Brexit : le temps des regrets

Publié Par Nathalie MP, le dans Europe

Par Nathalie MP.

Brexit- By: Jolene FaberCC BY 2.0

Nous, les Européens, venons probablement de vivre l’événement pacifique le plus incroyable et le plus bouleversant que nous ayons connu depuis bien longtemps dans notre histoire, depuis la signature du traité de Rome qui donnait forme à la CEE en 1957, en fait. En se prononçant à 51,9 % en faveur du Brexit, c’est-à-dire pour une sortie de l’Union européenne, les citoyens britanniques tournent le dos à un projet inédit, exaltant, prodigieux, mais pas sans défaut, de presque 60 ans, déclenchant chez les autres pays membres un sentiment d’échec mêlé du besoin de resserrer les rangs pour se conforter dans l’idée européenne et de la nécessaire introspection pour analyser ce qui cloche et qui pousse ainsi un grand pays, parmi les moins contraints au sein de l’Union, à la quitter aussi radicalement.

David Cameron a pris un risque avec le référendum britannique

S’il y a une image véritablement élégante et réconfortante à garder de ce Brexit, c’est pour moi celle de David Cameron, premier ministre britannique, donnant sa démission devant la porte du 10 Downing Street dès le lendemain du vote (photo de couverture). Bien que brillamment reconduit dans ses fonctions lors des élections générales de mai 2015, bien qu’artisan d’une belle récupération économique (et libérale dans de multiples aspects) de son pays après la crise de 2008, il tire aujourd’hui les conséquences du résultat du référendum qu’il a lui-même proposé. Il a en effet toujours plaidé pour le maintien dans l’Union européenne et pensait parvenir à faire triompher son point de vue.

Il sera facile d’objecter que sa proposition (faite en 2013) de soumettre le Brexit au vote après les élections de 2015 n’était pas dénuée d’un certain calcul politique destiné à renforcer sa position au sein du parti conservateur, très partagé sur la question de l’UE. Il sera également facile de dire qu’il n’y a pas lieu de s’extasier vu qu’il est parfaitement normal de partir en cas d’échec. Il n’en reste pas moins qu’il a pris un vrai risque politique pour lui-même sans aucune obligation légale de le faire, qu’il a lié son avenir personnel à celui de son pays et qu’il s’aligne maintenant sans circonvolutions oiseuses sur la décision populaire. C’est héroïque, surtout vu de France.

Zone de turbulence annoncée suite au Brexit

Dans ses institutions, l’Union européenne a prévu qu’un pays puisse la quitter de façon volontaire et unilatérale, sans avoir à apporter de justification. La procédure de retrait est détaillée dans l’article 50 du traité de Lisbonne de 2009. Elle se met en marche lorsque le pays membre qui souhaite quitter l’Union en fait la demande auprès du Conseil européen (sommet des chefs d’État ou de gouvernement des pays membres). S’ensuit une négociation de sortie qui peut prendre quelques mois sans excéder deux ans (sauf accord spécial pris à l’unanimité). Notons aussi, on ne sait jamais, que le Traité de Lisbonne inclut même la possibilité de ré-intégrer l’UE après l’avoir quittée, en suivant à nouveau la procédure normale d’adhésion.

Le vote a donc eu lieu et s’est conclu sur une demande effective de Brexit. Les caractéristiques géographiques ou démographiques de ce scrutin expliquées dans l’article récent sur Boris Johnson, ancien maire de Londres et figure de proue du « Leave »(quitter), se sont confirmées dans les urnes : le Brexiters sont plutôt anglais, plutôt âgés et plutôt ruraux.

De ce fait, dès l’annonce des résultats, le Royaume-Uni est entré dans une zone de turbulence politique et territoriale. Les Écossais, largement favorables au maintien dans l’UE (à 63 %) se sentent pousser des ailes pour remettre leur indépendance sur le tapis. Un premier référendum tenu à l’automne 2014 avait donné la victoire au maintien dans le Royaume, mais la décision de Brexit change la donne. Le gouvernement écossais planche donc sur une loi autorisant un second référendum d’indépendance et se prépare pour des discussions avec l’UE.

Chez les Irlandais du Nord, même type de remous. Le vote de maintien dans l’UE y a été majoritaire (56 %) et fait dire aux partisans du rattachement avec la République d’Irlande que le Royaume-Uni a, de fait, abandonné toute idée de représenter les habitants d’Irlande du Nord. Il se trouve que la frontière de 500 km qui sépare le Royaume-Uni de la République d’Irlande serait la seule frontière terrestre entre l’UE et le RU (à part le kilomètre entre l’Espagne et Gibraltar) une fois le Brexit consommé. Les Irlandais du Nord craignent le rétablissement des check-points qui prévalaient avant la paix avec l’Angleterre, ainsi que des complications dans leurs relations économiques fructueuses avec leur voisins irlandais du sud.

Sur le plan économique, les conséquences concrètes sont pour l’instant mal appréhendées. On a pu constater que la Livre sterling a beaucoup baissé par rapport à l’Euro et au Dollar, de même que les bourses mondiales, mais on sait aussi que ce type de marché a une tendance récurrente à sur-réagir fortement aux événements politiques et aux annonces des gouvernement, d’autant que les opérateurs anticipaient plutôt la victoire du maintien dans l’Union. Surtout, comme première conséquence désagréable, on a rapidement appris que plusieurs grandes entreprises (Morgan Stanley, Deutsche Bank) envisagent de déplacer leurs implantations londoniennes à Dublin ou Francfort.

Une période d’incertitude économique

En revanche, ce qui est maintenant certain, c’est que les arguments développés pendant la campagne sur les impacts positifs du Brexit pour l’économie britannique étaient largement plus tournés vers le racolage facile que vers une analyse coûts / bénéfices sans concession. Les partisans du maintien n’étaient certes pas en reste de prédictions inquiétantes en cas de sortie (isolement, ralentissement économique, baisse du PIB de 14 %…), mais c’est devenu relativement sans objet maintenant que la sortie est actée et que tout montre qu’elle sera beaucoup plus compliquée qu’on l’imaginait, notamment parce qu’elle ouvre une période d’incertitude qui pourrait durer deux ans, le temps des négociations avec l’UE.

Brexit le temps des regrets-https://leblogdenathaliemp.com/2016/06/26/sic-brexit-gloria-mundi/

Brexit le temps des regrets-https://leblogdenathaliemp.com/2016/06/26/sic-brexit-gloria-mundi/

Alors que la contribution nette du Royaume-Uni à l’UE, c’est-à-dire ce qu’il verse diminué de ce qu’il reçoit, notamment au titre de la politique agricole commune, est d’environ 5 milliards d’euros (voir graphique ci-contre sur le budget 2014 extrait du Figaro), le camp du Brexit a fait campagne sur la somme de 350 millions de livres par semaine, soit 18 milliards de livres par an soit environ 22 milliards d’euros par an. Ce n’est plus de l’approximation, c’est du grand n’importe quoi. Et l’idée géniale communiquée aux Britanniques sur la reprise de contrôle de cette manne largement inexistante, c’était de l’affecter au NHS (National Health Service, équivalent de notre système de santé) dans la plus pure tradition socialiste. Nigel Farage, leader de l’UKIP, parti de droite nationaliste partisan du Brexit, explique dorénavant que c’était une erreur, que ce n’était pas lui, que bref, oublions tout ça, on trouvera bien à dépenser nos 10 milliards (encore un autre chiffre) !

Des Brexiters aux Bregretters

Le plus amusant, c’est qu’un nombre non négligeable d’électeurs qui ont voté pour le Brexit disent maintenant regretter leur vote. Ils ont été immédiatement baptisés : ce ne sont plus des Brexiters, ce sont des Bregretters. À lire leurs arguments, on leur aurait caché les mauvaises conséquences économiques possibles ! La chute de la livre sterling leur fait froid dans le dos, et de toute façon, ils ne voulaient pas la sortie, ils voulaient juste que le maintien dans l’UE l’emporte de peu pour ne pas donner un chèque en blanc aux institutions européennes.

