subordonné aux autres (propriété, liberté d’expression, etc. )

  5. L’U.E. ressemble parfaitement à un hydre constellaire. Un fatras d’institutions devenues dogmatiques (au travers des actes « menstruels » de son P.E. à 751 missi dominici de la plus pure PARTICRATIE qui sévisse depuis son apparition dans l’entre-deux-guerres). Ceux qui vivent ce contexte de près devraient admettre ici son caractère hyper-bureaucratique (dans son ensemble) ; nier ce fait égale l’aveuglement – sinon l’ignorance – voire une mauvaise foi et du parti pris. Sinon aussi d’un mimétisme entre milieux de fonctionnaires imbibés ?

    Le respect du « concept de subsidiarité » n’y fait pas partie de leurs pratiques (sinon pour des broutilles… calmant ainsi les récriminations nées parmi son assemblage particratique). Rien en ceci ne répond à une « Europe proche du citoyen », sinon par un slogan lénifiant, slogan éculé !

    L’essence même d’un « fédéralisme » propagé au travers de réseaux de dévots (subsidiés) qui y pullulent depuis des lustres, ne considére l’issue que par une centralisation à outrance. Centralisation intrinsèque à la « méthode communautaire »; soit une variante du collectivisme dans l’âme U.E. (une méthode tempérée par celle intergouvernementale du Conseil U.E.). Dans les faits, la « méthode ouverte de coordination » n’y trouve nullement sa place ; elle explique les dissensions répétées au travers des E-M, jusqu’à sa révélation sans ambiguïté via un Brexit tant décrié par les dévots !!!

    (*) droit européen — le fameux « acquis communautaire » — comptabilisait 154.000 pages … nous rappelle ici l’auteur D.G. ?
    Ben oui, car toute nouvelle adhésion d’un Etat prescrit la transposition de ce FATRAS JURIDIQUE au sein des (en substitution à) législations complexes (mais fondamentalement historiques et culturelles) de chaque Etat candidat. Allez donc y trouver la « réconciliation culturelle » avec une candidature turque « à-la-Erdogan » ???

    1. C’est rigolo d’utiliser l’hydre pour illustrer l’absence de subsidiarité, sachant qu’une seule extrémité d’une tentacule peut régénérer l’animal complet. La capacité d’auto-organisation de l’hydre m’apparaît plutôt de nature libérale, et même libérale extrême … Sinon bel exemple de jacasserie bravo !

      1. « La capacité d’auto-organisation de l’hydre… » pour elle-même !
        Perso je trouve l’image de l’hydre assez parlante, on ne peut pas s’en débarrasser… genre « je suis partout » et ça ce n’est pas la subsidiarité, révisez.

  6. LIbre circulation des biens, services, capitaux et personnes, concurrence libre et non faussée, nationalisation des services publics et mise en concurrence de ceux-ci, paradis fiscaux en plein milieu de l’UE (Luxembourg, Jersey), austérité budgétaire….pas de doute, l’UE est vraiment une saloperie trotskyste!

    Il va falloir aussi que vous compreniez un jour que l’inflation législative est propre au libéralisme, qui marche sur deux jambes: le droit et le marché. Cet obsession du droit provoque cette tendance à légiférer sur tout afin de….préserver la liberté. Cette contradiction est inhérente au libéralisme, ouvrez les yeux.

    1. Source ?

      1. « Si, en effet, l’essence de la servitude réside bien dans le lien de dépendance personnelle d’un individu envers un autre (selon le modèle des relations pyramidales de la féodalité) il suffisait par conséquent, selon les libéraux, de placer définitivement l’existence collective sous la seule régulation de processus sans sujets, autrement dit de systèmes à la fois anonymes, impersonnels et fondés sur des agencements purement mécaniques de poids et de contrepoids (l’imaginaire mécaniste de la physique galiléenne, puis newtonienne constituant évidemment l’arrière-plan métaphysique d’un tel projet). Et à leurs yeux, seuls deux types d’horlogerie sociale répondaient à cette exigence : d’un côté le Marché (dont la « main invisible » était censée harmoniser les intérêts rivaux par la « loi » de l’offre et de la demande) et, de l’autre, le Droit (dont la logique, sous réserve qu’elle devienne égalitaire et purement procédurale, devait permettre de restaurer à chaque instant l’équilibre toujours précaire entre les libertés concurrentes). »

        https://lesamisdebartleby.wordpress.com/2016/01/19/jean-claude-michea-droit-liberalisme-et-vie-commune/

