Pourrons-nous descendre en-dessous de 7% de chômage ?

Nous avons un chômage de masse, mais nous avons aussi un marché du travail qui envoie des signaux que l’on ne retrouve que lorsque nous sommes dans une situation de plein emploi.

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Emmanuel_Macron (Crédits : Gouvernement français, licence Creative Commons CC BY SA 3.0)

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Pourrons-nous descendre en-dessous de 7% de chômage ?

Publié le 28 janvier 2016
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Par Emmanuel Bourgerie.

Emmanuel_Macron (Crédits : Gouvernement français, licence Creative Commons CC BY SA 3.0)
Emmanuel_Macron (Crédits : Gouvernement français, licence Creative Commons CC BY SA 3.0)

Lors de l’émission Les Experts de BFM Business, très prisée par la Team Macron, Jean-Marc Daniel avait fait la remarque suivante : au milieu de l’année 2008, juste avant le début de la crise en France, le taux de chômage était au plus bas à pratiquement 7%, mais le taux d’inflation était à un niveau que l’on avait pas vu depuis les années 1980. Son argument était donc de dire que même en s’approchant de 7% de chômage, nous commençons à percevoir des tensions inflationnistes, ce qui est « normalement » le signe que nous sommes au plein emploi.

Le taux d’inflation est le produit de plusieurs paramètres. Dans le contexte du marché du travail, il est le produit d’un taux de chômage tellement faible que les entreprises sont obligées de faire monter les enchères sur les salaires pour attirer de nouveaux employés, puisqu’il n’y a pas assez de chercheurs d’emploi. Les autres entreprises sont obligées de suivre cette hausse et d’accorder de meilleurs salaires à leurs employés actuels, pour qu’ils n’aillent pas voir ailleurs. Le coût du travail augmente donc, et ces coûts supplémentaires iront faire pression à la hausse sur les prix finaux des produits que les entreprises vendent : c’est la fameuse tension inflationniste.

Le marché du travail aujourd’hui se comporte d’une façon particulièrement étrange : nous avons 10% de chômage, et ce chiffre continue de grimper semble-t-il, avec une inflation au plus bas (ce qui semble logique jusqu’ici), mais nous avons des salaires qui continuent de monter d’année en année. Jusqu’au point où, sur des secteurs bien particuliers, les entreprises n’arrivent pratiquement pas à recruter certains profils, et continuent de promettre des salaires plus élevés dans l’attente d’une candidature sérieuse. Nous avons un chômage de masse, mais nous avons aussi un marché du travail qui envoie des signaux que l’on ne retrouve en théorie que lorsque nous sommes dans une situation de plein emploi.

La réalité, malheureusement, est qu’une part de plus en plus importante de la population est condamnée à rester au chômage. Le quotidien des chômeurs français n’est pas une succession de petits boulots : plus de 40% d’entre eux n’ont pas travaillé depuis plus d’un an, jusqu’à 59% pour la tranche des plus de 50 ans. L’un des principaux facteurs qui détermine le taux de chômage est le niveau de diplôme : les plus diplômés (post-bac) sont pratiquement au plein emploi à 7%, tandis que les sans diplôme (ni bac, ni CAP/BEP) sont à 34%, soit plus d’un tiers, sans emploi.

Nous avons deux grandes difficultés face à nous :

Premièrement, contrairement à beaucoup, je pense que nous sommes sortis de la crise depuis bien longtemps déjà. Après la récession de 2009, la croissance est restée très stable depuis 2010, en-dessous de 1% en moyenne. Même les prévisions les plus optimistes pour 2015 dépendent avant tout d’éléments extérieurs, selon l’INSEE. Sans le pétrole bas, les taux d’intérêt bas, et l’euro bas, la croissance 2015 serait vraisemblablement identique à celle de 2014 d’après eux. Nous serions sortis de la crise depuis longtemps, mais la nouvelle croissance potentielle (le nouveau « normal »), est tellement faible que nous n’avons pas l’impression d’en être sortis. Si cette hypothèse est vraie (et plus la croissance tarde à remonter, plus il semble qu’elle le soit), alors nous n’avons pas le luxe d’attendre patiemment le retour météorologique de la croissance, nous devons prendre en compte ce nouveau « normal », et accepter le fait que nous avons gaspillé un quinquennat basé sur l’idée que les emplois reviendraient d’eux-mêmes.

