Climathon, semaine 42 : les plus belles heures sombres

Quand le climatiquement conforme devient policier…

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Climathon, semaine 42 : les plus belles heures sombres

Publié le 21 octobre 2015
- A +

Par Benoît Rittaud.
(et le jury du Climathon)

So true we had enough credits Nicholas Komodore (CC BY-NC-SA 2.0)
So true we had enough credits Nicholas Komodore (CC BY-NC-SA 2.0)

Avec le licenciement pressenti de Philippe Verdier pour opinion climatiquement non conforme, France Télévisions a sans doute pris date pour une victoire prochaine au Climathon. En attendant la joie de voir un journaliste du service public viré pour avoir écrit un livre, des compétiteurs se sont rués sur l’occasion pour briller, se livrant à une campagne de délation qu’on n’avait pas vue depuis les plus belles heures du siècle dernier. C’est dans ce joli registre que s’impose notre vainqueur, nous avons nommé…

… Audrey Garric. Cette journaliste qui officie aux si justement célèbres pages « Planète » du Monde se pourlèche d’avance les babines à l’idée que l’un de ses confrères se retrouve prochainement sur le carreau. Son courrier de dénonciation adressé à la Kommandantur tweet bien senti montre un état d’esprit remarquable de solidarité confraternelle dans la droite ligne de la nécessaire soumission au pouvoir en place à l’approche de la COP21.

TweetAudreyGarric

La délation entre collègues est le signe le plus sûr de la bonne moralité climatique. Espérons tous qu’Audrey Garric sera récompensée comme il convient par le pouvoir, que les innombrables très rares critiques (sûrement téléguidées par les lobbys) que son tweet a reçu seront livrés comme il se doit à la justice climatique, et que…

… désolé, mais même le jury du Climathon n’y arrive plus. Nous parlons là d’une vraie personne. Son prénom est Philippe. Son nom est Verdier. Il exerce la profession de journaliste météo. Il va peut-être se retrouver au chômage pour avoir exprimé une opinion jugée non-conforme par un média public. Ce média a fait fi de la séparation des pouvoirs en choisissant de promouvoir sans vergogne la communication gouvernementale pré-COP21. Ceux qui peuvent concevoir le drame du déclassement que risque Philippe Verdier comprendront qu’il est difficile d’en rire comme on rit d’une injure imbécile de Nathalie Kosciusko-Morizet, d’une photo ridicule de Jean Jouzel ou de propos délirants sur les tremblements de terre causés par le réchauffement climatique (© François Hollande). Si ce n’est déjà fait, merci de signer la pétition de soutien à Philippe Verdier. Voilà, c’est dit. Maintenant, reprenons – même si le cœur n’y est pas tout à fait.

Les accessits

Tous n’y sont pas parvenus, mais le climatonégationniste mangeur de planète qu’est István Markó n’est désormais plus le seul à avoir lu les propos de Sylvestre Huet dans Libération : l’un des membres au moins du jury du Climathon a lui aussi eu ce courage.

L’article qui obtient l’accessit part du constat que l’approche de la COP 21 est hélas l’occasion pour les pseudos « pourfendeurs des réchauffistes » d’exhaler leur discours méphitique ; dans ce texte particulièrement ordurier au ton humoristique subtilement intitulé « Climat, une bonne dose d’antisceptique »Libération remet donc à leur place les « négationnistes climatiques ».

Il s’agit dans un premier temps de les disqualifier par les mots : « quotidien conservateur britannique » ; « invité des Grandes Gueules sur RMC » ; « surtout aux États-Unis » ; « Oregon Petition qui demandait à George Bush », « Jeb Bush » ; « spécialiste en paléomagnétisme » ; « Monsieur météo » ; « maître de conférences en maths » (on ne sait plus écrire « mathématiques », à Libération ? Ah, mais non, pardon : il s’agissait sans doute d’être cool) ; « professeur de chimie à l’Université catholique » ; « pour toi donc, la Terre n’est pas ronde » (la coolitude à la mode Libération : tutoyer ceux qu’on injurie).

