François Hollande décrète l’état d’urgence : une erreur ?

Est-il possible que l’on glisse progressivement de l’état d’urgence à l’État policier ?

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Rue déserte-Cedrick.quintin(CC BY-NC-ND 2.0)

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François Hollande décrète l’état d’urgence : une erreur ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 14 novembre 2015
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Par Emmanuel Perclus

Rue déserte-Cedrick.quintin(CC BY-NC-ND 2.0)
Rue déserte-Cedrick.quintin(CC BY-NC-ND 2.0)

 

Suite aux attentats meurtriers de cette nuit, François Hollande et son gouvernement ont décidé de décréter l’état d’urgence pour l’entièreté du territoire français, une première depuis la guerre d’Algérie.

En termes juridiques, cette loi porte le nom de « Loi n° 55-385 du 3 avril 1955 relatif à l’état d’urgence », les articles qui la composent sont disponibles sur le site de Légifrance.

Très concrètement, cette loi restreint de manière tout à fait légale certaines libertés fondamentales et augmente le pouvoir des autorités en place. Celles-ci, notamment le préfet, peuvent déclarer des couvre-feux et des assignations à résidence, des interdictions de quitter ou entrer sur le territoire ou encore la fermeture de lieux publics. Plus important, l’article 11 autorise purement et simplement aux autorités administratives d’ordonner des perquisitions dans nos domiciles ou de prendre le contrôle de la presse.

Cet état d’urgence peut être déclaré pour une durée de douze jours et la loi peut l’autoriser au-delà. Seul l’avenir dira combien de temps cela va durer.

De prime abord, il peut sembler que c’est une mesure de bon sens. Au moment où François Hollande a pris cette décision, il n’était pas tout à fait clair que tous les terroristes étaient soit morts, soit enfermés dans une prise d’otages. Le risque d’avoir un fou armé dans les rues n’était pas négligeable. Celui de voir les assassins tenter de quitter le territoire à bord d’un véhicule était lui aussi élevé. La prise d’otages qui a suivi les attaques du mois de janvier a démontré que les journalistes toujours en quête de l’information de la dernière seconde pouvaient être nuisibles aux victimes et aux opérations de police.

Malgré la colère, la tristesse et l’incompréhension qui règnent aujourd’hui et qui sont parfaitement compréhensibles, il est pourtant important de se demander si tout cela est bien nécessaire. Oui, il faut que la police puisse travailler. Oui, il faut empêcher les terroristes de s’enfuir et non, la presse ne devrait pas jouer le jeu dangereux qu’elle pratique depuis l’explosion de la presse en ligne et de l’info en continu. Mais faut-il mettre pour autant tant de pouvoirs entre les mains de nos dirigeants ? Que penser de l’article 9 dans lequel il est stipulé que l’État peut demander aux citoyens de rendre leurs armes, légales, quand ceux-ci viennent encore une fois d’être victimes de barbares qui font peu de cas de la prohibition des armes ? En quoi cela améliore-t-il la situation ? Comment se défendre après en cas de nouvelles attaques ?

Si la police peut vous interdire de vaquer à vos occupations, si elle peut venir chez vous perquisitionner sans l’aval d’un juge et sans raison valable, si elle peut faire fermer les endroits publics, si l’État peut contrôler la presse et votre vie, alors, l’état d’urgence n’est rien d’autre qu’un État policier.

Ce que les multiples attaques de terroristes ces dernières années en France sont en train de démontrer, c’est qu’aucun plan Vigipirate, aucun CRS, aucun militaire, aucun État se battant contre des partisans comme l’on se bat contre une armée régulière ne peut arrêter leur folie. Une dizaine de personnes décidées, quelques téléphones rechargeables, quelques rendez-vous discrets et quelques milliers d’euros en liquide suffisent très largement à tuer plus de 100 personnes à l’aveuglette. Aucun état d’urgence, aucune loi de renseignement liberticide ou aucun État policier ne peut stopper cela. L’état d’urgence ne résout pas les problèmes des attaques terroristes mais il limite gravement les libertés fondamentales des citoyens français.

L’État français par cette action confond gravement « État policier » et « État gendarme ». Le rôle de l’État gendarme est de protéger ses citoyens, pas de les désarmer. Le rôle de la police d’un tel État est de pouvoir perquisitionner les terroristes et les arrêter chez eux, la loi « normale » suffisant largement, ce n’est pas nécessaire  de soupçonner par défaut toute la population. Le rôle des enquêteurs dans un État gendarme est de faire leur travail en dialoguant éventuellement avec la presse, pas de la museler.

Il est surprenant que tant de personnes craignant l’avénement d’un nouveau fascisme avec l’élection éventuelle du Front National, semblent si prompts à mettre en œuvre de telles lois. Il faut se demander si, dans une telle situation, les terroristes ne finissent pas par gagner la bataille psychologique : la France est bel et bien terrorisée.

