4 économistes à ne pas évoquer au bac

Publié Par Johan Rivalland, le dans Histoire de l'économie, Pushmobile

Par Johan Rivalland.

Baccalauréat By: naosuke iiCC BY 2.0

Alors que les idées keynésiennes ont prédominé après la Grande Dépression des années 1930, c’est paradoxalement lors de l’émergence d’une nouvelle crise que resurgissent les idées libérales, après trente années de croissance exceptionnelle (les Trente Glorieuses, terme rendu célèbre par un économiste aujourd’hui trop souvent à peine cité dans un cours d’économie : Jean Fourastié), qui avaient presque fait oublier les difficultés économiques que l’on peut rencontrer.

Les signes avant-coureurs émergent dès la fin des années 1960 et les chocs pétroliers de 1973 et 1979 servent de révélateurs et amplificateurs.

Mais cette fois, ce qui semble caractéristique de la nouvelle situation est la concomitance d’une montée de l’inflation et du chômage, dans un contexte de ralentissement économique, là où les analyses keynésiennes avaient tendance à opposer le sens d’évolution de ces deux variables. Ce qui plonge dans un certain désarroi les tenants de ces analyses.

Plusieurs courants de pensée sortent ainsi de l’ombre où l’influence de Keynes les avait laissés (Économie de l’offre, Monétarisme, École des choix publics, Nouvelle économie classique, etc.).

Ces idées sont guidées avant tout par un fantastique appel à la défense des libertés individuelles (non seulement sur le plan philosophique, mais aussi économique).

Parmi ces économistes, présentons-en brièvement quatre, relativement méconnus, ou trop souvent caricaturés.

Friedrich Hayek (1899-1992)

Économiste et philosophe de l’école autrichienne, prix Nobel d’économie 1974, Friedrich von Hayek est l’auteur de nombreux ouvrages, dans les domaines à la fois de l’économie, mais aussi du droit, de la psychologie, la philosophie ou encore les sciences politiques.

Parmi ses apports essentiels, une défense ardente du capitalisme face aux dangers à ses yeux du socialisme et de toute forme d’étatisme excessive.

Il symbolise parfaitement l’appel à la défense des libertés individuelles évoqué plus haut, à travers son ouvrage La route de la servitude, écrit en pleine Seconde Guerre mondiale et mettant en garde contre les dangers du planisme comme des dérives autoritaires, auxquels peuvent aboutir les différentes formes de socialisme.

Longtemps resté inaudible face au très influent John Meynard Keynes, dont l’empreinte a été (et continue d’être) très forte durant le XXe siècle, son opposition aux thèses de celui-ci porte à la fois sur le recours aux politiques budgétaires, créatrices d’inflation à long terme, de chômage et de stagnation économique, et sur les politiques monétaires expansionnistes des banques centrales, débouchant sur des crises économiques. Dès lors, il convient selon lui de laisser jouer les libres mécanismes du marché, qui permettent d’aboutir à de bien meilleurs résultats, sans les perturbations engendrées par les tentations interventionnistes, souvent appuyées sur un certain arbitraire et un prétendu intérêt général dont l’existence réelle n’est aucunement démontrée.

Selon F. Hayek, « le succès même du libéralisme (au XIXe siècle) devint la cause de son déclin ». En effet, « le succès déjà atteint rendit l’homme de moins en moins désireux de tolérer les maux encore existants, qui apparurent à la fois insupportables et inutiles ».

Or, l’auteur rappelle que les origines oubliées du socialisme étaient « franchement autoritaires » et que ses fondateurs ne s’en cachaient pas, recherchant une réorganisation délibérée de la société par la coercition. Pire, ses fondateurs « considéraient le liberté de pensée comme la source de tous les maux du XIXe siècle ».

Dès lors, devant le relatif échec de leurs positions, face aux forces de la liberté, les socialistes inventèrent une nouvelle conception de la liberté, destinée à semer la confusion des esprits et prendre au piège leurs adversaires. À tel point, affirme F. von Hayek, que :

« Il est hors de doute que la promesse d’une plus grande liberté est devenue une des armes les plus efficaces de la propagande socialiste et que les gens croient authentiquement et sincèrement que le socialisme apporte la liberté. »

Et il montre ainsi qu’une majorité d’intellectuels se sont laissés prendre au piège, ne voyant pas que la liberté promise ne menait en réalité, tout à l’inverse, qu’à la servitude.

