Le Brexit débouche sur un durcissement étatique

Publié Par Éric Verhaeghe, le dans Europe

Par Éric Verhaeghe.

L’étatisme, à ce stade, sort grand vainqueur de l’entartage européen par les Anglais à l’occasion du Brexit. Le paradoxe de cette victoire est qu’elle est célébrée par tous les camps, comme si la boussole de l’Europe, une fois les Britanniques partis, montrait le grand froid d’une reprise de la réglementation et d’une nouvelle expansion bureaucratique.

Le Figaro dénonce l’Europe libérale et prône l’étatisme

Vingt « intellectuels » ont lancé hier, dans le Figaro, un appel pour refonder l’Europe autour d’un nouveau traité, où l’on trouve, entre autres, cette phrase :

Ensuite, rendre à l’économie européenne les clés de la prospérité en revoyant profondément les règles actuelles en matière de politique économique et monétaire. Le paradigme néolibéral – la croyance en l’efficience des marchés – ne peut se substituer à la définition de politiques industrielles et d’un cadrage social.

Donc, l’Union Européenne, cette énorme machine à tout réglementer, à tout normer, serait un « paradigme néolibéral » fondé sur l’efficience des marchés… Tous les entrepreneurs qui ont ouvert un appel d’offres européen et ont eu une indigestion immédiate, tous ceux qui ont dû renoncer à leur activité parce qu’il leur était impossible de se conformer aux normes communautaires, se tiendront les côtes en poussant un rire homérique.

Il fallait vraiment des intellectuels, et des gens totalement ignorants de la réalité de ce qu’on nomme le marché, pour faire vivre cette fiction selon laquelle l’immense entreprise réglementaire dont le siège est à Bruxelles serait une création du libéralisme. Et il faut une bonne dose d’humour pour prétendre que les Anglais ont voulu la quitter parce qu’elle était trop libérale.

Hollande aussi fait vivre le mythe de l’Europe libérale

Le même jour, François Hollande donnait raison aux intellectuels du Figaro en soutenant, dans son interview des Échos des contre-vérités confondantes. À propos du régime des travailleurs détachés dans l’Union, il n’a pas hésité à dire :

Mais qui a négocié cette directive ? Les libéraux et en premier lieu les Britanniques ! Qui voulait de la main d’œuvre bon marché venant de l’Est de l’Europe ? La droite européenne et au premier chef les conservateurs anglais. Ils en paient le prix aujourd’hui. La France ne demande pas de remettre en cause la libre circulation des personnes mais de supprimer les abus par un encadrement strict des « détachements » et une sanction des employeurs indélicats. C’est une discussion difficile car les pays de l’Est sont hostiles. Nous devons y parvenir. Sinon les dérives sur le travail détaché vont ronger l’Europe.

On appréciera les contorsions sophistiques de notre Président, capable de nous expliquer, en creux, dans une même phrase que :

  • la libre circulation des personnes, notamment des « réfugiés », c’est bien,
  • mais elle doit être réglementée pour lutter contre les « employeurs indélicats », et même sévèrement limitée,
  • d’ailleurs elle était voulue par les méchants conservateurs de droite,
  • et finalement ce sont les libéraux qui voulaient recruter pas cher des étrangers sur un marché où les nationaux sont trop chers.

J’adore ces enfumages systématiques ! Alors que les conservateurs luttent contre l’immigration face à une gauche mondialiste, François Hollande explique aujourd’hui tout le mal qu’il pense de la libre circulation des personnes, dont il attribue la paternité à ses ennemis politiques. Voilà un superbe sophisme ! qui lui permet d’occulter qu’il dénonce aujourd’hui ce qu’il soutenait la veille dans le sillage d’Angela Merkel.

Ajoutons que la mention des libéraux est totalement bouffonne, puisque le principe idéologique du libéralisme repose sur la concurrence parfaite. Or, on voit mal comment la venue de travailleurs détachés, soumis à une réglementation différente de celle qui prévaut dans le pays où ils travaillent, serait conforme à ce principe.

Bref, la directive Bolkenstein, qui a créé ce système, était tout sauf libérale, mais le libéralisme a si bon dos !

La plongée de l’Europe dans le bain autoritaire

Parallèlement à ces délires sur un libéralisme supposé, qui justifient, à droite comme à gauche, un recours accru à la réglementation, Jean-Claude Juncker a annoncé que la ratification du traité de libre-échange avec le Canada ne serait pas soumise aux Parlements nationaux. Voilà une marque supplémentaire de libéralisme ! On signe des traités, on adopte de nouvelles règles, sans consulter les populations. Ce système n’a rien à voir avec de l’autoritarisme, ni avec de l’étatisme. C’est tout simplement le triomphe d’un libéralisme échevelé.

Rappelons-le, les bien connus étatistes anglais ont décidé de quitter la très libérale Europe parce qu’ils considéraient qu’elle ne réglementait pas assez et qu’elle prenait trop en compte la voix des citoyens !

Sur le web

  1. Que voila du fromage intellectuel. Sent pas bon… Les signataires du Figaro ont dénoncé une Europe néolibérale, pas le libéralisme ! De fait le néolibéralisme est l’œuvre des mi niés au service des grandes firmes mondiales. Il n’est pas libéral. Il rend ces firmes capables de s’opposer aux États. Le vrai libéralisme n’a effectivement pas besoin de Bolkenstein, ni de Juncker – qui est bel et bien ni libéral ni étatiste ni européiste, mais corporatiste et nationaliste.
    Alors, au lieu de dénoncer sempiternellement vos alliés objectifs, dites-le: le libéralisme est une valeur de gauche, et s’oppose au néolibéralisme qui est une fraude de conservateurs corporatistes.

    1. Le marché n’est ni une valeur de gauche ni une valeur de droite.
      Idem pour le libéralisme, sauf chez les « je suis libéral mais…. »

      1. D’accord avec cela en fait. Le distinguo qui m’importait est bien celui entre libéralisme et néolibéralisme. Ce dernier est bel et bien de droite comme sa mise en œuvre autoritaire et inégalitaire tout autour du monde depuis la période Nixon le démontre.

        1. Le distinguo droite-gauche n’a pas beaucoup d’intérêt dans ce cadre là. Le néolibéralisme est tout autant un néo-socialisme (collusion des états et de leurs fonctionnaires avec les grandes entreprises sur fond d’entrisme et de corruption). Et la différence entre autoritarisme et totalitarisme?

          1. La différence est énorme, c’est à la fois évident et pas, à mon avis, le sujet de cet échange.
            Quant au distinguo droite-gauche, il reste pertinent pour choisir entre vivre sous Pinochet (ami puis protégé de Thatcher…) et sous Hollande, par exemple. Ou de savoir si on est en guerre contre les US (comme Allende le fut sans même le savoir vraiment) ou avec eux (comme Pinochet savait tout à fait qu’il était…). Intéressant de connaître ses ennemis, a défaut de connaître ses amis. Ce qui nous ramène à Londres, peut-être.
            Mais je serai d’accord pour juste dire que le vrai ennemi est le néolibéralisme (pas le libéralisme) et que son représentant le plus éhonté est ce jour Juncker…

            1. @ Thierry Laurent
              Vous avez raison de jeter les bases de la discussion qui montre déjà la totale inutilité de considérer les choses de façon binaire.