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  • Je me suis resté éveillé toute la nuit. Je suis loin d’être le seul. J’allais monter quand les évènements se sont produits. Directement, j’ai allumé la télévision, puis vint le discours de François Hollande. J’étais le seul dans mon entourage à poser les questions que posent cet article, j’ai le seul sur Facebook à mettre en garde contre le fait que lorsqu’on ouvre une porte comme celle qui vient d’être ouverte, on ne sait jamais quand elle va se refermer. L’état d’urgence n’est qu’un autre nom pour loi martiale. Je crois qu’il faut faire le constat que les gens préfèrent être en sécurité qu’être libres. Tout ceci est navrant…

  • L’état d’urgence montre un grand degré d’affolement, le discours de Hollande pas plus de sang-froid, et bien entendu ce sera inefficace dans la lutte contre le terrorisme. De là à penser que c’est une erreur, il faudrait une certaine naïveté. Une manoeuvre qui, vu de l’Elysée, ne mange pas de pain et pourrait même avoir ses avantages dans d’autres domaines, je dirais.

    • Bof, il a surtout peur pour sa cocop et son boulot de dans 2 ans, le reste il s’en fout. Et je le vois mal avec une casquette de 15 centimètres sur le crâne. Il brasse du vent, mais ce faisant il peut créer des cyclones.

      • Hollande s’était trouvé un boulot correspondant à ses compétences en discutant de la pluie et du beau-temps avec le gratin de la planète. J’ai pas compris comment une boule de bubble-gum bien mâchée avait pu rebondir en janvier. Ils ont réussi à faire passer des attentats terroristes pilotés de l’extérieur pour de simples attentats d’extrémistes religieux français dans l’esprit des gens et nous ont joué un grand air de violon de vivreensemble.

        Pourtant, tout le monde savait que cela allait arriver. Et qui peut croire un instant qu’un Hollande sans charisme, obnubilé par les élections et à côté de la plaque dans la plupart des domaines serait l’homme de la situation.

  • Le choix de l’état d’urgence me paraît justifié compte tenu de la complexité et de l’ampleur des événements d’hier soir.
    J’espère toutefois que les bonnes questions ne seront pas occultées une fois encore.
    Notamment les questions liées à la dérive interventionniste de notre pays (Afghanistan, Libye, Mali, Syrie)
    alors que, mis à part le cas du Mali, nous n’avons pas d’intérêts notables dans ces pays justifiant les risques pris par le gouvernement, risques clairement sous évalués et vis-à-vis desquels notre pays et nos concitoyens payent aujourd’hui la note au pris fort…

    • Quels intérêts avons-nous au Mali ? Certes l’uranium du Niger voisin fournit nos centrales nucléaires, mais l’intérêt premier du clown de l’Élysée était de remonter sa cote de popularité en gagnant une « guerre facile » au Mali, ce qui est loin d’être chose faite plus de 2 ans après. Même si le vainqueur (autoproclamé!) s’est vu offrir le chameau.

  • Quelle honte après autant de morts que de gloser sur l’utilisation de l’état d’urgence, surtout dans une démocratie telle que la France. A soulever cette question les journalistes jouent le rôle abject d’une bien pensance qui rejette toute possibilité de jouer ce rôle d’état gendarme qui n’est rien d’autre que l’état de droit, car c’est le fondement même de notre modèle démocratique qui est en jeu…. Combien faudrait-il de morts supplémentaires pour réagir sans agiter le spectre d’une culpabilisation ?

    • DdS: « surtout dans une démocratie telle que la France »

      Le législateur à 20% d’approbation, toutes ses lois sont non-démocratique et je n’ai pas entendu dire que les Français qui n’ont AUCUN droit de voter les lois étaient content de leurs représentants.

      Démocratie, non. Même pas en rêve.

      DdS: « qui rejette toute possibilité de jouer ce rôle d’état gendarme qui n’est rien d’autre que l’état de droit »

      Le budget de la justice et police, c’est 6% seulement alors que 65 milliards (Selon l’Ifrap) sont claqués dans des associations comme « l’Association pour le logement du personnel des administrations financières » (les fonctionnaires de Bercy ont besoin d’un toit) ou « Éducation plein air finances » (les fonctionnaires de Bercy font du sport) qui touchent chacun 23 millions.

      « État de droit » ? Plus vraiment non plus. 100’000 peines ne sont pas exécutée, un vol avec violence, c’est du sursis et selon vos caractéristiques, vous n’êtes pas jugé (ou non-jugé) pareil.

      Je pourrais vous en tartiner des pages et des pages sur la « démocratie » et « l’état de droit » et l’incompétence totale des dirigeants à qui vous voulez donner toutes les manettes « pour nous protéger ».

    • cette phrase : « qui rejette toute possibilité de jouer ce rôle d’état gendarme qui n’est rien d’autre que l’état de droit » prouve que vous n’avez strictement rien compris à l’article, bien entendu que l’Etat gendarme est l’Etat de droit, c’est l’Etat policier qui ne l’est pas.