Milton Friedman (1912-2006)

Lui aussi prix Nobel d’économie (1976), Milton Friedman est le plus éminent représentant de l’École de Chicago et co-fondateur, avec Friedrich Von Hayek, de la Société du Mont-Pèlerin. Auteur, également, de nombreux ouvrages, on peut citer en particulier son célèbre Capitalisme et liberté, considéré par le Times Literary Supplement comme l’un des livres les plus influents depuis la Seconde Guerre mondiale, et par la National Review comme l’un des dix ouvrages de non-fiction les plus importants du XXe siècle. Ce best-seller est également estimé par deux figures phare des nouveaux keynésiens, Gregory Mankiw et Larry Summers, économistes d’Harvard, comme étant LE livre à recommander s’il n’y en avait qu’un seul à lire.

Il y aborde, entre autres, le problème du contrôle de la monnaie, appelant à l’instauration de règles claires plutôt que de s’en remettre à une petite poignée d’hommes, à travers des autorités monétaires, avec tous les dangers que cela comporte, l’expérience montrant hélas que le pouvoir discrétionnaire a été généralement responsable des grandes crises, au premier rang desquelles celle des années 1930.

D’où la désormais célèbre proposition d’une règle de croissance annuelle de la masse monétaire comprise entre 3 et 5%.

Milton Friedman y défend également l’idée du libre-échange en matière de commerce international, abordant la question du rôle de l’or dans le système monétaire américain et du problème de l’équilibre de la balance des paiements, se prononçant pour un système de changes flottants, le mieux à même, paradoxalement, d’assurer une stabilité des marchés et militant pour une élimination des restrictions au commerce, voie sur laquelle il semble en partie avoir été suivi, même s’il reste encore du chemin à parcourir.

En matière de politique fiscale, il met parfaitement en exergue la manière dont les dépenses gouvernementales sont apparues, d’abord prétendument provisoires, pour ensuite s’installer et se généraliser, dans un cercle vicieux dangereux, dont on constate aujourd’hui mieux que jamais jusqu’à quel point il peut l’être, la règle théorique du « balancier » n’ayant jamais fonctionné et ayant au contraire été source de déséquilibre dans l’économie menant même, au-delà des effets anti-cycliques, à une part sans cesse croissante du Welfare State, s’immisçant toujours davantage dans la vie de tous les jours.

Parmi les différentes autres idées développées par Milton Friedman, on trouve :

  • La théorie du revenu permanent

Friedman montre que la demande des consommateurs dépend de la somme actualisée de leurs revenus présents et futurs. Cette somme définit ce qu’il appelle le « revenu permanent », qu’il substitue au revenu courant dans la fonction de consommation.

Selon cette approche, les individus se font une idée de l’avenir à partir de l’expérience passée (« anticipations adaptatives »).

Il en résulte que le multiplicateur keynésien perd de son efficacité, ce qui remet en cause les politiques de régulation aussi bien que les politiques de « relance par l’inflation », cette dernière pouvant aussi être anticipée par les agents économiques.

  • La réhabilitation de la théorie quantitative de la monnaie

Largement abandonnée au profit des analyses keynésiennes, pour qui cette quantité de monnaie en circulation agit sur le taux d’intérêt, donc l’investissement et, par le biais du multiplicateur, sur la consommation, M. Friedman en renouvelle les fondements en distinguant les effets transitoires et durables de la création monétaire (accroissement potentiel passager de l’activité, mais conséquences durables sur les prix).

Selon M. Friedman, « l’inflation est toujours et partout un phénomène monétaire » (il préconisait ainsi une règle intangible de croissance régulière et raisonnable de la masse monétaire, inscrite dans la constitution).

Selon lui, en effet, la création monétaire, en stimulant la demande, fait monter la production et les prix, les coûts étant supposés croissants en courte période, mais dès que les salariés ont réalisé l’effet de l’inflation sur leur pouvoir d’achat, ils réclament des hausses de salaires, qui alourdissent les coûts des entreprises et les incitent à revenir à leur niveau d’activité antérieur.

Ce sont donc les anticipations adaptatives qui empêchent à « l’illusion monétaire » de jouer durablement ses effets. Et il en va de même avec le taux d’intérêt.

À l’objectif illusoire du plein-emploi (il existera toujours un taux de chômage naturel correspondant au chômage volontaire des classiques augmenté d’un chômage frictionnel dû aux imperfections du marché du travail et en-dessous duquel on ne peut rester qu’au prix d’une inflation toujours plus forte), il faut substituer celui de la stabilité des prix à long terme (d’où la règle de progression de la masse monétaire, calquée sur le taux de croissance naturel de l’économie).

