Risque-t-on une dictature écologiste ?

Le Big Brother du futur sera écologiste et disposera de la technologie nécessaire pour formater les esprits.

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Risque-t-on une dictature écologiste ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 5 novembre 2015
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Par Patrick Aulnas.

So true we had enough credits Nicholas Komodore (CC BY-NC-SA 2.0)
So true we had enough credits Nicholas Komodore (CC BY-NC-SA 2.0)

 

La prochaine dictature sera la pire de toutes car la majorité y aura consenti. L’idéologie qui la porte est l’écologisme. L’écologisme touche la gouvernance des États, les états-majors des grandes entreprises, le mouvement associatif, les syndicats, le citoyen ordinaire. Il s’agit d’une idéologie rampante, non représentée par de grands partis politiques, ne constituant jamais une majorité de gouvernement, mais présente de façon latente dans tous les discours et toutes les pensées. Elle s’infiltre, elle colonise les structures sociales, elle influence les décisions et tétanise les initiatives non conformes à son dogme. Elle agit comme un venin qui affaiblit l’organisme de l’intérieur et parvient parfois à le détruire.

L’histoire de l’écologisme reste à écrire. Lorsque René Dumont se présente à l’élection présidentielle de 1974, il arrive à la télévision avec une pomme et un verre d’eau pour mettre en évidence la rareté de ces ressources naturelles. Il recueille 1,32% des voix et apparaît à beaucoup comme un aimable fantaisiste. Mais la machine écologiste est lancée. Elle va agir de façon très efficace, et à l’échelle internationale, sur les normes de fabrication, la politique énergétique et la fiscalité.

Les normes de fabrication

L’idéologie écologiste est parvenue à régenter les normes techniques de production, en particulier dans le domaine des produits alimentaires, des moteurs automobiles, plus récemment dans le domaine du chauffage des locaux d’habitation et professionnels. En ce qui nous concerne, ces normes juridiques sont européennes. Seuls les produits conformes aux normes peuvent être fabriqués. Tout le reste est interdit. Cette approche est exactement le contraire du principe démocratique selon lequel tout ce qui n’est pas interdit est autorisé. La démarche écologiste consiste à laisser le consommateur apparemment libre et à agir sur le producteur. Vous pouvez conserver votre ancienne voiture pendant trente ans ou plus, mais si vous en achetez une neuve, la liberté n’est plus au rendez-vous. Vous ne pouvez acquérir que ce que l’État a validé. Tous les fabricants sont tenus de respecter les normes écologistes et le choix du consommateur est ainsi dicté par la gouvernance politique. Le même raisonnement s’applique au chauffage des locaux. Seules les chaudières à condensation seront bientôt disponibles sur le marché car un règlement européen fixe des seuils d’efficacité énergétique éliminant de facto toute autre technologie. Dans le domaine alimentaire, l’interdiction des OGM s’applique aussi aux producteurs, privant les consommateurs de leur liberté de choix.

La stratégie écologiste consiste donc à feindre le respect de la liberté d’entreprise mais à l’annihiler par une réglementation de plus en plus dense de la production. La liberté d’entreprendre consistait à fabriquer ce que le génie individuel avait découvert. Elle consiste désormais à produire ce que l’État a autorisé. Une première forme de dictature s’installe.

La politique énergétique

Le dogme des énergies renouvelables a envahi la planète entière. Les énergies fossiles sont vouées aux gémonies. Le solaire, l’éolien, l’hydraulique ont la bénédiction des gourous de l’écologisme. La distinction renouvelable/non renouvelable est évidemment un simplisme destiné à convaincre le grand public. Lorsqu’on produit, on transforme. Rien n’est entièrement renouvelable. Les matières premières des panneaux solaires ou des éoliennes n’ont rien de renouvelable. Mais une idéologie ne s’encombre pas de ces détails. Il faut avancer et dans le bon sens. La bonne direction est celle des énergies subventionnées car, bien entendu, l’État doit déterminer la politique énergétique. L’Allemagne a ainsi abandonné le nucléaire sous pression idéologique. Les consommateurs français d’électricité se voient facturer le surcoût du fonctionnement des éoliennes et panneaux solaires (taxe appelée CSPE, contribution au service public d’électricité). Les voitures électriques, dont l’autonomie est dérisoire puisqu’on ne sait pas stocker de grandes quantités d’électricité, sont lourdement subventionnées par les pouvoirs publics. Elles sont donc en partie payées par les contribuables.

Là encore, la liberté recule et l’emprise de l’État avance rapidement. À l’échelle internationale, des masses financières énormes seront mises au service de la nouvelle idéologie. Ainsi, les pays riches se sont engagés à fournir 100 milliards de dollars aux pays pauvres pour favoriser leur transition énergétique. Les pays riches ? Les contribuables des pays riches, évidemment.

La fiscalité écologique

La fiscalité est désormais orientée par le dogme. De multiples taxes sur la consommation ont déjà une vocation écologiste. L’exemple le plus connu est celui de l’automobile, l’un des ennemis désignés de l’écologisme. Dans ce domaine, l’État est le serviteur dévoué de l’idéologie nouvelle. En fonction des émissions de CO2, l’acheteur d’une automobile neuve bénéficie d’une subvention (bonus de 4 000 à 6 300 €) ou se voit appliquer une taxe (malus de 150 à 8 000 €). La surveillance électronique des déplacements privés pour des raisons fiscales est toujours à l’ordre du jour. L’échec de l’écotaxe poids lourds, qui instituait en France un contrôle informatisé des déplacements professionnels, n’a pas tempéré les ardeurs des fanatiques du contrôle. Ils reviendront à la charge, n’en doutez pas !

Une dictature technologique, universelle, informationnelle et consensuelle

Malgré leur caractère empirique, les quelques observations qui précèdent permettent de repérer quatre caractéristiques de cette nouvelle dictature. Il s’agit d’un autoritarisme technologique car il appartient désormais au politique de décider des productions autorisées. La société qui se profile est une société de produits et services régulés par un corpus normatif dense, très technique, à la seule portée des spécialistes. Tout ce qui n’est pas conforme aux normes est interdit.

La dictature écologiste est universelle. Comme le disent eux-mêmes les écologistes, la pollution ne connaît pas de frontières. Il est donc nécessaire d’emmener la planète entière vers l’éden écologiste. Une convention internationale a donc été adoptée en 1992 au sommet de Rio. Elle a été ratifiée aujourd’hui par 195 États. Ce dispositif juridique a pour ambition d’aboutir à des décisions contraignantes à l’échelle planétaire. Les grands-messes internationales de style COP21 représentent les toutes premières étapes de cette dictature globale. Il faut bien comprendre l’enjeu : un pouvoir politique planétaire, s’il advient un jour, risque d’aboutir au totalitarisme universel car il n’existera plus d’entités politiques puissantes susceptibles de le contester.

