Andorre, dernier paradis (fiscal) pour les Européens ?

Publié Par Jean-Pierre Chevallier, le dans Bourse et investissements

Par Jean-Pierre Chevallier.

Andorre By: Giorgio MinguzziCC BY 2.0

 

Tous les signaux sont concordants : la vieille Europe se rapproche de plus en plus d’une crise majeure, hors normes, du jamais vu

Ainsi par exemple se conjuguent les effets des rendements des bons à 10 ans des Trésors qui baissent depuis le mois de juin 2007 sur une tendance lourde, longue et certaine pour atteindre actuellement des niveaux proches de zéro voire négatifs, de la zone euro qui a laissé se développer une hypertrophie de l’agrégat monétaire M1 de plus de 5 000 milliards d’euros qui se retrouvent dans les comptes de big banks too big to fail et de beaucoup de petites banques qui ne respectent pas les règles prudentielles d’endettement (ce qui fait courir un risque systémique d’après toutes les sources fiables), du surendettement des États, etc.

Il n’existe aucune antériorité à laquelle se référer pour trouver des solutions à une telle crise.

Face à cette situation, les seules solutions qui sont envisageables pour les personnes qui en sont conscientes est de fuir cette zone de tous les dangers.
Les États-Unis sont a priori le meilleur refuge car les fondamentaux y sont respectés : l’argent y est sain, ce qui est le premier pilier des Reaganomics, et l’Amérique gardera son leadership sur le Monde libre.

Pour différentes raison, un exil aux États-Unis est difficilement envisageable pour beaucoup d’Européens et en particulier de Français.

Une issue de secours existe cependant : l’Andorre !

En effet, comme je l’ai déjà expliqué, ce petit pays indépendant et souverain est l’un des plus libéraux du monde, ce qui explique son dynamisme : le taux d’impôt sur les bénéfices des sociétés est de 10 % (mais de 2 % pour celles qui opèrent à l’étranger), pas d’impôt sur les dividendes, ni sur la fortune, ni sur l’immobilier, une TVA au taux normal (maximal) de 4,5 %, des impôts sur les revenus à des taux très faibles, etc.

Et cerise sur le gâteau : pas de big banks too big to fail ! Seules subsistent des banques créées par des Andorrans et qui respectent les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan avec un leverage réel inférieur à 10 correspondant à un ratio Core Tier 1 réel supérieur à 10 % !

En effet, les Andorrans qui se sont toujours méfiés des errements des grandes entreprises en général et des grandes banques étrangères en particulier, leur refusent le droit de s’y installer, ce que d’autres petits pays (qualifiés à tort par l’expression déshonorante de paradis fiscaux) n’ont pas eu la sagesse de faire.

Credit Andorra est la grande banque généraliste locale,

Document 1 :

Source : Jean-Pierre Chevallier.

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Document 2 :

Source : Jean-Pierre Chevallier.

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Document 3 :

Source : Jean-Pierre Chevallier.

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AndBank est une banque plus orientée vers les entreprises,

Document 4 :

Source : Jean-Pierre Chevallier.

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Document 5 :

Source : Jean-Pierre Chevallier.

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MoraBanc est une banque de plus petite dimension,

Document 6 :

Source : Jean-Pierre Chevallier.

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Document 7 :

Source : Jean-Pierre Chevallier.

Source : Jean-Pierre Chevallier.

 

Document 8 :

Source : Jean-Pierre Chevallier.

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Banc Sabadell d’Andorra est une banque d’Andorrans filiale de la grande banque espagnole Sabadell,

Document 9 :

Source : Jean-Pierre Chevallier.

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Document 10 :

Source : Jean-Pierre Chevallier.

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Ces quatre banques respectent largement les règles prudentielles d’endettement préconisées par ce bon vieux Greenspan ce qui n’existe nulle part ailleurs dans le monde !

Document 11 :

Source : Jean-Pierre Chevallier.

Source : Jean-Pierre Chevallier.