Par ailleurs, le budget doit être équilibré, car les déficits engendrent l’inflation s’ils sont financés par la création monétaire, ou une baisse de l’investissement privé s’ils sont financés par emprunt auprès des ménages (effet d’éviction).

Enfin, il faut laisser flotter le taux de change pour rendre autonome la politique monétaire nationale.

Après des débats acharnés contre M. Friedman, ses thèses finissent pas être admises par la plupart des économistes, qui le voient désormais comme un modéré.

Les « nouveaux classiques », quant à eux, contrairement à Milton Friedman, iront plus loin en ne reconnaissant pas l’existence d’une période transitoire dans la création monétaire créatrice d’emploi.

À l’hypothèse des anticipations adaptatives, ils substituent en effet celle des anticipations rationnelles, selon laquelle toute politique annoncée est immédiatement déjouée par les agents économiques, qui adaptent sans retard leurs comportements à ses conséquences prévisibles.

James Buchanan (1919-2013) et Gordon Tullock (1922-2014)

Ils sont les deux plus éminents représentants de l’école du Public Choice, ou des « choix publics », en français.

De même que Hayek et Friedman, James Buchanan est lui aussi prix Nobel d’économie (1986) et a également présidé la Société du Mont-Pèlerin, de 1984 à 1986.

Ces deux auteurs montrent que les politiques publiques et la croissance de l’État sont très souvent déterminées par la recherche du pouvoir par les hommes politiques, qui cherchent à séduire l’électeur-médian en lui promettant ce qui est supposé maximiser son intérêt (Buchanan renverse ainsi la fable des abeilles de Mandeville en montrant qu’il y a plutôt « vertus privées et vices publics »).

Il en résulte des dépenses croissantes et une illusion quant au principe de « l’intérêt général », ainsi qu’un large dévoiement de l’idée de démocratie.

Les défauts du marché ne suffisent ainsi pas à justifier l’intervention de l’État, qui ne sert souvent qu’à accroître la bureaucratie et le pouvoir de ceux qui y participent.

L’arbitraire dans beaucoup des décisions publiques est donc une nouvelle fois ici dénoncé, de même que l’effet d’éviction provoqué par l’intervention étatique sur le marché des capitaux.

Selon James Buchanan,

« La régression sans fin qui caractérise ce que l’on a appelé « l’idée de service public » se poursuit. Quand quelque chose fonctionne mal, le gouvernement se voit demander d’édicter une nouvelle réglementation qui réglemente la précédente et ainsi de suite. Cela est le résultat inévitable de l’incapacité générale à comprendre le principe essentiel du laissez-faire : les résultats de l’interaction des gens laissés à eux-mêmes peuvent être, et sont souvent, supérieurs à ceux de l’intervention politique directe. »

  1. est ce anormal d’enseigner uniquement l’existant aux futurs bacheliers et réserver l’étude du futur aux universitaires ?

  2. Il y a des tas d’autres économistes du XXème siècle qui ne sont pas évoqués au lycée, par exemple Nicolas Boukharine. Vous devriez vous ouvrir un peu l’esprit et lire autre chose que votre bouillie libérale.

    1. Quitte à choisir, mieux vaut une bonne théorie libérale qu’une infâme bouillie marxiste

    2. Très drôle ! citer un économiste proche de Lénine et ami de Staline, et qui fini déporté par ce dernier. Je voie que ce qui vous gêne dans la bouillie libérale c est son manque criant de goulags pour résoudre les problèmes…. votre bouillie à vous est liberticide, je préfère garder la mienne!