L’époque étant aux technologies de l’information, la nouvelle dictature ne peut que les mettre à son service pour convaincre et surveiller. L’enregistrement électronique des déplacements privés progresse un peu partout. Le compteur électrique intelligent va bientôt réguler votre consommation d’électricité. Le Big Brother du futur sera écologiste et disposera de la technologie nécessaire pour formater les esprits et espionner les individus.

L’aspect historiquement le plus original de l’écologisme est sa capacité à convaincre le plus grand nombre. Il existe sans doute une majorité de citoyens acceptant les contraintes de cette idéologie au nom de la survie des générations futures. Le sentiment de culpabilité, instrument classique de domination, est utilisé chaque jour avec une habileté diabolique par les tenants de l’idéologie et leurs serviteurs assoiffés de pouvoir. Espérons que le mea culpa sera de courte durée et que les hommes de demain ouvriront les yeux sur la violence qui leur est faite. Rien n’est moins sûr.

L’instrumentalisation de l’idéologie écologiste par certains politiciens afin de recueillir des voix aux élections est une évidence. Tous les partis ont plus ou moins verdi leurs programmes par électoralisme. Pourtant, ce comportement démagogique n’est pas perçu de l’opinion. L’idéologie écologiste n’en souffre pas, bien au contraire. Elle utilise cette popularité pour introduire des réformes mettant en place sur la durée et dans le consensus majoritaire la prééminence généralisée d’une vision unique du futur. La caution pseudo-scientifique du GIEC et la peur de l’avenir font le reste.

Ainsi se met en place jour après jour la tyrannie la plus écrasante que l’humanité ait imaginé.

À lire aussi : L’UE réduit la puissance des aspirateurs, au service des fabricants

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  • on nous a imposé la démocratie , pourquoi pas l’écologisme , de toute façon , dans chaque état une dictature est dans un sommeil léger tant que le peuple dort profondément grâce à des somnifères médiatiques de plus en plus puissants .

  • D’après moi l’objectif de l’ecologisme c’est la creation d’un etat mondial

    • L’objectif premier est un retour au néolithique.

      • La Coupe Est Pleine: « L’objectif premier est un retour au néolithique. »

        Pour quelques rares cinglés oui.

        Pour tous les autres non, le chantage au carbone c’est au moins 8000 milliards de dollars à venir et qui contrôle les robinets de l’énergie contrôle le monde.

        Argent, pouvoir.

    • C’est surtout l’aveu d’un véritable nihilisme, une haine de soi qui se projette sur les « autres », ceux auquels on est incapable de faire face, et tente de s’approprier le monde dans lequel on a échoué à trouver sa place.
      Et puis, il y a tous les profiteurs…

  • Il est temps d’entrer en résistance .

  • Un des meilleurs articles lu sur Contrepoints. Bravo et merci à l’auteur.

  • « Dans le domaine alimentaire, l’interdiction des OGM s’applique aussi aux producteurs, privant les consommateurs de leur liberté de choix. »

    => Sur ce domaine c’est bien plus vicieux, on ne peut en produire ou en expérimenter sur notre sol. Mais par contre on en importe des millions de tonnes, parce que vous comprenez …. C’est bien moins cher !
    En fait que le paysan local soit incapable de rivaliser avec la concurrence d’importation, on s’en fiche ! Tant que les étalage sont pleins et à bas prix, peu importe.
    On impose de laver plus blanc sur notre territoire, mais peu importe ce que l’on achète ailleurs.
    Certains fustigent la « PAC libérale », pour ce que nous vendons elle est libérale, mais pas sur nos achats ni même sur nos modes de production. En fait il n’y a pas plus régulé que les intrants agricoles.

  • En tant qu’agriculteur ça fait bien longtemps que je la ressent cette dictature latente.
    Sinon, excellent article. très bon constat.
    Mais je ne sais plus comment stopper cette spirale infernale qui à coup sûr va nous laminer tous.

    • @La coupe est pleine : pas de panique , toutes les impostures se sont explosées toutes seules dans le mur des réalités . Le problème , c’est le cortège de cadavres qui accompagne généralement leurs convulsions … tout cela est bien triste .

      • Auriez-vous dit cela à un koulak en 1917 ?

      • @tata flingueuse J’ai du mal à imaginer d’où pourrait surgir le rempart salutaire contre cette idéologie-là… D’un bout à l’autre de l’opinion publique c’est la même hystérie : si les bobos sont franchement atteints, fantasmant sur Gaïa et un âge d’or qui n’a jamais existé, le populo est lui aussi largement persuadé qu’il y a plein de saloperies dans son assiette, dans l’air ou dans son Wifi… Certes le matraquage médiatique est dense aujourd’hui et la démagogie politocarde n’arrange rien ; mais même au-delà de ça, n’y a-t-il pas dans ce besoin irrationnel de se trouver des peurs et des motifs d’inquiétude quelque chose de profondément humain, et donc d’impossible à éradiquer pour de bon ?

  • La pire dictature est celle qui veut s’imposer sur les esprits. Tant que l’esprit est libre, il reste un espoir.
    L’idéologie des khmers verts, en France, cherche donc à s’imposer en France dès l’école, qui doit devenir une fabrique à crétins bien-pensants ; les médias ont déjà sombré corps et âmes dans l’idéologie écolo-catastrophe.

    Il importe que la science redevienne un sanctuaire à l’abri des idéologies, surtout lorsque ces idéologies, drapées à l’origine de meilleures intentions, s’avèrent dans les faits malfaisantes comme dans toute dictature.

    Séparons le savoir scientifique du pouvoir politique et même de l’opinion publique et de la société civile, plus jamais de GIEC, plus d’instance censée dire la science des OGM où cohabitent des scientifiques avec des écolos et des membres de la société civile.
    Encadrons également strictement le principe de précaution totalement dévoyé. Ou supprimons-le.
    Le politique décide au final, bien sûr, mais sur la base d’une connaissance scientifique donc rigoureuse et indépendante.

    L’idéologie de la peur veut dire la science, et demain, des tribunaux où siègeront également des écolos pour dire le droit ?

    • après la séparation de l’église et de l’état, il faut maintenant la séparation de la science et de l’état… la formule est jolie, je la réutiliserai.