              C’est la première fois que je vois le terme néo-libéral (ou ultra-libéral) accepté sur ce site comme décrivant bien la réalité d’un pouvoir ou d’une puissance (il y en a plusieurs et je ne crois pas qu’ils « complotent », soyons clairs!) pour qui il n’y a pas de citoyens ou de nationalités, seulement des clients nécessaires et si possible, influençables ou contraints et leurs autorités, démocratiques ou pas, sont à convaincre ou à acheter. Ils ne sont pas respectueux du marché, ce sont les marchés qui sont à conquérir!

              Ça s’éloigne fort de la théorie du libéralisme, souvent exposée ici, mais plutôt inaudible dans la vie politique française, comme à l’assemblée nationale. Mais pourtant ça existe même si ça ne respecte pas la théorie libérale, ce en quoi je sus tout à fait d’accord.

              Rien n’est simple!

              Et il est inutile, car basé sur rien, de vouloir interpréter le vote des participants à ce référendum.

              Avec 1,9 % de différence il montre surtout que la population reste coupée à moitié-moitié, de plus composée de groupes inhomogènes, géographiquement (certainement pour l’Écosse, Londres et l’Irlande du nord), démographiquement (les jeunes n’auraient voté qu’à 3 millions de signatures! Tout ça en plus de l’imbroglio politique tant chez les « Torries » que chez les « Labour »! Ce n’est pas d’un Français que j’attends des éclaircissements si tôt!

              À mon avis, ce ne sera bon pour personne pendant un bon moment!

              1. Ca ne change pas grand chose mais c’est 3.8% de différence et c’est pour cela que ça fait plus d’1.1 millions de personnes.

    2. Vous parlez de néolibéralisme. Un exemple de néoliberté à donner ?

      1. Le néolibéralisme est l’affichage des corporatistes qui se prétendent libéraux mais défendent des intérêts strictement privés. Excellents exemples les gouvernements Bush aux US, qui sont allés jusqu’à privatiser les activités militaires, où les exigences de privatisation hors de toute réelle justification économique de tas de services publics en Europe…

        1. « …corporatistes… mais défendent des intérêts strictement privés. » :
          Sans vouloir vous vexer, revoyez votre copie, l’individu défend ses intérêts privés. Il n’y a que les socialistes qui parlent d’intérêt général.
          Comme dit Theo31 la neoliberté ça n’existe pas et c’est bien ce qui courrouce les libéraux de manière générale, c’est la proximité des mots pour dire sans le dire.

        2. Privatiser un monopole n’est en rien libéral. L’ouverture à la concurrence sans entraves est libérale.

          Quant à Bush, c’est un étatiste. Le socialisme n’est pas une exclusivité de la gauche, loin s’en faut.

          1. Pour comprendre la différence entre libéralisme (dont ce site prétend être le repaire mais il semble qu’il soit déjà colonisé par son siamois inversé version « néocons ») et néolibéralisme que je dénonce mais qui est de plus en plus au pouvoir chez nous,
            1. Il n’y est pas question de néolibertes sauf pour les grandes entités économiques. Il n’y est pas non plus question de contrôles autres que ceux des plus forts
            2. C’est un fascisme pas du tout libéral: http://mobile.lesoir.be/1137303/article/debats/cartes-blanches/2016-03-01/neoliberalisme-est-un-fascisme
            Bonne lecture !

            1. C’est trop horrible l’orthodoxie budgétaire… on voudrait dépenser 100% du PIB, 57% c’est trop de l’austérité.
              J’ai bien rigolé : le drogué qui reproche à son dealer de ne pas lui donner de la coke gratuite… c’est vraiment pas normal, trop inhumain…

              Je comprends mieux vos messages précédents… toutes ces privatisations… je ne m’en remettrai jamais….

              Ah vous avez oublié les enfants… les enfants…

    3. Le néolibéralisme est un mythe inventé par la classe dirigeante; Une sorte de repoussoir qui se sers de libéralisme comme épouvantail car bien évidemment il ne peuvent dénoncé l’Europe comme étant libérale, c’est trop gros. Alors on l’affuble d’une tare qui lui ressemble un soit disant « néo » libéralisme dont personne ne sait rien. Dans la réalité rien n’a vraiment changé en Europe ou même dans chacun des état membre ou l’étatiste et socialisme font toujours davantage de ravages. Et qu’est ce que le socialisme ou l’étatisme si ce n’est une forme de corporatisme à grande échelle?

      1. La « classe dirigeante » est, par définition, au pouvoir. Elle est libérale quand ca l’arrange, et autoritaire ou socialiste quand ca lui chante. En France, c’est désormais la collusion de la haute fonction publique et des très grandes entreprises, à capitaux de plus en plus étrangers (mais les dirigeants restent issus des mêmes écoles que les hauts fonctionnaires). Dans les autres pays ce sont tout simplement les plus riches et les patrons des plus grandes entités économiques.
        Elle n’a en aucun cas « inventé » le terme « néolibéral », qui est venu d’économistes US en mal de reconnaissance de leurs doctrines nauséabondes sur l’absolu de l’égoïsme individuel et le droit de mettre fin à la démocratie par la force si ses décisions ne lui plaisent pas. Première application par la CIA avec armee locale: Chili. Depuis cela fait le tour du monde. Derniers avatars: la mise des états sous contrôle des multinationales dans le CETA (tiens, tiens, M. Juncker…), puis le TAFTA, l’Article 2 de la loi El
        Khomri,, etc.
        http://mobile.lesoir.be/1137303/article/debats/cartes-blanches/2016-03-01/neoliberalisme-est-un-fascisme

        1. Vous ne voyez pas la contradiction entre « l’absolu de l’égoïsme individuel » et « mettre fin à la démocratie par la force » ? Vous n’avez rien compris au marché, à l’Homme et par conséquent au libéralisme, tout enivré que vous êtes de socialisme.

          Rien n’est plus beau et libérant que « l’égoïsme individuel », ce « vice » particulier qui est vertu sociale (Mandeville « The Fable of the Bees » 1714). Quant au « néo-libéralisme » il est un suite de l’ordo-libéralisme apparu suite au Colloque Lippman, et c’est un libéralisme un poil étatico-socialiste, et très européen. Mais le mot a été repris, « inventé » par les fascistes actuels (autrement dit la gauche de gouvernement des pays occidentaux: étatistes, obsédés par le groupe au détriment de l’individu, et pour la propriété privée des moyens de production, pourvu qu’elle soit asservie à « l’intérêt public » tel que défini par l’Etat = Mussolini presqu’au mot près.) pour discréditer toute idée qui irait en direction de la liberté des individus contre la « règle commune » abusive que les organisations de type gouvernement (ou mafia, c’est quasiment identique) prétendent édicter « au nom de tous »… et contre chacun.

  2. Même si on rejoint M. Verhaege, généralement excellent, dans sa critique de la bouffonnerie de Hollande, l’analyse souffre ici d’approximation. En effet : « Ajoutons que la mention des libéraux est totalement bouffonne, puisque le principe idéologique du libéralisme repose sur la concurrence parfaite. »
    Non. Hayek, pour ne citer que lui, a été le plus grand pourfendeur de ce monstre d’irréalisme (et de son cortège de politiques publiques fondé sur lui) qu’est « la concurrence parfaite ».