    • Pour le moment, ce ne sont que des mots vides. Vont-ils vraiment faire des descentes de police avec l’armée dans des quartiers sensibles (façon Rio), mettre au secret tous ceux qui reviennent d’un long séjour suspect (façon Guantánamo). Dans ce cas on pourra parler d’état d’urgence ou d’état de guerre, approuver, regretter ou même s’opposer.

      Mais tant qu’on en est à se battre contre des moulins, les Donquichotte sont aussi ridicules que ceux qui brassent du vent pour maladroitement rassurer les français dans un bon esprit électoraliste de vivreensemble sans faire de vagues.

    • L’état d’urgence s’est clairement l’Etat policier et non l’Etat gendarme.

      Je vois pas comment perquisitionner chez les gens sans passer par un juge, interdire les déplacements, contrôler la presse et d’autres joyeuses atteintes au libertés individuelles sont une réponse adaptée à ce qui vient de se passer alors que manifestement les services de police sont à la rue et que les services de renseignement sont mal renseignés.

  • L’état d’urgence est une bonne décision.

    Quand on est confronté à ce genre de situation, on n’a pas des millions de solutions: ou on ne fait rien (en gros on est dépassé) ou on réagit rapidement, fortement, afin de garder le contrôle de la situation.

    De nombreux djihadistes fichés ne sont pas inquiétés, alors qu’ils devraient être internés sur le champ. En cela, Wauquiez a raison: en activant l’état d’urgence, on peut faire des descentes dans les banlieues sans les lourdeurs administratives, et bien sûr on peut enfin agir de la manière forte contre les fichés « S » qui n’ont eu que trop de liberté de mouvement jusqu’à maintenant.

    Aux grands maux les grands remèdes, ou la guerre est perdue d’avance. On sent tout de même que, pour une fois, le gouvernement a compris qu’il était temps d’agir. A suivre, mais cette fois-ci le carnage est tel que la prise de conscience ne peut avoir été repoussée.

    • J’ose espérer qu’il compte bien faire d’autres trucs, votre Etat, parce que si ça seule action c’est rajouter des militaire en rue, prendre les armes des citoyens honnêtes et contrôler la presse, je peux déjà vous prédire malheureusement d’autres attentats meurtriers à venir.

    • Tout les pays arabes ont utilisé ce genre de méthodes en bien pire avec le succès que l’on connait… On ne peut pas tout résoudre avec de la force brute.

      • C’est une généralisation un peu rapide, qui ne recouvre pas grand chose dit comme ça. Vous faites référence à qui ou à quoi?

    • Sans les lourdeurs administratives… on pourra emprisonner les mal pensants plus vite; alors que ceux qui n’étaient Pas Charlie ont dû passer par la case tribunaux il y 9 ou 10 mois…. Ce gouvernement et ce pays qui bafoue clairement les droits de l’homme, notamment par tout un arsenal législatif qui réprime la liberté d’expression vient de franchir un pas de plus vers le totalitarisme.

      Apparemment dans une indifférence, voire une approbation générale.

      • Il ne vous faut pas grand chose pour être effrayé.

        Nous parlons bien de l’état d’urgence, pas de la loi renseignement, hein. Donc rien à voir.

    • « …soit on ne fait rien.. »

      Là ils disent et décrète l’état d’urgence, à quelle fin ? Si c’est pour pourrir la vie encore plus au citoyen honnête, ce qui est probable, cela sera ne rien faire malgré les déclarations et gesticulations auxquelles nous sommes habitués.

      Aller chercher « les méchants » là où ils sont sur le territoire, attendons…mais le résultat est couru d’avance… comme d’habitude.

      • L’état d’urgence vous nuit tant que ça??

        Il vous faut combien de morts pour que vous compreniez que nous sommes en guerre?

        • Il faudra avoir renoncé à combien de libertés pour que vous compreniez que ce n’est pas lutter contre le terrorisme et qu’il y aura toujours des tués?

          • L’état d’urgence a-t-il réduit votre liberté jusqu’à maintenant? Aviez-vous l’intention de participer à une manifestation publique pour parler de la sorte?

            • Nos libertés sont en suspends du simple fait d’avoir décrété l’état d’urgence. Nos liberté de mouvements, de manifestation et de réunion sont entre les mains des préfets.

              Vous remarquerez que dans mon commentaire j’ai écrit que je ne pensais pas qu’il y aura pour l’instant une dérive. Seulement, je déplore cette politique des petits pas depuis 15 ans maintenant qui grignote lentement mais surement nos libertés et notre vigilance jusqu’au jours où tout les outils nécessaire à la mise en place d’une dictature seront là avec l’aval de la presse qui est plus que complaisante et celle de la population qui aura pris l’habitude.

              Et puis pour l’instant rien de bien méchant on va dire, mais en 12 jours, il y a le temps d’en prendre des décrêts…, il y a le temps d’annuler les prochaines élections régionales toujours dans un cadre exceptionnel bien sur et de mettre en route la procédure de l’article 16 parce que la situation est exceptionnelle…

    • « L’état d’urgence est une bonne décision. » C’est une décision à côté de la plaque, allez lire mon commentaire.

