La Tour Eiffel construite 5 fois plus vite avec l’impression 3D

La construction de la tour Eiffel a pris 2 ans au XIXe siècle. En 2016, cette même construction ne prendrait plus que 4 mois grâce à l’impression 3D.

Par Alexis Vintray.

Tour Eiffel à Paris. Elle aurait été construite cinq fois plus vite avec l'impression 3D.
By: Michael CamilleriCC BY 2.0

La construction de la tour Eiffel a pris 2 ans, 2 mois et cinq jours, entre 1887 et 1889. En 2016, cette même construction ne prendrait plus que 4 mois et 24 jours selon Fabulous, la première agence française d’impression 3D. Tout cela grâce à l’impression 3D et aux nombreux progrès qu’elle rend possible.

En effet, l’impression 3D ne se confine plus au plastique mais s’est aussi élargie au métal. En particulier ce sont les technologies de fabrication additive par fusion laser directe de métal (ou DMLS) qui permettraient d’améliorer sensiblement la rapidité de la construction

Selon le cabinet, « cette technique permet de réduire le temps de fabrication d’une pièce complexe, mais pas seulement. Sa solidité est en effet encore plus grande que celle de l’acier traditionnel. Elle est d’ailleurs d’ores et déjà utilisée pour fabriquer des pièces métalliques par fusion laser pour une variété d’industries, notamment l’aérospatiale, les soins dentaires, les industries médicales et l’industrie de l’outillage. »

C’est pourquoi, non seulement la construction serait plus rapide mais elle serait aussi plus légère, toujours grâce à l’impression 3D. Selon la simulation réalisée par le cabinet, « le poids de la Tour Eiffel aurait pu être allégé d’environ un tiers avec des caractéristiques mécaniques équivalentes. En effet, l’impression 3D permet dorénavant de réaliser les formes complexes. Résultat : si on couple optimisation topologique des pièces et impression 3D, on obtient des pièces allégées haute performance. » De quoi alléger d’un tiers le poids de la charpente métallique de la Tour Eiffel qui est de 10 100 tonnes, excusez du peu. Elle a nécessité 18 038 pièces métalliques et 2 500 000 rivets.

Pour Arnault Coulet, le fondateur de Fabulous, ce potentiel de l’impression 3D est encore largement méconnu : « nous constatons que l’état d’avancement des techniques est encore mal connu. C’est pourtant une technologie qui est en mesure de bouleverser des secteurs aussi éloignés que le BTP ou le Design. L’industrie entame sa mue, notre travail montre qu’elle sera bénéfique en termes de délais, de qualité, et de relocalisation ! Car notre simulation est faite avec des techniciens et des machines qui se trouvent tous en France. »

Reste à voir si la France et l’industrie française sauront prendre le train de cette technologie.

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