    1. Oui le terme de concurrence parfaite est de plus en plus utilisé comme étant synonyme de « sans entraves réglementaires » alors qu’en fait la perception du marché étant subjective, effectivement la concurrence n’est pas vraiment parfaite au sens de sans défaut : la concurrence a les défauts des hommes qui prennent de bonnes ou de mauvaises décisions par rapport à leur perception.
      Et il vaut mieux d’ailleurs qu’elle ne soit pas parfaite car alors elle conduirait à une offre homogène puisque personne ne ferait d’erreur.

      1. Cela est bien philosophique.
        Quand l’imperfection des choix donc des marchés, inhérente aux différences de niveaux d’information entre les acteurs économiques, devient surtout liée à l’action de lobbys omniprésents et la présence de pouvoirs économiques démesurés par rapport à ceux des autres acteurs, les abus de position dominante prennent ce chemin-la et non plus celui de l’action sur le marché, et les multinationales deviennent plus puissantes que les États.
        Alors les citoyens des États de révoltent contre des institutions, qui ne les représentent plus, puisqu’elles sont asservies à ces pouvoirs économiques.

        1. @ Thierry Laurent

          Subtil, vous! Non, c’est bien vu!

          C’est bien pour ça que les états ont intérêt à se regrouper, forcément dans un système fédéral (si on ne veut pas dissoudre les états) et avec un nombre suffisant de pays pour lutter avec/contre les multinationales.

          L’Union Européenne, inachevée et perfectible, a cette vocation de bloc uni pour compter sur « le ring » de la mondialisation et combattre ce qu’elle n’accepte pas des autres puissances, y compris des multi-nationales. (Eh oui, on peut même corrompre le « libre échange »!)

          (Je garde la conviction que « WW3 » a déjà commencé sur le plan économique! Et que même la France (Grand Pays européen actuellement sans le sou,, mais ridicule comparé à l’inde ou à la Chine) ne compterait pas à ce niveau et n’y arriverait pas seule!).

          1. +1 Mikylux, de toute manière la mondialisation a comme caractéristique une convergence des enjeux: économie, sécurité, environnement. Or en pratique très peu d’Etats ont la capacité de jouer sur les 3 tableaux.

            Il est assez étonnant d’ailleurs que ce qui rejettent un fédéralisme salutaire pour l’Europe ne voient aucun problème à ce que la défense européenne soit sous traitée en partie aux USA par l’intermédiaire de l’OTAN.

            1. @Lazarius tout à fait d’accord – et fédéraliste personnellement, mais pas d’une fédération dont la Constitution soit dédiée à niveler les salaires et protections sociales des Européens par le bas et continuer d’ouvrir les marchés à tous vents tels le CETA et le TAFTA: si Federation il doit y avoir elle devra avoir les caractéristiques d’un Etat assurant la défense de ses intérêts, et effectivement ayant ses propres forces armées.
              Et par hypothèse elle ne pourra être confiée à des gens prêts à tordre le bras aux institutions pour aller dans le sens leur convenant.
              Ce qui nous ramène au coup de force proposé / tenté par M. Juncker.

              1. J’ai eu un espoir quand j’ai lu :
                « …mais pas d’une fédération dont la Constitution soit dédiée à niveler les salaires et protections sociales des Européens… »

                …mais malheureusement suivi par : « ….par le bas… »

                En mettant tous les systèmes sociaux au niveau haut vous n’aurez donc plus de concurrence. On en revient au monopole et aux dégâts qu’il a causé depuis 50 ans.

            2. Moi je suis contre l’OTAN aussi rassurez-vous.

        2. @ Thierry Laurent
          Les lobbies ne biaisent pas du tout l’information, ils essaient juste d’influencer les décisions.
          D’ailleurs les régimes dits « démocratiques » encouragent la publicité des actions des lobbies et ça n’a rien à voir avec le capitalisme de connivence qui se fait dans le secret des cabinets ministériels ou des assemblées.
          Comparez les multinationales et les états est un non sens et dénotent de votre part une validation de l’interventionnisme de l’état dans l’économie.

          Comment en empilant des choses qui n’ont rien à voir on finit par l’esclavagisme !

          1. @sam player Le distinguo que vous faites entre lobbys soi-disant « privés » (« donc « informatifs », c’est cela ?) et « capitalisme de connivence » (dénoncé très clairement et justement par M. Peyrelevade encore récemment) est totalement artificiel et m’amène à me demander dans lequel des deux vous êtes actif…: les mêmes causes mènent aux mêmes résultats, les mêmes individus sont aux intersections de tous ces phénomènes, et les lobbys privés s’appuient bel et bien sur la même connivence dénoncée au niveau de l’Etat – du reste ils la nourrissent de moyens que l’Etat n’a pas pour pervertir la décision publique en influençant ceux qui la font. Les exemples récents autour du diesel ou des normes Euro6 à la Commission de Bruxelles ou ceux concernant les pesticides aux mêmes endroits, sont l’extrémité « influence » du même phénomène qui a l’autre bout voit les grands groupes acheter les technologies des start-ups qui pourraient les déranger, les Présidents de MNC diner « en famille » avec députés et sénateurs (de la Republique !) pour leur « expliquer ma quel point leurs produits ne sont pas dangereux, les recherches publiques sur les effets des pollutions être déléguées aux firmes qui polluent, etc.
            Oui je suis en faveur de l’intervention de l’Etat pour garantir non seulement la sécurité des citoyens face à l’agression militaire, mais aussi, par exemple, leur santé face à l’agression d’intérêts privés qui ne cherchent qu’à en bénéficier financièrement sans du tout s’intéresser à la protéger.
            Et M. Rocard, décédé hier, disait dans sa dernière interview sur France Inter, que l’Europe avait échoué pour l’instant, dans sa mission essentielle de limiter les inégalités trop criantes, parce qu’on ne lui a jamais donné les moyens de l’assurer. Et ne semblait pas optimiste qu’elle puisse être corrigée.
            D’où le Brexit et les doutes actuels, ce qui nous ramène au sujet de l’article: ce n’est certainement pas la méthode de validation autoritaire proposée par M. Juncker pour le CETA (et demain le TAFTA ?) qui va améliorer les choses…

            1. Je n’ai pas parlé de lobbies informatifs, ça c’est les medias, mon propos était très clair : un lobby a pour mission de défendre des intérêts catégoriels fasse à la réglementation étatique. L’action des lobbies est nécessaire à titre préventif et aussi à titre correctif pour éviter les effets contre-productifs des lois et règlements qui n’ont bien souvent pas été pris en compte par les législateurs, soit par idéologie, soit par méconnaissance.
              Ainsi si les propriétaires-bailleurs interviennent sur le plafonnement des loyers qui a toujours conduit à une diminution du parc locatif ou les producteurs de farine et d’huile qui trouvent idiots que l’on taxe depuis des années la *production* de farines et d’huiles sur le territoire et qu’il devient donc économiquement préférable d’importer les produits finis (pains précuits, pain de mie, plats préparés) qui eux ne supportent pas de taxe sur la matière première : CA s’APPELLE DEFENDRE SA PEAU face à des réglementations qui changent tous les 4 matins et qui mettent en péril le fonctionnement d’entreprises saines lors de leur business model.
              Accepteriez vous de voir votre vélo vieux de 10 ans taxé ? votre nombre d’enfants taxé maintenant qu’ils sont fait ?