Tragique erreur, cette idée de voter non pas pour ce que l’on souhaite vraiment ou contre ce que l’on déteste vraiment, mais pour donner une « leçon ». On se réveille et à force de « leçons » tout s’est passé à l’inverse de ce que l’on souhaitait. (À garder en tête avant de voter Le Pen pour donner une « leçon » à Pierre ou Paul). Eh bien, désolée pour vous les amis, c’est dommage, mais c’est fait.

Encore plus curieux, et qui tend à confirmer que pas mal d’électeurs se sont montrés un tantinet étourdis sur ce coup pourtant énorme pour l’avenir du Royaume-Uni et de l’UE en général, il semblerait qu’après avoir voté, ils soient rentrés chez eux et se soient mis à chercher des renseignements sur le Brexit sur internet. Google a constaté un pic des demandes « Que se passera-t-il si on quitte l’UE ? » après le scrutin.

Comme les Brexiters représentent quand même plus de 17 millions de personnes, on peut supposer que dans leur grande majorité ils ont voté avec sérieux en leur âme et conscience. Il est donc intéressant de s’intéresser aux raisons qui les ont amenés à choisir de quitter l’UE. Selon Sophie Pedder, qui dirige le bureau de l’hebdomadaire The Economist à Paris, la première motivation est celle du contrôle des frontières contre l’immigration. Les questions de bénéfices économiques n’ont eu qu’un faible impact d’autant que les études produites à l’occasion n’étaient ni sérieuses ni véritablement crédibles (comme vu plus haut). Les questions réglementaires, normes etc… sont quasi inexistantes dans la décision.

Quel Boris Johnson en France ?

Il n’est donc pas du tout étonnant d’entendre Marine Le Pen appeler à un référendum sur le Frexit (sortie de la France de l’UE) dans la foulée de la victoire du Brexit. Même si elle appelle cela la victoire de la liberté (mot galvaudé, mis à toutes les sauces, surtout quand il s’agit de la limiter), il faut bien voir que dans le cadre de son programme politique et économique particulièrement dirigiste qui prône la fermeture des frontières et le refus de l’immigration, il ne s’agit nullement de chercher à réveiller le libéral qui est en nous, mais de promouvoir une société fermée, bien repliée au chaud sur sa glorieuse histoire, mais hostile à tout apport extérieur (à part celui de la Russie). Quant à la souveraineté monétaire retrouvée, il s’agit simplement de pouvoir faire marcher la planche à billets en toute tranquillité. Appauvrissement garanti.

Selon moi, il est naturel qu’un pays souhaite pouvoir adapter sa politique migratoire à ses possibilités économiques et géographiques, et il est également logique et naturel d’y mettre comme condition d’entrée le respect absolu de notre Constitution et de nos lois. Ce n’est évidemment pas l’équipe au pouvoir en France qui rendra cela possible, empêtrée qu’elle est dans ses petits arrangements à but électoral.

Mais ce qui est absolument certain, c’est que la demande pour un Brexit ou un Frexit etc. est aiguillé avant tout par le refus de l’étranger. Dans ce cadre, les libéraux qui sont prêts à balancer l’UE parce qu’elle n’est pas la représentation parfaite des théories libérales sont malheureusement aussi les « alliés objectifs » de la société fermée proposée par les partis nationalistes d’extrême droite ou d’extrême gauche. L’inverse de ce qu’ils souhaitent.

Il est évidemment aisé de montrer que l’UE telle qu’elle fonctionne actuellement est loin de former l’idéal parfait du libéral. Sous la volonté d’harmoniser les normes dans le but de faciliter les échanges entre les pays membres, elle a fini par faire des normes une fin en soi qui pèsent lourdement sur certaines activités économiques, notamment l’agriculture dans le cadre de la PAC. Le fonctionnement des institutions parait opaque et pas assez démocratique. La Commission, non élue, semble prendre toutes les décisions sans consulter ni les peuples ni les gouvernements.

Après le Brexit, de nombreuses personnalités politiques se sont exprimées pour expliquer qu’il fallait rendre l’UE plus attractive et ont parlé d’accélérer « l’intégration » ou « l’approfondissement » des relations. Il serait dommage de réparer le mal d’une Union trop pointilleuse par encore plus de réglementation et d’ingérence inutile. Il me semble que si l’on veut réveiller l’Union européenne, si précieuse pour la paix, il faudra d’abord lui faire prendre du recul sur ses missions : oui, au pacte de stabilité qui garantit l’orthodoxie monétaire. Oui à une certaine harmonisation des normes pour faciliter la circulation des marchandises, des personnes, des étudiants etc… Non à la bureaucratie et au délire normatif jamais assouvi décidé dans le cénacle fermé de fonctionnaires sans prise avec le réel. Oui à des pays libéraux dans une Europe libérale.

Sur le web

  1. cet article me plait, mais une précision, sur la PAC,: sans ce système, il n’y aurait plus d’agriculture en France ! Je suis agriculteur, et sans ce complément, j’aurais plié les gaules en 1992 . Je crois que les contraintes insuportables que les paysans subissent, sont plus d’origine française (groupes de pression pseudo-écologistes, incompétence des hommes politiques, syndicats, groupes de pression professionnels….) qu’européenne .

    1. D’ailleurs l’agriculture Suisse est sinistré non?

      1. Je ne sais pas, mais on peut peut-être comparer les prix et les charges ?

    2. Sans la PAC, l’agriculture française se serait adaptée ou aurait ressuscité pour satisfaire les consommateurs et non les politiciens et les directiveurs européens.

    3. Regardez de plus près le revirement auquel a procédé la Nouvelle-Zélande en ce qui concerne les subventions agricoles…
      Mis a part, il sera très instructif de voir les résultats des négociations EUK, car il évident que les échanges resteront similaires entre les deux parties, contrairement a ce que pensent les alarmistes de tous poils. Ces accords pourraient même être un socle de refondation d’une Europe un peu moins parasito-pachydermique. La future EU se serait-elle pas finalement le résultat de du futur fonctionnement EUK ?

    4. Pas un mot sur la MSA qui rackette les agriculteurs de la même manière que le RSI rackette les indépendants ?

      Les esclaves sont donc heureux du sort appliqué par leurs bourreaux.

      1. la msa n’a rien à voir avec la PAC dont c’est ici le sujet . Effectivement la protection sociale fait partie des très lourdes charges d’une entreprise . Un esclave est toujours malheureux .

        1. C’est vous-mêmes ci-dessus qui parlez de comparer les prix et les charges.
          Si vous ne considérez pas que la MSA est une charge pour vous, alors effectivement c’est grave car la meilleure solution pour résoudre un problème c’est d’en identifier les causes.

          Et la Nouvelle Zélande qui ne subventionne plus du tout son agriculture, vous ne répondez pas ?