      « ou on réagit rapidement, fortement, afin de garder le contrôle de la situation. » Ou en gros, on est aussi dépassé, mais on donne l’impression du contraire en sortant toute la panoplie.

      « on peut faire des descentes dans les banlieues sans les lourdeurs administratives » j’ose espérer que par lourdeurs administratives vous n’incluez pas les tribunaux.

      « on peut enfin agir de la manière forte contre les fichés « S » » vous savez vous comment on atterrit sur une fiche S? Suite à un vrai travail de terrain ou au petit bonheur la chance, ou pour tout autre motif que celui de la sécurité? L’arrestation des fichés S ne peut se faire qu’après aval de la justice, sinon c’est le règne de l’arbitraire, c’est le régime autoritaire et dictatorial.

       » On sent tout de même que, pour une fois, le gouvernement a compris qu’il était temps d’agir. » Voilà, c’est ça l’objectif, que vous SENTIEZ que le gouvernement agit. Accessoirement, vous auriez déjà du le sentir agir depuis plusieurs années, avec vigipirate, avec la vidéosurveillance, avec les patrouilles de militaires dans nos gares et nos rues, avec la Loi renseignement etc

      • « C’est une décision à côté de la plaque, allez lire mon commentaire. »: je l’ai lu.

        « Ou en gros, on est aussi dépassé, mais on donne l’impression du contraire en sortant toute la panoplie. »: L’avenir nous le dira.

        « j’ose espérer que par lourdeurs administratives vous n’incluez pas les tribunaux »: certains lieux de non-droit doivent être nettoyés et ne le sont toujours pas. Si on ne prend pas des mesures exceptionnelles, ça ne se fera pas. Et si vous croyez que les tribunaux nous protègent, posez-vous la question: pourquoi existent ces zones de non-droit, où les perquisitions ne sont jamais effectuées? J’ose surtout espérer que la situation actuelle poussera enfin le gouvernement, s’il en a pris conscience, à s’occuper, enfin, de ce problème.

        « Suite à un vrai travail de terrain ou au petit bonheur la chance, ou pour tout autre motif que celui de la sécurité »: suite à un vrai travail de terrain. Mettriez-vous en doute la capacité de nos services de renseignement? Pensez-vous que l’Etat fiche tout le monde, à la tête? Non, jusqu’à plus ample information, le gouvernement actuel n’est pas aussi diabolique que vous pourriez le croire, malgré la loi renseignement. « L’arrestation des fichés S ne peut se faire qu’après aval de la justice, sinon c’est le règne de l’arbitraire, c’est le régime autoritaire et dictatorial. »: le règne de l’arbitraire, c’est le terrorisme ou la guerre civile. On se rend compte, à chaque fois, que les terroristes sont tous, bizarrement, fichés S. A situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle, je le rappelle. Ils doivent donc être internés, en attente de procédures judiciaires. J’ajoute qu’il faut aussi expulser les imams radicaux qui prêchent l’islamisme et la violence.

        « Voilà, c’est ça l’objectif, que vous SENTIEZ que le gouvernement agit. »: je ne sens rien, j’observe, je prévois, du moins j’essaie. Je le répète, l’avenir nous le dira.

        • « certains lieux de non-droit doivent être nettoyés et ne le sont toujours pas. »
          Comme ça c’est clair. Il ne s’agit pas de mettre hors d’état de nuire des terroristes, mais de faire des descentes, d’arrêter tout le monde voir de fusiller aussi peut-être?

          « posez-vous la question: pourquoi existent ces zones de non-droit, où les perquisitions ne sont jamais effectuées? »
          Posez-vous la question à votre tour? Est-ce à cause des tribunaux? A cause du ministère public qui ne demande pas ces perquisition? A cause de la police qui n’apporte pas suffisamment d’élément matériel pour les justifier?

          « s’il en a pris conscience, à s’occuper, enfin, de ce problème » ça fait depuis les attentats du 11 septembre que les différents gouvernements qui se sont succédés nous disent avoir pris conscience du problème et de s’en occuper avec pour conséquence à chaque fois de grignoter nos libertés.

          « suite à un vrai travail de terrain » mais qu’est-ce que vous en savez? C’est vous qui les rédiger?

          « Mettriez-vous en doute la capacité de nos services de renseignement? » Alors là oui, carrément, excusez mais après 130 morts et plus de 300 blessés, cela la même semaine où on aura pas arrêté de s’auto-congratuler sur nos réussites dans la lutte contre les terroristes, il y a de quoi douter sérieusement.

          « Pensez-vous que l’Etat fiche tout le monde, à la tête? » Non, mais je l’en crois capable et je vois pas pourquoi il s’en priverait. Pourquoi on aurait confiance? Parce que c’est la France? Un grand pays? Dont les dirigeants déclarent respecter l’Etat de droit? Mais l’Etat de droit ce n’est pas s’en remettre à la vertu des gouvernements et faire confiance. C’est l’inverse, s’en méfier et s’assurer par une justice indépendante qu’il y a des garde-fous.