  • Merci pour cet article. Il est à souligner que les grands promoteurs de cette idéologie sont des instances non élues: l’ONU à travers le GIEC, Greenpeace et autres multinationales de l’écologisme, Commission Européenne…
    L’apport des déçus du trotskisme après la chute du mur de Berlin est aussi un élément important: leurs méthodes d’infiltration des lieux de décision et de noyautage des médias ont largement payé.
    Il est comique que tous ces gens et les gouvernements dont vous soulignez l’électoralisme (engendré par la manipulation préalable e l’opinion publique) passent leur temps à hurler contre le fascisme…

    • Je ne mettrais pas l’ONU et Greenpeace sur le même plan.

      L’ONU est une instance non élue (ou du moins très très indirectement), certes. Mais ce qu’il faut reprocher à Greenpeace n’est pas leur caractère non élu (liberté d’association). Il faut leur reprocher de corrompre les élus et leurs arguments fallacieux au service d’une cause qu’il faut respecter tant qu’elle n’atteint pas à la liberté des autres. Et malheureusement, Greenpeace le fait.

  • On ne peut qu’abonder dans le sens de l’auteur : petit pas par petit pas, on y va.

  • « Le sentiment de culpabilité, instrument classique de domination, est utilisé chaque jour avec une habileté diabolique par les tenants de l’idéologie et leurs serviteurs assoiffés de pouvoir ». Tout est dit.

  • Brillant article, à diffuser largement. Probablement le meilleur article que je n’ai jamais lu. Pessimiste, malheureusement.

    Je vois deux failles potentielles dans ce nouvel ordre mondial :
    – La Chine, qui s’en fout (et probablement l’Inde aussi)
    – L’immigration européenne, qui s’en fout (les kebabs ne sont pas contrôlés…)

    • La Chine, l’Inde et l’Afrique ont toutes les chances de ramener l’écologie à la raison tandis que les autres se tirent des balles sans plomb dans le pied ou la cervelle. Pendant que les autres luttent contre le CO2, la circulation urbaine de surface et la méthode scientifique, eux ne peuvent faire l’économie d’une hiérarchisation pragmatique des luttes contre les pollutions réelles. Rendre l’air respirable à Pékin permet de rejeter dans les profondeurs des priorités les idées idalgottes ou ségotupides à horizon 2100, tout en affichant un activisme de bon aloi médiatique.

  • J’ai rarement vu un tel ramassis de conneries, vous parlez comme si nous vivions actuellement dans une société parfaite ou nous sommes libre et non manipulé et vous encouragez les gens à penser que conduire un 4×4 ou manger des produits de merde est une liberté ? Il est évident que les politiques vont utiliser l’écologie comme un moyen d’être élu car il s’agit d’un problème actuel dont nous subissons dès maintenant les conséquences, c’est une cause importante et il faut parfois faire des sacrifices et ne pas sous prétexte de « liberté individuel » agir avec égoïsme, que vous le voulez ou non nous sommes tous responsable en tant que race humaine des problèmes causés à cette planète.

    • Il s’agit sans doute d’un nouvel ordre mondial dirigé par des illuminati reptilien francs-maçons ecologiste mes amis!

    • « car il s’agit d’un problème actuel dont nous subissons dès maintenant les conséquences, »

      justement, quelles sont les conséquences?
      -augmentation de la pauvreté?
      -diminution de l’espérance de vie?
      -…

      Justement, l’idéologie écologiste est basée sur des présupposés faux (lire Lomborg). Alors, apporter des solutions sur de tels présupposés va poser des problèmes.

    • Et vous êtes également « responsable  » de votre orthographe calamiteuse.
      Quant au fond, vous confondez égoïsme et individualisme tout autant qu’altruisme et collectivisme. Félicitations pour le niveau de votre réflexion critique!

    • Bonjour lucas

      Vous considérez qu’un 4×4 ou un mac’do c’est de la merde.. laissez les gens libres de choisir.
      Moi je trouve que les lampe à basse consommation c’est nul.. mais je n’ai pas le choix.

      Vous comprenez?

      PS je ne vois pas de danger dans un mac’do ou un 4×4 pour autrui.

    • « Nous sommes tous responsable en tant que race humaine des problèmes causés à cette planète ». C’est précisément la récupération de cette phrase au service d’un pouvoir centralisé qui n’a d’autre justification que son existence à laquelle il faut résister (au moins intellectuellement).

      Le gros problème de l’écologisme politique est qu’un idéal qui se veut systémique tend nécessairement vers un régime totalitaire qui implique d’endoctriner le citoyen dès le plus jeune âge à la fétichisation de son équilibre réfléchi par Dame Nature, de le culpabiliser pour sa responsabilité dans le grand système de problèmes causés à la Planète. Bien évidemment une minorité d’élus ou non peut prétendre définir ce qui est pour la Planète (puisqu’il représente Sa Préservation), et pour chacun d’entre nous (puisque la démocratie est l’horizon indépassable du bien commun), possède la légitimité et le devoir de la faire. Ceux qui s’opposent sont de vilains égoïstes. Et d’oublier dans quelques années la mission première des « pères fondateurs » pétris d’idéalisme. Comment peut-on avoir à la fois cette prétention et cette légitimité? Je fais partie de la race humaine certes, mais pourquoi devrais-je payer pour le fait d’en faire partie et d’être né dans une certaine région du monde? Dans une vision écologiste extrême qui n’en fera jamais assez pour la planète, il n’y a tout simplement pas la place pour l’imprévisible qui passera par la porte ou par la fenêtre, bon et mauvais, que cause la complexité et la diversité des modes de vie de la « race humaine ». Ou tout simplement la vie telle qu’elle nous échappe.

      Cela peut ressembler à un délire paranoïaque que je grossis volontairement, mais il faut comprendre la réaction immunitaire que peut ressentir un libéral. Mais quelqu’un qui se revendique comme libéral peut aussi dire des conneries. Le problème de cet article et de pas mal de commentaires est qu’il y a trop souvent une confusion entre ce raisonnement anti-constructiviste et le déni des problèmes environnementaux. Il est évident qu’il est souhaitable pour tous d’avoir un environnement vivable. Le problème dans votre commentaire à mon avis est que vous faites cette confusion dans l’autre sens.

      Si vous vous demandez comment concilier libéralisme et écologie, je commencerais par m’interroger pourquoi les mégots se jettent toujours dans les lieux publics et non les jardins privés, ou pourquoi les méchants exploiteurs de la planète sévissent prioritairement dans les zones qui appartiennent « à tous » ou « à personne » ou « à quelqu’un mais je m’en fous ». Tous responsables?

