Loi Travail : qui est Gérard Filoche, éternel révolté ? [Replay]

Publié Par Nathalie MP, le dans Travail & emploi

Par Nathalie MP

Gérard Filoche crédits Parti socialiste (CC BY-NC-ND 2.0)

Gérard Filoche crédits Parti socialiste (CC BY-NC-ND 2.0)

Si les multiples péripéties de la loi Travail ont permis à William Martinet, jeune Président du syndicat étudiant UNEF, de gagner ses premiers galons de grand leader de gauche dressé vent debout contre toutes les précarités que les patrons veulent imposer aux travailleurs, elles ont aussi donné à Gérard Filoche, membre du Bureau national du Parti socialiste, une véritable tribune pour s’exprimer sans détour sur son sujet préféré, le droit du travail. Or selon lui, cette loi « ignominieuse » présentée par le gouvernement n’est rien de moins qu’un reniement de la gauche et une insulte aux droits de l’homme. 

Non pas que Gérard Filoche était silencieux auparavant, bien au contraire, il est très fort en tweets fracassants. Mais il serait difficile de trouver en France un homme politique ou un syndicaliste plus bardé du mot « travail » que lui : ancien inspecteur du travail maintenant en retraite, il est un fervent défenseur du Code du travail dont il n’a de cesse, sur son blog ou dans ses livres, de vanter les bienfaits et d’exiger la conservation en l’état, modulo quelques petits aménagements partagés par la CGT comme le passage aux 32 heures hebdomadaires par exemple. Un expert, en quelque sorte.

Lutte contre les entreprises

Le seul petit problème, c’est que s’il a fait de la vie au travail son combat, il le réalise à travers une lutte exclusivement centrée contre les entreprises, les actionnaires et les patrons. Dans le monde de Gérard Filoche, ces derniers sont essentiellement de dangereux délinquants, sinon en fait au moins en puissance, dont l’unique objectif est de s’enrichir grassement et honteusement en pratiquant l’exploitation des salariés dans des entreprises, petites ou grandes, qui sont autant de lieux d’asservissement. Avec sa flexibilité et son inversion de la hiérarchie des normes (l’accord d’entreprise tend à primer sur la loi), la loi Travail n’est rien d’autre « qu’un revolver sur la tempe des salariés. » Elle les livre tout crus aux délires discrétionnaires des patrons, engeance détestable et détestée (voir vidéo ci-dessous, 04′ 56″) :

 

À ce titre, l’épisode du décès de l’ancien PDG de Total Christophe de Margerie dans un accident d’avion en 2014 est tout à fait révélateur de l’état d’esprit imprégné de « lutte des classes » qui est le sien. L’annonce du décès est à peine parvenue aux intéressés et aux journaux que Gérard Filoche rédige dès l’aurore un tweet préventif destiné à contrecarrer les flots d’hommages qu’il pressent devoir s’amonceler dans la journée sur le nom du dirigeant :

Les réactions défavorables ne se font pas attendre, même au Parti socialiste, où le secrétaire général Jean-Christophe Cambadélis le convoque pour une petite explication les yeux dans les yeux. Gérard Filoche ne compte pas s’excuser. Au contraire, il persiste et signe sur son blog :

Je devine les hommages, les louanges, l’encensement du « grand patron » etc. La propagande pour faire croire que ces gens-là nous sauvent alors que ces puissants-là nous coulent, siphonnent nos salaires, bloquent nos emplois, polluent, détruisent l’environnement,  tournent le dos aux choix citoyens… (Blog de G. Filoche, 23/10/2014)

Des propos d’une grande modération qui lui valent une offre d’asile politique de la part de Jean-Luc Mélenchon au cas où le Parti socialiste opterait pour une sanction d’exclusion. Soyons rassurés, la haute-autorité du PS a su se montrer magnanime et Gérard peut continuer à chahuter tant qu’il veut sur les bancs du Bureau national.