  2. le gros problème de l’UE est facile a comprendre , elle veut protéger les consommateurs/électeurs en imposant des normes genre longueur du manche d’un balai…alors qu’elle doit protéger les entreprises….contre les états et les lobbys et le reste du monde .
    et oui , il faut virer les politiques de l’UE , ils ne songent qu’a leur réélection et sont trop corruptibles.
    l’UE est une union économique et doit se contenter de régler les problèmes économiques , on n’a pas besoin d’un état supranational s’occupant de tout et de rien. l’UE n’est pas libérale , elle est une dictature sans un dictateur mais des milliers

  3. Brexit = peur de l’immigration? Un autre point de vue (écrit avant le scrutin)
    http://institutdeslibertes.org/la-vraie-signification-du-debat-sur-le-brexit/

  4. Heureux d’apprendre que les Ecossais sont moins âgés et moins ruraux que les Anglais…

    1. Ce n’est pas ce qui est dit dans l’article. Il y est dit que si vous êtes anglais ET âgé ET rural, alors vous avez plus de chances d’être pour le « out ». par contre si vous êtes écossais OU jeune, alors vous avez plus de chances d’être pour le « in ». Je vous laisse tirer des conclusions logiques, c’est du niveau du brevet de collège…

      1. Ne rabaissons pas la manipulation des statistiques au niveau du brevet des collèges. L’âge et la ruralité ne sont pas des facteurs explicatifs satisfaisants, et ce d’autant qu’ils sont pleins de sous-entendus abrupts, voilà ce qui ressort de la comparaison entre l’Angleterre et l’Ecosse. Si vous voulez faire une analyse des corrélations, commencez par le facteur le plus évident : quels bénéfices, matériels et immatériels, les votants tirent-ils de leur appartenance à l’UE, et qui en paie le coût ? Si vous prouvez que là, la corrélation n’est pas significative, alors vous pourrez regarder d’autres facteurs.

        1. Que ce soit statistiques, c’est plus que probable même si le traitement informatique des résultats pourra permettre des constations de sources sans doute moins imprécises, dans la suite, vu la précocité de ces affirmations: il serait donc bien utile de connaitre la méthode conduisant à ces 2 CONSTATATIONS mais sans dire un mot de son INTERPRÉTATION, comme toujours. D’où: « on fait dire aux chiffres ce qu’on veut ». Surtout en politique!

          Ce qui semble vrai pour l’Irlande du Nord, si se vérifie le fait d’une certaine « ruée » de ces Irlandais du Nord, de demander un passeport de type européen à l’Eire (c’est autorisé), concommitence de 2 événements, qui, vérifiés, peuvent avoir une origine unique.

          Outre ce manque d’informations, souvent « oublié » dans la presse de plus en plus éditorialiste et moins informative, malheureusement, ne fait qu’amplifier la manipulation politique. Et j’ai de plus en plus de mal à croire tous ces prévisionnistes qui prévoient avantages et catastrophes quand rien n’est encore vraiment sûr.

        2. L’article ne prétend pas que l’âge et la ruralité sont des facteurs explicatifs au vote « leave ». Il y a juste une corrélation indéniable entre les deux. L’auteur ne fait aucun sous-entendu sur le sujet ni ne manipule quoi que ce soit.
          Pour ce qui est des explications, j’aurais tendance à dire effectivement qu’il s’agit d’une population qui profite moins des avantages de l’UE (libre-échange, libre circulation), tout en en subissant autant les désavantages, ou les supposés désavantages (immigration, impression de déclassement social, etc.). Ce qui me fait dire que le facteur explicatif principal du « Leave » est plutôt un repli sur soi qu’un sursaut libéral contre une UE supposée socialiste. Ce qui, dès lors, ne me rend pas très optimiste quant au sort du Royaume-Uni après le « leave »: les libéraux qui ont défendu la sortie pourraient s’en mordre les doigts à terme, quand bien-mêmes leurs critiques contre la bureaucratie bruxelloise sont justifiées, au moins en partie.
          Pour conclure, les défenseurs du Frexit et du Brexit ne sont probablement pas si différents d’un point de vue sociologique. Ceci dit, si vous avez une autre explication vraisemblable à cette corrélation, je suis preneur.

    2. En fait, ils sont surtout moins anglais, c’est le troisième critère discriminant de ce référendum…

      1. Pourtant, le graphique de ce que coûte et rapporte l’Europe aux 28 pays ne distingue pas les différents composants du Royaume-Uni. Comment se répartissent géographiquement les 5 milliards ?

        1. Oui, vous avez raison, le graphique traité le RU comme une entité à part entière. On ne peut donc pas séparer les usages faits de ces fonds selon le pays (Angleterre, Irlande, Écosse, etc.), la tranche d’âge (étudiants, retraites, etc) la profession (agriculteur, encore que la PAC les concerne plus que les autres, banquiers, etc), le lieu de résidence (Londres ou Stracathro).
          En revanche, il y a bel et bien clivage dans les votes entre toutes ces catégories. Dire et écrire que le RU veut majoritairement quitter l’UE est largement abusif.
          Par exemple, les anglais les plus âgés qui votent « contre » ne vivront pour la plupart aucune des conséquences que leurs enfants et petits enfants vivront du fait de leur choix.
          J’ai le sentiment qu’on a dépassé largement les limites de la démocratie, et que la lecture de l’article sur le mythe de l’électeur rationnel d’aujourd’hui apporte un éclairage bien utile…

          1. C’est vrai que des individus qui ont fait la seconde guère mondiale, vu comment la misère s’est propagé avec le socialisme, puis connue la CEE et l’UE sont moins à même de voter pour le devenir du Royaume que des blancs-becs qui ont toujours vécu en ne connaissant que le Royaume-Uni dans l’UE .

            En URSS les peuples ils n’étaient pas rationnels, il ne voyait pas les biens faits du socialisme, alors que nous en occident on savait grâce à nos intellectuels la chance qu’ils avaient, et ne parlons pas de l’Allemagne ou il a fallu construire un mur pour empêcher l’ouest de fuir dans le paradis socialiste qui ne pouvait accueillir toute la misère capitaliste.

            J’ai l’impression d’entendre un membre du politbureau : les gens ne savent pas ceux qui est bon pour eux mais nous on sait alors on va les guider.

            1. Vous savez, les individus qui « ont fait la seconde guerre mondiale », il n’en reste plus beaucoup, ils ont l’âge de la Reine et du prince Phillipe. https://www.youtube.com/watch?v=m5ZzJlXL0B0
              Cette génération va disparaître prochainement, tout comme il y a quelque temps celle de 14/18 avec la mort des derniers « poilus » – « régiments au complet, manque personne », a pu dire l’ange en faisant son rapport de l’appel du matin à Saint Pierre.

          2. @ Pakura Tane

            Le « mythe », comme vous dites!

            Bien sûr, par internet, tous les usagers ont la possibilité de s’informer, objectivement ou contradictoirement, si ils en font l’effort, mais qu’une proportion non négligeable se précipite vers des partis populistes-nationalistes n’en est sans doute pas la signature! Tant que ces partis n’auront pas gouverné, ils jouent sur la vague du recrutement, par tous les moyens.

            Sait-on seulement que l’U.E. n’est en rien responsable de l’afflux et de la répartition des réfugiés, le conseil européen des chefs d’état et de gouvernement (les « pays », unanimement décideurs) : ayant refusé de s’entendre sur toute décision commune à ce sujet?

            J’ai donc de plus en plus l’impression que ces pays, à travers ce conseil, c’est vrai, composé de politiciens nationaux du pouvoir exécutif, toujours entre 2 échéances électorales, qui ont plus le souci de leurs intérêts sur le plan national que sur celui d’améliorer l’Union Européenne, craignent d’engager leur pays!!!

            D’ailleurs leur droit de veto, possédé par chacun des 28, donnerait tout pouvoir à ces 28 représentants du pouvoir « EXÉCUTIF » de leur pays si tout les textes des décisions prises à Bruxelles ne devaient pas revenir au parlement national pour promulguer la loi qui traduira nationalement les décisions prises à Bruxelles.

            Le mythe, encore, d’un pouvoir bruxellois vécu comme « ennemi extérieur non démocratique » ne résiste donc pas à l’analyse, même si il est bien pratique pour servir d’alibi aux représentants du pouvoir national pour masquer leur propre responsabilité.

            Mais l’ignorance, par le peuple (et pas que le peuple!!!), du système de pouvoir européen lui fait croire qu’il n’est pas démocratique, alors qu’il l’est autrement plus qu’une loi votée à l’Assemblée Nationale, en France en présence d’une trentaine de députés, comme cela arrive régulièrement (habitude qu’ils ont gardée à Bruxelles, ce en quoi ils ont évidemment tort!)