              Quant aux problèmes que vous mettez en avant : diesel, pesticides etc… digne de Cash Investigation qui fait du lobbying à grande échelle contre nous avec nos sous, faudra déjà amener des éléments surtout quand l’espérance de vie a gagné en moyenne 3 mois tous les ans. Des victimes, où ça ?

              L’état qui garantit votre santé : Mediator, Depakine, DiAntalvic, Propofan, Isoméride, Distilbène, Vioxx, Morange, amiante, prothèses PIP… on se croirait en plein libéralisme débridé !

              Et Rocard pour finir ! RMI et CSG…

              1. J’avais donc bien compris: je discutais avec un représentant des lobbies que je dénonçais ! Ca s’appelle un troll, que vous êtes donc. Donc l’amiante n’a tue personne, c’est l’Etat mal informé et non les producteurs privés qui justement vendent leurs produits qui ont fait Mediator et tous les autres médicaments précisément grâce à un lobbying bien orchestré, et les lobbys si bien intentionnés défendent si légitimement la peau de ceux qui les paient, contre la vindicte des pouvoirs publics qui sont considérés comme spoliateurs.
                Ca, c’est précisément l’idéologie néolibérale dans toute sa splendeur.
                Quant à l’augmentation de l’espérance de vie, les plus grands médecins vous le diront:
                – ca y est, on touche la fin de ce côté-là
                – elle est surtout due à la baisse du tabagisme (le modele de tous les lobbys…), de la surconsommation d’alcool, du nombre de morts sur la route, et à l’amélioration des conditions de vie et de travail (pas trop froid l’hiver, etc.)
                Parler de Cash Investigation comme d’un lobby est à mourir de rire. Contre qui ? 42000 morts/an à cause du diesel, c’est l’Organisation Mondiale de la Santé qui a sorti cela il y a des années. Il y a d’ailleurs des nombres proportionnels en Belgique et ailleurs.
                Sur les pesticides les choses sont parfaitement claires aussi. Mais ce n’est pas le sujet de ces échanges je pense. Mangez-en, et n’essayez pas de forcer tout le monde a en manger serait la seule demande.
                Cet échange est sur les conséquences du Brexit: une conséquence qu’il faut attendre c’est que l’idéologie néolibérale (et pas du tout libérale en effet) que vous défendez avec grande virulence est MORTE: elle va être rejetée, c’est un fascisme (http://mobile.lesoir.be/1137303/article/debats/cartes-blanches/2016-03-01/neoliberalisme-est-un-fascisme)
                Vous et M. Juncker devrez avaler vos chapeaux…

                1. Le médiator n’est que la conséquence d’une longue chaine de déresponsabilisation orchestré par l’état. En multipliant les agences sensé valider les médicaments on dédouane la responsabilité des laboratoire et des médecins. En complexifiant la justice à l’extrême on permet à ceux qui dispose des moyens suffisant de se sortir de presque toutes les situations. la solution, c’est la liberté et une justice simple. Vous vendez un produit, vous êtes responsables des effets de ce produits, vous ne pouvez pas vous réfugier derrière de soit disant organismes d’état. Vous préconisez un produit? vous êtes également responsables des conséquences de l’usage de ce produit. Et lorsqu’il y a dommage causé, les responsables doivent dédommager point barre.

                  1. Tout cela est exact. Et qui fait les normes dans des comités d’experts tous employés ou consultant de l’industrie, qui complexifie (et privatise: ah les magnifiques procédures d’arbitrage !) la Justice a l’extrême ? Qui essaie au travers de TAFTA mais aussi de lois récentes en France (amendements tentés par le gouvernement !!!) de faire que la collectivité soit responsable et pas l’entreprise dès lors qu’une autorisation aura été donnée ?
                    Qui a fait enlever par le Ministre des Finances de sa loi sur la transparence la clause d’enregistrement des lobbys (qui en France et même en Europe ne sont pas déclarés comme ils le sont à Washington) ?
                    L’Etat, ce sont les citoyens rassemblés. Ils ont à le défendre – sinon ils deviennent le jouet des intérêts privés et la loi du plus fort s’impose.
                    On peut discuter son format mais le rendre systématiquement responsable de tous les dysfonctionnements de la société et l’économie c’est la même chose que ce qui vient d’être fait en Angleterre à propos de l’Europe: on jette le bébé avec l’eau du bain…
                    Les patrons et les syndicats français ont une responsabilité écrasante – et partagée – dans la stagnation française: qu’ils ne se défaussent pas sur l’Etat de leur incurie. Et ne nous défaussons pas, nous Français, de notre incurie sur l’Europe: elle est ce que nous en avons fait.

                    1. Thierry Laurent
                      Vous mélangez tout : les intérêts privés et le capitalisme de connivence qui lui protège des intérêts particuliers.

                      Si le capitalisme de connivence existe c’est bien à cause de l’état et des représentants qui échangent un peu de leur pouvoir contre un peu de protection ou des retours d’ascenseur plus communément appelé dans ce dernier cas : corruption.

                      Qui faut-il blâmer : le corrupteur ou le corrompu ? Pour moi c’est le corrompu (genre Cahuzac) et uniquement lui car il mange à 2 râteliers. Il a une mission en étant payé par les deniers publics et il en use pour en tirer un autre revenu. Le corrupteur lui n’a pas le choix car il doit souvent en passer par là pour obtenir un marché qu’il n’aurait pas eu s’il n’avait fait appel qu’à ses propres qualités, fussent-elles les meilleures. Dans les années 90 il y avait même une cellule du Minéfi qui s’occupait de faire passer la commission aux décideurs dans les pays étrangers et ce afin que l’entreprise française puisse avoir une pièce comptable enregistrant le valise de cash.

                      S’il n’y a pas de corrompus il n’y a pas de corrupteurs qui eux en fait font ce qu’ils veulent avec leur argent et qui n’ont souvent que cette seule solution pour travailler normalement. Si vous êtes une entreprise de TP et que le seul moyen d’avoir des marchés dans votre région est de payer le maître d’oeuvre vous n’avez pas le choix : c’est ça ou crever.
                      Lui, le corrompu il avait le choix vu qu’il a déjà un revenu pour le boulot pour lequel il a été mandaté.

                      Sur les lobbies vous dites une bêtise pour ce qui est de la france : on est passé d’un simple registre d’enregistrement optionnel en 2009 à un enregistrement obligatoire en 2013.

                      Je note bien que pour vous l’état n’est pas du tout en cause et à ce niveau c’est pathologique.
                      L’état n’a pas à s’occuper de réglementation hors des domaines régaliens. Moins de pouvoir c’est moins de pouvoir à échanger donc moins de corruption et plus de responsabilités pour ceux qui prennent des décisions et ceux qui les couvrent et dédommagent les victimes : les assurances.

                      Un seul exemple : la réglementation a permis au dirigeant de PIP de faire 30,000 victimes et de ne pouvoir les dédommager qu’à hauteur de 100 euros par victime. Les victimes ont été aveuglées par un système qui a décrété qu’il les protégeait parce qu’il y avait LA réglementation et ces victimes n’étaient pas conscientes que la réglementation ne sert à rien si on ne peut pas la faire respecter… et c’est impossible de faire respecter une réglementation s’il n’y a pas le principe de responsabilité, parlez-en aux victimes du Bataclan : si vous ne voulez pas que je rentre avec une arme défensive dans le Bataclan assurez-moi que je ne risque rien. Si vous avez failli, dédommagez les victimes. Dans ce cas là c’est l’état qui a failli et c’est moi, vous, nous qui allons payer car l’état s’exonère de ses responsabilités avec notre argent.