L’article ne manque pas d’effectuer les amalgames les plus ignobles de rappeler la réalité des motivations des négationnistes : « une poignée d’autoproclamés spécialistes jouant les marchands de doute (© Naomi Oreskes), parfois financés par les lobbys ».

Puis on passe aux choses sérieuses, en ridiculisant les paroles les plus obscènes de cet attelage hétéroclite constitué de scientifiques dévoyés (dont les domaines de recherche sont si tristement éloignés de la Très Sainte Climatologie, cette Reine des Sciences qui est aussi Fille aînée de l’ONU), de politiciens anglo-saxons ultra-turbo-néo-libéraux, d’un philosophe néoconservateur, et d’un vulgaire présentateur météo, traître à la Cause, qui risque de perdre son emploi pour avoir écrit un livre et ose malgré tout « se pose[r] en victime d’une cabale ».

Les réponses cinglantes apportées par les auteurs de l’article sont particulièrement drolatiques. Utilisant parfois ce tutoiement familier qui renvoie opportunément les négationnistes à leur état de sales gosses mal élevés, ces réponses sont alternativement signées du « cothurne » d’un des conjurés, des bouées marines ou des oiseaux migrateurs. Nul doute que ces implacables critiques soutenues par des arguments officiels et incontestables chasseront ces ennemis de la Science, de l’Homme et de la Planète jusqu’à leur cloaque immonde dont seul Belzébuth avait su les sortir.

Un point inquiète pourtant le jury : en faisant à ces diaboliques créatures l’honneur de leur répondre, Libération offre indirectement à ces obscurs pseudo-scientifiques, politiciens en quête de pouvoir et autre renégats à la Cause, une tribune et une notoriété à laquelle ils n’auraient pas dû pouvoir prétendre. Le jury s’en remet tout de même au Jugement de l’excellent Sylvestre Huet, co-auteur de cet article, dont la Clairvoyance et la Sagesse sont au-dessus de tout soupçon.

Les climato-réalistes de la région nantaise avaient réussi, grâce à de sombres manœuvres, à disposer d’une tribune pour diffuser des informations non-conformistes et leur détestable parole de mécréants climatiques lors d’une conférence au Croisic, à laquelle ils avaient réussi à s’inscrire en tant que conférenciers. Cette conférence était organisée par de vertueux disciples du Commandeur des Croyants, de l’apôtre Laurent Fabius, et de la grande prêtresse Ségo, afin de bourrer le crâne d’informer leurs concitoyens avec toute l’objectivité dont ils font régulièrement preuve. Heureusement, les organisateurs se sont rendu compte du péril en lisant le résumé du texte de l’intervention des mécréants qui voulaient désinformer les citoyens sur le chauffement le dérèglement la catastrophe climatique, leur faire croire que les modèles numériques auraient quelques soucis avec la réalité, et même, horreur suprême, que le CO2, gaz de la vie, n’est en aucun cas un polluant. Les gardiens du temple ont donc agi promptement, en respectant, comme il se doit, le cadre ordinaire de la liberté d’expression : celle-ci est totale tant qu’elle n’est pas en désaccord avec la Sainte Parole de l’Église Réchauffiste. En conséquence, la participation des infâmes a été promptement annulée. Ouf ! La Vérité révélée a eu chaud.