    3. Je ne vois pas très bien en quoi l’étude de Nicolas Boukharine serait édifiante pour des élèves de lycée (et pour des êtres humains en général) dans leur compréhension de la réalité et leur appréhension du monde contemporain. Faut-il ressusciter tous les macchaabés qui nous ont fourvoyé tout au long du 20ème siècle pour apprendre à décoder le réel? On nous a vendu des mirages avilissants et utopiques pendant des siècles sous prétexte de nous faire atteindre un nirvana civilisationnel. Le bilan est dramatique.
      Sachez Monsieur, que le programme des lycéens est déjà largement pétri par l’idéologie à laquelle vous faites référence ou par des versions plus ou moins mutantes mais tout autant nocives et chimériques. Pour ma part, en tant qu’enseignant de Sciences économiques et sociales en classes de 2nd, première et terminale, je me fais un devoir d’enseigner toutes les approches nécessaires à mes élèves tant celles de Marx, Keynes (ou Bourdieu, Castel, Paugam en sociologie) que celle de Smith, Ricardo, Malthus, voire Bastiat, Say, sans oublier l’approche résolument éclairante d’Hayek, de von Mises, de Menger, de Rothbard, Salin ou encore de Buchanan, Tullock, ou Friedman (et ce, quelle que soit le degré de libéralisme que certains pourraient sournoisement déceler et bruyamment dénoncer. Je me fous depuis bien longtemps des procès en libéralisme que les propagandistes de tout poil peuvent faire au moindre iconoclaste oui ose sortir des rangs de la pensée monolithique).
      Je sais que je suis un OVNI dans la sphère soviétisante de l’éducation nationale, mais c’est un devoir moral, une exigence intellectuelle, un instinct vital, une nécessité intellectuelle que de ne pas se fondre dans la « bien pensance » collectiviste étouffante qui dévoie nos esprits, particulièrement ceux de nos jeunes. Je me fais un devoir d’apporter tous les outils de lecture, sans trop d’apriori et de les laisser libres de faire appel aux outils structurant leur analyse et leur vision du monde.
      Si vous aviez eu le même égard, on n’en serait certainement pas là aujourd’hui. A vous lire, je doute que vous ayez parcouru le moindre paragraphe de cette « bouillie libérale » dont vous parlez (alors que je me fais personnellement un devoir de lire et relire Marx, Bourdieu, Passeron, Durkheim, Proudhon, Paugam, Castel, Boyer, Aglietta, etc. dans le texte). Vous seriez sinon bien moins primaire voire primitif dans vos propos.

      1. Si seulement je vous avaos eu comme prof! Je ne sqbais pas que des gens comme vous existent dans l’EN. Merci.

        1. Désolé pour les fautes de frappe.

    4. Mais certainement, cher monsieur. L’idée était de regretter le manque de diversité, parfois, dans les confrontations d’idées sur de mêmes sujets. Celles représentées ici par ces quelques économistes en sont emblématiques. Cela dit, je suis tout à fait partisan que l’on montre les différentes approches possibles d’un même phénomène (selon les grandes écoles, car on ne peut non plus présenter chaque économiste, ce qui n’est pas l’objet de l’enseignement de l’économie à ce niveau).

      L’objectif est de tenter de parvenir à une compréhension globale de l’économie contemporaine. Pour cela, les grandes théories peuvent être une clé de lecture fort utile, et s’appuyer sur quelques représentants de chaque école, de manière équilibrée, me paraît une bonne chose.
      En conséquence, ne croyez pas qu’il soit question, ici, de privilégier une approche monolithique ou une sorte de catéchisme univoque, loin de là.

    5. C’est très vrai, il faut lire Nicolas Boukharine, un des théoriciens de l’esclavagisme érigé en système. Par exemple son « ABC du communisme », délire utopique, qu’on peut ensuite comparer à la réalité qu’il a lui même contribuer à construire et qui finira par le dévorer lui-même en 1938, bien traduite par la ferme des animaux de Orwell.
      Au même titre qu’il faut lire « Mein Kampf »

    6. Ça y est, le négationiste stalinien vient de lâcher sa bouse. ..

      Ne vous fatiguez pas à lui répondre, vos arguments ne m’importe guère.

  3. L’article ne cite pas Mises. C’est une curieuse lacune.

    1. En effet. De la part de Contrepoints, ça laisse rêveur. Ludwig von Mises est le maître de l’Ecole autrichienne (et en particulier celui de Hayek) et pour moi le plus grand économiste de tous les temps.

      1. La liste des économistes à ne pas citer est longue: Bastiat, Coase, Röpke, Rothbard, Sowell (Enorme Thomas Sowell ! ), adolphe blanqui… Quand on voit que même Say ou Stuart Mill peuvent vous valoir les foudres des profs, on peut se demander si l’enseignement de l’économie par l’éduquétron national n’est pas le fait d’une secte. L’école sera bientôt le lieux des autodafés les plus zélés.

        1. Sans oublier Schumpeter.

          1. Oui mais lui il est clairement étudié. La thèse des grappes d’innovations est la destruction créatrice est au programme.

          2. et Frédéric BASTIAT !