Si les patrons et les entreprises sont les ennemis naturels des travailleurs, comment faire pour « sauver l’emploi et défendre le pouvoir d’achat » sans la coopération de quelques entrepreneurs, seuls aptes à embaucher ? Pour Gérard Filoche, c’est très simple, le Code du travail « doit échapper aux exigences de l’économie. » Pour lui comme pour tous ceux qui veulent régir a priori la vie de leurs concitoyens, l’économie ne saurait être une activité vivante et évolutive pratiquée par des individus libres et créatifs. Pas du tout. L’économie ne doit rien laisser au hasard, et pour bien faire, autant tout planifier à l’avance.

Telle entreprise, dûment surveillée par des instances autorisées, l’inspection du travail par exemple, s’engagera à embaucher tant de personnes et à produire tant de parapluies de telle date à telle date. Il n’est nullement question d’adapter les horaires et la charge de travail à la demande spontanée des clients. D’après Gérard Filoche, la journée doit obligatoirement se répartir en trois parts égales : 8 heures pour travailler, 8 heures pour les loisirs et 8 heures pour se reposer. La semaine doit se limiter à quatre jours travaillés et trois jours de repos dont deux consécutifs. C’est ainsi que l’on pourra lutter contre la subordination au travail, et c’est ainsi que l’on pourra combattre le chômage, en partageant solidairement le travail entre tous.

L’erreur économique

Gérard Filoche fait partie de ces personnes qui s’imaginent faussement que le travail est un gâteau fini que l’on doit partager entre tous ceux qui veulent travailler pour assurer le plein emploi. C’est exactement l’idée qui présidait à la mise en place des 35 heures par Martine Aubry à partir de l’année 2000. Sans même parler de science économique, l’expérience a montré que non seulement cette loi ne favorisait pas l’emploi, mais qu’elle avait en plus l’énorme inconvénient de désorganiser nombre d’entreprises et de services tels que les hôpitaux. Si entre 2000 et aujourd’hui le chômage a connu des phases de repli, l’explication est à chercher du côté d’un environnement économique mondial porteur, certainement pas du côté des 35 heures.

Le seul gâteau qu’il est possible de partager, c’est la richesse produite. En langage socialiste, ce partage s’appelle la redistribution. Encore faudrait-il qu’il y eût quelque chose à partager. Les parts de chacun seront d’autant plus grosses que le gâteau, c’est à dire la production, sera plus vaste. Et plus les possibilités de faire un gros gâteau s’ouvriront, plus il faudra de mains pour le faire. Il est donc tout à fait vain de vouloir mener des politiques de l’emploi si par ailleurs la production est découragée, par la fiscalité du capital, par exemple, ou par des réglementations abusivement contraignantes, ou par un marché du travail si rigide que chaque embauche devient un risque trop élevé, notamment pour les petites entreprises.

Mais ne parlez pas de tout ça à Gérard Filoche, il n’y croit pas. Un patron étant intrinsèquement mauvais, il faut l’obliger à embaucher puis le récompenser par une fiscalité punitive, conformément aux thèses communistes qu’il a toujours privilégiées tout au long de sa vie.

Histoire d’un nostalgique

Né en 1945 à Rouen dans une famille modeste (père cheminot, mère aide-soignante), il suit des études de philosophie pour lesquelles il obtient une licence puis un certificat de maîtrise(*) à l’âge de 22 ans. Remarquons que sur ce point il s’est montré nettement plus assidu que son jeune clone de l’UNEF. Ce n’est vraiment pas de sa faute s’il a été diplômé en 1968. Tous les malheureux qui ont passé des examens dans la foulée de mai 68 ont été l’objet de moqueries amusées, mais pour Gérard Filoche, je pense que ce doit être un titre de gloire. N’a-t-il pas écrit un livre de louanges, Mai 68 Histoire sans fin, sur « le plus grand mouvement de grève de l’histoire de France » ?

Sur le plan politique, son tropisme est clairement communiste. Étudiant, il adhère à l’UNEF, cela n’étonnera personne, puis à la CGT, comme par hasard, puis au Parti communiste, dont il est exclu assez rapidement. Il est co-fondateur de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR) d’obédience trotskiste au sein de laquelle il défend une tendance minoritaire en faveur de l’union de la gauche et d’un syndicalisme unitaire regroupant étudiants, salariés et militaires. Ce qui est bien avec les trotskistes, c’est que les intérêts du parti passent avant tout. Fidèle et discipliné, Filoche n’hésite pas à faire lui-même les licenciements qui touchent le journal Rouge, le jour où la LCR décide de le fermer en raison de difficultés financières1. Quelle épreuve cruelle pour notre inspecteur du travail !