                      C’est la même chose sur la Dépakine : c’est l’état qui décide des notices des médicaments et le labo a averti l’ANSM en 2004 qu’il y avait des effets secondaires indésirables pour les femmes enceintes et 10 ans après ce médicament leur est toujours prescrit et l’ANSM n’est toujours pas d’accord sur l’avertissement et le logo à mettre sur la boîte de médicament.

                      De même il aura fallu attendre des dizaines d’années pour que les logements soient pourvus de système d’alarme incendies (détection de fumées) ceci étant passé par une obligation à charge des propriétaires alors que ça aurait dû être un choix des assureurs : vous mettez une alarme ou je ne vous assure pas, vous avez un sinistre mais pas d’alarme je ne vous dédommage pas. Là on vient de se rendre compte que l’installation de ces dispositifs à outrance est contre productif car cela nuit à l’efficacité des pompiers qui se déplacent trop souvent pur des fausses alertes : bah oui personne ne fait l’entretien de ces détecteurs vu que le propriétaire n’a pas le droit d’entrer dans le logement : pourtant c’était fort simple de s’inspirer de pays étrangers (Australie où j’ai vécu par exemple) où justement c’est l’assurance du propriétaire du logement qui spécifie celui-ci est responsable du contrôle du fonctionnement et du changement de piles si nécessaire.
                      Que vient faire l’état là dedans en france ? Comment voulez vous qu’il contrôle ça ?

                      Vous m’avez traité de troll alors que je ne fais que défendre des principes libéraux mais il semble que vous soyez incapables de défendre des principes autres que ceux de votre catégorie, les méchants c’est les autres.

                  2. Laurent, exact pour le principe de responsabilité. Celui qui paie les dégâts fera toujours plus attention que celui qui ne fait que la réglementation (à outrance) et vous fait croire ainsi qu’il vous protège… et déresponsabilise les citoyens et les entreprises dans leur prise de décision. S’il y a des victimes on va chercher tout d’abord à savoir si les règlements ont été respectés… l’enquête va durer 10 ans.

                    1. Et qui a défini les règlements, édicté les règles, sinon des experts formes et nommés par les industries concernées ? Ah ces prétendus idéalistes du marché qui – cachons ce lien qu’on ne saurait voir ! – font comme si de méchants fonctionnaires édictaient venant de nulle part des lois qui les arrangent !
                      Mdr, des néolibéraux qui prennent les vrais libéraux en otage, rien de plus drôle que cette manip tellement elle est éculée, si seulement elle n’était pas la cause précisément de ce qui nous occupe: le Brexit est justement la réaction des « assistés » que vous dénoncez, vous voyant venir avec vos gros sabots totalitaires…

                    2. Vous vous mélangez encore avec le capitalisme de connivence qui fait voter des lois pour protéger SON industrie et faire du protectionnisme. Les industries quand elles font des règles elles n’en passent pas par l’état, elles se mettent d’accord entre elles sur des standards. Aucune loi d’état n’est venu réglementer le clavier AZERTY ou QWERTY que vous utilisez sur votre ordi ni les réseaux wifi, les prises USB, les tailles des containers de 20 pieds ou 40 pieds, les dimensions standards des pneus, les canions de serrure de sûreté, les dimensions des lits et des draps et des oreillers, le format des piles…. j’arrête ?

                      Un fait que j’ai relevé dernièrement : l’industrie de la cigarette électronique s’est développé sans aucune intervention étatique aussi bien sur les appareils que les liquides et pourtant tous les organes d’une cigarette électronique se sont standardisés : le pas de vis des clearomisers, des batteries, des adaptateurs, des prises pour recharger. Même les produits dans leur grammage de nicotine : 0, 6, 11, 16, 19mg/ml ou les ouvertures inviolables des flacons. Des fabricants ont eux mêmes mis en avant le fait qu’ils utilisaient des e-liquides avec le label de qualité pharma… bref tout va bien… mais attention, aux dernières nouvelles l’état et l’UE veulent réglementer, standardiser…!
                      Nul doute qu’un fabricant a dû lourdement insister pour réglementer le marché à son profit ! Et a c’est le capitalisme de connivence.

        3. J’attend d’obtenir la longue listes des entreprises qui possèdent une armée, bombarde les populations civiles, mettent des gens en prison raquettes 80% de la population d’un pays, impose leur propres réglements à toute la population, peuvent emprunter sans limite sans jamais rembourser…
          ces fariboles ne tiennent pas 2/10 de secondes, les entreprises sont entièrement à la merci des états. Si les états font semblant de paraitre parfaois impuissants c’est juste parce qu’il sont soit corrompu soient corporatiste soit qu’ils sont tellement engoncé dans enchevêtrement technocratique et réglementaire qu’ils ont eu même créé qu’ils peuvent apparaitre comme paralysée. Et bien sur en aucun cas le grossissement des états ne peut être la solution puisque cela conduira forcément au grossissement exponentiel de ces même défauts.

          1. Vous vivez dans un monde de fariboles, dites-moi ? La privatisation des armées est en cours aux US grâce à vos amis néocons, le TAFTA en cours de signature a pour but principal de confier aux multinationales le pouvoir réglementaire encore plus directement qu’elles ne l’ont aujourd’hui, le déficit budgétaire permanent entretenu aux US et dans beaucoup de pays au moyen de baisses d’impôts totalement injustifiées a pour seul but la mise à l’encan de pans entiers des services régaliens et publics – à commencer par le Welfare State tellement lorgné partout par le secteur des assurances que c’en est gênant…
            Cela dit, en France le déficit n’est pas de cet ordre, c’est clairement l’impéritie de la classe politique depuis environ 40 ans qui l’explique, nos deux derniers Présidents n’ayant fait que rendre le sujet ingérable presque définitivement…

            1. On notera le déficit budgétaire alors que l’état monopolise déjà 57% du PIB… c’est pas assez, vous voulez 100% ?
              Que le pouvoir réglementaire soit dévolu aux industries si elles supportent les conséquences de leurs actes, pourquoi pas ? Vous vous êtes posé la question ? On aurait vraiment une indépendance de la justice qui n’aurait plus le même maître que les industries… à méditer si vous avez 2 minutes.
              TAFTA : vous en êtes encore aux poulets lavés à l’eau de javel, au boeuf aux hormones, aux OGMs, aux pesticides ?
              Pour ma part le seul point sur lequel j’attends des précisions c’est sur les brevets qui sont le seul danger de voir la mainmise d’une réglementation sur toutes les autres, et en vous focalisant sur le nom du traité vous risquez que les gens passent à coté.