          « le gouvernement actuel n’est pas aussi diabolique que vous pourriez le croire, malgré la loi renseignement. » Il n’est surtout pas aussi vertueux que vous voudriez le croire, surtout après la Loi renseignement.

          Des arrestations sans décisions de justice, ce n’est pas le règne de l’arbitraire? Vraiment?

          « On se rend compte, à chaque fois, que les terroristes sont tous, bizarrement, fichés S. » Ce qui ne fait pas de tous les fichés S des terroristes…

          Enfin, méfiez vous de l’argument « à situation exceptionnelle, mesure exceptionnelle ». Il peut justifier tout et est à la discrétion de la personne qui prend ses mesures exceptionnelle car elle seule « reconnait » le caractère exceptionnel au non des évènements. Et concernant, les attentats de vendredi, c’était exceptionnel sur l’instant, mais maintenant que les attentats ont été perpétrés, que les terroristes se sont faits sautés et que les fuyard sont en passe d’être arrêtés qu’est-ce qui justifie 12 jours d’état d’urgence exceptionnel?

        • « certains lieux de non-droit doivent être nettoyés et ne le sont toujours pas. Si on ne prend pas des mesures exceptionnelles, ça ne se fera pas. Et si vous croyez que les tribunaux nous protègent, posez-vous la question: pourquoi existent ces zones de non-droit, où les perquisitions ne sont jamais effectuées? »

          Donc, les tribunaux contribueraient à l’état de non-droit…
          Intéressante théorie…

          « Mettriez-vous en doute la capacité de nos services de renseignement? »

          Ce serait donc un péché ?

          « je ne sens rien, j’observe, je prévois, du moins j’essaie. »

          Super, encore un observateur objectif…

          « Je le répète, l’avenir nous le dira. »

          Sabordons la démocratie, l’avenir nous dira si c’était une mauvaise chose…
          Instaurons des camps de concentration, seul l’avenir nous dira si c’était une mauvaise chose…

          Général, vous êtes un sacré idiot.
          De plus, Daech vous remercie d’entrer dans leur jeu…

          • ph11,

            Vous êtes un sacré naïf.
            Quand on viendra buter vos enfants, vos parents ou vos amis, qui aura été l’idiot?

            • « Vous êtes un sacré naïf. »

              Ce qui n’est nullement un argument…

              « Quand on viendra buter vos enfants, vos parents ou vos amis, qui aura été l’idiot? »

              Vous savez, vous avez 4x plus de chances de mourir foudroyé que de mourir d’un attentat…
              Alors, mes proches, il y a peu de chances qu’ils meurent d’un attentat.

              Vous ne justifiez pas par la raison ou les faits, mais par l’émotion et la peur.

              Votre rhétorique, on la connait !

              • Ce n’est ni l’émotion, ni la peur qui guident mon raisonnement, c’est le réalisme.

                Ce que j’observe, c’est qu’il n’y a plus aucun contrôle en France d’une manière générale: des imams extrémistes peuvent prôner en toute tranquillité le djihad, des gens connus par les services de renseignement et fichés comme potentiellement très dangereux se baladent sans être inquiétés, les trafics d’armes en banlieues continuent comme si de rien n’était, la police est davantage occupée à contrôler les automobilistes qu’à faire des descentes dans les zones de non-droit.

                Ce que je propose, c’est d’interner les fichés S en attente de procédures judiciaires, d’expulser les imams radicaux, de fermer les mosquées salafistes, de renforcer les services de renseignement, de réintroduire le port d’arme pour certaines personnes, de légaliser les sociétés de surveillance armée privées, d’infiltrer les réseaux ou les associations dangereuses, de contrôler un minimum les frontières, bref, de faire en sorte que l’Etat soit efficace en matière de sécurité. L’état d’urgence peut rendre certains de ces objectifs faisables rapidement et simplement, afin de garantir la paix publique et d’empêcher que certaines agitations violentes ne se manifestent, venant de personnes excédées. De plus, interdire les manifestations publiques est nécessaire, car permet de minimiser sur le court terme les risques, les terroristes préférant s’attaquer à des endroits où il y a foule.

                Si on ne le fait pas, au prochain attentat, il y aura des violences et des gens s’en prendront aux minorités musulmanes, en pensant que l’Etat a démissionné et que ce sont les musulmans le problème, non pas les terroristes. Croyez-moi ou non, mais il ne s’agit plus de disserter sur l’état d’urgence. Il s’agit de prévoir les comportements dans la population qui pourront dégénérer en guerre civile.