La LCR ayant refusé de voter à gauche lors des élections législatives de 1993, il rejoint le Parti socialiste en 1994 après un « stage de réflexion » ! Comme au PC et à la LCR, il y défend des positions minoritaires qui trouvent parfois un certain écho auprès d’autres minoritaires plus ou moins isolés tels que Henri Emmanuelli, Martine Aubry ou Benoît Hamon. Parmi ses prises de positions remarquables, notons son opposition au TCE et sa demande d’amnistie pour les syndicalistes casseurs. Lors du dernier congrès du Parti socialiste à Poitiers en juin 2015, il a soutenu la motion B des députés frondeurs.

Professionnellement, il devient contrôleur du travail, et accède au grade d’inspecteur en 1985. Il prend son travail tellement à cœur qu’il est inquiété à plusieurs reprises par la justice pour ses méthodes particulièrement cavalières (accusations de chantage et entrave au fonctionnement d’un comité d’entreprise). Il est toutefois relaxé. Dans l’une des affaires, le tribunal administratif donna raison à Gérard Filoche contre l’avis du Directeur général du travail, Jean-Denis Combrexelle, celui-là même qui rédigea cet automne un rapport sur la modernisation du Code du travail à la demande du gouvernement. On se doute que ces deux-là s’adorent. Gérard Filoche n’hésita pas à lui faire connaître toute l’étendue de son amour dans un tweet bien saignant comme il les affectionne :

Remarquons que dans la vidéo adjointe au tweet, Gérard brandit le Code du travail comme un véritable petit livre rouge dont il vante la sveltesse, une fois déduites les 1500 pages de jurisprudence. Il n’en demeure pas moins qu’au fil du temps ce code a pris un peu de poids conformément à l’inflation législative que la France pratique avec délectation dans tous les domaines. Gérard Filoche a beau citer les proportions beaucoup plus imposantes du Code des impôts, ce n’est guère consolant, et c’est de plus inexact.

Manuel Valls ayant annoncé lundi 14 mars dernier qu’il avait entendu la contestation des jeunes et des salariés, du moins des syndicats qui les représentent si peu et si mal, et le même ayant acté la modification ou la suppression des dispositions les plus décriées de la loi Travail, on pourrait croire que Gérard Filoche est maintenant entièrement satisfait d’avoir obtenu gain de cause contre le Medef et Jean-Denis Combrexelle. On pourrait d’autant plus le croire que le Premier ministre, soucieux de gommer les divergences apparues à gauche à quelques mois d’une campagne électorale qui s’annonce complexe, a promis dans la foulée de relever le point d’indice de la fonction publique et d’octroyer une « garantie jeunes » de 450 € par mois à tous les moins de 26 ans sans emploi ni formation. Voilà qui devrait faire plaisir à Gérard. Eh bien, non. Il n’est pas si naïf. Encore quelques tweets de Gérard :

Pour les Filoche de ce monde, la lutte est faite pour lutter, peu importe ce qui se passe dans la vraie vie. Peu importe que le gouvernement ait proposé un projet de loi sans grand contenu. Peu importe maintenant qu’il le réduise comme peau de chagrin. Peu importe qu’il « plie sa non-réforme ». Peu importe qu’après cette fausse tentation libérale, il revienne aux bonnes vieilles méthodes de la dépense publique et du clientélisme. Peu importe finalement que le gouvernement se manifeste exactement pour ce qu’il est, c’est-à-dire un gouvernement socialiste qui déteste l’initiative privée et la liberté, préférant de beaucoup contrôler les citoyens à travers l’impôt pour les uns et les aides pour les autres. L’occasion de « bien faire », formule de François Hollande, s’est présentée et n’a pas été saisie. Filoche devrait s’en réjouir, mais la lutte continue et elle continuera, aveugle, idéologique, tant qu’il y aura des patrons et des entreprises à traîner dans la boue.