Devant l’enthousiasme très tiède montré par nos concitoyens à l’approche de la COP21, les médias commencent à craindre un désastre. Il faut donc trouver des coupables ! Après le lynchage de Philippe Verdier en guise d’apéritif, les médias s’en prennent maintenant au GIEC lui-même. Ils semblent ainsi stupéfaits de découvrir que ses résumés à l’attention des décideurs sont tout bonnement incompréhensibles et manquent de lisibilité ! Prise de conscience tardive, car il a fallu qu’une publication dans un journal scientifique, la revue Nature Climate Change, le pointe du doigt. Jusqu’à présent, ni les décideurs en question, ni les journalistes ne s’étaient particulièrement émus de ne rien comprendre à ces résumés. Le syndrome « sans le latin, la messe nous emmerde », sûrement… Le Monde affiche ainsi un rageur « même les textes d’Einstein sont plus limpides que ceux du GIEC », ce qui bien sûr pourrait gravement nuire à la recherche d’un accord en vue de la COP21. Les Échos creusent un peu plus le contenu de cette étude linguistique. On apprend que les informations résumées du GIEC sont relatées « dans des termes de plus en plus pessimistes par la presse qui n’hésiterait pas aller à un ton au-dessus du contenu même des rapports du GIEC ». On apprend également que la presse tabloïde utilise une terminologie nettement plus dramatique, multipliant des expressions comme « désastre », « menace » ou encore « danger », alors que les journaux de qualité sont plus mesurés pour caractériser l’évolution du climat et emploient le terme de « problème » pour les qualifier. Heureusement que tout cela se passe dans le Monde Anglo-Saxon. Mais finalement, on comprend mieux pourquoi le Le Monde n’avait pas été beaucoup plus loin dans l’analyse de cette étude… Une lecture attentive des 41 premiers opus du Climathon donne un aperçu des journaux qui passeraient pour des tabloïds aux yeux des chercheurs. Il faudrait peut-être faire un résumé intelligible de celle-ci à l’attention des décideurs du Monde, de Libération

En mode Saint Thomas, le président français François Hollande a réalisé son pèlerinage sur un des très courus glaciers islandais pour constater de visu les conséquences du réchauffement climatique. Accompagné du Commandeur des Croyants (Nicolas Hulot), le nouvel Hajj a protesté de son ardeur pour la religion climatique : « La foi des convertis est celle qui s’exprime avec le plus de ferveur » a-t-il ainsi asséné. Après une belle photo de circonstance devant le glaçon géant, il a ânonné avec un air martial sa petite phrase mûrement préparée pour la postérité :

« La disparition du glacier, c’est aussi la disparition de l’Histoire. »

Cela ne veut strictement rien dire, certes, mais c’est beau ! D’ailleurs, pris dans le lyrisme ambiant, le journaliste de 20Minutes a vu un glacier « fondant goutte à goutte, à l’œil nu, sur une terre noire parsemée de jeune mousse ». Jamais à une contradiction près, et peut-être pour expier les quelques tonnes de CO2 dégazées par son A330 pour cette occasion, le président a déploré « un tourisme du réchauffement climatique : il ne faut pas que nous soyons les touristes de notre disparition ». Enfin, il s’est livré à une petite démonstration scientifique imparable de nature à confondre les hérétiques : « Pour ceux qui doutent du réchauffement, il faut qu’ils viennent ici. S’il y a une démonstration à faire, elle est faite. » CQFD.

Pour éteindre le début d’incendie allumé par l’affaire Verdier, Les Échos tentent d’allumer un contre-feu en titrant sur « les pseudo-bienfaits » du réchauffement climatique. C’est alors une sidérante accumulation de joyeuses perspectives à attendre de ce réchauffement, du jamais vu de mémoire de lecteur de media mainstream : les rendements de blé ont été excellents cette année, la facture énergétique a baissé de 11% pour les Français cet hiver, les transports maritimes vont être facilités dans le nord, l’industrie touristique a tout à gagner à des étés plus longs et plus chauds, l’extraction des ressources naturelles piégées par le froid sera rendue possible, des céréales pourront pousser dans les hautes latitudes… Heureusement qu’il était annoncé d’entrée que ces pseudo-bienfaits seraient « très minces et de courte durée » ! Les contre-arguments semblent pourtant bien poussifs et surtout limités à l’hémisphère sud où « chaque degré supplémentaire à un impact bien plus négatif ». On frise alors le blâme, d’autant plus que Jean Jouzel semble confirmer ce constat d’un nord futur bénéficiaire du réchauffement et d’un sud en péril :

« On peut réagir de façon égoïste face au réchauffement, mais ça ne réglera pas le problème, qui doit être considéré à une échelle globale. »