            Ce qui risque bien d’amener cette Europe à « plusieurs vitesses », avec un « noyau dur » des pays membres qui ne se posent même pas la question d’un « bruexit » (« bru » étant le sigle aéronautique de Bruxelles) mais souhaitent sans doute modifier l’orientation de l’Union telle qu’elle est actuellement, vers cet avenir plus dynamique et plus démocratique, tel que le système fédéral (dont la France et son état centralisateur de toute décision, depuis des siècles, a une idée complètement tronquée, contrairement à la Suisse, l’Allemagne, les U.S.A. ou, plus récemment la Belgique ou le Royaume-Uni, où les décisions se prennent de façon plus décentralisée quand le « pouvoir » central n’est que l’émanation des pouvoirs décentralisés, se mettant d’accord parce qu’ils en ont besoin pour constituer un pays, sa défense, sa justice et certaines choses, comme l’enseignement et les diplômes garantis par l’état, par exemple, ou le rassemblement solidaire lors de catastrophes, naturelles ou non, comme la menace terroriste actuelle ou simplement les règles d’une mobilité aisée).

            Il est évident que la démocratie demande que le poids des citoyens représentés au parlement européen s’alourdisse pour peser encor plus dans la balance au détriment de ces ministres nommés, pas élus, par un président élu avec une bien courte majorité d’électeurs qui se sont inscrits, sont allés voter en déposant dans l’urne autre chose qu’un bulletin blanc ou nul: il n’y parviendrait pas, sans doute aujourd’hui! Mais il n’existe aucun texte, en France, pour pouvoir le déplacer avant trme!

  5. Bonjour, tres bonne analyse des faits mais prentendre que les liberaux pro-brexit jouent involontairement le jeu des extremes me semble discutable. Personnellement je suis un pro-brexit avec une conscience aigue des risques politiques et économiques induits cependant je pense qu’il est preferable de quitter le titanic avant qu’il ne sombre. OUI les anglais sur leur petit radeau vont prendre des paquets de mer sur la g… pendant que nous sommes a l’abri sur le pont mais ils pourraient avoir rejoind la terre ferme avant que notre paquebot s’ effondre…
    Ne nous leurrons pas, l’effondrement de l’UE sous sa forme actuelle est actee (dixit Sorros…) les inquietudes sont legitimes mais eternellement parier sur la connerie humaine pour nous amener le pire revient a continuer d’accepter toujours moins de liberté pour plus de sécurité. Les anglais ont fait le choix de l’insécurité, qu’un brexit-bloose les torture est relativement sain.
    Il est peut-etre temps de parler des autres, ceux qui n’ont voté ni par racisme ni par nationalisme bea mais pour sortir de l’union administrative europeenne.
    Et que ni nos elus, ni nos medias ni nos hauts fonctionnaires n’acceptent de regarder en face c’est leur rejet massif par la population qii est a l’origine de la majorité ayant permis la sortie. Il est plus que temps de rappeler nos elus a regarder le reel: l’union europeenne a ete construite sur les plans des etats-providences et son objet initiale ( preserver la paix) lointainement oublié au profit de la sauvgarde du modèle de nos Etats providence obsolètes et d’une ideologie transnationale qui voudrait uniformiser a marche forcée des peuples et civilisations multiseculaires.
    Bref, l’UE est morte, vive l’UE: concentrons nous sur les opportunités de la reconstruction le plus rapidement possible, l’histoire jugera.

    1. @Borlo +1 je partage votre vision .

    2.  » Il est peut-etre temps de parler des autres, ceux qui n’ont voté ni par racisme ni par nationalisme bea mais pour sortir de l’union administrative europeenne ».

      Un peu tard non?? Ils étaient pendant la campagne?

    3. Oui cet amalgame avec le FN devient légèrement pénible surtout ici.
      Bon je vais aller manger un yaourt Danone et des fruits pour mon goûter et j’espère qu’un gars du front national ne va pas faire pareil.

      1. J’espère que les fruits étaient dans un muffin.

      2. « Oui cet amalgame avec le FN devient légèrement pénible surtout ici », si certains ne cherchaient pas à donner le bâton pour se faire battre on en serait pas la, faire passer Farrage pour plus modéré que Cameron et j’ en passe.

        Que vous le vouliez ou non et c’est sans doute dommage pour la suite mais « ceux qui n’ont voté ni par racisme ni par nationalisme bea mais pour sortir de l’union administrative europeenne » on largement perdu la bataille de la communication, sérieusement qui était leur porte parole pendant la campagne?

        1. Si Le Pen dit que le ciel est bleu, dois-je dire qu’il est jaune ?
          Dans les différents courants politiques il y a des idées communes et on ne peut pas réduire un souverainiste à un ra-ciste.
          Mais bon, c’est bien pratique pour exclure quelqu’un du débat.

  6. Plus je lis les pro europe plus je constate que leur attachement est d’ordre religieux, comme les communistes. ils sont tellement convaincus que l’Europe c’est la paix et la prospérité qu’ils sont incapable de voir l’évidence après 25 d’union Politique : l’europe c’est la ruine et la haine.

    Ils sont tellement aveuglés par leur foi qu’ils en arrivent à défendre, au nom de la liberté, une institution politique qui piétine sans vergogne tous les principes de démocratie et le liberté : l’article 3 des droits de l’homme et du citoyen, les principes de separation des pouvoirs (qui n’existe pas en Europe), la nature exclusivement oppressive de la loi européenne etc …

    En Fait l’Europe c’est une dictature molle qui emprunte un petit peu et de l’URSS et du fascisme mussolinien.

    A l’URSS son mépris de la nation et sa visée impérialiste et à mussolini sa devise « Tout dans l’Etat, rien contre l’Etat, rien en dehors de l’Etat » mais aussi son espèce de romantisme niais qui cache la véritable nature du pouvoir.

    Ce n’est pas parce que l’UE puise son romantisme dans des idéaux libéraux qu’il n’est pas une perversion de ceux-ci ainsi qu’une véritable dictature.

    L’Union Européenne est le contraire d’un ordre libéral.

    1. Et c’est sans doute cela précisément que les Britanniques ont contesté. Non pas l’immigration en tant que telle et encore moins les immigrés (nombreux en G-B), mais la gestion centralisée et autoritaire de ce problème. Il semble que cette nuance ne soit pas audible par nos élites car sur le fond, cela signifie qye les peuples ne leur font plus confiance…

      1. Ils ne le reconnaitront jamais. le faire c’est signer leur arrêt de mort !!!!

  7. Après la vague de l' »idiot raciste méchant », voici la vague, de l »idiot un peut bête qui regrette oh oui oh oui ».
    Vous vous donnez beaucoup de mal, vous mettez la forme, et vous évitez l’invective, ce dont je vous suis gré.
    Mais le fond n’est il pas identique? It’s done, move on. One man, one vote. End of.

    A ma connaissance, le RU fait toujours partie de l’EEA. Keep calm and carry on.

    Et un grand merci d’avoir noté le moquage de visage qu’est la proposition NHS, effectivement, ca ne vole pas bien haut, et oui, il va être très difficile de respecter les représentants politiques les plus outranciers des deux camps. Un renouvellement de députés encore plus violent qu’en 2009 serait bienvenu.
    S’il y a bien des regrets a avoir, c’est sur la qualité du débat. Sans parler de Farage. Indigne bouillie, illisible.