Sur le web

  1. Christophe Nick, Les Trotskistes, Fayard, 2002, p. 495., via Wikipédia
  1. Combien de salariés ont perdu leur job grâce à ce sinistre personnage ?

  2. Il ne faut pas oublier que ce ne sont pas les 32 heures de travail qui pose problème , c’est d’abord et avant tout qu’il semble bon à l’etat de définir une durée légale du travail.

    Ce n’est pas ce que pense filoche qui me choque , c’est que dans notre pays où le chômage est une plaie , il ne change pas d’avis.

    1. Ce n’est pas ce que pense filoche qui me choque, c’est que
      1) la propagande (il n’y a pas d’autre mot) du mammouth est parfaitement alignée sur ce qu’il pense.
      2) la doctrine de l’inspection du travail, dont Filoche est un représentant tout à fait caractéristique, et tout le code du travail, est également conforme à ces idées, et donc nous payons des gens pour appliquer un programme politique qui est contraire au nôtre. Dans la terminologie de 1789, la force publique a été détournée par une faction à son profit, et ça ç’est ni plus ni moins qu’une trahison.
      Filoche est un traitre, qui mérite le sort des traitres, ni plus ni moins que les djihadistes (et il est un djihadiste, en fait, même si il n’a pas de sang sur les mains ce qui fait quand même une différence) . La déchéance de nationalité, puis-qu’apparemment c’est la pire sanction que mérite le traitre, qui manquait à notre arsenal juridique 😉

    2. « Ce n’est pas ce que pense filoche qui me choque , c’est que dans notre pays où le chômage est une plaie , il ne change pas d’avis. »
      S’il pensait que précariser les salariés allait permettre de résoudre le problème du chômage de masse, il changerait surement d’avis. Mais c’est un postulat en lequel tout le monde n’a pas foi.

  3. Gérard FILOCHE fait partie de ces trous du cul qui en France n’ont jamais eu de travail réel pour produire quelque chose de concret ou aider au développement du pays, mais un travail d’assisté, en l’occurrence dans l’Administration du Travail.
    Il a été fonctionnaire avec le titre ronflant « d’Inspecteur du Travail » qui flaire bon la tendance démocratique stalinienne.
    Bien évidemment, il n’a résolu aucune enquête. Il était pour inquiéter les entreprises, pas pour favoriser l’emploi.
    Il a également pu répandre sa bile communiste dans de nombreuses émissions télévisées où de nombreux journalistes ou animateurs socialistes décérébrés l’ont accueilli comme le fait MERKEL avec les migrants les bras ouverts et sans se soucier des conséquences.

  4. Je ne résiste pas à l’envie de communiquer le pedigree collector de ce monsieur: Gérard Filoche est un homme politique français de gauche, membre de l’UNEF, de la CGT, membre de l’Union des étudiants communistes, du Parti communiste français puis de la Ligue communiste, de la LCR, puis du Parti socialiste, né à Rouen le 22 décembre 1945 d’un père cheminot et d’une mère aide-soignante. Il est également connu pour son métier d’inspecteur du travail et ses livres sur Mai 68 et sur le droit du travail. Seul point positif, il a évolué de l’UNEF – CGT – PC au PS. Attendons encore quelques années et il sera au FN…
    Magnifique exemple de parasite, sangsue ou doryphore (vous choisissez…) ayant toujours vécu des deniers publics en crachant sur ceux aux dépens desquels il vit.

  5. Commentateur banni : flooding visant à faire la promotion de son blog.

    1. Pas mal ! A ajouter à la liste des Gorafi, Bilboquet magazine, ….

    2. le touriste a nyc

      Liberal-socialiste comme Delanoe ?

  6. J’ai souvenir avoir eu un échange vif avec Filoche par l’intermédiaire de tweets et ayant pour sujet l’inspection du travail.
    Cet échange se termina par un KO de ce monsieur qui renonca à débattre avec moi, n’étant pas moi même un journaliste muselé et calibré pour écouter benoitement ces propos de communistes archaiques.
    Que de bon souvenirs …

  7. On a de la chance qu’on soit encore plus ou moins dans un état de droit. Un type comme ça, dans un régime totalitaire communiste, ferait éxécuter ses opposants.