            2. Les « armées privées » dont vous parlez ne sont qu’au service des États, contrôlées et équipées par celui là qui ne fait plus du tout son devoir régalien, trop occupé qu’il est à manger nos libertés… Jamais vu de milice privée au service d’une entreprise privée et qui renverserait un gouvernement… L’inverse par contre. Sinon, maintenant que j’y pense, des milices privées luttant contre des états ça s’est vu dans le passé. La naissance de la Suisse et des États-Unis me viennent à l’esprit. Pas les pires précédents, mais bon…

              Il y a donc en effet des agents « privés » qui agissent pour l’Etat. Ca ne fait pas de cela quelque chose de libéral, ou « de marché »

  3. Dans moins d’un an , des Français comme des Européens souriront (peut-être jaune) des doctes propos tenus par d’éminents politiciens et analystes politiques à propos de ce référendum purement consultatif irrationnellement considéré comme remporté de fait par une grosse minorité de Britanniques (que beaucoup continuent de réduire aux seuls Anglais) dont la majorité, tout comme parmi les perdants et les abstentionnistes , n’avaient aucune idée ou presque des justifications pertinentes et conséquences probables de leur vote.

    Alors s’il faut considérer cet événement « historique » comme un fruit de notre culte irréfléchi de ce que nous appelons la démocratie, c’est que vraiment la célèbre formule britannique « The right word for the right » (le juste mot pour la juste chose) a complètement perdu son pouvoir didactique.

    1. Le peuple c’est dangereux, les politiques non ?

      1. Churchill a dit « aussi »  » Il me suffit de descendre dans alrue et de discuter avec le premier londonien venu pour avoir confirmation que la démocratie est dangereuse »

        Mais ça on le cite moins souvent

      2. C’est le peuple qui met les élites politiques au pouvoir dans les démocraties contemporaines donc accessoirement oui il peut être dangereux.

        1. Il est surtout dangereux quand il est mal informé ou désinformé par ceux là même qui sont au pouvoir alors qu’ils devraient être au service..
          Et s’ils sont désinformés, ce n’est plus une démocratie.
          Votre raisonnement circulaire vient de tomber à l’eau.

          1. La désinformation est inhérente à la démocratie, le citoyen a le choix ou non de bien s’informer, je ne vois pas quel rôle devrait jouer l’Etat là dedans d’ailleurs le terme Etat dans vos propos n’a aucune signification, c’est une personnification aussi subtile et fallacieuse que le « peuple ».

            1. « …je ne vois pas quel rôle devrait jouer l’Etat là dedans… »
              Les subventions aux medias vous ont échappé ? Entraves à la liberté d’expression vous a aussi échappé ?
              Lire le billet d’h16 d’aujourd’hui sur les lois mémorielles.

  4. Dommage, j’espérais une analyse plus complète.
    Laisser la parole à de pseudo-intellectuels c’est comme laisser une machine outil à des néophytes : la catastrophe est au bout !
    C’est oublier qu’un referendum donne la parole au peuple et que les élus se doivent de suivre le résultat.
    Il est vrai que la France démocratique avait dit non au traité de Maastrich en 2005 mais que 2 ans plus tard on lui opposait le traité de Lisbonne (sans referendum). Nos élites ont fait ce qu’ils voulaient comme ils le voulaient. Le bas peuple n’avait rien à dire.
    Aujourd’hui le peuple réclame un referendum, mais il ne viendra pas car les mêmes élites (RPS ou UMPS) n’en veulent pas (la peur d’être désavoués ?).
    Mais des comptes leur seront demandés.

    1. « C’est oublier qu’un referendum donne la parole au peuple et que les élus se doivent de suivre le résultat »

      Sur la base de quelle argumentation rationnelle appuyer vous cette affirmation , us ou moins partagée par beaucoup il est vrai, , SVP ?

      Même si c’est la profondeur du propos lui-même et pas la notoriété de celui à qui on l’attribue, à tort ou à raison, qui fait la valeur et l’utilité didactique d’une citation, d’autant plus que nul ne peut prétendre avoir commencé à penser sans que ce soit en s’appuyant sur les pensées de milliers d’autres avant lui , trouvez-vous insensées celles-ci (dont je cache donc volontairement les auteurs).

      « L’erreur ne devient pas  vérité parce qu’elle est approuvée par beaucoup » (M.G)

      « Ce n’est pas parce qu’ils sont nombreux à avoir tort qu’ils ont forcément raison » (M.C)

      «  Ceux qui regardent le vote universel comme une garantie de la bonté des choix se font une illusion complète. » (A.T)

      1. Un choix est déclaré correct ou erroné en fonction de critères personnels à chacun. Il ne s’impose pas à tous parce qu’il est l’un ou l’autre mais parce que sa légitimité est liée au fait qu’il est fait par la majorité. Les citations sont intéressantes mais sont donc hors sujet.

        1. @ Thierry Laurent

          Non, je ne vous poursuis pas! : -)
          J’ai bien lu qu’un référendum, en France (« National », pas pour N.D. des Landes) était bien « décisionnel », donc au-dessus de toute autorité politique, obligée de « suivre la volonté du peuple ».

          Ce qui n’est pas le cas du référendum (consutatif) sur le brexit, la chambre des Lords gardant le dernier mot.

          1. Ce fil de discussion s’est étendu un peu dans tous les sens 🙂 je crois que nous sommes assez largement d’accord, mon propos ne porte que sur le contenu de l’article d’E. Verhaeghe:
            – le Brexit ne sera effectivement prononcé que par le Parlement britannique, donc il n’a pas encore eu lieu
            – l’article confond pas mal de notions: j’ai pointé la confusion entre libéralisme et néolibéralisme corporatiste (confusion souvent présenté sur ce site… Par hasard ? Je n’en suis pas si sur…) – le mot « étatiste » est effectivement également détourné: il s’agit de la part de Juncker pratiquement d’une tentative de coup d’Etat, presque au niveau du 18 Brumaire. Évidemment c’est plus complexe mais la nature de la démarche est la même que celle de Sieyes. Heureusement qu’il n’a pas à sa disposition de forces armées car on serait alors sûrs de trouver derrière lui un Premier Consul…
            La dérive n’est donc pas étatiste (au niveau européen cela ne veut pas dire grand-chose puis l’EU n’est pas un Etat), mais autoritaire et dangereuse.

        2. Désolé mais le choix n’a pas été fait par la majorité mais par une grosse minorité des inscrits

          La majorité des Britanniques inscrits sur les listes n’est pas pour le Brexit, c’est incontestable

          Comment justifiez-vous la dictature de la majorité qui peut imposer sa volonté même à 49,999 % des contre même si 1000 % des inscrits avaient voté ?

          C’est la que mes citations prennent une valeur didactique et celle-ci aussi donc que je répète :

          « Dès que nous disons le mot « démocratie » pour nommer notre mode de gouvernement qu’il soit américain, allemand ou français, nous mentons. La démocratie ne peut jamais être qu’une idée régulatrice, une belle idée dont nous baptisons promptement des pratiques très diverses. Nous en sommes loin, mais encore faut-il le savoir et le dire »(A.E)  

          Je le sais, je le dis et redis partout où je peux dans un but constructif

          NB. Un indice : c’est un extrait de « La démocratie, malade du mensonge »

          1. Oui c’est intéressant et utile – là encore on s’éloigne quelque peu du sujet de l’article d’E. Verhaeghe, mais c’est la sans doute qu’il faut trouver pourquoi la décision n’est pas prise par référendum et le mécanisme au RU est plus complexe. Cela s’appelle des « garde-fous ». Que nous n’avons pas en France, sauf erreur: le référendum est décisif, ce qui n’empêche pas le gouvernement de s’asseoir dessus, comme souligné par un autre contributeur.
            Donc quel est le problème maintenant ? C’est que Juncker propose de s’asseoir sur encore un autre ensemble de « garde-fous »…

      2. Si le groupe qu’on consulte est celui auquel la décision est appliquée, il n’y a aucun risque d’erreurs puisqu’ils ont obtenu ce qu’ils voulaient. Ceci bien sûr ne présuppose pas que ça se passe bien ou mal par la suite, mais bien ou mal, ce ne sera pas une erreur.
        Visez son doigt avec un marteau, ce n’est pas une erreur.