    Je reviens sur votre conclusion, et vous propose une hypothèse de travail: gel de toutes nouvelles législatures tant que les anciennes ne sont respectées.
    Ce serait mettre les vraies responsabilités en face des bonnes personnes non? Et a ce jeu la, j’aurais certainement eu moins de certitudes a quitter une organisation qui permet a beaucoup d’incompétents de rester immobile quand ca les arrange (cestpasmoicestleurope) mais de faire n’importe quoi quand l’envie les en prend pour rester coincé au fond du pot a confiture (recours abusif a la dette et aux impôts en violation directe et constante des engagements pris, guerres intempestives, décisions unilatérales sans concertation).
    Suivez mon regard.
    Oui. Toi. Electeur de Calamiteux, pardon, Cavamieux, regrettes tu d’avoir voté pour le pire représentant national d’après guerre?

    Je vous laisse avec un amical, prévisible, infantile: https://www.youtube.com/watch?v=Q3Kvu6Kgp88

  8. Quand est-ce qu’on va un peu arrêter ce délire pathétique façon fin du monde autour de ce vote qui ne changera strictement rien à rien : la Grande-Bretagne sera toujours dans l’Europe dans 2 ans, et les colères stupides de Junkers, la grandiloquence ridicule de FH et les rodomontades outrées des uns et des autres sont tout aussi vaines que déplacées. Curieux de voir tous ces commentateurs professionnels, censés garder la tête froide, sauter tous ensemble en hurlant sur le même tabouret à la vue du OUT en ânonnant les mêmes pseudo-analyses ad nauseum. Et tout aussi curieux de découvrir que la plupart des contributeurs soit-disants « libéraux » de ce site sont en réalité des faux nez de Bruxelles, tendance utopistes socialisants : « un projet inédit, exaltant, prodigieux »… Pourquoi pas un homme nouveau pendant qu’on y est ?

      1. @ Librtango

        Merci de ce lien fort intéressant.

        Si je comprends bien, dit clairement, le Royaume-Uni, où, effectivement ce referendum n’est pas décisionnel mais consultatif, il n’est, en fait, que logique que D.Cameron qui a pris l’engagement public de démissionner (et donc de s’occuper d’ici octobre, que des « affaires courantes », à l’exclusion des choix d’avenir, laisse son successeur présenter à la Chambre son projet de présenter la demande britannique de l’application de l’article 50 du traité de l’U.E. sans doute, Chambre fort influencée par ce qui va se passer d’ici octobre (quand lui, D.Cameron se présentera dans son congrès de parti,) sur les plans politique, celui des affaires et celui de l’Écosse, de l’Irlande du nord ou du Pays de Galles, dont on n’a pas parlé.

        Le Royaume-Uni retrouvera, avec le Brexit, sans doute plus de Liberté (au sens « libéral » théorique français qu’on peut lire ici) mais au prix de quels sacrifices jugés ici négligeables?

        Il est bien clair qu’ils n’ont pas l’intention de se hâter et, de toute façon, doivent préalablement obtenir l’accord de la Chambre, avant.

        La politique est « l’art du possible », rarement une obéissance parfaite à des principes théoriques.

    1. Pas sur de vous comprendre: vous pensez que le chapitre 50 ne sera jamais actionné ou vous faites le constat pragmatique qu’il oblige le RU a être membre a part entière 2 ans de plus?
      Le premier cas de figure ne connait aucun antécédent au RU depuis des siècles, du mal a le visionner, pour être franc.
      Un cas de figure envisageable serait peut être l’ouverture de négociations sérieuses (contrairement a la plaisanterie que Cameron aura réussi a obtenir). Peut être. Je n’en sais rien.

      Entièrement d’accord avec vous concernant l’ambivalence des libéraux sur le sujet.

      Et également que ceux qui assènent des prognostics en ce moment prennent le risque d’avoir une relecture pénible d’ici peu. May, Osborne, Johnson? On n’en sait rien. A l’instant ou j’écris ces lignes, Corbyn vient d’être lâché par Tom Watson, après avoir perdu hier la moitié de son cabinet. Je suis incapable de vous dire qui sera le leader du Labour a fin journée. Nous en sommes la. Mais tout le monde au RU assume, off with your head a un rythme fou!
      Contrairement a Juncker, qui restera en poste, et qui continue d’arroser le brasier.
      Ne serait ce que ce simple postulat devrait tout de même en faire réfléchir plus d’un sur la nature du magnifique projet européen.

      A lire cet article dans les Echos, la question de savoir si le Brexit n’est pas too little too late se pose
      http://www.lesechos.fr/idees-debats/editos-analyses/0211035715650-la-liste-terrifiante-de-ce-qui-ne-marche-pas-dans-la-zone-euro-2007022.php#

      D’un champ d’incertitudes au RU a l’océan de cacophonie sur le continent, beaucoup de bruits pour rien? Peut être, mais en tant que libéral, je n’ai rien contre le risque. Du moment qu’on assume. Et c’est bien la prise de risque des Anglais que beaucoup saluent, admirent et réclament.
      Des regrets! I don’t think so.

      1. Oui, je pense qu’il y a loin de la coupe aux lèvres… et que le référendum ne signifie pas grand chose en l’état, dans la mesure où il ne permet en aucun cas de donner un mandat clair à un homme politique précis pour enclencher réellement le processus : je ne sais même pas s’il obtiendrait d’ailleurs la majorité à la chambre qui seule peut voter une telle sortie.

        Si DC avait fait campagne pour le Out, il aurait pu estimer avoir ce mandat. Mais maintenant, je ne vois pas comment enclencher ce processus sans une nouvelle élection.

        1. Nous sommes entièrement d’accord: tout le monde envisage de nouvelles elections, d’ou la tentative des députés Labour de se débarrasser de Corbyn. La seule chance du Labour est de se positionner cette fois ci franchement dans le camp in, au centre de l’échiquier politique, et espérer recentrer tous les votes remain. La partie se joue la, mais ne pas oublier que le maitre du jeu, le seul dont l’initiative permettrait ce reset, sera le nouveau premier ministre. Faisons lui confiance de ne pas convoquer des élections anticipées si il/elle pense les perdre. Je ne vois pas de Chirac chez les Tories.

  9. Merci à NathalieMP pour cet article bien documenté et bien équilibré, comme toujours. Je trouve le discours des « bregretters » pitoyable. Vous avez voté le!out, vous êtes des adultes responsables, maintenant à vous d’en assumer les conséquences! J’espère seulement que l’impact sur le reste de l’UE provoquera un sursaut salutaire. Je trouve à ce sujet la déclaration d’Osborne selon lequel le RU déposera sa demande de sortie à sa guise particulièrement inquiétante:

    http://www.latribune.fr/economie/union-europeenne/brexit-pour-osborne-l-activation-de-l-article-50-pour-quitter-l-ue-attendra-582414.html

    1. Ce sont les européens eux-mêmes qui ont décidé dans leur règlement que la sortie d’un pays ne pouvait se faire qu’à la demande de celui-ci, et qu’on ne pouvait forcer un pays à quitter l’union.

      Je trouve un peu bébête les prises de position du genre : « qu’ils en assument les conséquences ! », comme s’il s’agissait de punir des « déviants » : vous parlez d’agir en adulte, commençons par nous l’appliquer à nous-mêmes. Si vous êtes pro-européen, votre seul souhait devrait être de voir la GB rester dans l’Union malgré tout. CQFD, un peu de diplomatie vaut peut-être mieux que des injonctions comminatoires. Dans tous les cas, on ne voit pas bien l’intérêt à envenimer les choses. Raison pour laquelle j’ai trouvé le discours de Junker particulièrement affligeant (dans le genre : « ben puisque vous avez décidé de nous quitter, on peut vous le dire maintenant : on a jamais pu vous piffer »).