  8. En ce qui concerne le principe du gâteau fini et de la richesse, quid des limites imposées par l’écologie?
    L’idée que la richesse est sans limites et ne dépend que du travail est elle-même un biais qui ne tient pas compte des limitations environnementales que nous impose une Terre finie et des apports énergétiques limités.
    Le principe libéral du gâteau qui augmente toujours, qui fait passer l’environnement dans les « externalités » du système, n’est pas viable à long terme. Oui, il y a un gâteau limité si l’on tient compte des problématiques environnementales comme faisant partie de l’économie.

  9. Pas facile de trouver des propos à charge sur Wikipédia, alors on va les chercher sur Twitter, hein ? Comme c’est commode.

    Heureusement, il vous reste votre haine des fonctionnaires d’un côté, et du communisme de l’autre, cette dernière déguisée en vertu de pourfendre l’idéologie des uns, quand vous autres êtes les tenantEs de l’indubitable vraie vérité de la réalité authentique, garantie 100% sans idéologie !

    1. Le communisme a fait bien plus de morts de que le nazisme et a plongé dans la misère la pauvreté et l’enfermement des peuples entier au 20eme siècle.

      Oui, nous haïssons les nazis, les communistes et tout ceux qui, comme vous, veulent contrôler, enfermer, piller leur semblable eu mépris de leur droits et libertés.

      1. Ne pas opposer nazisme et communisme, ce sont juste deux variations sur le socialisme.

    2. Terry Wallace: « quand vous autres êtes les tenantEs de l’indubitable vraie vérité de la réalité authentique, garantie 100% sans idéologie ! »

      C’est une philosophie d’une part et ça se résume à vouloir protéger les droits fondamentaux et la liberté des hommes. Rien d’autre.

      On ne peut pas se tromper, les meilleurs pays du monde à tout point de vue appliquent cette philosophie tandis que votre idéologie fasciste communiste a peuplé les camps de ‘rééducation’ et remplis des millions de fosses commune.

      Vous êtes une honte pour le genre humain, vous n’avez même pas l’excuse de l’ignorance et de l’expérimentation des débuts du communisme.

      1. Eh bien, on peut dire que votre lecture se passe de finesse, en tout cas. Votre « philosophie » à vous se résume-t-elle donc à contempler benoîtement la marche du monde, pour vouloir refuser de le transformer ? Vous devriez plutôt vous convertir au Taoïsme, vous cesserez peut-être de voir des nazis partout…Quant aux droits fondamentaux, quels sont-ils, selon vous ? Et votre si chère liberté, comment la définissez vous ? Jamais on n’en trouve de définition claire, dans les articles de ce site.

        En revanche, me faire traiter de « honte pour le genre humain » par quelqu’un qui vient d’écrire « les meilleurs pays du monde » m’interpelle : votre échelle de valeur vaut-elle mieux que celle des affreux tortionnaires que vous citez, à votre avis ? Si oui, je crains le petit Staline en vous, prenez garde.

        Mais le meilleur c’est l’affirmation inébranlable de votre certitude (qui vous honore ! J’aimerais pouvoir être aussi persuadé que vous du bien fondé de ma pensée). Si « on ne peut pas se tromper », tout le monde va bien finir par se rallier à votre point de vue, non ? Chacun finira bien par la voir, cette réalité que vous mirez vous-mêmes depuis des temps immémoriaux !

        1. « pour vouloir refuser de le transformer ? »

          Nous n’avons pas cette prétention inouïe dont s’affublent les socialistes.

          Aucun dirigeant communiste ne s’est jamais excusé pour tous les morts et les vies détruites par leurs expériences dégueulasses. Et ca se permet encore de faire la morale aux autres.

          1. Exactement, les transformations du monde a la Cubana ou à la vénézuélienne (les exemples sont encore sous nos yeux), c’est charmant.
            J’ajouterais (mon côté chrétien) que si l’on tient absolument à changer le monde, on ne peut le faire qu’en se changeant soi-même : changez vos coeurs de pierre en coeurs de chair dit le Christ. C’est là qu’on s’aperçoit que c’est très difficile, et c’est là qu’on s’aperçoit que changer les autres, c’est exercer une contrainte qui a débouché trop souvent sur la violence.