    • J’adore le gars qui dit que l’état d’urgence est une bonne chose sans rien développer tout en exigeant des autres de dire en quoi ça peut être néfaste ou inutile…

      • Apparemment, l’état d’urgence est une bonne chose parce que la situation l’exige…forcément, l’argumentation devient inutile…

        • Et il faut croire qu’ils ont un grand plan pour nous protéger nos chers membres du gouvernement. Douze jours reconductibles sous contrôle du Parlement ne semble pas leur suffire : modifions la loi pour faire passer la durée par défaut à 3 mois !!! 😮

          • Correction :
            L’état d’urgence dure initialement 12 jours.
            Puis en vertu de l’article 3 de loi de 1955, le Parlement peut prendre une loi pour proroger ce délai au-delà de 12 jours : « La loi autorisant la prorogation au-delà de douze jours de l’état d’urgence fixe sa durée définitive. »

            Puis selon l’article 4 de la même loi : « La loi portant prorogation de l’état d’urgence est caduque à l’issue d’un délai de quinze jours francs suivant la date de démission du Gouvernement ou de dissolution de l’Assemblée nationale. »

            Cela étant, selon les propos de M. Cazeneuve, le gouvernement va bien demander une durée de trois mois. Ça va être open bar ! :-/

  • Le Cala_miteux du Palais n’est qu’un ventilateur: il brasse du vent (c’est pour ça qu’il adore SA COP21, la réunion de tous ses copains pour décider comment améliorer le pillage de ceux qui continuent de bosser). Quand on pense que des nuisibles sont venus, sans aucune difficulté, se faire une petite partie de pétard juste sous son nez, occupé qu’il était à son match de foot au Stade de France, on peut être certain que son état d’urgence n’est que de la poudre aux yeux. SON État n’assure plus la sécurité des personnes et des biens, ce n’est plus qu’une dictature!

  • Les premières décisions que devrait prendre un président responsable :

    – Cazeneuve, démission
    – Taubira, démission
    – Fabius, démission
    – Valls, démission

    Hollande nous a démontré son incompétence après l’affaire Charlie Hebdo, transformant un assassinat politique en règle en
    grand détournement médiatique à sa gloire. Et les français d’applaudir, et la gauche de s’esbaudire.

    Cazeneuve en est encore à jouer aux billes dans sa cour d’école, alors que des barbares envahissent la France. Pour faire bien, il arrête de temps en temps un déséquilibré débile pour le donner à l& vindicte populaire. Quel mec !

    Taubira préfère voir les assassins en liberté. La prison n’arrange rien, dit-elle. Faux, tant qu’ils sont en taule, les honnêtes citoyens sont à l’abri des prédateurs.
    Et puis, elle n’est pas Dieu, ce n’est pas à elle de donner la rédemption.

    Quant à Fabius, je préfère me taire, son passé parle pour moi.

    Valls, je préfère me taire aussi, tant il m’insupporte.

  • L’état d’urgence est un vieux réflexe inadapté à la situation.
    Cela va permettre surtout aux dirigeants de créer de nouvelles lois liberticides et d’espionner un peu plus les ciyoyens.

    Ce type d’attentat se reproduira.
    C’est extrêmement difficile d’identifier des cellules dormantes même avec des moyens de renseignement classiques.

    Aussi, il me semble nécessaire de « penser différemment » et d’imaginer de nouvelles solutions.
    Parmi celles-ci, il y a celle du port d’arme pour des citoyens volontaires, triés sur le volet par l’armée, et détenteur d’une arme à leur domicile sous surveillance de la gendarmerie.

    C’est ce qui se passe en Suisse ou chaque citoyen apte peut détenir un fusil chez lui.

    Dans notre cas, cette possibilité doit être étudiée sachant que les citoyens qui porteraient une arme dans un lieu public seraient en contact via un smartphone avec la gendarmerie ou la police.
    Ce serait la liberté individuelle – celle du port d’arme – au service de l’Etat, quand c’est nécessaire.

  • L’état d’urgence, ou une autre façon de de remonter dans les sondages voire d’entrer dans l’histoire (pensez : voilà près d’un demi siècle que telle chose n’était pas arrivée !)
    Après avoir vanté l’accueil de ceux qu’on appelle en novlangue des migrants et maintenant des réfugiés, et qui sont à 95 pour cent des hommes jeunes qui laissent leur familles dans les « zones de guerre », il rétablit les contrôles aux frontières.
    Soit mais parmi les centaines de milliers de « réfugiés » qui ont d’ores et déjà pénétré dans l’espace Schengen combien sont des taupes terroristes ?
    Il est avéré que l’un des kamikazes qui s’est fait exploser avait transité comme « migrant » par l’île de Leros en octobre dernier; ce qui est confirmé par le Ministre de l’Intérieur Grec.
    Quand nous désignons François Hollande et sa politique comme premier responsable du massacre ce que criaient d’ailleurs les assassins du Bataclan avant de se faire sauter, nous ne pouvons pouvons pas avoir tort.

    Qu’il ne vienne surtout pas faire défiler des chefs d’états avec des pancartes « je suis Batatclan »; ça ne prendra plus.
    Après voir explosé le record du chômage voici celui des morts par attentats…

  • Au lieu de rogner un peu plus sur les libertés individuelles des Français, l’Etat ferait mieux de les autoriser à porter une arme pour pouvoir se défendre quand ils prennent un verre à la terrasse d’un bistrot et qu’un terroriste se met en tête de se faire un carton.

  • Le problème est toujours le même, on agit après les faits, alors qu’il faut agir avant .

