Et si on mettait les migrants au travail ?

Migrants à Kos (Grèce) (Crédits : Stephen Ryan - IFRC, licence CC-BY-ND-ND 2.0), via Flickr.

Et si, pour sortir de la crise des migrants, on leur proposait de travailler ?

Par le Parisien libéral.

Migrants à Kos (Grèce) (Crédits : Stephen Ryan - IFRC, licence CC-BY-ND-ND 2.0), via Flickr.
Migrants à Kos (Grèce) (Crédits : Stephen Ryan – IFRC, licence CC-BY-ND-ND 2.0), via Flickr.

L’actualité est clairement dominée par le sujet des migrants. À Cologne, à Bielefeld et à Hambourg, il est clair que l’attitude de certains d’entre eux, lors de la nuit de la Saint-Sylvestre, aura des répercussions énormes dans le débat public, en attendant que la justice allemande s’empare très rapidement de l’affaire.

Chez nous, il y a d’autres types de problèmes à régler.

Passons sur le cas parisien porté par Anne Hidalgo. Le projet de construction d’un centre pour migrants sans-papiers et SDF, en plein Bois de Boulogne (inconstructible) est tellement grotesque qu’on comprend bien qu’il ne correspond qu’à la volonté de punir ces méchants citoyens du XVIeme qui votent mal.

Penchons-nous plutôt sur les difficultés que vivent les populations du nord de la France, du côté de Calais et Sangatte.

  • Routiers harcelés par les migrants
  • Riverains à bout de nerfs
 Notez la diversité des situations réfugiés Syriens / migrants (d’Égypte notamment)
  • Circulation des Eurostars régulièrement perturbée

 

Et maintenant, un vrai camp de réfugiés devrait en effet être ouvert en janvier par la municipalité de Grande-Synthe (entre Dunkerque et Calais) et Médecins sans frontières, avec l’appui de l’État, bien que la préfecture affirme ne rien vouloir pérenniser du tout.

Le problème est pourtant clair, à défaut d’être simple : la liberté de circulation au sein de l’espace Schengen ne concerne effectivement que les pays de la zone Schengen, donc pas le Royaume-Uni. Il faudrait donc que les migrants prennent conscience, d’une manière ou d’une autre, qu’ils ne peuvent pas aller en Angleterre et que, de facto, ils feraient mieux de chercher à s’installer ici, en France.

Notons quand même, au passage, l’acharnement de gens qui préfèrent tout tenter pour se rendre, comme 300 000 Français l’ont déjà fait, au pays du libéralisme, pour aller chercher du travail, plutôt que d’essayer de rester chez nous.

Il y a, apparemment, 300 000 emplois non pourvus en France. Pourquoi ne pas fermer les camps de migrants insalubres et proposer des formations aux migrants, afin de faire en sorte qu’ils s’installent, et pas que dans le Calaisis ? Avec une densité de population deux fois plus faible qu’en Allemagne et quatre fois moindre qu’aux Pays-Bas, la France a, physiquement parlant, de quoi accueillir des réfugiés et des migrants économiques, pour peu, évidemment, qu’on remette enfin en cause notre modèle social ruineux et déficitaire (suppression du SMIC, du RSA et de l’AME, notamment) et qu’on abolissent les lois qui empêchent les réfugiés de vouloir chercher un travail.

Sur le web

Lire sur Contrepoints nos articles consacrés à la crise des migrants