      La chose la plus vraisemblable aujourd’hui est une dissolution face à une situation politique trop instable, sans compter – suite à la démission de DC (peut-être plus malin qu’il n’y parait) – qu’on se demande quel est l’homme politique qui osera enclencher réellement le processus, sans un mandat politique clair du peuple (un référendum n’est pas une élection : on imagine mal, par exemple, un BJ monter bien haut dans les enquêtes d’opinion, et du coup avoir la légitimité pour mener ce processus à bien). De nouvelles élections pourraient au contraire se faire autour d’un mandat clair : élire un PM et une équipe pour enclencher l’article 50 et mener les négociations à bien, ou au contraire revenir sur le résultat du référendum, affirmer l’ancrage européen de la GB et entamer la négociation d’un nouveau traité par exemple.

      Bref, IN ou OUT, les Britts sont toujours nos amis et nos partenaires, et leurs îles se situent en Europe pour encore plusieurs siècles. Ne les insultons pas en les traitant comme des pestiférés au prétexte que 35% de leurs inscrits ont voté dans un sens qui ne nous plairait pas.

      1. Oh mais je ne traite personne de pestiféré. Je souhaite juste que l’UE ne reste pas empêtrée dans le Brexit et trouve les moyens de rebondir. Les britanniques se sont mis eux-mêmes dans une situation très compliquée, sans nous demander notre avis. C’est en toute amitié que je leur demande de ne pas aggraver la situation.

        1. C’est aussi à nous de ne pas aggraver la situation et de ne pas nous empêtrer nous même dans le Brexit. Il ne s’agit pour l’instant que d’un référendum consultatif interne au RU, sans valeur juridique : la Chambre reste parfaitement libre d’en suivre le résultat ou pas. Et du point de vue de l’Union, tant que l’article 50 n’est pas enclenché, rien n’est changé. Pourquoi alors taper du point sur la table en disant au RU de sortir immédiatement, alors que ce n’est l’intérêt de personne et que personne d’ailleurs n’y est prêt, ni l’UE, ni la GB. Au lieu de monter sur ses grands chevaux, l’UE ferait bien mieux de dire qu’elle prend acte des résultats, que ceux-ci ne change rien pour le moment et qu’elle va enclencher des discussions constructives avec nos amis anglais pour savoir la suite exacte qu’ils souhaitent donner à cette consultation, sans ce gêner bien sûr pour mener des discussions en sous-mains entre les autres états membres (ce que font apparemment déjà les Allemands). Bref, un peu de calme, de diplomatie et de realpolitik, et pas ces sempiternelles réactions émotionnelles.

          Quand à la sortie réelle de la GB, à partir de l’enclenchement de l’article 50, elle est estimée à 10 ans par les spécialistes : 2 ans pour prononcer effectivement le divorce, et le reste pour mettre en place le nouveau modus vivendi. http://www.bbc.co.uk/newsbeat/article/36634702/article-50-the-simplest-explanation-youll-find. CQFD, qu’ils aillent vite ou pas ne changera pas grand chose…

          (au passage et pour revenir à l’article, une multiplication par 3,5 des requêtes « what happens if we leave the EU » sur Google Trends, est absolument non significative : de là à en tirer la conclusion que les Britts regrettent d’avoir voté pour le Out, c’est un peu fort de café. En dehors de la faiblesse du chiffre, c’est un peu comme si, parce que je faisais une requête sur « qu’est-ce qu’on mange au Mexique » après avoir acheté mon billet d’avion pour Cancun, on en concluait que j’ai choisi ma destination au hasard)

          1. Rare de lire un commentaire aussi sage sur un tel sujet. Merci

          2. Pourquoi parlez de l’UE en terme de dictature, la comparer à l’URSS, au fascisme comme l’insinue la majorité des commentaires pro Brexit depuis le début des résultats pour ensuite rétro-pédaler?
            Assumez la campagne du Brexit serait un minimum d’honnêteté non? Une belle pirouette intellectuelle que de vouloir dissocier le vote de ses conditions d’organisation, le constat qui fait tâche c’ est que les partisans d’un Brexit dans l’intelligence et la raison se sont fait laminés sur la communication.
            En général quand on veut quitter une dictature on la quitte au plus vite et sans regrets non?
            L’UE serait elle devenue du jours au lendemain un carcan pas aussi insupportable que beaucoup le prétendent?
            Ce référendum est l’essence même du populisme, aucune préparation en amont, rétropédalage sur des p.romesses de campagne, aucune visibilité.
            Et il y en encore pour croire que le Brexit signifiera le renouveau de l’Angleterre tatchérienne des années 80, ils en auront pou leur frais.
            Sans oublier qu’une large partie de l’électorat pro brexit à plus de 50 ans ce qui veut dire q’une partie de cet électorat sera 6 pieds sous terre d’ici peu et donc voté comme Ponce Pilat a jugé Jésus.
            Le libéralisme ne capitalisera en rien dessus tout simplement parce que ce n’est pas la vision libérale du Brexit qui l’a emporté, ça serait salutaire de le reconnaître un minimum.
            Trop facile de cracher sur l’UE à longueur de journée puis lui demander des gérer les conséquences de politique intérieure.
            Le Brexit a permis aux conservateurs de se maintenir au pouvoir en sacrifiant Cameron, il faut arrêter de fantasmer sa démission, il s’est fait réélire 3 fois, il a  »tout gagné ». Le risque non négligeable dans le cas d’un non aurait été une poussée de Ukip au prochaines élections.
            Les anglais ont beau eu être les précurseurs de la pensée libérale en Europe, il faut arrêter de leur attribuer une hauteur de vue complétement fantasmée.

            Si les autres exécutifs européens agissent de la même manière c’est à dire pour des questions de politique intérieure alors autant dire qu’ils n’ont aucun intérêt à être conciliant vis à vis du gouvernement anglais.

            Les peuples ont un problème avec leur gouvernement avant d’en avoir avec l’Europe

          3. Il ne s’agit pour l’instant que d’un référendum consultatif interne au RU, sans valeur juridique

            Il n’a peut-être pas de valeur juridique mais il a une valeur politique. Si les institutions britanniques passent par dessus ce vote, les europhobes de tout poil hurleront au déni de démocratie.

            Pourquoi alors taper du point sur la table en disant au RU de sortir immédiatement

            Mais ce n’est pas l’UE qui a tapé du point sur la table. C’est le RU qui a exigé des exemptions diverses et variées aux traités négociés précédemment. C’est le RU qui organisé ce référendum. C’est le peuple britannique qui a voté. Ils ont choisi, c’est leur décision, leur destin. Ils ne veulent pas d’un destin commun avec nous? Ils sont libres. La cohabitation avec le continent leur est insupportable? Pas de problème. La balle est dans leur camp.

            1. Disons dans ce cas que chacun joue à « retenez-moi ou je fais un malheur », alors qu’aucun n’en a les moyens et qu’il ne s’agira in fine que d’une tempête dans un verre d’eau…

              Toute proportion gardée, vous n’avez pas le vague sentiment d’avoir eu affaire au même genre de palinodie avec le Grexit ?

            2. « C’est le RU qui a exigé des exemptions diverses et variées aux traités négociés précédemment. »

              Ca s’appelle une négociation au cas où vous l’ignorez. Peut être que vous ne négociez jamais votre salaire ?
              Pour votre info ce sont les rares à s’être opposé à des réglementations débiles.
              Pour un peu on croirait qu’ils nous coûtaient.

          4. @ Libertango

            Votre position est assez surprenante! J’aurais pensé que vous étiez plus libéral: aux U.S.A., que vous démissionnez ou que vous soyez viré, vous avez 1 heure pour ramasser vos affaires, aller chercher votre chèque, rendre éventuellement votre badge et disparaitre.

            Le Royaume-Uni a décidé de se retirer, manifestement contre la volonté de l’Union Européenne, qui n’a évidemment plus à tenir compte de ses velléités et de ses caprices. L’expérience a suffisamment montré que le Royaume-Uni veillait jalousement à ses intérêts, beaucoup moins à ses devoirs communs. L’Union Européenne ne va évidemment pas « se coucher » devant l’United Kingdom: on est dehors ou dedans et la Grande-Bretagne a suffisamment joué sur le pas de la porte.