          2. Commentateur banni.
            L’éloge des meurtres de masse n’est pas tolérée sur Contrepoints – y compris ceux d’origine communiste.

        2. Terry Wallace: « Votre « philosophie » à vous se résume-t-elle donc à contempler benoîtement la marche du monde, pour vouloir refuser de le transformer ? »

          La philosophie libérale concrètement, c’est d’avoir un état de droit qui assure les droits fondamentaux et les libertés des hommes tout en intervenant le moins possible par ailleurs. Il y a plein de choses à faire pour contrer les dérives autoritaires ou les délires fiscaux et législatifs d’états en faillite comme la France.

          Terry Wallace: « par quelqu’un qui vient d’écrire « les meilleurs pays du monde » m’interpelle »

          Indice de développement humain, éducation, dette, chômage, liberté, corruption, revenus, social, indice de démocratie, de liberté économique, tout ça se mesure et on retrouve systématiquement les mêmes pays tout en haut des classements : les états de droits démocratiques qui assurent… les droits et la liberté des hommes.
          Indice liberté économique – Classement des pays
          Indice de démocratie – Classement des pays
          Indice liberté de la presse – Classement des pays
          Indice de la corruption – Classement des pays
          Indice de la charité – Classement des pays

          Terry Wallace: « Et votre si chère liberté, comment la définissez vous ? Jamais on n’en trouve de définition claire, dans les articles de ce site. »

          Il n’y a pas non plus la définition ni l’histoire du commerce sur http://www.monepicier.com, vous tapotez donc gentiment sur wiki « libéralisme » et cliquez sur les liens en bleu souligné.

          Terry Wallace: « En revanche, me faire traiter de « honte pour le genre humain »[…] vous cesserez peut-être de voir des nazis partout… »

          Mais vous êtes une honte, vous défendez une des deux pires idéologies jamais engendrée alors que vous ne pouvez pas ignorer ses deux siècles d’oppression et d’atrocités, la seule différence entre vous et les adeptes du nazisme, c’est qu’eux ont eu l’opprobre qu’ils méritaient et ils n’osent plus se manifester publiquement avec un tel aplomb.

          1. Vous êtes sympa de fournir toutes ces explications à Terry. Ca me rappelle des souvenirs :
            En 4è, j’avais un prof de français communiste (il le proclamait haut et fort, le charme des années 70, hyper politisées partout). Quand on lui parlait de liberté, en rapport avec les dissidents etc… ou avec la Chine de Mao, il répondait, « mais c’est quoi la liberté ? Ca n’existe pas, toi même tu n’es pas libre ». Voilà comment il justifiait les privations de liberté et les assignations à résidence.

            PS : A part ça il mettait des 20 à tout le monde en rédaction. En 3è, avec un prof plus « conventionnel », on a tous trouvé que les 12 ou 13 sur 20 qu’on obtenait dans le meilleur des cas, c’était vraiment de l’oppression et on est allé se plaindre au proviseur ! 🙂

            1. Commentateur banni.
              L’éloge des meurtres de masse n’est pas tolérée sur Contrepoints – y compris ceux d’origine communiste.

              1. Terry Wallace: « c’est votre obsession à rapprocher communisme et nazisme. »

                Il est évident que je ne comparais pas les doctrines, mais les conséquences.
                Quelque part, vous avez un peu raison, ce n’est pas tout à fait comparable : le communisme a duré bien plus longtemps, il n’y a pas eu de Nuremberg et les responsables n’ont pas été pendus pour la plupart. Ni Pol-Pot qui a exterminé 20% de sa population ni Staline et ses 23 millions de morts, ni Mao Zedong et ses 38 millions de morts n’ont payé.

                Ils ont même été fêtés par les intellectuels français.