            1. C’était le premier de ma liste… Mais on ne le répètera jamais assez.

      2. Oui, vous n’avez pas tort. Ce sera peut-être pour l’an prochain…
        La liste des économistes que j’aurais pu présenter est longue. J’en ai choisi assez rapidement quatre. Etait-ce les plus « importants », pas nécessairement. Un choix rapide et arbitraire (pour des contraintes de temps, un peu également). Ce sont, aussi, des économistes (je parle surtout de Friedman et Hayek) qui semblent avoir plus de chances d’être cités (et le sont probablement) dans un cours d’économie de Terminale. Mais le sont-ils toujours avec une connaissance « impartiale » de leurs approches ? Là est la question.

        1. L’outil video « Fear the Boom and Bust » est excellent à amener en cours d’économie pour booster l’étude de Hayek. Sous réserve que le prof parle anglais et ne soit pas trop un sectaire borné. Si les profs d’éco sont souvent des gauchistes (qui parfois s’ignorent) il faut aussi reconnaître que souvent ils aiment le débat.

  4. Dommage que l’article ne cite pas le grand Ludwig von Mise, que je considère comme d’autre ici, non seulement comme le plus grand économiste de tous les temps, mais aussi comme un très grand humaniste. Murray Rothbar aurait aussi mérité de figurer parmi les parmi les 5 (je n’aurais pas inclus Milton Friedman dont les concessio s à l’interventionnisme rendent certaines positions confuses) pour son remarquable traité « L’Homme, l’économie et l’état « .

  5. Il était évidemment difficile de choisir 4 (ou 5 ou 10…) économistes importants dont les élèves n’ont jamais entendu parlé. De toute façon le problème est bien plus grave : tout cet enseignement se résume à « oubliez tout bon sens, l’économie c’est magique, c’est un domaine où plus égale moins et moins égale plus ».

  6. vous délirez grave !
    pourquoi voulez vous qu’un état enseigne la révolution et permettent aux futurs actifs de s’apercevoir qu’il existe une autre voie que celle qu’il emprunte ?

  7. BAC ES? Vous pensiez que c’était économique et social?
    En fait c’est Bac d’Expert en Socialisme…

    Bac pour devenir un vrai socialiste.

  8. Pour avoir fait 6 ans d’économie à la faculté française (dont et avec Jean Tirole), et avoir lu tous les « grands » (Keynes, Marx, Bourdieu etc …) vantés dans l’ednat, j’ai mis 10 ans d’auto formation pour me faire enfin une idée claire de l’économie et des plus grands économistes à lire absolument.

    Il en ressort 2, voire 3 pour les 2 derniers siècles :

    Bastiat pour le 19 ième, incontestable, c’est une évidence.

    Et bien sûr, Von Mises (l’action humaine) ou Rothbard pour le 20 ième siècle.

    Mais j’encourage à lire les autres auteurs pour finir par ces trois là, qui permettent une vision claire de l’économie, en recadrant toutes les imperfections des autres.

    A noter que c’est « Capitalisme et Liberté » qui a commencé à m’ouvrir les yeux il y a plus de 15 ans, même si c’est un livre d’économie imparfait, comme la pensée de Friedman (père, pas fils et petit fils)

    1. A compléter par Say pour le 18e siècle

      1. Faut quand même pas jeter Stuart Mill aux oubliettes non plus. Ce mec était quand même un génie et son apport à la théorie libérale est indéniable. La suite qu’il donne aux travaux de Bentham est juste excellente. Il mérite sa place parmi les très grands et il a l’avantage d’être possible à citer dans une dissertation. Stuart Mill c’est du très très lourd pour le XIXeme.

      2. Et aussi Gustave de Molinari, à ce point inconnue que même ma prof d’éco ne le connaissait pas.

        1. Bastiat, Von Mises et Rothbard ne sont pas tous connus des professeurs d’économie. Pour avoir fait une thèse en économie, 3 des 4 professeurs (tous ont un doctorat) que j’ai eu en soutenance ne les connaissaient pas !

          Inutile que ma soutenance ne s’est pas déroulée sur le fond ou la forme même du sujet, mais sur les supposés défauts du capitalisme ! « Que faire des pauvres? » « Qui va construire les routes? » et « le renard dans le poulailler » sont les trois premiers échanges que j’ai eu avec l’élite économique de notre beau pays.

  9. c’est tout le problème des SES en France dominée par les marxo-keynésiens

  10. NORMAL, dans la France communiste, seuls les « économistes » marxistes et crypto-communistes ont droit de cité

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