        1. Michea comme source sur le libéralisme… Autant demander à un chrétien ce qu’il penses du diable.

          1. En même temps seul un chrétien peut en parler, puisqu’il est le seul à y croire.

          2. D’accord, et un contre argument sinon?

            1. Pour votre info Moo-dy, Michéa a été nominé au Prix Flanby.
              Le Prix Flanby est un prix décerné par l’association liberaux.org au pire antilibéral, ou au plus caricatural des antilibéraux,

              1. Super initiative! Vous avez un contre-argument sinon?

                1. Vous nous sortez que la logorrhée législative est consubstantiel au libéralisme et en citant Michéa comme source.
                  Mais Michéa est anti-libéral, ce n’est pas une source. Demandez à un végétarien de vous donner la recette du boeuf bourguignon et dites ensuite que le boeuf bourguignon c’est pas bon.

                  Le libéralisme ne peut pas conduire à l’excès législatif que nous connaissons puisque par principe du respect du droit de propriété et du principe de responsabilité induit il considère que c’est à l’individu de décider tant qu’il n’enfreint pas les libertés de ses congénères et qu’il est responsable de ses choix.

                  Le code du travail ressemblerait à celui de nos amis suisses et le code civil reviendrait à ses origines. Nul besoin de légiférer si les individus dans leur relation avec les autres sont assurés pour les dégâts qu’ils pourraient causer, les assurances se gardant bien en général d’assurer des individus qui lui font courir un risque trop important ou alors en leur faisant payer une telle prime que l’activité induite est de facto non rentable.
                  Bien sûr cela suppute que la notion d’espace public n’existe plus, cet espace public dans lequel tout le monde fait n’importe quoi aux dépens de tout le monde.

                  1. J’aime beaucoup votre idée d’interdire aux gens qui n’adhèrent pas au libéralisme de parler du libéralisme. On pourrait proposer la même chose sur Contrepoints, et interdire aux gens qui n’adhèrent pas au socialisme d’arrêter d’en parler – cela nous épargnerait 90% des articles. Bref, n’importe quoi.

                    Comment définir les libertés des congénères, sinon par le droit? Si la fumée de ma cigarette indispose mon voisin au resto, hop une loi. Si le port de la burqa indispose le peuple, hop une loi. Si je veux jouir de la liberté de fumer du crack même si ca indispose les gens, hop une loi. Il faut bien définir les libertés non?

                    Quant à la farce du code de travail Suisse de 2 pages comparé au code du travail francais de 45 tomes, vous comparez une république avec une confédération, soit des oranges et des pommes. Combien de milliers de pages pour toutes les conventions collectives et toute la jurisprudence Suisse (qui est incluse dans la version du code du travail exhibé pendant le fameux petit sketch de Bayrou à la télé).

                    Un espace public dans lequel tout le monde fait n’importe quoi aux dépens de tout le monde? C’est bien ce que nous promet le modèle libéral, dont la plus belle incarnation est sans doute le grand casino financier.

                    1. Le code du travail danois… zéro page, il n’existe pas.

                      Mais c’est un royaume, alors on peut pas comparer. :mrgreen:

                    2. Franz, combien de pages dans les conventions collectives cela dit? C’est parce que la legislation prend la forme d’une convention collective plutôt que d’un code du travail qu’elle est forcement moins abondante. En outre, l’État providence est extrêmement développé au Danemark, ainsi que le syndicalisme. Pas vraiment un paradis libéral non plus….Pour finir, vous comparez un pays de 5 millions d’habitants avec un pays de 60 millions d’habitants. Un peu comme comparer l’entretien d’un vélo avec celui d’un bus…

                    3. Pour finir, vous comparez un pays de 5 millions d’habitants avec un pays de 60 millions d’habitants. Un peu comme comparer l’entretien d’un vélo avec celui d’un bus…

                      Pas faux, mais le Danemark n’est pas à plus de 60% de la part de l’état français au PIB. Cela explique pourquoi cela passe.

                    4. Moo-dy
                      « J’aime beaucoup votre idée d’interdire aux gens qui n’adhèrent pas au libéralisme de parler du libéralisme. »

                      Je dis que ce n’est pas une référence. Vous entendez des voix ?

                    5. « Comment définir les libertés des congénères, sinon par le droit? Si la fumée de ma cigarette indispose mon voisin au resto, hop une loi. »
                      – c’est au propriétaire du resto d’édicter ses règles

                      « Si le port de la burqa indispose le peuple, hop une loi. »
                      Le peuple où ça ? S’il n’y a plus d’espace public c’est au propriétaire ou co-propriétaires des lieux d’accepter ou de ne pas accepter ces personnes tout comme chez vous vous accepter ou n’accepter pas certaines personnes suivant vos intérêts.