    Dans un monde libéral, sans frontières et sans contrôles, les terroristes peuvent venir et repartir sans être inquiétés.

    • sans être inquiétés avant d’avoir fait quoi que ce soit.
      le bilan des actions du genre tirer dans le tas, ce n’est pas à la fin de la première minute qu’il faut le tenir, c’est à la fin du premier quart d’heure. quand le massacre commence, un ou des citoyens armés peuvent sortir leur arme de leur poche révolver et commencer à stopper l’agression en une minute. si il n’y a pas de citoyens armés à ce moment là, à cet endroit là, il faut attendre l’arrivée de la police au bout d’un quart d’heure.
      que se passe t’il durant la deuxième minute, combien de victimes ?
      durant la troisième minute, combien de victimes ?
      durant la quatrième victime, combien de victimes ?





      arrive enfin la police pour défendre les vies des gens dans la foule.

      halte à l’hoplophobie de l’état.

    • Je n’ai pas l’impression qu’il y ait eu une action intelligente après l’attentat de Charlie Hebdo.

    • C’est pour ça qu’au Kenya, en Egypte, en Russie, il y a des attentats. Surement des pays libéraux où il n’existe aucun controle aux frontières…

  • En définitive c’est une lutte entre états (l’un islamique, l’autre français). Ironie du sort…

    Les individus croient qu’ils sont en guerre les uns contre les autres, mais c’est une mystification d’origine purement étatique. Une fois de plus, XXIème siècle ou pas, rien ne change.

  • « il faut empêcher les terroristes de s’enfuir »

    Je ne pense pas que les terroristes cherchent à fuir. Ils cherchent à agir, jusqu’à la mort s’il le faut.

    Sinon je suis parfaitement d’accord avec vous. L’état se mêle de plus en plus de quelque chose qu’il ne peut pas assurément pas maîtrisé et contrôlé s’il s’agit de lutter contre le terrorisme. Par contre, pour mieux nous fliquer, on y est. C’est à nouveau une double défaite pour nous citoyens de ce pays en déliquescence . Nous pleurons nos morts, et nous pleurons nos libertés.

  • A la réflexion, l’état d’urgence est une réaction réflexe déclenchée lorsque Hollande a réfléchi sur ce qui s’était passé au Stade de France et non à Paris intra-muros. Il a très probablement échappé à un attentat qui a foiré au dernier moment, qui aurait dû déclencher la panique dans le stade alors qu’il s’y trouvait, et permettre aux kamikazes de se faire sauter près des sorties où la foule se serait enfuie paniquée pour faire quelque chose de bien plus spectaculaire que le Bataclan qui n’était « que » la cerise sur le gâteau dans le plan. Il a déclenché l’état d’urgence parce que lui président était menacé.

    • Non vous n’avez pas compris l’objectif du stade de France. Dans le communiqué de l’EI il s’agissait juste de donner un message à l’endroit du rassemblement de la France et de l’Allemagne, les ennemis européens, mais il a juste servi de diversion (sachant le président à cet endroit) pour pouvoir faire leurs affaires tranquillement en plein Paris.

      • Ma proposition n’est bien sûr qu’une supposition, mais le communiqué de l’EI n’est bien sûr qu’une fausse piste et une diversion quant à sa stratégie.

        • Pourquoi attendre le début du match, une fois les portes closes pour se faire sauter alors qu’en pleine foule avant ou après le match ferait bien plus de dégâts ? Ce sont peut-être de bon gros idiots ces kamikazes non ?

  • Je m’inscris en faux contre ces préventions de bluette. Quand Trudeau ( père) a décrété la « loi des mesures de guerre » dans des circonstances similaires ( insurrection caractérisée) en octobre 1969, il y eut, certes quelles bavures et les « libertés publiques » furent bousculées pendant quelques semaines, mais la réponse était à la hauteur des évènements et les indépendantistes se sont calmés et ils ont pris le pouvoir démocratiquement en 1976. Quand les Allemands ont « suicidé » la Bande à Baader au milieu des années 70, cela aussi a bien calmé les ardeurs. La France a l’article 16… il n’en est pas encore question que je sache.

  • Quand tous ces baltringues de l’exécutif nous disaient qu’ils allaient agir avec fermeté, on sait à quoi ils pensaient maintenant… L’Etat d’urgence prévoit une série de mesures attentatoires aux libertés individuelles. C’est-à-dire que c’est un dispositif qu’on utilise CONTRE LE PEUPLE. Il est pertinent et compréhensible de l’utiliser quand il s’agit de réprimer des émeutes comme en 2004 ou d’éviter des épisodes de guerre civile comme lors de la guerre d’Algérie.