Ensuite, si l’on ne change aucune variable au modèle actuel, nous n’avons toujours pas résolu le problème du chômage. Si la France possède un « stock » (pardon pour le terme péjoratif) de chômeurs qui ne pourront pas retrouver un emploi facilement, et qu’il est constitué majoritairement de seniors et/ou de sans-qualification, alors nous avons une équation très difficile à résoudre, puisqu’un grand nombre d’entre eux ne bénéficiera pas d’une éventuelle reprise.

Une de mes inquiétudes est que les deux seules solutions largement relayées dans les médias ne sont aucunement encourageantes. Entre à gauche les frondeurs qui veulent prétendre que l’on peut agrandir la dépense publique à l’infini et continuer d’acheter des emplois jusqu’à ce que le chômage disparaisse, et à droite un patronat qui ne conçoit comme solution que la baisse généralisée des salaires, difficile d’avoir une vision un tant soit peu positive.

Le patronat a cependant compris quelque chose : un emploi n’existe que s’il est profitable. Les patrons ne sont pas des bonnes sœurs, ils n’embauchent un salarié que si celui-ci leur rapporte de l’argent. Or, malheureusement, avec des niveaux de salaire aussi élevés (j’inclus les cotisations dans le salaire final), un senior sans qualification n’est pas compétitif face à un ouvrier chinois, face auquel il serait en concurrence directe. C’est triste, mais c’est la réalité.

Face à cela, seulement deux options nous sont présentées : soit nous faisons l’autruche et attendons que les chômeurs disparaissent par magie, soit nous acceptons l’idée qu’une forme de précarité sera nécessaire pour régler le problème du chômage. Mais nous pouvons aussi donner tort au MEDEF, et proposer de tirer la productivité vers le haut, au lieu de baisser les salaires. Ce serait une excellente nouvelle, mais tellement idéologiquement incorrecte que l’on préférera (malheureusement) appauvrir la population avant de la considérer. La gauche au pouvoir a tout fait pour casser l’investissement privé, pour ensuite pleurer qu’il n’y a plus de créations d’emplois. Allez comprendre pourquoi.

Sur le web

Lire sur Contrepoints notre dossier spécial inflation

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  • Vision un peu étrange mais qui a le mérite d’avoir été pensée.

    Même si dans le fond ce n’est pas faux je trouve cela un peu pessimiste.
    Certes tous les sans diplômes ou n’ayant pas de formation adaptée ne pourront pas retrouver un emploi et être en position de plein emploi, cependant cet article suggère de les abandonner alors que d’autres pays développés ont pourtant réussi à leur donner des emplois même s’ils ne sont pas toujours bien payés. Dans le cas des USA ils ont quand même réussi à créer 900 000 emplois industriels depuis 2010, la construction fait face à une pénurie de main d’oeuvre qui ralentit l’activité..etc…en tout cas abandonner les non diplômés et chômeurs à leur triste sort est hors de question, ces gens votent et peuvent représenter une part conséquente de l’électorat, si on les abandonne ils voteront FN ou FDG et empireront les choses pour tout le monde.

    Et puis en quoi une croissance de 1% serait le nouveau normal ? Le Royaume-Uni a bien eu 2,9% en 2014 et 2,2% en 2015 et nous dépasse désormais en PIB.
    La France peut remonter à 2% avec des mesures libérales visant à libérer l’économie. Et par libéral je ne veux pas dire des baisses de salaire

    • Des baisses de taxe, pas des baisses de salaire. Le basculement d’emplois subventionnés et centre de coûts en emplois marchands et centre de profit.

      Ce sont les impôts qui créent le chômage. Et toutes les mesures sociales ne font que rajouter du chômage. L’argent de circule plus et cela bloque toute l’économie.

    • En Europe ,les travailleurs detaches des pays membres,par le differentiel des charges sociales,prennent les emplois français de la construction,cette categorie désignée comme peu diplomée

  • Tiens un article Keynesien sur CP !

    L’inflation n’a rien à voir avec le marché du travail salarié qui ne représente qu’une infime partie du volume de monnaie. L’inflation est une conséquence des taux directeurs via le marché de l’argent (le marché interbancaire)

    Les hauts salaires et la suite de l’histoire sont dus à deux choses : la distorsion due à l’impôt confiscatoire : le marché du travail salarié fonctionne sur la demande qui est exprimée en salaire net après impôts et sur salaire brut chargé tout compris. Hors pour rétablir une équation entre ces deux valeurs il faut multiplier le salaire net par un facteur très élevé, ce qui distant complètement le marché. Le second point est une conséquence : comme ces salaires sont très élevés, ne sont éligibles que les gens ayant un CV qui colle, c’est à dire pour être clair les copains, les fils de, les promotions de grandes écoles etc…

    Bref c’est normal que le marché du travail renvoie des signaux ds plein emploi : toute la politique Keynésienne est faite pour masquer la réalité, au profit d’une minorité.