            D’ailleurs, le plus intransigeant, actuellement, est bien Fr.Hollande qui semble révulsé par ce brexit et est bien le plus dur dans ses propos. Il est clair que l’Union n’a aucun intérêt à rester dans cette incertitude et n’a plus envie de voir trainer dans les couloirs les britanniques à l’affût d’informations stratégiques: une fois de plus, le Royaume-Uni veut prendre son temps pour négocier un statut sur mesure (forcément favorable) sans contraintes: on arrête les conneries? La Grande Bretagne devait présider l’Union dans le 2d semestre de 2017: c’est évidemment impensable!

            Le Chancelier de l’Échiquier adit que la demande de l’article 50 serait présenté en temps « opportun » (opportun pour qui, pensez-vous?).

            Il n’est pas anormal que J.C.Juncker soit exigeant, vu que dès le dépôt de cette demande d’examen de de l’article 50, toutes les faveurs ou facilités européennes cessent et doivent être rediscutées, y compris, par exemple, le filtrage français à Calais ou ailleurs, des émigrés en route ver le Royaume-Uni, sauf accord bilatéral, évidemment!

            Ce n’est pas parce qu’il ne vient pas d’ « un grand pays » que J.C.Juncker doit maintenant servir de tête de Turc, à la place des déserteurs qui ne veulent rien donner mais tout recevoir (et que vous appeliiez, vous Français, « rosbifs », issus évidemment d’une « Perfide Albion ») Il n’y a pas longtemps

            Sa carrière de plus de 20 ans de présence représentative et de fréquentation régulière des instances européennes (dont son pays est un des sièges mais aussi la preuve d’une gestion extraordinaire) font de lui un des seuls meilleurs connaisseurs de l’Union Européenne, actuellement, ce que soutient aussi votre commissaire européen actuel: P.Moscovici. (Pour être juste, un J.Santer (du même pays) ne fut pas à la hauteur de son prédécesseur, J.Delors, forcément plus « social »).

            N’en faites pas le nouveau bouc émisaire de vos couenneries nationales! Gardez en mémoire que vous n’êtes plus « le moteur de l’Europe », mais son « mauvais élève » qui n’obéit à rien mais se permet de juger tous les résultats, avec la complicité de vos politiciens charmés de se débarrassant ainsi de leurs responsabilités/culpabilités si facilement!

            1. « Aux EU, si vous démissionnez… »
              Ne seriez-vous pas en train de comparer la Grande-Bretagne à l’employé d’une multinationale ? Justement quand les votants ont exprimé leur ras-le-bol d’être traités comme des employés par le bureau de l’association ?

          5. @libertango +1 j approuve!

    2. Sans vouloir faire du complotisme, il y a une grosse pression des pro-remain pour refaire un autre référundum et on ne sait absolument pas si les bregreter ne font pas parti de cette tendance, étant donné que les votes se font a bulletin secret. Ca ne serait pas la première fois que les gaucho mentent.

      1. Je n’ai franchement rien de « gaucho »! Mais c’est bien du Royaume-Uni qu’est venu cette pétition pour recommencer ce vote (?????), qui circule sur internet . La question est de savoir si le « peuple » est/était au courant exactement de ce qui se décidait, avant le vote: la réponse fut « non » et ce ne sont pas tous des imbéciles mais l’un ou l’autre aspect les dérangeait. Et cet imbécile de N.Farrage, aussi bien payé que les Le Pen, père et fille, pour venir cracher sur ce qui les payait, l’Union Européenne, par son parlement, où ils n’étaient présent que pour leurs prises de parole vulgaire: il est clair que ces gens-là n’ont absolument pas participé au prétendu « constructivisme » de l’union: ils n’étaient là que pour démolir!

        Mais, maintenant, si vous faites partie de parano’s, partisans du complot, je ne peux rien pour vous/ Il est tellement clair que les Britanniques seront le premières victimes de leur choix, certainement pas mortels. On le voit déjà sur la chute (limitée) de la valeur de leur devise, la £.

        1. Allons, si les Britanniques devaient être de manière si évidente les premières victimes de leur choix, l’UE ne craindrait pas la contagion.

  10. « le camp du Brexit a fait campagne sur la somme de 350 millions de livres par semaine, soit 18 milliards de livres par an soit environ 22 milliards d’euros par an. Ce n’est plus de l’approximation, c’est du grand n’importe quoi. »

    Allons, une petite colle pour l’auteur de ces lignes…

    Le beau graphique sur lequel vous vous basez aurait, du moins d’après la légende indiquée au-dessous, été pondu par la Commission Européenne. Il indique que le Royaume-uni arrive en 3ème position des contributeurs nets (avec 4,9 milliards), loin derrière la France (avec 7,2 milliards). Or, le gouvernement français prétend lui-même l’inverse. Il explique noir sur blanc sur son site que « La France est le 3e pays contributeur net au budget de l’Union européenne, derrière l’Allemagne et le Royaume-Uni et le 2e pays bénéficiaire des dépenses européennes ». C’est ici :
    http://www.economie.gouv.fr/union-europeenne-contribution-de-la-france-pour-2015

    Les fonctionnaires ne sont donc visiblement pas d’accord entre eux. Pour quelle mystérieuse raison considérez-vous le tableau que vous donnez comme parole d’évangile ?

    1. Le « beau graphique » représente les chiffres de 2014. L’article que vous citez parle de 2015. Il n’y a ni contradictionni parole d’évangile là dedans.

      1. Vous voulez donc dire que pour faire la démonstration que les chiffres des partisans du Brexit sont faux, l’auteur s’est basé sur des vieux chiffres de la Commission qui étaient vrais à l’époque, mais n’ont plus rien à voir avec la réalité d’aujourd’hui – présentée sur le site du gouvernement français -, où la contribution britannique a tellement augmenté (elle a bien dû doubler, pour passer de 4,9 milliards à plus de 7,2 milliards !) qu’elle dépasse celle de la France. C’est bien cela ?

        Vous feriez un bien piètre avocat !

        1. Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Vous relevez une contradiction apparente dans les chiffres, je vous explique d’où elle vient. La remarque de NathalieMP concerne la contradiction flagrante entre les 22 milliards avancés par les partisans du Brexit et les 5 milliards de 2014. La comparaison entre la France et le RU est hors sujet.

          1. Je vous prends 100 % de vos revenus et j’achetes tous ce dont vous avez besoin, ensuite je vous donne ces biens gréver d’un petit frais de fonctionnement, deal ?

            1. Frais de fonctionnement?

              C’est en tout cas exactement ça que vous avez, en France, avec l’argent des résidents français dans tous les domaines de la vie (la santé- que j’ai bien connue,, entre autres, où vous payez les campagnes de propagande de la CNAM, alors que c’est évidemment le job du ministère de la santé, donc un autre budget!

              De même toute l’administration gravitant autour du pactole de la sécu-santé, s’inventant des missions de réorganisation, rationalisation des cliniques et hôpitaux, supprimant les petits accessibles facilement, pour favoriser les « gros », à 50 Km ou plus, de chez vous, bien plus sûrs pour la naissance de votre bébé, à condition d’y arriver à temps!

              J’ai bien ri quand j’ai découvert, « in vivo, toute cette gabegie ridicule. J’en ai souffert un peu aussi, mais le moins possible!

              Donc non, ce n’est pas un deal mais votre participation aux soutiens des objectifs communs! Les frais administratifs européens, contrairement à ce qui se passe en France, ont tendance à diminuer, ne vous en déplaise!

              C’est bien ça que je n’aime pas trop chez vous: « punir le brexit britannique? », Fr.Hollande est pour! Soumettre la France à la discipline, européenne, elle n’a rien dit mais n’en a rien fait non plus, depuis 1992. La solution est la distribution et la dette!