Heureusement, Les Échos évitent finalement le goudron et les plumes grâce à la citation opportune d’une récente étude réalisée par une ONG climatique : si nous suivons les engagements de l’Union Européenne à la COP21, cela permettrait d’éviter le décès de 6000 personnes par an et de créer 70 000 emplois. Ouf, nous sommes rassurés. Les Échos n’ont pas perdu le nord, mais décidément, les conséquences du livre de Philippe Verdier n’ont pas fini de nous surprendre…

Marisol Touraine creuse un nouveau sillon dans un registre déjà exploré mais qui nous surprendra toujours : le féminisme climatique. Elle réclame ainsi que la COP21 donne la priorité aux femmes « qui sont en première ligne face au changement climatique », sans qu’on apprenne beaucoup plus sur les causes exactes de cette discrimination genresque. Faut-il donc faire émerger des actions pour protéger les femmes qui subissent de plein fouet les affres du changement climatique ? Que nenni ! Elle appelle à ce que les femmes trustent les bonnes places « participent, au plus haut niveau, au processus de décision » et que les « projets portés par des femmes soient considérés comme prioritaires dans les moyens financiers qui seront dégagés à Paris ». Bien sûr, elle n’a pas de mots assez durs pour vilipender les infâmes pays conservateurs qui n’ont pas voulu intégrer cette question fondamentale dans l’accord. On a quand même de la chance d’avoir de telles progressistes aux manettes.

Un blâme

Un lecteur porte à notre connaissance les faits suivants, qui valent un blâme à l’équipe de la bibliothèque municipale de la ville de Paris :

Lecteur fidèle du Climathon et habitant Paris, je suis impressionné par la constance de l’équipe municipale, et déçu de ne pas la voir citée plus souvent dans vos colonnes, au vu de l’imagination qu’elle déploie au fil des semaines.

Il y a quelques jours cependant, me promenant sur les pages de la nouvelle bibliothèque numérique de la ville, j’ai pu constater une dérive que je me dois de vous signaler. Tout commençait pourtant bien. Sur la page d’accueil, le thème des « enjeux climatiques » est en bonne place :

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Mais quand on regarde plus en détails, la sélection de livres, on s’aperçoit que :

* Sur les 26 ouvrages sélectionnés, non moins de 3 osent remettre en cause l’évidence de la cause humaine. Seuls 23 prêchent donc la bonne parole officielle, soit 88% : on est loin des fameux 97%.

* Pire : dès la première page, on voit apparaître le Mythe climatique :
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En espérant que vous n’en serez pas trop retourné…
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  • Alors moi j’ai une question : Est ce que tout ce cinéma électoraliste va disparaitre apres la COP21? Ou bien va t on s’enfoncer toujours plus dans ce délire? Je suis Obama sur Facebook; il est encore plus a fond que Hollande, qui finalement sur cette affaire navigue dans son sillage; et quel sillage!…

    • Quand François H. et Nicolas H. auront pu clamer : « Paris a sauvé la planète, et c’est grâce à nous deux » et que Ségolène R. nous aura inventé plein de nouvelles taxes rigolotes, peut-être bénéficierons-nous d’une petite accalmie…

  • « Jusqu’à présent, ni les décideurs en question, ni les journalistes ne s’étaient particulièrement émus de ne rien comprendre à ces résumés »
    Et pour cause: ils ne les avaient sans doute pas lus…

    • Dans un communiqué qui accompagne la publication dans Nature Climate Change, le Centre for climate change economics and policy de l’université britannique de Leeds (Angleterre) va plus loin. « Les décideurs politiques doivent avoir l’équivalent d’un doctorat en science du climat pour commencer à saisir pleinement le sens des rapports »

      Comme les journaliste du Monde ou de Navarre n’ont surement pas un doctorat en science du climat ou de n’importe quoi d’autre, on comprend mieux pourquoi il racontent n’importe quoi sur le changement climatique SURTOUT s’ils ont lu le rapport du GIEC puisqu’ils sont eux-mêmes incapables de commencer à en saisir le sens.

  • il existe encore des lecteurs de libération ?