    • « L’aspect historiquement le plus original de l’écologisme est sa capacité à convaincre le plus grand nombre. », dit l’auteur. Merci à vous pour cette belle illustration ! Nous n’en demandions pas tant !

    • Le problème n’est en aucun cas d’empêcher les gens de rouler en 4×4 ou de manger des produits de merde (C’est leur libre choix). La question est de savoir ce qu’on PEUT se PERMETTRE du point de vue économique pour rendre le monde plus propre et adapté au désir des citoyens.

      Il faut être néo-communiste invétéré pour croire que la planification et le gouvernement mondial va être l’aube d’une nouvelle société et pas une immense catastrophe.

      Il faut être bobo pour penser que les pauvres n’ont pas d’autres priorités et que des pays comme la Chine, l’inde ou les pays africains n’ont pas avant tout le besoin d’assurer la stabilité sociale dans leur propre pays, qu’ils ne sauraient assurer sans croissance économique.

      Chacun est responsable de tout, mais chacun s’occupe aussi de ses propres problèmes avant de s’inquiéter des élucubrations des activistes. Vous transformerez peut-être l’Europe en un champ de ruine, mais je serais étonné que vous soyez suivi par la Chine)

    • C’est quoi  » un produit de merde » ?

      nous sommes tous responsable en tant que race humaine des problèmes causés à cette planète

      Gaïa aurait-elle porté plainte contre une partie de ceux qui vivent à sa surface ?

      • « nous sommes tous responsable en tant que race humaine des problèmes causés à cette planète »

        Pas à la planète, après tout ce qu’elle a subit, notre histoire sur sa surface ne fait même pas 10m sur une strate géologique.
        En fait la planète s’en fout.

        La réalité c’est plutôt de nous qu’il s’agit. Et on a plus de chances de tous crever sur Terre d’un bombardement nucléaire que l’on aura causé nous, que de la hausse plus que théorique de la température globale de la planète.

        Gaïa s’en carre tellement de nous qu’elle aura juste à attendre la prochaine espèce sentiente adaptée à son environnement pour repropager les avancées de sa Grande Illustritude Extrêmement Cosmique.

    • La finalité de l’écologie politique est fondamentalement fasciste: c’est l’eugénisme allié au contrôle total et centralisé des modes de vie en société. Alors oui, il faut freiner ça par tout les moyens.

      La Terre se remettra des dégâts engendrés par l’espèce humaine, comme elle s’est toujours remise des différentes périodes d’extinction massives, bien plus brutales et meurtrières que tout ce que nous pouvons lui infliger. Par contre, il est puérile de nier l’impact des modes de vie occidentaux. Il y a des efforts considérables à faire sur la gestion des déchets, la déforestation, les rejets de l’industrie & autres (AUTRES QUE CETTE FUMISTERIE MONDIALISEE AUTOUR DU C02)… Ce sont des choses concrètes, mais qui passent complètement au dessus de l’esprit du citoyen endoctriné à sa peur du vilain réchauffement climatique…

    • « non manipulé »

      Ouuuh, on nous ment, on nous manipule… C’est le complot permaneeeent…

      « vous encouragez les gens à penser que conduire un 4×4 ou manger des produits de merde est une liberté ? »

      Drôle de réduction de la liberté…
      Sinon, si c’est leur choix ? Ce n’est pas parce que les autres font des choix que vous désapprouvez qu’ils ne sont pas libres…

      « c’est une cause importante et il faut parfois faire des sacrifices »

      C’est beau comme du Hitler…

      « ne pas sous prétexte de « liberté individuel » agir avec égoïsme »

      Un égoiste est donc quelqu’un qui ne se conduit pas selon mon idéologie…

      « que vous le voulez ou non »

      Que vous le vouliez ou non, j’ai raison. C’est moi qui le dit…

    • manger des produits de merde conduire un 4×4 …qui vous force à cela? la pub?
      et une fois cela dit…
      bon ensuite limiter les libertés individuelles pour le bienfait collectif…mouais…
      alors certes des lois sur l’environnement pourquoi pas…mais les écologistes dépassent largement cela.

    • Qui êtes vous pour exiger des autres de faire des sacrifices, pour me dire comment je dois penser ? Mon education scientifique ne me permet pas d accepter les raisonnements du GIEC, rien ne permet de conclure que le CO2 anthropogénique en est la cause : rien, pas même une correlation avec un coefficient carré de 0,8. Car une correlation ne donne aucune causalité. A quoi ressemblaient les courbes de température il y a 2000 ans ? Personne ne sait, mais sachez qu en Ecosse les Romains récoltaient du raisin. L oscillation nord atlantique (voir wikipedia) donne avec precision les cycles de temperature de atlantique nord. J arrêterai là. Je vous recommande de lire les etudes de Dyson, plus précises que ce que je viens de vous dire. Rappelez vous que sans CO2 il n y a pas de vegetal sur terre.
      Rappelez vous que vous emettez vous meme du CO2, et qu avec la croissance de la population mondiale, avec votre raisonnement vous devrez imaginer comment reduire la population mondiale.
      Mais qui êtes vous cher monsieur ?

  • Depuis le début la gauche s’est trompée sur l’écologie. L’idéologie verte est pourtant clairement rétrograde et totalitaire. Elle est portée par des minorités agissantes (des ONG internationales aux comités de quartiers) qui, sous couvert de respect de la nature, combattent en fait la société occidentale, démocratique et libérale. Ces organisations, jamais élues mais gavées de subventions, s’arrogent la bonne conscience et formatent les esprits depuis l’école jusqu’aux documentaires TV. L’histoire nous montre que les politiques d’organisation de la société basées sur « un homme nouveau » ont toujours abouti à des catastrophes, les meilleures intentions conduisant aux pires dictatures. Les intellectuels se sont systématiquement trompés sur ces mouvements, les soutenant jusqu’à ce qu’après des années de déni et d’aveuglement complice, l’abominable réalité leur soit montrée et remontrée. Et ça continue, les leçons du léninisme, du « grand bond en avant » chinois et des khmers rouges semblent n’avoir servi à rien. Il est pourtant évident que l’écrasante majorité des gens n’accepteront pas sans contrainte policière forte de modifier structurellement leur mode de vie. Bien sûr, ça commence doucement : des « comités citoyens » se mettent en place pour veiller au tri de nos poubelles ou à l’implantation d’antennes relais, des associations prétendument environnementales décrètent quel projet industriel ou agricole est acceptable, des activistes interviennent avec violence dans des centres de recherche sur les OGM, des militants noyautent toute discussion sur l’évolution du climat ou l’énergie nucléaire… Toute concession qui leur est faite est une victoire jamais remise en cause mais toujours « insuffisante » et de fil en aiguille on se retrouvera avec une inquisition insupportable.

