Réforme de l’orthographe

fevdessin politique220

Dans la lignée de Peillon (si, souvenez-vous, le ministre qui voulait faire de l’école une nouvelle religion laïque et qui voulait « arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel »), Najat veut arracher les élèves à la dictature bourgeoise de l’orthographe. Comme pour Peillon, traduisez  » niveler par le bas puisqu’on est incapable de régénérer le Mammouth ». Avançant masqué, « on  » continue à saper systématiquement un des fondamentaux de la société française, la cohésion de sa langue, qui n’est pas, contrairement au rabâchage, »la langue qui sert à communiquer ». Erreur, elle sert d’abord à s’exprimer, ce qui permet de développer les capacités de raisonnement, d’acquisition de culture, de développement d’une personnalité indépendante, avec la possibilité d’échanger avec les autres, seulement si vous avez acquis la capacité de vous exprimer, donc de faire appel à une liberté de penser.

La liberté de penser, toute une gauche est contre. Il est difficile d’identifier ces « on » (on a dit, on a décidé, on n’en veut pas en haut lieu… ) qui opèrent le plus souvent en cercles discrets, en réseaux, genre trotskystes.

Le plus beau, que personne ne soulève : nos enseignants sont-ils tellement nuls qu’ils sont incapables d’apprendre à leurs élèves à écrire « oignon » ? S’il faut en arriver à laisser -et à imposer, pour empêcher toute élitisme renaissant- écrire ognon pour sauver la langue française… Vite, passons aux maths !

Le Ministère précise que ce n’est pas lui qui réforme l’orthographe. Mais si Najat est une potiche, qu’on le dise ! Le Conseil Supérieur des Programmes, le lieu où l’on trouve ces fameux « on », souligne que la réforme est dans les cartons depuis 26 ans. J’ai eu l’occasion de dénoncer dans un billet l’opacité de ces systèmes de décision au sein de l’EN, et en particulier dans l’élaboration des programmes qui, régulièrement, défrayent la chronique par leurs rapports apparemment décalés des expériences de terrain. ( Qui se souvient des « on » qui ont pondu cette réforme?)  Il est vrai qu’avec 5 700 000 chOmeurs (plus d’accent), l’urgence imposait de l’appliquer.