    • Bonne question. Autrefois lecteur fidèle, je me suis détaché peu à peu jusqu’au jour où scandalisé par un article jai juré de ne plus jamais lire ce journal. J’ai tenu bon et je me sens très bien, comme après avoir cessé de fumer.

  • la page du monde sur le langage incompréhensible du GIEC a disparu !!!

    décidément, ils ne savent plus comment écrire leurs absurdités pour que cela fasse vrai …

  • J ai vu le début de l émission sur le climat de France 5 ce mardi 20 octobre en soirée, j ai arrêté après 10 min, l envie de vomir face à la propagande devenait trop forte. Ça commence à vraiment me foudre les jetons ce climat anti climatosceptique

    • J’ai bu la coupe jusqu’à la lie,ils y sont allés fort,le pompon avec la conclusion d’Hélène Carrère d’Encausse,et deux zouaves dont je n’ai pas retenu le nom,ils méritent facilement un prix spécial du jury

  • « même les textes d’Einstein sont plus limpides que ceux du GIEC »

    Normal : ce qui se conçoit bien s’énonce clairement.

    En voulant invoquer l’esprit de la science, « Einstein est-tu la ? », on ne peut que mettre en évidence la faiblesse scientifique de la climatologie, qui au lieu de se concentrer sur la physique de l’atmosphère se perd dans une infinité d’études qui ne servent à rien tant que la base n’est pas maitrisée (à part en tant que pompe à crédit pour thésards et politiciens nécessiteux).

    • “I guess I should warn you, if I turn out to be particularly clear, you’ve probably misunderstood what I said.”
      ― Alan Greenspan

  • Je ne sais pas pour vous, mais avec ce tweet, une sorte de barrière vient d’être franchie.
    On est au delà de la décontraction et de l’emphase. C’est du propos clairement posé, affirmatif et sans complexe. Il n’est pas même jubilatoire: il est froid. Ces gens me font peur, car ce qu’ils expriment ainsi est leur fanatisme. De celui-là à un autre, ce que leur apporte ce sentiment de puissance et d’impunité ne pourra s’éteindre de lui-même.

    Quant au véhicule que représente COP21, je crains qu’il ne soit chargé. Il ne s’agit pas de se mettre d’accord sur que faire, mais sur ce qu’on peut faire passer sur le dos d’une telle initiative.

    Le déroulé de cet agenda ne peut laisser indifférent. Il est clair qu’il s’agit d’une entreprise murie de longue date et qui ne laisse rien au hasard.
    Le dernier domino? Les juges. Édifiant et plus qu’inquiétant.
    http://www.telegraph.co.uk/comment/11924776/Judges-plan-to-outlaw-climate-change-denial.html

    Les climatosceptiques seront-ils bientôt déclarés terroristes? A en croire le DOJ (département de la justice américain) qui vient de créer le « Domestic Terrorism Counsel » la menace la plus pregnante serait le terrorisme domestique motivé par « anti-government views, racism, bigotry and anarchy, and other despicable beliefs » (des vues anti gouvernementales, le racisme, le sectarisme et l’anarchie, et d’autres croyances détestables)…
    http://www.justice.gov/opa/speech/assistant-attorney-general-john-p-carlin-delivers-remarks-domestic-terrorism-event-co
    Or Obama a lui même utilisé les mots suivants: « Climate change constitutes a serious threat to global security, an immediate risk to our national security » (le changement climatique constitue un risque sérieux pour la sécurité globale, un risque immédiat pour notre sécurité nationale). Voilà qui donne à réfléchir, non?
    http://thehill.com/policy/energy-environment/overnights/242739-overnight-energy-obama-says-climate-skeptics-risk-national-security

    Quant à l’agenda 21 en lui-même, une des dimensions très rarement évoquée, mais se déroule aussi inexorablement, est l’emprise locale. Là encore, il s’agit d’une déclinaison qui n’a rien du hasard et combine intérêt politique et imposition d’une nouvelle société sans discussion. C’est le modèle même du coup d’état au ralenti.
    Le modus opérandi est toujours le même: court-circuiter toute opposition démocratique et tout débat qui ne soit encadré. Imposer des traités et des accords internationaux (forcément consensuels) et en diriger l’implémentation localement.
    Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si fleurissent si régulièrement depuis quelques années tant d’articles et de références aux « smart cities » et autres « local empowerment ». Il ne s’agit pas bien entendu de rendre au local ses prérogatives légitimes, mais au contraire de l’utiliser pour créer un nouveau glacis d’obligés et de leaders destinés à implémenter directement les directives. On force la main aux pouvoirs politiques locaux, ou en tout cas à leurs électeurs.