        Mais si 10 personnes décident pour un groupe le risque d’erreurs est nettement plus élevé, surtout quand la définition du bien et du mal n’est pas la même des 2 cotés.

        1. Vous rendez-vous compte de l’illogisme de votre affirmation ?

          il n’y a aucun risque d’erreurs puisqu’ils ont obtenu ce qu’ils voulaient.

          1. C’est parce que vous avez une définition du bien et du mal et que vous pensez que tout le monde a la même (idem pour la morale)
            C’est ainsi d’ailleurs que l’on détecte les constructivistes : ils savent pour les autres.
            Visez son doigt avec un marteau et se taper dessus n’est pas une erreur.

          2. Si le groupe qu’on consulte est celui auquel la décision est appliquée, il n’y a aucun risque d’erreurs puisqu’ils ont obtenu ce qu’ils voulaient.

            Seule la majorité souvent relative par rapport aux inscrits a obtenu ce qu’elle voulait qu’elle impose aux autres « démocratiquement »

            Vive la sophocratie 🙂

            Pas évident de désigner les sages, mais, par définition, ça ne peut pas être pire que notre façon actuelle d’obliger à voter pour le candidat de son camp ou du camp allié, a fortiori au deuxième tour, imposé par quelques Parisiens », fut-ce-t-il une ordure ou un arriviste patenté

            1. Oui il y a et aura toujours, dans une communauté aussi libérale soit-elle, des décisions qui seront prises à une majorité qualifiée et donc contre une minorité. Tant que cette décision n’affecte pas directement la liberté des uns et des autres on peut supposer qu’on est encore en démocratie.
              Un exemple : face à une menace étrangère ou simplement pour éviter une trop grande vulnérabilité pouvant donner des idées à certains, l’état ou les citoyens proposent d’acheter ou de valider l’achat d’une flotte de 50 Rafales ou Mig ou je ne sais quoi. Cette décision pèsera sur les finances et donc sur les impôts de tout un chacun. Si l’on en passe par une votation, façon suisse c’est bien une majorité qui va imposer sa perception à une minorité et il n’y a pas d’autres moyens : sauf à louer une armée ou se mettre sous la protection d’une autre entité (bof bof) 2 solutions qui ont aussi un coût et dont le résultat est aussi incertain.

      3. Tout dépend du type de référendum, personnellement j’ ai toujours pensé que le référendum d’initiative populaire était plus défendable qu’un un référendum venu d’en haut qui en réalité n’est que de l’instrumentalisation.
        Un référendum ou le peuple ne pose pas la question lui même est un plébiscite.

  5. Pour comprendre tout à fait ce vers quoi nous dirigent les « responsables » administratifs de l’Europe (UE) il faut relire 1984 d’Orwell et retrouver la puissance des mots détournés (retournés) de leur sens originel. Juste Big Brother est remplacé par « libéralisme » pour définir un étatisme européen qui ne veut que notre bien ; depuis sa tour d’ivoire ! Rappelez-vous : le pouvoir pour le pouvoir.

    1. Et ce serait bien, qu’au-delà des mots, les gens s’intéressent d’abord aux intentions et les faits: M. Juncker est favorable à l’adoption du traité de libre échange avec le Canada, sans l’avis des parlements nationaux. C’est le même qui avait dit: « Il ne peut y avoir de choix démocratique contre les traités européens ».
      Nous avons donc affaire à un grand démocrate et un fervent partisan du principe de subsidiarité..
      La conclusion devrait s’imposer: Messieurs les Anglais, vous avez bien fait de (vous) tirer les premiers!

      1. Si c’est vraiment un mot historique pas comme le « merde » de Cambronne qu’il n’a jamais prononcé puisqu’il s’était rendu lematin à un officier peut-être anglais ou galois ou écossais il fallait dire « ‘Messieurs les Britanniques, tirez les premiers »

        « The right word for the right persons »

        1. @ Jean-Marie

          J.C.Juncker a raison: Pas de chance!

          Il faut un peu s’intéresser au fonctionnement des institutions européennes pour comprendre.

          Le président de la Commission ne détient pas le pouvoir de décision. Ce qu’il propose doit avoir

          l’aval du parlement européen (où les Françai feraient bien d’envoyer non pas des « bras cassés » inconnus (sauf M.Le Pen, inutile, et le regretté, à Bruxelles D.Cohn-Bendit, très actif et connaisseur), « recasés », plus touristes que présents en séance! Je dis ça, je ne dis rien!),

          et l’aval du conseil (unanime pour un traité) des chefs d’états et de gouvernement;

          une fois signé, cela revient dans chaque pays pour être ratifié par son parlement.

          Une fois tout cela fait, le traité, APRÈS CE PARCOURS n’a plus à être remis en cause, surtout un traité international: c’est aussi logique que normal! (La rupture uni-latérale d’un traité est le « casus belli » le plus fréquent, d’ailleurs.)

          En 2005, votre référendum a eu lieu avant l’aval du conseil. Le reste (traité de Lisbonne) vous le devez à N.Sarkozy!!!

          1. Sincère merci pour ce rappel.

            Iriez-vous jusqu’à dire que Juncker n’est QUE le chef d’orchestre et qu’il n’est pas en mesure d’influencer plus que les autres le résultat dans son sens à lui ou (?) celui de ceux qui le manipulent ?

            La place ne serait très recherchée que pour le traitement et les avantages en nature ?

    2. Ou la ferme des chochons du même auteur…sur la mise en place d’un tel système 😉

  6. etatistepasconvaincu

    Franchement je préfère  » l’étatisme  » à votre libéralisme d’euro béat.

    Mais pour moi l’étatisme ça signifierait plutôt la surveillance de masse OR le pays qui en fait le plus usage sont les États unies d’Amérique DONC le libéralisme ne protège pas de la surveillance de masse donc du vrai étatiste (contrôle des citoyens).

    Que l’état occupe le monopole de l’entretient des routes ou de la SNCF ou que sais je n’est pas forcément un problème en soit. D’ailleurs si on est « asservis » par l’état en prenant le train pourquoi ne serait t’ont pas asservis par des multinationales (type vinci) en prenant l’autoroute. Non vraiment je comprends pas le problème avec votre « étatisme » je vois pas pourquoi ce serait un plus gros mot que « privatisme ».

    La solution est peut être ailleurs.

    PS: D’ailleurs sous de galle m’est d’avis que nos libertés était plus respecte pourtant s’était l’étatisme. Puis de toute façon l’état ayant le monopole de l' »ordre » (regaliens) cela suffit à asservir une population; l’entretient des égouts je ne crois pas.

    Ainsi la question relève plus de comment on dirige l’état que s’il faut ou non un état.