  • Energie renouvellable? Comme les « ventilateurs » baptisés éoliennes, qui renouvellent à tour de pale la faune volatile sans distinguo et la « mauvaise » terre des campagnes par des tonnes et des tonnes de « bon » béton…

  • La bien-pensance, matraquée sans cesse sur nos enfants en a fait des « militants dociles », et le sens de a liberté est totalement perdu.

    Le plus désolant est que les gens s’appauvrissent pour financer leurs chaînes …

  • Je pense qu’il y a là une collusion d’intérêts très particulière.
    D’un côté il y a ceux qui poussent une destruction créatrice non pas initiée par une invention de rupture, mais par la règlementation.
    D’autre part, l’assiette économique concernée est volontairement choisie et imposée, et non pas déterminée par les possibles avancées.
    Ensuite, la création de flux et d’acteurs détenteurs de rentes (toujours cette fameuse économie de flux qui est au centre de l’économie de connivence) et une financiarisation dès la conception (en fait presque avant si on suit bien le « travail » de Maurice Strong) tous les deux obligatoires.
    Au final, la création de richesse pour certains, déterminée par le transfert massif depuis les autres à l’échelle planétaire ne pourra se faire que sous l’égide d’un pouvoir de coercition fort.
    Il s’accompagnera donc nécessairement d’un transfert de souveraineté des états vers une instance de nature mondiale, dotée des pouvoirs idoines.
    C’est d’une certaine manière une construction tout à fait identique à celle de l’euro comme cheval de Troie politique. Prétendre ne pas comprendre à ce niveau les conséquences évidentes de la mise en place de telles politiques est prendre les gens pour des idiots.
    D’ailleurs, il suffit de lire ce qu’en dit en filigranes un acteur majeur comme Bill Gates pour le comprendre: “If you’re not bringing math skills to the problem,” he said with a sort of amused asperity, “then representative democracy is a problem.” source en fin. Traduction à la volée: « Si les compétences mathématiques ne participent pas à l’équation » dit-il avec une sorte d’aspérité amusée, « alors la Démocratie représentative est un problème ».
    Pour quelqu’un qui soutient le programme « Common Core » imposé aux écoliers américains et qui impose de noter 0 une réponse donnant 5×3 est 5+5+5=15 (voir lien plus bas) au prétexte qu’il faut l’écrire 3+3+3+3+3=15 parce que c’est mieux pour plus tard… on se demande parfois dans quel monde ces gens nous propulsent.
    http://www.theatlantic.com/magazine/archive/2015/11/we-need-an-energy-miracle/407881/
    http://www.businessinsider.com/why-55515-is-wrong-under-the-common-core-2015-10?IR=T

    • Les choses sont souvent plus complexes qu’il n’y paraît. L’élève qui donne cinq fois trois comme 5+5+5, qu’a-t-il compris ?
      * que la réponse faisait intervenir des signes + et l’un des deux chiffres de l’énoncé ?
      * que les virgules ne servaient à rien, et que « cinq fois trois » est la même chose que « cinq, fois trois » ?
      * que la multiplication est commutative, et que « cinq fois trois » et « trois fois cinq » sont la même chose ?
      * rien, mais qu’il fallait voter pour une case au hasard dans le test plutôt que de rendre QCM blanc ?

      • Bonjour

        Il y a confusion operateur/opérande qui n’existe pas en notation polonaise.

        En fait l’algebre a été formalisée par les arabes qui lisent de droite à gauche, repris pas les occidentaux qui lisent dans le sens inverse.

        3×4, 4/2, 5², 5-3 devrait se lire de droite à gauche, d’où la notation polonaise.

        • Non, du tout : comme l’on veut. Liberté de choisir sa notation.

          • Je crois que vous comprenez pas ce que je dis.

            3×4 ne veut rien dire. c’est une fonction y= f(x) où x est l’operande et f( ) l’operateur.
            3 multiplier par 5, c’est 3 bananes dans 5 sacs soit 15 bananes. c’est différent de 5 sacs de 3 bananes.
            Dire que 5+5+5 c’est id 3+3+3+3+3 c’est méconnaitre la nature de l’opération. C’est confondre l’operateur et l’opérande.

            Va expliquer +1x+1=1 et le pourquoi de -1x-1=1 sans savoir qu’il y a un opérateur f(x)=-x..

            Reste la commutativité
            f est commutative si f(x,y)=f(y,x).

            http://www.slate.fr/story/109227/pourquoi-5×3

            • Et la notation polonaise inversée ? Et la priorité des opérateurs, convention…

            • Je crains que ce ne soit pas exact.
              Il s’agit au contraire d’une opération, c’est à dire une résolution par le calcul dont le but est l’obtention d’un résultat.
              Ce que vous décrivez est préalable. Ou consécutif. Il n’y a précisément aucune nature dans l’opération autre que ses termes. C’est ce qui fait sa force. Elle est le résultat d’un travail d’abstraction.
              Vouloir apprendre à calculer en revenant aux prémices qui ont présidé à la création de l’outil est en nier le potentiel. C’est non seulement complexifier ce qui est le fruit d’une simplification, c’est également introduire l’idée que le résultat serait dépendant de ce qui est calculé en quelque sorte. Impossible de ne pas voir ainsi la brutalisation de la commutativité, qualité primordiale de ce calcul. Ce que les élèves qui vivent encore dans le réel ont bien compris.
              Imposer une telle distinction, c’est retirer l’attrait du calcul en le rendant opération. Que ceux qui sauront calculer y viennent en leur temps. Que les autres soient laissés avec le loisir de pouvoir utiliser cet outil tel qu’il est avec ses forces dont l’immédiateté et la simplicité.
              A vrai dire, toutes ces tortures ne m’ont jamais semblé relever d’autre chose que de la volonté de soustraire les enfants à l’aide naturelle de ceux qui sont auprès d’eux (leurs parents en particulier) en rendant inefficace cette dernière, et ce avec l’objectif précis de réduire l’influence et la transmission parentale. C’est de la même veine que de le discours « les enfants n’appartiennent pas à leurs parents, mais à la communauté » (j’ai toujours trouvé significatif que l’appartenance en elle-même n’était pas l’enjeu…); un enjeu politique des constructivistes.