    • Bravo.
      En fait, on ne devrait jamais, sur Contrepoints, parler de « marché » du travail car ce mot implique des notions de libertés qui n’existent pas.

    • +1
      mettre en rapport le chômage et l’inflation est une erreur, les deux n’ont qu’un rapport très indirect, et il est tout à fait possible de monter au plein emploi sans tensions inflationnistes, ça s’est vu tout le XIXème siècle, quand la monnaie était saine, c’est à dire quand elle était juste un moyen de transaction et pas un outil d’apprenti sorcier politico-économique.

      Résoudre le problème du chômage ça suppose, soit de « laisser faire » (méthode libérale), soit au moins de le vouloir (quand on est pas libéral).
      Et pour l’instant, clairement, le chômage est une priorité … après une demi-douzaines (au minimum) d’autres choses. En pratique, à chaque fois que quelqu’un propose un truc qui peut créer de l’emploi, sa proposition est écartée d’emblée au motif que d’une part ça ne ne supprime pas tout le chômage tout de suite, et que d’autre part ça présente quelques inconvénients (en vrac : risque environnementaux, tradition dominicale, menace pour un zakisosial, pénibilité, mauvaise paye qui ne sort pas le travailleur de la pauvreté, perte de financement de ceci ou cela, perte de rente pour les taxis ou autre, enrichissement d’un salaud de patron, …)

    • @stephane boulots
      tout à fait exact. Et si les entreprises n’arrivent pas à offrir un salaire net suffisant les salariés s’adaptent de deux façons: ou bien ils quittent le pays ( Suisse, UK…) car avec un salaire + charges équivalent ils auront de 30 à 100% de salaire net après impôt en plus, ou bien ils en donnent pour ce qu’il recoivent, c’est à dire qu’ils travaillent moins. c’est un cercle vicieux et la compétitivité des entreprises n’évolue pas comme celle des autres pays. Les jeunes ont cette capacité à s’adapter au contexte facilement. Le poids de l’état a donc un effet très négatif sur la compétitivité du privé, leur sérénité et donc leur capacité à embaucher;

  • Nous avons 10% de chômeurs ?

    Dans tous les pays, on compte les gens au RSA dans le taux de chômage, ce qui nous fait donc bien plus que 10%.

    Ensuite, on peut polémiquer en faisant un calcul ramené aux seuls emplois du secteur marchand (sans ceux qui sont incurable).

  • Les salaires montent déjà parce que le salaire minimum monte et que les dépenses obligées montent (le coup des mutuelles devenues imposables, par exemple). L’idée que ce serait aussi parce que la loi de l’offre et de la demande s’appliquerait sur le marché du travail me paraît irréaliste en France, il s’agit plutôt d’un choix des employeurs de s’éviter les coûts induits par un changement d’employé bien plus que la crainte de ne pas en trouver un autre qui convienne.

  • Il faudra un jour sortir de cette logique qui consiste à se focaliser sur le taux de chaumage qui est un indicateur bien mauvais pour évaluer le marché de l’emplois, car il existe un indicateur bien plus efficace qui s’appelle le taux d’emplois, parce que même quand le taux de chômage s’établissait à 7% et bien ce n’était vraiment pas brillant.

    Grâce à Google vous pouvez faire de jolis graphiques (malheureusement s’arrêtant un peut tôt) mais c’est très instructif :
    Ce qui est frappant c’est de voir comment la Suisse domine le classement, et comment le taux d’emplois Allemands décollent suite aux réformes pendant que la variation du taux d’emploi de la France suit celui de l’ensemble des pays de l’OCDE.
    http://bit.ly/1OZPFLt

    La vous avez le taux d’emploi par tranche d’age qui permet de bien voir l’ampleur du problème de l’emploi des jeunes et des séniors.
    http://bit.ly/1TpBOmR

    • Je suis d’accord.
      Le taux de chômage sans le taux d’emploi ne veut rien dire.
      Et au passage, sur le premier lien que tu as posté, on voit que le taux d’emploi aux USA est faible.
      Donc ça confirme bien que le taux de chômage de 5 % est faux puisque des millions de gens sont complètement sortis des statistiques.
      Enfin, tu me diras, nous aussi en France on trafique les stats.

      • Pour les USA l’évolution du taux de chômage est conforme à l’évolution du taux d’emploi (sur le graphique les données s’arrêtent en 2011)
        Les données actualisées sont disponibles
        http://stats.oecd.org/Index.aspx?DatasetCode=LFS_SEXAGE_I_R#
        Fin 2014 (on a pas encore les chiffres de 2015) Taux d’emploi : 68.1% et chomage : 6.3%
        L’évolution du taux de chômage aux USA est conforme à celui du taux d’emploi.