    Ce n’est pas non plus la seule initiative de ce genre. La dernière en date qui sera mise en oeuvre par « Institute for Strategic Dialogue » porte le nom de « Strong Cities Network ».
    Là encore on se demande pourquoi une telle débauche de moyens et de structures est nécessaire. Après tout, ce dont il s’agit ici est clairement dans le pré carré des états, leur raison d’être même. Etonnant de justifier la création (et le financement par l’état US la première année) de cette organisation par le bénéfice de mesures et moyens qui sont légalement et constitutionnellement la responsabilité et l’exclusive des états. (Voir le discours de Loretta Lynch pour le lancement de l’organisation à l’ONU).
    On se rend compte notamment de la confusion des agendas quand on lit cette présentation par le DOJ (département de la justice):
    http://www.justice.gov/opa/pr/launch-strong-cities-network-strengthen-community-resilience-against-violent-extremism
    https://en.wikipedia.org/wiki/Institute_for_Strategic_Dialogue
    http://www.strategicdialogue.org/people/ et http://www.strategicdialogue.org/people-policy-board/

  • « une poignée d’autoproclamés spécialistes jouant les marchands de doute (© Naomi Oreskes), parfois financés par les lobbys »

    C’est pas complètement faux. Mais la plupart, au moins en France, c’est pas l’argent qui les attirent, mais l’exposition médiatique elle même. Que ce soit des nobodys ou des ex-people comme Allègre, ils prennent leur pied à se retrouver dans des débats tv à parler d’un truc dont ils ne connaissent pas grand chose…enfin en amateur quoi. Et ils adorent signer des lettres se finissant pas « cordialement Mme la ministre »…ce genre de choses. Je comprend un peu…

    Mais ce qui m’étonne le plus, c’est que des gens aient l’arrogance de se mettre autant en avant sur des sujets dont ils savent bien qu’ils ne connaissent que la surface. Et que ça déblatère sur le GIEC qui par construction n’étudie que le réchauffement du à l’homme, et que ça parle de système chaotique,…ou encore comme Allègre des icebergs qui comme des glaçons ne font pas monter le niveau des océans donc cqfd….

    Bref ça oscille entre pures élucubrations sur comment marchent le giec, les modèles…et banalités. Banalités dont ils pensent (ou laissent penser) qu’elles ne sont pas comprises par la climatologie.

    Mais au final je blâme les climatologues. Quand vos « adversaires » dans les médias sont si mauvais, c’est que vous leur avez laissé la place. A ne pas recadrer les journalistes/politiques quand ils s’emballent, cela place directement le débat dans le caniveau. Car évidemment pour les journalistes c’est gagnant-gagnant…du sensationnel des deux cotés.

  • France 2 est la voix de son maitre mais je ne crois pas ses dirigeants assez stupides pour virer Verdier.Ils vont lui trouver un placard, ils ne manquent pas sur la chaine financée par l’argent public.
    Un jour il sera réhabilité mais d’ores et déjà il fait figure de victime,  au moins auprès d’une partie de l’opinion publique attachée à la liberté d’expression.

    La corporation journalistique, elle, s’est discréditée en s’abstenant de dénoncer cette infamie, honte à elle. Les journalistes arrivent-ils à se regarder dans la glace tous les matins en se rasant ou se maquillant ?

    Quant à Audrey Garric elle est marquée au fer rouge jusqu’à la fin de sa carrière journalistique, que j’espère la plus courte possible. Elle pourra toujours se recycler chez Greenpeace ou autres ONG sauveurs de l’humanité.

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