Brexit : Farage dément toute fausse promesse

Brexit : Farage dément toute fausse promesse By: Euro Realist Newsletter - CC BY 2.0

Nigel Farage, qui a soutenu la sortie du Royaume Uni de l’Union Européenne, répond par communiqué en français aux accusations des médias sur sa soi-disant fausse promesse à 350 millions de livres.

Par Frédéric Mas.

Brexit : Farage dément toute fausse promesse
Brexit : Farage dément toute fausse promesse By: Euro Realist NewsletterCC BY 2.0

C’est dans un communiqué de presse en français que le leader de UKIP Nagel Farage s’est adressé à la presse française ce matin. Depuis quelques jours, certains médias laissent entendre que le souverainiste britannique avait fait campagne sur une fausse promesse, celle de réorienter les 350 millions de livres que le Royaume-Uni fournit par semaine à l’Union Européenne vers le National Health Service.

Nagel Farage dément, et précise que la promesse ne vient pas de sa formation, mais d’«un organisme subventionné par l’État nommé Vote Leave». Ce dernier a fait campagne, comme Ukip, pour la sortie de l’Union Européenne, mais se situe plus dans le sillage du conservatisme eurosceptique de Boris Johnson et Daniel Hannan, qui font partie de sa direction.

Deux formations eurosceptiques

La campagne pour le Brexit s’est en effet divisée à droite entre une frange du parti conservateur engagé contre celle de David Cameron, qui après avoir initié le référendum, a choisi de faire compagne pour rester dans l’Union. Nigel Farage conduit depuis des années une formation souverainiste, hostile à l’aspect bureaucratique de l’Union Européenne et attachée à la protection des frontières nationales britanniques qui a toujours gardé ses distances vis-à-vis des autres formations politiques, qu’elles soient Labour, liberal ou Tory. Depuis quelques années, UKIP a infléchi son discours populiste en associant étroitement immigration et politique de l’Union européenne.

Nigel Farage a conclu son communiqué en soulignant la légèreté des journalistes français sur le Brexit : « à défaut de comprendre l’actualité, vous pourriez au moins faire l’effort de vérifier vos sources quand vous retranscrivez vos homologues britanniques, ou à défaut d’engager un traducteur compétent. » Il n’est pas impossible qu’une partie des journalistes français, notoirement à gauche et plutôt favorable à l’Union Européenne, se soit laisser aller à ce que H16 appelle une pignouferie de presse…