Retour du nationalisme corse : panique à bord

Corse Domaine public.

En prononçant son discours en corse, Jean-Guy Talamoni a clairement remis le statut de la Corse en débat.

Par Le Parisien Libéral

Corse Domaine public.
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Ce « pauvre » François Hollande … À côté de la dette, des déficits et du chômage, voici un autre problème à gérer : le retour de la question corse. Les médias n’ont pas trop insisté au début, mais ce sont bien, non pas juste les autonomistes, mais bien les nationalistes corses qui ont gagné1.

La panique a commencé à monter quand le nouveau président de l’assemblée corse a prononcé son discours en langue corse. Enfin, quand on dit panique, on parle surtout des politiciens jacobins et des médias2. Parce que, quand on y réfléchit deux secondes, qu’est ce que ça peut faire si les corses veulent parler corse chez eux ?

Le Parisien Libéral
Le Parisien Libéral

Certains en appellent à l’article 2 de la Constitution :

  • La langue de la République est le français.
  • L’emblème national est le drapeau tricolore, bleu, blanc, rouge.
  • L’hymne national est la « Marseillaise ».
  • La devise de la République est « Liberté, Égalité, Fraternité ».
  • Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple

L’indivisibilité de la République ! La Constitution ! Elle a bon dos, la Constitution, quand, au vu de l’état d’urgence, manifestement, on ne gouverne plus pour le peuple, mais contre le peuple. Mais s’il ne s’agissait que d’un problème d’interprétation des textes …

Manuel Valls a déclaré « son attachement à la place de la Corse dans la Nation et dans la République française et sa reconnaissance de la spécificité de l’île »3.

rené le honzec corseComme s’il s’agissait d’un problème uniquement corse ! Mais c’est chaque région de notre pays qui est spécifique !

Encore un sujet que la campagne des régionales n’a pas abordé : pouvons-nous être un pays régionalisé au sein d’une Europe fédérale ? Pourquoi ne pas admettre que la République française puisse être composée de plusieurs pays (ça, c’est un fait), mais aussi, peut-être, de plusieurs nations ?

Et, in fine, si les Corses veulent leur indépendance, pourquoi ne pas la donner ? Ne serait-ce que sur le plan de l’allocation des ressources, il va bien falloir que François Hollande choisisse entre Solenzara et le Mali.

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