    Mais là c’est complètement à côté de la plaque. Manifestement les services de renseignement et de police sont à la rue et je comprend mal comment autoriser des perquisitions au domicile des personnes sans passer par un juge ou contrôler la presse vont leur permettre de réussir ce qu’ils n’ont pas réussi avant…à savoir repérer et mettre hors d’état de nuire les terroristes. Ce sont les Français qu’on assassine et c’est sur eux qu’on frappe…

    Faire appel à l’état d’urgence est évidemment cosmétique. Cela permet à Hollande de se donner enfin une stature et de montrer qu’il agit en bon président-chef de guerre, ce qui ne peut qu’être bon pour sa côte de popularité vu son niveau et dans deux ans il pourra toujours tenter de capitaliser sur « sa bonne gestion » des attentats.

    C’est inquiétant à plusieurs titres.

    Premièrement, cela montre l’incompétence crasse et la lâcheté d’Hollande et de son gouvernement qui n’hésite pas, à des fins politiques, à trahir la Constitution, loi suprême que c’est donné le peuple. En plus, c’est un mauvais signal envoyé aux terroristes. La France est perdue et vacille sur ces fondements qu’elles semblent ne plus comprendre.

    Deuxièmement, ce cocktail explosif d’incompétence et de lâcheté, couplé à celui de l’impréparation et de la peur, amène NECESSAIREMENT l’Etat à se retourner contre son peuple.

    Troisièmement, ce n’est qu’un premier pas. Un nouveau pas en fait. Une avancée je dirais même de l’Etat sur nos vies. Comme l’était la Loi sur le Renseignement qui, elle aussi, a été prise contre le peuple. Je me doute bien qu’il n’y aura pas de mesures répressives importantes dans les prochains jours. Tout au plus, des événements sportifs et culturels annulés et de manifestations interdites. Mais quand même, savoir que concrètement, le déroulement de nos vies se trouve soumis au bon vouloir de l’exécutif et des ses préfets pendant les douze prochains jours est réellement inquiétant. Et de savoir que les éventuelles mesures prises en vertu de l’état d’urgence le seront, non dans le but de protéger les Français, puisqu’on sait que ce n’est pas l’esprit de ce dispositif, mais dans le désir de se donner l’apparence d' »être sur le coup », redouble cette inquiétude.

    Enfin, on peut se demander qu’elle sera la prochaine avancée de l’Etat sur nos vies prise à la faveur d’un nouvel événement violent et enveloppée dans un discours appelant à l’unité nationale (comprenez par là que toute critique de l’exécutif en vertu du débat démocratique sera considérée comme malvenue car faisant le jeu des terroristes). Quand est-ce qu’elle adviendra? Dans les prochaines semaines via la votation de plusieurs lois liberticides? Dans les prochains mois ou prochaines années? Et sous quelle forme? Le dispositifs vigipirate est déjà à son maximum, on a déjà équipé nos rues et nos établissements de caméras de vidéosurveillance, on a déjà voté la surveillance d’Internet, on a déjà déployé des militaires dans Paris. Alors qu’elle forme? L’article 16 de la Constitution?

    • « Il est pertinent et compréhensible de l’utiliser quand il s’agit de réprimer des émeutes comme en 2004 ou d’éviter des épisodes de guerre civile comme lors de la guerre d’Algérie. »: mais c’est la guerre, au cas où vous ne l’auriez pas remarqué.

      • Ce n’est pas une guerre. Ce n’est pas un Etat ou plusieurs qui nous attaque avec mouvement de troupes etc.

        Et même si c’était le cas en quoi les mesures permises par l’état d’urgence permettent de lutter contre l’ennemi? Elles permettent de contrer le peuple quand c’est lui qui est à l’origine des violences et des déstabilisations d’où l’exemple des émeutes et de la guerre d’Algérie, mais vous ne pensez quand même pas qu’il s’agit de lutter contre un ennemi qu’il fusse terroriste ou qu’il fusse une armée étrangère?

        • C’est une guerre, entre terroristes et le reste de la population. Réveillez-vous, car je crains que ce ne soit que le début.

          • Bonjour Général

            Ce n’est pas la guerre, c’est un attentat.
            La guerre se compte en millier de morts par jour.

          • « C’est une guerre, entre terroristes et le reste de la population. »
            Soit, et l’état d’urgence, vous allez me dire qu’il est contraignant pour les terroristes peut-être? Et vous ne répondez pas à ma question, permet-il de lutter contre nos ennemis?

      • « mais c’est la guerre, au cas où vous ne l’auriez pas remarqué. »

        Ah bon ?

        • Ph11 et Pierre,
          Je vous remercie d’apporter un peu de lumière dans ces sombres jours que nous vivons. Certains restent encore éclairé avec une vraie argumentation construite.

          Notre premier des français joue sur les mots et comme vous je trouve ce mot guerre innaproprié. C’est une insulte à ceux qui on donné leur sang pour libérer la France. Londres, Madrid sont passés par là sans sombrer dans la psychose.
          Plus de 300 morts sur les routes en octobre et pas d’État d’urgence… Et plutôt un allègement de la loi Evin en discussion comme réponse.
          Si le gouvernement cherchait à protéger la vie des français, il n’agirait pas ainsi. La mort d’un enfant compte moins si c’est un chauffard et non pas un terrorisme?

  • Les commentaires sont fermés.

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