 

Une cinquième banque, Banca Privada d’Andorra (BPA) existait mais elle avait le plus grand tort de faire des opérations qu’elle n’aurait jamais dû faire avec des clients qu’elle n’aurait jamais dû avoir, ce que tout le monde savait en Andorre… sauf les fonctionnaires des autorités chargées de la surveillance des activités bancaires et financières !

En effet, BPA effectuait des opérations en dollars émanant du Venezuela de Chavez, de mafias russes et chinoises qui passaient aux États-Unis par l’intermédiaire de cette banque…

Ce sont les autorités américaines qui ont exigé que leurs homologues andorranes mettent fin à ces activités condamnables, ce qu’elles se sont empressées de faire.

Exit donc BPA (qui a été jadis une filiale de BNP !). Ses clients normaux ont alors ouvert des comptes dans les autres banques andorranes qui ont bénéficié de ces nouveaux clients dans des conditions particulièrement très favorables pour elles.

Ce qui reste de cette banque devenue Vall Banc est repris par une société de capital-investissement JC Flowers & Co fondée par James Christopher Flowers qui est l’un des plus talentueux banquiers de la planète et qui fut en son temps nommé le plus jeune partner de Goldman Sachs.
C’est un spécialiste des opérations financières les plus complexes et hors normes, devenu milliardaire, qui a manifestement été attiré par les bons fondamentaux des autres banques andorranes mais qui aurait pu être intrigué par les multiples d’endettement de BPA qui étaient supérieurs à ses concurrents locaux, ce qui était déjà un signe de dysfonctionnements potentiels,

Document 12 :

Source : Jean-Pierre Chevallier.

Source : Jean-Pierre Chevallier.

 

Le système bancaire andorran est donc totalement fiable compte tenu des bons fondamentaux de ces banques et de ce l’on en sait car, comme il s’agit d’un tout petit pays, tout le monde se connait, du moins dans le monde des affaires ; et ceux qui ne sont pas fiables sont bien connus. Il suffit donc de disposer de bonnes sources d’informations, c’est-à-dire émanant d’Andorrans dignes de confiance, pour bénéficier de ce système.

Finalement et globalement, l’Andorre est bien la seule et la meilleure solution pour échapper à la crise majeure qui se développe en Europe tout en y restant, mais il faut y entrer par la bonne porte.

Sur le web

  1. Très bien, très intéressant, mais votre article est inachevé. Vous aviez poney? C’est quoi la bonne porte? Comment fait-on pour y accéder? C’est un secret d’initié ou bien?

  2. « Les États-Unis sont a priori le meilleur refuge car les fondamentaux y sont respectés : l’argent y est sain, ce qui est le premier pilier des Reaganomics, et l’Amérique gardera son leadership sur le Monde libre. »

    Moi, une ‘analyse’ qui commence avec autant d’objectivité et de recul, je m’en méfie……………..

  3. A savoir que la convention fiscale entre les deux pays ne protège en rien les citoyens français vivant sur place. De plus, c’est un pays sûr tant qu’il reste indépendant, tant qu’un fou ou une folle à la tête de l’un de ses deux voisins ne décident pas de la croquer tout cru (j’ai un brin pessimiste aujourd’hui ;:) ).

  4. Le dernier paradis (fiscal) ❓
    Ils ne sauront le tolérer, prêt à lancer la cavalerie pour descendre ces « vilains apaches »… Le monstre ne saurait tolérer un tel espace de liberté non agréée.
    De même l’Irlande devrait se méfier…

    Quelle sécurité fiscale pour les français ❓ Pour les autres européens ❓

  5. Que la principauté ait une économie plus saine que celle de ses voisins immédiat, ne fait pas de doute. Faut dire qu’ils n’ont pas de mal. Ce serait difficile de faire pire.
    Mais ils se sont eux aussi dotés de l’euro, ce qui n’était peut être pas la meilleure idée.
    Et comme le dit ici Labrisure, ils pourraient très bien se faire croquer tout cru, par ces voisins qui ne supportent pas cette insolence.

  6. Le crédit Suisse ou PostFinance à Genève,c est bien plus solide,et le franc suisse peut monter ou l euro plonger ….

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