                Terry Wallace: « D’où une certaine révolte, et peut-être, l’envie de voir quelqu’unE élever la voix pour défendre la majorité des dominés. UnE déléguéE, unE représentantE…unE Filoche ? »

                Après 5 minutes d’examen, il est évident que les seules qui arrivent à défendre les opprimés, ce sont les états de droit libre et démocratique, et je ne parle pas de la France de plus en plus mal classée pour la liberté mais plutôt des pays comme L’Australie, le Canada, le Danemark, la Suisse. Il faut vraiment être abruti ou inculte pour défendre un Filoche qui prône une idéologie qui n’a amené que la misère et le meurtre partout ou il s’est implanté.

    3. @Terry , même les pires criminels ont droit a des défenseurs , vous êtes donc avocat de Filoche , ok, why not . Qu’avez vous donc à dire pour sa défense ?

  10. Filoche du verbe filocher qui en argot militaire signifie :S’esquiver, se débrouiller pour échapper aux corvées.
    Ce que ce monsieur a fait toute sa vie, laissant ceux qui ne se dérobait pas à la corvée, le nourrir .Et à la vue de la photo il a été bien nourri le pépére . Ce qui est le plus surprenant c’est qu’il y ai des gens pour écouter, encore et après tant d’années, les boniments de cette caricature sur pattes .

  11. En écoutant attentivement Filoche s’exprimer, son vocabulaire, son phrasé, le peu de temps qu’il supporte de la part de son interlocuteur avant de reprendre la parole, ses rictus, ses invectives, ses répliques formatées … on voit à quel point cet homme est emporté par son affectif, par son cadre intérieur, par son histoire personnelle, par sa certitude idéologique inébranlable. En général, on ne peut que perdre du temps à essayer de discuter avec ce genre d’individus, et même un psy d’ailleurs.. Filoche est juste fou.

    1. C’est vrai que les partisans du renard libre dans le poulailler libre n’ont pas, eux, de certitudes idéologiques. L’idéologie, c’est toujours les autres.

  12. Je n’ai pas voulu lire cet article tellement ce personnage est ignoble.

  13. Filoche, c’est Filochard, un pied nickelé de la politique, mais en beaucoup moins amusant. Il n’y comprend que pouic, il ne dit et ne fait que des conneries, mais il est toujours là avec tout ces gogos qui continuent de l’amener sur les plateaux télés, devant les micros et même, un comble, sur un siège à l’assemblée. Filochard, passe encore, mais les gogos qui l’écoutent, quelle pitié!

  14. Comme dans le roman d’anticipation « La Grève », les parasites comme ce monsieur, deviennent plus agressifs avec le manque d’argent. Ce comportement est aussi décrit dans l’expérience des « rats plongeurs » https://youtu.be/kk21JTzdxzY où là encore des bestioles doivent se battre pour voler la nourriture aux autres.
    Comme dans le roman, on sent bien que ça va mal finit (CPEF).

  15. Payé à propager la haine du patron pendant 40 ans : l’inspection du travail instrument de la propagande trotskiste que nous engraissons tous.
    France : le seul pays où le communisme ait réussi !

    1. Vm: « France : encore un pays que le communisme va faire foirer ! »

      Je me suis permis de corriger… 🙂

  16. Vous devriez vous réjouir, Gérard Filoche est le dernier socialiste restant au parti prétendument socialiste.

  17. Contrairement à la plupart des trotskistes qui ont rejoint le PS lorsqu’ils ont cessé de croire en Karl Marx, Filoche est resté fidèle à ses fantasmes de jeunesse et croit encore que c’est la lutte des classes qui peut faire avancer le monde. Je ne le qualifierais pas de « sinistre personnage », mais oui il est clairement nuisible. Moi je crois que c’est juste un type qui n’a presque pas changé d’avis depuis cinquante ans (comment appelle-t-on ceux qui ne changent pas d’avis ?). Ce qui surprend, c’est qu’il adhère au PS plutôt qu’à un groupe d’extrême-gauche : c’est sans doute parce qu’au PS il dit ce qu’il veut sans que personne ne l’emm…. Je crois que peu de gens au PS le prennent au sérieux mais ça lui est sûrement égal puisqu’il sait que les média l’adorent. Et son succès auprès des média le rend sûrement heureux (comment appelle-t-on un mec heureux qui ne change pas d’avis ?).

Les commentaires sont fermés.