              • Je me borne à dire que 5×3 ce n’est pas la même chose que 3×5 (c’est le même résultat à cause de la commutativité). De même 5/2 n’est pas la même chose que 2/5.

                Apres je ne suis pas spécialiste de la pédagogie et les positions de Brett Berry, ‘évangéliste des math’ me paraissent exagérés.

                Je suis tout à fait d’accord avec vous sur le dernier paragraphe sur la torture et la transmission parentale, ayant connu les théorie des ensembles en primaire avec les patates.

      • En tout cas, il serait scandaleux que l’élève découvre lui même la commutativité, et s’en serve sans passer par des méthodes approuvées par l’éducation nationale.

        Il y a 50 ans, l’enseignement mathématique est devenu ensembliste. Aujourd’hui il devient vivreensembliste.

        • Si c’était ça, je serais bien d’accord. Mais là, il s’agirait de présumer au bénéfice du doute qu’il a découvert de lui-même la commutativité, ce qui se produit pour environ 1 élève sur 10 ou 100000, alors qu’il s’agit de l’une des autres possibilités que j’ai exposées, ou encore d’une autre du même acabit, ce qui se produit pour 1 élève sur 10 ou 100, suivant la manière dont la question a été posée.

          • Je me demande bien en outre combien d’adultes comprennent la différence entre :
            « 3 fois cinq » et « 3, fois 5 ». Vu que le niveau chez nous de maitrise de la langue Nationale française, que tout le monde nous envie, et qui est la langue de la diplomatie (ce qui excuse parait-il Ségolène Royale d’être incapable de répondre à une question en anglais).

  • Tout à fait d’accord ce qui se met en place est monstrueux.. est il encore temps de lutter contre ce projet démoniaque? et comment?

  • L’auteur, de formation économique et de tendance libérale, avance que l’emprise des idées vertes reposent sur les normes techniques des produits et qu’un marché libéralisé permettrait de se soustraire à cette emprise.

    De formation de base ingénieur, je crois que la solution repose sur la science, lui rendre son indépendance, la libérer de toute tutelle politique. Je ne crois pas à l’omniscience du consommateur qui saurait ce qui est bon ou pas pour lui ou la société pour laquelle il a ses propres responsabilités collectives.

    Je n’exclus nullement de mon côté que le pouvoir politique, éclairé par ce que dit la science et assumant toutes les responsabilités de ses choix, continue à réglementer les produits, dans ces normes techniques comme dans sa commercialisation. Pour des questions de sécurité, de santé ou d’intérêt général.

    • Bonjour christal

      « Je ne crois pas à l’omniscience du consommateur qui saurait ce qui est bon ou pas pour lui ou la société pour laquelle il a ses propres responsabilités collectives. »

      Toujours le même discours, l’individu n’est pas capable de savoir ce qui est bon pour lui, il faut le contraindre dans ses choix, et que le pouvoir décide pour lui.
      Donc pas d’élection, puisque les gens sont ignares.

      Bienvenue dans la dictature, c’est pour votre bien.

      • Vous êtes pour le commerce des armes, de l’amiante, pour le produit commandé sur internet et qui ne fonctionne pas.
        Si vous achetiez une maison sans norme et sinistrée de tous les côtés vous vous diriez : tant pis pour moi, je ferais plus attention à la prochaine ?

        Si vous m’avez lu quelques messages plus haut vous saurez que je combats sans doute tout autant que vous la dictature verte, l’abrutissement mondial propagé par quelques ONG et relayés complaisamment par des médias idéologisés.
        Je ne suis pas pour autant pour le laisser-faire, je reproche au gouvernement les normes fixés par des verts incultes, moyenâgeux, obscurantistes. pas qu’il y ait des normes.

        • Bien sûr que moi je suis pour le commerce libre des armes. Avez-vous remarqué que seules les personnes respectueuses de la loi n’en achètent pas dans notre pays où il est interdit ? Et qu’elles sont donc les victimes désignées à ceux que la loi ne préoccupe guère ? Idem pour l’amiante. Compte-tenu de la saloperie que c’est, celui qui veut en acheter a forcément de bonnes raisons, et pourquoi devrait-on l’obliger à passer par des canaux clandestins et de ce fait non-sécurisés ? Si le produit commandé sur internet ne fonctionne pas, je ferai au site qui l’aura vendu la contre-publicité justifiée, à moins qu’il ne m’indemnise.
          Pour ma maison, je vérifierai que l’entrepreneur suit les bonnes pratiques de la profession, et si malgré tout il y a sinistre, j’exigerai de lui réparation, une réparation à laquelle, s’il est responsable, il ne pourra se défiler en affirmant qu’il a respecté les 2000 pages de normes étatiques. Le travail de l’ingénieur consiste à définir des recommandations, celui de l’état à s’assurer que les responsabilités soient assumées. Les normes publiques ne valent pas un coup de cidre, et ne font que stériliser le progrès.

        • Les normes de sureté & cie sont essentielles tant qu’elles ne sont pas perverties. Le problème étant qu’avec des bons gros services marketings et juridiques, ont peut en faire n’importe quoi.

          Un exemple: pour tout vêtement, le vendeur doit disposer d’étiquettes indiquant la composition du tissus/matière utilisée. Une entreprise de revente de stocks/invendus (« le plus gros déstockeur français » pour ceux qui reconnaitront) obtient un lot qu’elle veut revendre, manque de bol, pas d’étiquettes ou de traçage sur sa camelotte made in China. Pas cons, les gars décident de foutre « 100% Textile » en guise d’étiquette. Ça passe, ça se vend rapidement tellement ça vaut rien, bien avant que des inspecteurs ne puissent intervenir, fin.

          La gabegie de normes à la con servent de plus comme autant de manière détournées de faire du protectionisme. Le problème c’est que comme dit précédemment, ça se contourne, quand on a les moyens de se payer des experts pour contourner tout ça. Mais pas quand on est une PME ou un artisan…

        • C’est marrant mais prenez l’exemple de l’amiante, l’état français qui nous veux du bien (d’après vous) ne voulais rien savoir au sujet de l’effet cancerigene de l’amiante qui est connu depuis le début du XX° (d’ailleurs C Allegre dénonce une psychose collective 96 wiki).

          Au US depuis le mileu des années 70, une vague de procès a déferlé contre les fabriquants de produits en amiante. C’est la multiplication des procès qui a forcé les industriels à arrêter d’utiliser l’amiante.

