Régionales : le FN en tête, le PS en défaite

Vote élections urne (Crédits JaHoVil, licence CC-BY-NC-SA 2.0), via Flickr.

Le FN en tête au premier tour des régionales, selon les premiers sondages.

Par Baptiste Créteur

Les premiers sondages donnent le FN en tête avec environ 31% des voix, suivi par les Républicains (27%) et le PS (23%), les autres partis totalisant environ 20% des voix. Sans surprise, les petits partis ne bénéficiant pas des aides publiques et d’un égal accès aux médias n’ont pas conquis les foules.

Le chiffre le plus important est cependant celui de l’abstention, le vote de 57% des inscrits. En tenant compte des non inscrits, seulement 38% des Français se sont exprimés. C’est un peu plus qu’il y a cinq ans, mais pas beaucoup.

Malgré des campagnes et statistiques nationales, les élections régionales sont (leur nom l’indique) régionales. Le Front National serait en tête dans la moitié des régions (6 sur 13), et atteindrait 43% des voix au 1er tour dans le Nord-Pas-de-Calais. Le PS serait en tête dans 2 régions seulement (Bretagne et Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes), ce qui laisse 4 régions aux Républicains (et une pour divers gauche en Corse).

Résultats Régionales - infographie Le Monde
Résultats Régionales – infographie Le Monde

 

La mobilisation des différents partis, des médias et des pouvoirs publics pour inciter les Français à « aller voter, mais pas pour le FN », n’a donc pas porté ses fruits.

 

Les prochains jours donneront lieu à de multiples analyses pour tenter de comprendre les intentions d’une minorité de Français : s’agit-il d’un vote sanction, ou d’un vote d’adhésion aux idées de Marine Le Pen ?

Ils donneront également lieu à des tractations sans fin visant à savoir si, oui ou non, il faut faire front face au Front en fusionnant ou retirant des listes – les différences entre gauche et droite, extrêmes compris, étant déjà bien minimes.

N’attendez cependant aucune remise en question de la part des hommes politiques. Ni sur leur politique, ni sur l’absence d’alternative à leur programme commun : plus d’État, moins de liberté.