                      « Si je veux jouir de la liberté de fumer du crack même si ca indispose les gens, hop une loi. Il faut bien définir les libertés non? »
                      Idem. Respecter le réglement du lieu où vous vous trouvez, réglement rédigé par le propriétaire.

                      Quant à la farce du code de travail Suisse de 2 pages comparé au code du travail francais de 45 tomes, vous comparez une république avec une confédération, soit des oranges et des pommes. Combien de milliers de pages pour toutes les conventions collectives et toute la jurisprudence Suisse (qui est incluse dans la version du code du travail exhibé pendant le fameux petit sketch de Bayrou à la télé).
                      C’est la différence entre le droit latin qui grave tout dans le marbre et le droit anglo-saxon qui s’en remet aux jugements précédents et qui est beaucoup plus stable. Notre épais code du travail n’empêche pas des décisions de justice contradictoires.
                      Si vous prenez la jurisprudence des Suisses, prenez aussi celle de l’autre, des français et là il vous faut un semi-reorque.
                      Les conventions, accords de branche ou accords d’entreprise sont toujours préférables à des lois. C’est d’ailleurs le principe que la dernière Loi Travail voulait porter en son sein… Une subsidiarité très chère aux libéraux.

                      « Un espace public dans lequel tout le monde fait n’importe quoi aux dépens de tout le monde? C’est bien ce que nous promet le modèle libéral, dont la plus belle incarnation est sans doute le grand casino financier. »
                      Un peu de cohérence, regardez ce qui s’est passé place de la république avec votre modèle d’espace public où quelques uns font la loi.

          3. Tiens, moi je dirais l’inverse : demander au diable ce qu’il pense des chrétiens;

    2. – Biens: tentez de faire un commerce de cigarettes et d’alcool, on en reparle.
      – Services: Comment un service circule t’il ?!
      – Capitaux: Faites donc vos virements à Chypre, en Bulgarie et au Luxembourg et souriez au fisc…Ah oui, et baladez vous avec une valise de billets.
      – concurrence libre et non faussée ? what ?
      – paradis fiscaux: le luxembourg n en est pas un, Jersey n est pas dans l’UE…
      – Austérité: ben c est du bon sens: dépenser ce qu’on possède.

      La liberté est préservée sans aide. Le libéralisme prône l’absence de règle. Ne rien avoir compris à ce point là c’est battre un record.

      1. En plus d’avoir mal compris mon commentaire, vous semblez ignorer des principes de base. L’UE se donne pour slogan la libre circulation des biens, services, capitaux et personnes en son sein, ainsi que la concurrence libre et non faussée. Elle y travaille et elle n’a pas encore fini, mais c’est son objectif et elle va dans ce sens. Si vous ne le savez pas, il vous suffit de lire les traités.

        Comment un service circule-t-il? Quand vous achetez un billet d’avion à Easyjet ou à la Lufthansa, vous faites circuler un service d’un pays à un autre. Si vous voulez en savoir plus: http://www.europarl.europa.eu/atyourservice/fr/displayFtu.html?ftuId=FTU_3.1.4.html

        À propos du Luxembourg:
        http://tempsreel.nouvelobs.com/economie/20160512.OBS0291/video-ce-que-vous-ignorez-peut-etre-sur-le-luxembourg-paradis-fiscal-europeen.html
        http://www.leparisien.fr/economie/luxembourg-un-paradis-fiscal-pour-340-multinationales-06-11-2014-4270409.php
        Ou encore cet article pro-libéral qui s’en réjouit:
        https://www.monfinancier.com/le-luxembourg-paradis-fiscal-de-la-zone-euro-11749.html

        Il a été prouvé de nombreuses fois que l’austérité ne permet pas de sortir de la crise, et l’agrave au contraire. Demandez aux Grecs ce qu’ils en pensent.

        Le libéralisme ne prône pas l’absence de règles. Le libéralisme prône la garantie de la liberté de chacun par le droit. Ce qui provoque automatiquement une inflation législative.

        1. Ah ah, je comprend pourquoi les indemnités de départ sont taxées au Luxembourg, au taux de 41% : c’est un paradis fiscal :mrgreen:

        2. « Le libéralisme prône la garantie de la liberté de chacun par le droit. Ce qui provoque automatiquement une inflation législative. »

          Non, la base c’est le respect de la propriété, point barre.