          Pour la détention des armes, je suis pour la liberté.

    • le pouvoir politique éclairé par la science…
      éclairé à l’énergie renouvelable? et à la mise au cachot de tous ceux qui pensent mal.Depuis quand la science repose sur la majorité?
      au 19eme siècle on aurait du interdire de recherches Pasteur?

  • Et au nom de la liberté d’expression, on muselle ou on traite de  » connards  » ceux qui essaient de réfléchir sans se laisser instrumentaliser. Je suis « une connasse » et fière de l’être ! Merci à Contrepoints, Soutenons Philippe Verdier et son intéressant bouquin.

  • Article « La prochaine dictature sera la pire de toutes car la majorité y aura consenti. »

    Pas vraiment.

    Les gens consentent juste à avoir des étiquettes vertes sur leurs iphone et ils disent vaguement oui aux future mesures-miracle qu’on leur vend comme indolore pour leur niveau de vie.

    Quand le steak des gens serra vraiment impactés par la « merde verte » (©Cameron), ce ne sera pas DU TOUT la même musique et on verra quel pays est réellement libre et démocratique.

    Tips: La France est 70eme en liberté économique à cause de lois que le peuple n’a jamais voté.

  • Rarement lu qque chose d’aussi pertinent ! Superbe analyse tellement vraie !

    N’hésitez pas à utiliser ma photo de profil Facebook… COP21 oblige… 😉

  • fouiller les poubelles des supermarchés pour leur faire honte, les médias applaudissent, alors que faire la meme chose pour faire honte à une personne serait inacceptable.. et en entrefilet un labo monsanto incendié…

  • On a déjà trouvé l’ennemi: c’est nous-mêmes. Idéal car il ne disparaît jamais.
    Il faut mettre au point la stratégie.
    L’écologisme politique ne fonctionne pas. Voir les dissensions en France (politique politicienne) et la claque que les partis verts ont prise aux élections fédérales en Suisse. ça ronronne sans trop d’intérêt en Europe, rien aux USA ni en Asie.
    Alors il faut essayer de passer tout ça à une échelle supérieure, globale si possible. Paradoxalement plus c’est gros plus ça a l’air de marcher. On appelle donc à une « gouvernance mondiale » avec, nota bene, une participation citoyenne. Comprenne qui pourra.
    On pourrait en rire si la tentation totalitaire ne se manifestait pas. Or elle est là, pire peut être que ce que l’histoire nous enseigne.
    Au vu de ce qui se passe pour le climat, sujet qui prend des milliers d’années pour se geler ou dégeler, on n’est pas sorti de l’auberge.
    Hors le climat, qui pourtant n’est ni dé-réglable ni réglable par l’homme, il est difficile de trouver des problèmes environnementaux ayant une portée globale. Il faut donc s’y accrocher, même au delà du bon sens.

    Une cause désespérée crée plus de fanatiques qu’une cause raisonnable.

    • Michel de Rougemont: « Paradoxalement plus c’est gros plus ça a l’air de marcher. »

      Moui…. Dans les déclarations des dirigeants, c’est toujours un énorme succès. Dans les faits, les gens n’aiment pas qu’on touche à leur steak ni à leur chez eux.

      Le licenciement de Verdier obtient un bel effet Streisand & Galilée, et si les articles de journalistes (qui croquent) sont trop souvent à charge, pas mal de voix se font entendre et vont se faire entendre durant la COP21 pour dénoncer un peu la pseudo-science.

      Coté science, on peut désormais contrecarrer un réchauffiste rien qu’avec les documents du GIEC. Sans support scientifique solide, ils se crispent, paniquent, racontent n’importe quoi.

      Et le peuple qui n’aime déjà pas du tout ses dirigeants (en France) commence a regarder toute cette merde et la facture qui va arriver d’un œil méfiant.

      ——————-
      Je suis optimiste donc, par contre l’effet grenouille est redoutable (on chauffe petit à petit la grenouille). Il y a des mesures et un langage politique liberticide (surtout en France) qui aurait fait hurler aux heures sombres dans les années 70-80 alors qu’on en discute à peine actuellement.

  • Risque-t-on? On est en plein dans la dictature écologique, à 100%

    • mais non dans l’hypocrisie écologiste…
      eh! hulot et le moustachu en hélicoptère qui expliquent aux smicards qu’il faut laisser tomber la bagnole : faites comme nous pardi prenez l’avion!
      ou bien ..
      regardez ce que dit un écolo, regardez comment il vit.. faites lui la remarque d’une certaine divergence, écoutez ses explications en général un peu gênées , en général « oui je sais, mais je voudrais qu’on me force à faire ce que je voudrais faire pour sauver la planète »… vous pouvez aussi lui demander son bilan carbone , pas la liste des choses qui lui donnent bonne conscience…

      ce sont des consciences…une fille se fait violer devant eux, ils hurlent : mais comment se fait il que personne n’intervient.. un incendie..mais quel scandale personne pour balancer un seau d’eau! etc….

      les écolos il suffit de les regarder vivre…

      hollande prend l’avion pour expliquer aux chinois que la chine est très polluée ( par le CO2 ???)…et que c’est pour ça que il faut une taxe carbone en France…

      • Quelle démagogie dans ces propos prosaiques ! Votre description d’Hulot est l’exacte opposée de la réalité. Votre dogme politique est votre bouche. Il n’y a rien de nuancé.. vous représentez aussi une forme de dictature intellectuelle.

        • hulot….hulot est l’ambassadeur pour la lutte contre le réchauffement climatique ou un truc du genre donc, un truc qui ne sert à rien sauf à penser que la france sait des choses sur le sujet que les autre ignorent…il a passé son temps à se balader pour ..rien…empreinte carbone?

          je suis navré …c’est un idiot , sans doute gentil et sincère, mais un idiot qui a passé sa première vie e aller en avion pour faire du vélo dans des lieux vierges de toute pollution humaine et bien sur il ne fallait pas surtout faire comme lui…
          je ne crois pas aux gens qui vivent en parfaite opposition avec leur idéologie, désolé.

          hulot est étroitement lié à la taxe carbone… pacte écologique oblige…
          zut alors…

          • Vous avez déjà écouté Hulot parler ? Il est à peine capable de retenir le début de ses phrases: ce mec est d’une intelligence très limitée, c’est évident. Ma nièce de 8 ans est déjà capable de relever régulierement ses idioties. Quand je pense qu’il est conseiller du président…
            Avec l’autre imbécile enfumé, Yann Cactus Bertrand, là, ils font la paire: à eux 2 ils doivent péniblement atteindre les 100-120 de Q.I.