        Tout le problème du taux de chômage c’est la définition du chômeur car il y en a beaucoup d’individu (pas qu’aux USA) qui n’ont pas de travail et qui n’en cherchent pas car ils savent qu’ils n’en trouveront pas.

  • Excellent article !

    « tandis que les sans diplôme (ni bac, ni CAP/BEP) sont à 34%, soit plus d’un tiers, sans emploi. »

    L’équation est insoluble pour eux sans faire sauter des paramètres actuels:
    Formation intensive (vraiment intensive: à un rythme quasi scolaire) pour ceux qui en sont capables (il ne faut pas se mentir ce n’est pas la majoritée …) et
    -Abaissement du Smic pour les autres.

    On pourrait d’ailleurs imaginer que quelqu’un tombant au chômage et qui objectivement n’a aucune chance de trouver un boulot puisse utiliser ces 2 ans à suivre une tres grosse formation (type IUT), dispensé de recherche de travail pendant cette periode. Les petite formation type 2 ou 3 mois en lien avec paul Emploi sont completement inutile vu le rattrapage qu’il y a à faire.

  • A force de lire Contrepoints, j’en arrive parfois à croire qu’il y a de l’espoir, que les Français vont réaliser que libérer les énergies, se sortir des griffes de l’état sont les seules solutions possibles.

    Puis, je vais faire un tour sur le Figaro ou le Monde, cible des articles qui parlent du chômage ou de ses causes, et je lis les commentaires….
    OK, maintenant c’est sûr, ce pays est foutu… H16 avait raison depuis le début.

    Quelques exemples :
    >>>>>> http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/dessous-chiffres/2016/01/27/29006-20160127ARTFIG00341-30-ans-de-chomage-de-masse-en-france-pourquoi.php?pagination=1#nbcomments

    http://www.lemonde.fr/emploi/reactions/2016/01/27/nouveau-rebond-du-chomage-en-decembre_4854819_1698637.html

  • la seule politique consiste à supprimer les diplômes inutiles et à favoriser le recrutement mais aussi le départ des salariés dont les patrons ne veulent plus, cette tranche de 30% pourrait aisément trouver un boulot dans la société actuelle, cependant vu le contexte politique, pour un poste de vendeur en boulangerie par exemple, qui nécessite 4 heure de formation, on va demander 10 d’expérience, et ceci est bel et bien une banalité, une réalité qui touche tous les métiers qui ne nécessitent aucune compétence particulière. J’ai déjà évoqué la création des faux diplômes dans un autre post, c’est une volonté politique qui n’est pas nécessaire, arrêtons de croire qu’il faut créer plus de diplômes et qu’une partie de la population est censée rester sans boulot. mêmes pour des métiers un peu plus complexes que » agent d’entretien » ou « vendeur de sandwich » il y a eu une époque pas si lointaine ou la formation théorique était inférieure et la formation pratique primait, aucun diplôme et aucune compétence n’était demandée la personne apprenait sur le tas. Pour répondre au pourquoi du comment, si je reprend l’exemple de la création du diplôme ssiap cqp il y avait une volonté du gouvernement de discrimination positive, donc de donner des diplômes à toutes les personne nord africaines, qui ne trouvaient pas de boulot, ce n’est pas un hasard si vous ne voyez que des blacks dans la sécurité, les diplômes étaient financés par des organismes publics tel que le greta qui refusaient les blancs à l’époque, en majorité sous couvert de discrimination positive qui a été légalisé. Du même coup certaine professions on commencées par être communautarisées. dans le même ordre d’idée il y a avait la volonté politique de redonner une image positive et de favoriser la carrière à vie, c’est pourquoi ils ont renommé tous les métiers ingrats, femme de ménage : agent d’entretien technicien de surface, agent de propriété urbaine etc. Ça n’a pas marché, certains métiers ayant un turn-over par nature,
    bref l’ apologie du diplôme cumulée à la crainte des employeurs de ne pas trouver le candidat idéal et de devoir le garder à vie créaient ce déséquilibre entre personnes diplômées ou pas qui devrait être en théorie égal tout en sachant que beaucoup de métiers n’ont pas besoin de diplômes, je vais encore une fois reprendre mon exemple du cqp etc qui n’a aucun fondement, puisque le code de procédure pénale autorise quiconque à avoir les mêmes prérogatives que l’agent diplômé en question.

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