    1. 1- Les états unis ne sont pas un régime libéral même s’il y a un peu plus de liberté qu’ici bas. Obama est socialiste (Démocrates)

      2- La SNCF est un monopole et comme tout monopole son but et de le garde, de ne pas chercher à innover et de se foutre de la qualité et du prix.

      3- La concession des autoroutes c’est du capitalisme de connivence. D’autre part sur 10€ de péage payé il y a 4€ de taxes et donc les autoroutes sont taxées à 4/6= 66%

      4- De Gaulle avait lancé en 1969 un referendum pour justement décentraliser l’état :
      Dès son discours du 24 mai 1968, le général de Gaulle affirmait aux Français la « nécessité d’une mutation de la société française » qui devait se traduire par « participation plus effective de chacun à la marche et au résultat de l’activité qui le concerne directement »

      Refus des français : 52.41% de non avec 80% de participation. Comme souvent dans les referendum les gens ne votent pas pour ou contre la proposition mais pour ou contre le gouvernement. Il a démissionné suite à ce referendum.

      Le domaine du régalien ce n’est pas l’ordre, c’est la sécurité afin de faire respecter les droits des individus. Rien à voir avec l’asservissement, c’est même le contraire.

  7. « Ajoutons que la mention des libéraux est totalement bouffonne, puisque le principe idéologique du libéralisme repose sur la concurrence parfaite. Or, on voit mal comment la venue de travailleurs détachés, soumis à une réglementation différente de celle qui prévaut dans le pays où ils travaillent, serait conforme à ce principe. »

    révision des bases nécessaire …

  8. En effet, l’UE n’a rien de libérale. Même si l’on entend des concepts comme « libre marché » ou « liberté de circulation », ce sont des concepts qui ne sont pas appliqués sur la base de fondements philosophiques libéraux. Sans respects du principe de subsidiarité et de non coercition pour imposer son point de vue aux autres inutile d’aller plus loin, c’est du « libéralisme » à la carte et quand ça arrange.

    Au delà de la critique du « socialisme » par Hayek, il y a une critique de la centralisation et d’un manque de subsidiarité dans les entités qui composent les groupements sociaux (Nations, Fédérations, …). Au fond Hayek (et d’autres) n’était pas contre le collectivisme, mais contre son imposition via un organisme centralisateur. Il était donc avant tout contre le non respect du principe de subsidiarité, contre la centralisation et l’uniformité ; le reste en découle.

    Il semble d’ailleurs étrange de voir sur ce site que collectiviste représente une insulte, « éspèce de centralisateur » me semblerait plus en adéquation avec la philosophie libérale. Celà aurait au moins le mérite de ne pas s’aliéner des courants de pensée qui ne s’opposent pas fondamentalement au libéralisme (libre à chacun de former un groupement collectiviste tant qu’il ne l’impose pas aux autres).

    D’ailleurs ne peut-on pas voir une cause de la montée des nationalismes en Europe à cause de cette centralisation excessive et du manque de liberté laissé à chaque Nation composant l’Union ?

    1. Oui le collectiviste a quand même tendance à vous demander de participer de force à son système :mrgreen:

      1. « Oui le collectiviste a quand même tendance à vous demander de participer de force à son système »

        Il existe des groupements en France et de par le monde qui fonctionnent de manière collectiviste et de manière autonome, ils ne forcent personne à les rejoindre et cherchent encore moins à collectiviser les biens de ceux qui ne veulent pas participer.

        Mais si vous voulez parlez au niveau d’un pays (collectvisme d’état donc) bien sûr, ne serait-ce que par le fait qu’il faudra par la suite collectiviser les propriétés privées existantes et il semble évident que les propriètaires oposeront de la résistance et ne se laisseront pas faire.

        Mais vous voyez bien au travers de l’article que le passage en force et/ou le bafouement des libertés n’est pas l’apanage des collectivistes d’état, le problème est ailleurs (centralisation excessive et donc manque de subsidiarité étant une clef de compréhension du problème).

  9. Le détachement est inhérent aux grands marchés, plus généralement celui de la réglementation du pays d’origine, sans quoi il ne peut y avoir de marché des services. La phrase « le principe idéologique du libéralisme repose sur la concurrence parfaite » est dénuée de sens. Je ne suis pas convaincu que l’auteur connaisse quoi que ce soit au libéralisme, en théorie ou en pratique 😉

    1. C’est évidemment faux.
      Le détachement tel que conçu aujourd’hui est juste l’instrument d’une concurrence déloyale au niveau de celui qui rend le service, construite sur une concurrence scandaleuse mise entre les États par des règles évidemment faites pour détruire l’Etat-Providence, le mal absolu selon les néolibéraux (qui n’y voient que l’opportunité de business juteux dont ils sont privés), l’expression concrète de la justice sociale la plus basique pour presque tous les autres.
      La concurrence dans les services comme dans tous les domaines doit reposer sur des avantages comparatifs dans la qualité, la productivité (laquelle n’a rien à voir avec le niveau des salaires et tout à voir avec l’organisation du travail, la technologie mise en œuvre, etc.), l’innovation, l’image etc.
      Si on l’appuie sur un exclusif avantage de coût salarial, on joue le jeu de la concurrence entre les individus au moins payé / moins bien assuré, et on nivelle tout, même la qualité et l’innovation, par le bas.
      Accessoirement, la Chine est un excellent exemple: en détruisant de la sorte les assurances sociales on contraint tout le monde à épargner, au lieu de 10 ou 15% de son revenu, 30 ou 40%. Et en Europe, ce serait ralentir encore l’économie à long terme.

      1. Vous avez dormi dans une grotte ces 50 dernières années ?
        Dans le secteur de services, de nombreuses entreprises sous-traitent depuis des dizaines d’années leur saisie comptable, saisie d’annuaires, logiciels, plans, campagne marketing. Il n’y a dans ces cas aucun passage de frontière tout étant « immatériel ». Vous voulez faire quoi ? Vous devriez lire « les avantages comparatifs ».
        Le détachement n’est que l’extension du principe précédent et qui, quoi que vous en pensiez, diminue les coûts. Il les diminuerait encore plus si le principe en était étendu car pour l’instant il ne bénéficie qu’aux grosses industries en mettant des barrières réglementaires que seules elles peuvent franchir.
        Un exemple : une entreprise qui détache des travailleurs doit avoir un responsable juridique sur place. Qui peut se permettre cela ? Le plombier polonais ? Non. Les gros transporteurs ? Oui et c’est d’ailleurs eux qui ont le plus gros contingent de travailleurs détachés. Mais le petit transporteur ne peut pas lutter. Alors que sans cette p… de réglementation il le pourrait et les prix baisseraient.

        Votre lutte est perdue d’avance. Vous aussi vous voulez mettre des barrières à l’entrée pour protéger l’état, pas les travailleurs. Redonner aux travailleurs 100% de leur salaire super brut et laissez les faire eux-mêmes leurs propres choix.
        Dans le genre totalitaire dont vous accusez les autres vous faites fort : vous voulez imposer aux autres de faire comme vous, car vous avez décidé que c’est la meilleure solution. Moi je n’impose justement rien, laissez les entrepreneurs, les salariés décider ce qu’ils pensent qui est meilleur pour eux, ça ne le sera pas forcément mais c’est eux qui auront choisi. C’est ça le libéralisme, le principe de responsabilité.

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