      • Il faudra un jour qu’on m’explique ce que c’est que la « planète ». Pour moi, ce n’est qu’un amas rocheux qui gravite autour d’une étoile. Cet amas rocheux est parasité par une multitude de formes « vivantes » – c’est à dire en fait capables de se reproduire – et donc de continuer à parasiter cet amas rocheux.

        Si certains veulent considérer qu’ils forment une grande communion avec le minéral, le végétal et l’ensemble des formes animales,y compris les moisissures, les cafards, ou les bulots, libre à eux. Après tout qui se ressemble s’assemble.

        Mais qu’on me laisse en dehors s’il vous plait.

        • Vous dérivez dans une pensée métaphysique. Si vous vous sentez si déconnecté de la réalité, je ne vois pas pourquoi ce sujet vous irrite à ce point.

          • Djama: « Si vous vous sentez si déconnecté de la réalité »

            Non, il explique et réfute la religion « Gaïa » des écologistes dont l’inventeur en 1970 James LOVELOCK a écrit dernièrement:

            « nous ne savons pas ce que le climat fait. Nous pensions le savoir il y a 20 ans. Cela a conduit à des ouvrages alarmistes – y compris de ma plume – parce que cela semblait clair, mais cela ne s’est pas produit »

          • que la mise en place d’une idéologie totalitaire vous irrite..

            c’est quoi l’écologie…vivre en harmonie avec la nature…qu’est ce que cela implique…un controle de la démographie et du niveau de vie TOTAL, ça implique la capacité à refuser TOUT changement non approuvé par les verts…

            • Qu’est ce que le niveau de vie? La possibilité de faire son bon plaisir? Vous confondez Liberté et liberté de saccager l’environnement pour telle ou telle fin.

              • Djama: « Vous confondez Liberté et liberté de saccager l’environnement pour telle ou telle fin. »

                Ah parce que VOUS contrairement à tous les autres petit conducators de l’histoire vous avez une VRAIE bonne raison…

                Votre arrogance n’a d’égal que votre ignorance.

  • Hermodore, je suis d’accord. Dans ma jolie Bourgogne ou le vent est rare (Nievre ), l’acharnement de la lutte au CO2 nous impose l’installation de sites eoliens industriels dans nos cretes forestieres ! Arretons
    cette folie galopante, la destination des forets est tout autre..absorber le sinistre CO2 ( qui a tous les vices) et rejetter de l’oxygene par exemple. Quand s’arretera la dictature verte ? Les eoliennes ces grandes faucheuses de volatiles aux pieds de beton encages dans la feraille plantes a jamais dans la terre
    n’ont aucune utilite , mais rendement ou non les promoteurs disparaissent avec des fortunes, nous ,les idiots du village nous subirons et nous seront obliges de payer toujours plus pour ces incoherences au
    nom si vide d’ecologie.

  • Excellent article… Et les mécréants qui osent, les misérables, contester la Parole de la Sainte Eglise Réchauffiste sont punis (par exemple Philippe Verdier). Les goulags et les camps de rééducation ne sont plus très loin…

    Quant aux citoyens qui se battent contre le foisonnement des éoliennes, pour protéger leur santé et leur environnement, pas de souci: les avantages exorbitants accordés par nos dirigeants aux promoteurs et la restriction drastique des possibilités de recours font que c’est la lutte du pot de terre contre le pot de fer, et à nos frais en sus…

    Delirium carbonum et energicum…

  • Bon article, ça fait longtemps que je suis persuadé que l’écologisme sera la grande illusion du XXIe siècle. Ce qui présage rien de bon vu le bilan de la dernière…

    N’en déplaise aux militants bêlants qui se persuadent d’être des modèles de vertu à la pointé de la modernité (la preuve, ils s’imaginent tous être de gauche, éternel Camp du Bien devant l’Histoire), l’écologie politique est en fait profondément réactionnaire, rejette le progrès, prône le localisme et le repli sur soi, le retour à la nature, s’oppose de fait aux échanges internationaux et son programme implique de fait un contrôle des flux, humains et économiques, aussi l’échelle mondiale. Autrement (mais jamais) dit un retour en force des frontière.
    Son modèle de pensée basée sur la décroissance, donc la création de pauvreté, et la dépeuplement implique évidemment un contrôle politique total sur les populations, voire des mesures plus radicales. De même, l’idée centrale (et contraire a l’expérience mais qu’importe…)selon laquelle la terre ne pourrait pas produire durablement plus d’une certaine quantité de ressources n’est qu’une reformulation de l’idée malthusienne qui a conduit à la notion « d’espace vital’
    Centrée sur l’Occident riche, L’écologie politique à une approche néo-colonialiste des rapports internationaux.

    Bref, l’écologie politique est viscéralement d’extrême droite.

    • Encore une fois, vous avez une vision caricaturale; en particulier quand vous parlez de décroissance. Pour certains secteurs ce sera le cas, mais au profit d’autres. Tel a toujours été le cas. Ensuite, faire du manque de ressource une idée malthusienne est un mirage révélateur d’une vanité sourde et aveugle.
      D’ailleurs en rebondissant sur un de vos anciens posts, sur quoi vous vous basez pour affirmer que
      que l’été 2014 fut « historiquement froid »? On vous entend moins sur ce Novembre historiquement chaud (pour le coup).

      • C’est peut-être parce qu’on est le 11…

        (Toujours aussi rigoureux dans vos analyses n’est ce pas? Le mec publié un commentaire le 9 pour annoncer que le mois de novembre à été historiquement chaud, et il s’étonne qu’on le prenne pour un bouffon…

  • Cet article manque l’essentiel et se trompe de cible.
    La dictature avance, oui, mais pas pour des raisons « écologiques », simplement pour des raisons techniques. N’importe quel idéologie pouvait faire l’affaire, il se trouve que c’est l’écologisme, mais ce n’est pas fondamental. Si l’écologisme est abattu, la technostructure trouvera autre chose pour pousser les mêmes pions avec les même résultats.

  • Heureuse d’avoir trouvé ce lien. Je me posais la même question. Le père de Kyoto Maurice Strong riche homme d’affaire canadien il a fait fortune avec le pétrole, siège à l’ONU accusé de fraude de 10 milliards en 2005 etc…des liens avec P. Desmarais, ami de Sarco pour son financement, lien avec le prés. fond monétaire etc Philosophie derrière OUF!

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