              Comme système économique, je croi qu’il y mieux!

          2. Quel besoin y a-t-il – en plus dans un article qui prétend donner des leçons de chiffres ! – de brandir un chiffre de 5 milliards qui n’a visiblement plus rien à voir – c’est ce que permet de voir le lien du ministère – avec la réalité d’aujourd’hui ? Et quel besoin y a-t-il de prétendre que les 22 milliards étaient avancés par les partisans du Brexit en tant que contribution nette, alors qu’ils écrivent seulement « Britain sends £350 million a week to the eu », qui correspond à ce que verse, selon eux, la Grande-Bretagne à l’UE, qui est une contribution brute ? Voir :
            http://www.voteleavetakecontrol.org/briefing_cost

            La comparaison entre les 5 milliards et les 22 milliards est non seulement une comparaison entre des pommes et des poires, mais en plus entre des pommes récentes et des poires pourries !

            Bien sûr, pour être complet, il ne suffit pas de savoir combien de livres par semaine la GB envoie à l’UE, mais aussi combien l’UE en renvoie à la GB. Mais c’est la loi du genre des campagnes : chacun distille les chiffres qui l’arrangent. Lorsque JC Juncker fait campagne auprès des maires de France en disant « La France bénéficie de quelque 27 milliards d’euros de Fonds structurels européens sur la période 2014-2020, près de 5% de l’investissement public en moyenne annuelle, sans parler du soutien apporté par l’Europe à la politique agricole. », il omet aussi de mentionner que la totalité de ces fonds sont couverts par les contributions françaises, puisqu’elle est un contributeur net, et qu’ils pourraient tout aussi bien être distribués directement par l’Etat français. En expliquant cela, JC Junker n’est pas mensonger ni malhonnête : il ne fait qu’exposer les chiffres qu’il souhaite exposer. A charge de ses opposants de présenter les chiffres qu’il ne souhaite pas exposer. Il ne faut pas demander aux opposants au Brexit et d’être plus vertueux que leurs partisans, ni inversement. Mais la malhonnêteté, cela se voit. Et c’est même suffisant pour faire basculer un référendum ou une élection. En Espagne, Aznar – qui avait à priori tout pour gagner – avait perdu sa dernière élection contre les socialistes parce que pendant les 3 derniers jours de la campagne, il avait par tous les moyens voulu entretenir le mensonge que les attentats de Madrid avaient été commis par des Basques.

            1. Oui c’est assez drôle qu’un auteur qui se dit libéral utilise des résultats déjà calculés par ceux là-même qu’on met en doute (MDR, la commission européenne). et ce au lieu de les rechercher les chiffres permettant ce calcul par lui-même.

              D’autre part, il faudrait aussi se pencher sur la pertinence des « investissements » faits avec les reversements de l’UE dans le cadre de projets loufoques. Un état indépendant aurait-il fait les mêmes ?

              Que coûte aussi la réglementation de l’UE ? On parlait de 33 milliards de £ par an.
              Que coûte aussi l’impossibilité pour l’UK de pouvoir signer des traités avec d’autre pays, Canada par exemple, puisque l’UE ne le fait pas et qu’elle interdit à membres de la faire ?
              Que coûte aussi les taxes (en £ et en emplois) sur les importations en provenance de ces pays avec lesquels l’UE n’a pas de traités ?

              Au final cet article n’est qu’une resucée de ce que l’on voit dans la presse, c’est normal car quand on utilise les mêmes données on obtient le même résultat.

              1. C’est tout le mal français que vous résumez la. L’envergure du débat est étriquée, les informations souvent un mauvais copié collé d’une agence étatique, la presse subventionnée, et la culture sous la main mise de l’état, c’est a dire, la définition Larousse d’un ministère de la propagande (le camp du bien). Cela n’encourage absolument la curiosité, l’ouverture d’esprit, le courage, bref, le métier de journalistes. Le suivisme, le clientélisme, la logique légitimiste, et l’auto censure règnent en maitres.
                Bizarrement, les français sont ceux qui achètent le moins de journaux de l »OCDE. Comme les Brexiters, la seule explication logique, c’est qu’ils sont cons. Ce serait bien qu’ils le regrettent.

                Fin du persiflage: CP est une bouffée d’air frais. Un peu d’indulgence!

  11. « toujours plaidé », vite dit; c »est quand même lui qui a fait le chantage « donnez moi des conditions spéciales ou je pars »; autrement dit avant obtention de ces conditions il plaidait pour le Brexit. Il a joué avec le feu pour amadouer les eurosceptiques et pour que ces derniers le ré-élise, il a donc bel et bien joué le Brexit. Si il avait toujours été pour le maintien, il n’aurait pas promis de référendum sur la question. Jouer avec l’avenir de son pays par pur électoralisme personnel, c’est bien le contraire de l’élégance.

    1. +1 On n’en a entendu parler nulle part de ce double discours.

    2. On a vu pire chez nous me semble-t-il…

  12. C’est quand même très jouissif après le Brexit de voir la mine déconfite d’Hollande parce qu’un peuple a voté contre « ce qui était bon pour eux »

  13. Avant d’être un vote ,c’ était un test moral.

    Les seuls à l’avoir réussi sont ceux qui ont votés sans réfléchir.

    Si tu n’est pas saisi d’horreur a l’idée de vendre ton droit a élire et révoquer tes dirigeants,alors tu peux vendre ta liberté à n’importe quel prix,

    Tu ne l’a méritais pas de toute façon.

  14. L’UK a son électrice qui regrette d’avoir voté le Brexit et nous on a le site http://www.je-suis-stupide-j-ai-vote-hollande.fr/

  15. Enfin un article avec lequel je suis complètement en phase.

  16. Pour conclure, un autre article intéressant. Désolé, c’est encore sur le site du Figaro…

    http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/06/27/31001-20160627ARTFIG00231-le-brexit-en-sept-questions.php

    Conclusion : oui, l’UE est – hélas si j’en crois les chroniqueurs « libéraux » de Contrepoints – une vielle baudruche crevée. Mais nos Brexit’s friends n’y sont pas pour grand chose…

  17. Pas du tout sûr que Johnson ne soit un cheval de Troie très habile. Time will tell.
    Par ailleurs, je trouve extraordinaire qu’une libérale puisse défendre que l’imposition de choix par le haut à des peuples qui n’en veulent pas soit l’expression d’une politique libérale… Il semblerait que l’auteur ait bien du mal à justifier ses positions autrement qu’en utilisant l’épouvantail de l’extrême droite nationaliste.
    J’aurais aimé par exemple une position critique des propos de Martin Schulz, Président du Parlement Européen, quand il écrit:
    « The British have violated the rules. It is not the EU philosophy that the crowd can decide its fate »
    traduction à la volée: « Les britanniques ont violé les règles. Il n’est pas dans la philosophie de l’UE que les foules puissent décider de leur sort »…
    Pour tout dire, je trouve cela gênant, en particulier quand il s’agit du nième article de ce type qui nous est proposé par des tenants « représentatifs » du courant libéral en France…

    1. Il semble que votre citation de Schulz soit un fake.
      Mais une députée luxembourgeoise avait plus ou moins sorti la même chose et là on a une video.

      1. C’est possible sam player (et même avéré d’après les dernières sources que je viens de lire, merci donc du correctif). Si c’est le cas, je le regrette car il y a tant d’autres déclarations de la même eau comme vous le faites très gentiment remarquer…jusqu’aux propos de l’auteur qui met en avant les « regrets » des britanniques, en oubliant de préciser que pour un résultat de ce genre, le score est bien moins serré qu’annoncé, et que dans les semaines le précédant, tout a été fait pour favoriser le vote des populations majoritairement pour le maintien en UE, dont les jeunes.

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