          Si vous avez un logement et que vous prenez une assurance : c’est à l’assurance de vous indiquer le type d’extincteur labellisé par elle que vous devez avoir chez vous si vous voulez être couvert, idem pour les alarmes et détecteurs. Ce n’est pas à l’état ou à l’europe d’édicter une norme des extincteurs ou des équipements de sécurité nécessaires. Réfléchissez bien à ce principe qui s’applique absolument pour tout : logement, véhicules, industries, commerces…
          L’assurance n’a pas intérêt à vous demander des équipements de sécurité trop chers car c’est vous qui payez et ni trop peu de sécurité car c’est elle qui paiera en cas de dommage.
          Et vu les systèmes de réassurance entre compagnies d’assurance, cela les force à avoir des droits de regard l’une sur l’autre pour évaluer leurs risques mutuels et les primes de ré-assurance entre elles.

          L’état, lui, il s’en fout puisqu’en cas d’erreurs, de sur-sécurité ou de sous-sécurité et donc de dommage il ne paie pas. Cf les erreurs médicales, de médicaments, de prothèses (PIP), les accidents de train (Brétigny), les points noirs sur les routes etc… et même il encaisse 3 fois plus avec la fiscalité automobile que ce qu’il dépense pour les routes…

        3. Danièle Cosson-Schéré

          Les Grecs, ce n’est pas l’austérité mais la corruption qui plombe leur pays. Et la Suisse, pays libéral icônique, ignore l’ inflation législative.
          La libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux est la base de la construction européenne et non un « slogan ». En revanche, sont régurgités ici à l’envi les mantras de l’anti-libéralisme sous-hypo-primaire, viscéral chez les Français, et que véhiculent les groupies de Picketty, Badiou et consorts, dans un pays stalinien, où 60% de l’économie dépend de l’Etat.
          C’est le syndrome du poisson dans le bocal…

      2. Remercions Drieu d’avoir démarré un échange qui ne devrait être qu’un début étant entendu que sans Union Européenne telle que nous devrions l’entendre, notre actuel déclin glissera inévitablement vers un nouveau Tiers Monde européen

    3. N’importe quoi : Jersey n’est pas dans l’UE ❗ Et l’austérité n’est pas budgétaire…

    4. Vous pouvez peut-être m’éclairer : en quoi le Luxembourg est-il un paradis fiscal ? Hein ? Bon, parce que je connais un peu, et que franchement ce n’est pas vraiment le cas, quoi qu’en dise France Télévision…
      Alors un exemple concret, un cas réel (pas une resucée de Luxleaks mais un truc solide) ce serait bien. Je pense. Enfin, il me semble…

  7. Notons également que l’austérité consiste, pour un État, à réduire ses dépenses, ou à générer un excédent budgétaire (ce sont les deux définitions possibles de l’expression « austérité budgétaire »).

    Non, c’est faux. Vous utilisez le langage de vos adversaires, donc vous perdez ❗ Aujourd’hui et demain.

  8. Françoise Le Borne

    Hélas, qu’importe que l’UE soit devenue ce bagne kafkaien ruinant les épargnants pour protéger la prodigalité électorale des Etats, calibrant les initiatives au plus petit commun dénominateur et rejetant toute concurrence sous la dénomination sacrilège de « dumping ».
    L’européen basique n’a rien à cirer de la bonne gestion, il veut ré-enchanter son rêve, immédiatement, et voir sa gamelle se remplir toute seule.
    Il en paiera fatalement le prix.

  9. Certes l’union européenne n’est pas arnacho-libérale.
    L »UE pour sa politique économique est d’inspiration Allemande soit ordo-libérale, où l’État n’a comme légitimité qu’exclusivement l’établissement d’un environnement favorable à la « saine » concurrence, d’où la propension à régir des normes.
    Toutefois pour le marché financier, la politique de l’UE est d’inspiration anglo-saxonne et de l’école de Chicago prônant un ultra-libéralisme, où la dérégulation est la plus large possible.
    Ainsi
    la politique économique de l’UE est une concession à l’industrie de l’ALLEMAGNE,
    la politique financière est une concession au secteur financier de l’ANGLETERRE.
    Jusque fin des années 90 , il cohabitait une troisième politique beaucoup plus interventionniste qui était une concession au 1er secteur économique de la FRANCE, l’agriculture, c’était la PAC. Cette dernière à depuis lors été largement dé-régularisée.
    Concernant le néolibéralisme, j’invite à lire le très intéressante livre « Imaginaires du néolibéralisme » (éd. La Dispute 2016).
    Bien à tous.

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