Police privée : ça existe et ça fonctionne !

Quand les services publics ne conviennent pas à la population, des entrepreneurs trouvent le moyen de satisfaire la demande, y compris pour la sécurité.

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Police privée : ça existe et ça fonctionne !

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 28 septembre 2015
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Par le Minarchiste

Ian Fuller-DSC02983(CC BY-NC 2.0)
Ian Fuller-Patrol Ford Police(CC BY-NC 2.0)

 

Pour plusieurs économistes, l’une des justifications de l’existence des gouvernements est la gestion des biens publics. Ces biens sont des choses dont tout le monde bénéficie, mais pour lesquelles il n’est pas possible de facturer les usagers. Plus exactement, pour que l’on considère un bien comme public, il faut 1) qu’on ne puisse empêcher certaines personnes de l’utiliser et 2) que l’utilisation par certains ne réduisent pas la disponibilité du bien aux autres. Les exemples fréquents sont la défense nationale, les phares maritimes, les systèmes de gestion des inondations et l’éclairage des rues. Selon plusieurs, les services policiers entrent dans cette catégorie. Encore une fois, les faits nous démontrent que ce n’est pas le cas…

Au 19e siècle, les polices privées étaient fréquentes aux États-Unis. Il y avait entre autre la fameuse agence Pinkerton dans le Far West. Croyez-le on non, la ville de San Francisco bénéficie encore des services de policiers privés… et ça semble très bien fonctionner ! La San Francisco Patrol Special Police existe depuis 1847, au moment de la ruée vers l’or californienne. À l’époque, la ville comportait 20 000 habitants et aucun service de police. C’est pourquoi les habitants ont créé un service de police privé, financé par les commerçants.

Les 40 officiers de l’agence opèrent en parallèle avec les services municipaux, qui comptent 2 500 agents. Depuis 1994, ils ne peuvent procéder qu’à des arrestations civiles, mais ils sont tout de même armés et portent un badge. Ils sont engagés par des commerçants, des associations de propriétaires résidentiels, des organisateurs d’événements et même par le gouvernement. Les services présentement offerts incluent la patrouille de base (d’une propriété et de ses environs), le service de fermeture (d’un commerce), la réponse suite au déclenchement de l’alarme, les appels d’urgence et les escortes de transport.

Patch_of_the_San_Francisco_Police_Department_Patrol_Special
Source : Wikipedia (domaine public)

Un sondage réalisé auprès des clients du service en 2009 a révélé que ceux-ci appréciaient le professionnalisme et le niveau de courtoisie des agents. Les clients ont mentionné que les agents s’adaptaient particulièrement bien aux besoins spécifiques de la tâche qui leur était confiée. Les problèmes étaient résolus rapidement et avec discrétion. Les agents sont perçus comme étant proactifs de manière à résoudre les délits mineurs efficacement et à prévenir les crimes plus sérieux. Leur temps de réponse est aussi beaucoup plus rapide. En revanche, ces clients ont mentionné que le service de police public n’est pas digne de confiance et met trop de temps à arriver.

En fait, le SFPSP ne remplace pas le service de police public. Le budget du San Francisco Police Department est de $250.000 par année par agent, ce qui n’inclut pas les coûts reliés aux régimes de retraite ! À un tel coût, il est normal que la ville ne soit pas tentée d’augmenter la capacité du service. C’est pourquoi les citoyens demeurent insatisfaits des services de police publics, d’autant plus que ceux-ci sont bien occupés à tenter d’atteindre leurs quotas de contraventions routières et à courir après les petits vendeurs de drogues, ce qui ne laisse pas beaucoup de temps pour protéger la population.

Cependant, l’ampleur du SFPSP n’a cessé de diminuer depuis 1916. C’est le syndicat des policiers gouvernementaux qui a fait du lobbying pour qu’en 1994, leur droit de procéder à une arrestation formelle leur soit retiré (voir ceci). En fait, le syndicat fait tout ce qu’il peut pour nuire et éventuellement éradiquer le SFPSP. Le nombre d’agents est alors passé de 250 à 18 en quelques années, pour remonter à 40 aujourd’hui (en 1916, ils étaient près de 1.200). Le syndicat n’aime pas le SFPSP puisqu’en cas de grève des policiers publics, le SFPSP peut prendre la relève, ce qui réduit le pouvoir de négociation du syndicat (c’est arrivé en 1975). Par ailleurs, plusieurs policiers retraités démarrent leur propre agence de sécurité, avec lesquelles la SFPSP entre en concurrence…

Le service de police n’est pas nécessairement un bien public. Il serait possible de privatiser la grande majorité des forces de police. Pensez à une ville comme s’il s’agissait d’un gigantesque centre commercial. Quand vous allez faire des courses, avez-vous à payer pour le toit au-dessus de votre tête, pour l’eau des lavabos, pour les toilettes, les agents de sécurité, l’éclairage des aires communes, la musique ambiante, la climatisation, le déneigement du stationnement ? Non, ces choses sont payées par les commerçants à travers leurs loyers et vous les payez à travers les prix des produits que vous achetez. À San Francisco, la police fonctionnait jadis de la même manière, mais à plus grande échelle.

Conclusion

Bien public ou pas, quand les services publics ne conviennent pas à la population, des entrepreneurs trouvent moyen de satisfaire la demande convenablement. Les services de police ne constituent pas une exception, ni une « faille de marché ». D’ailleurs, dans son livre de 1974, Ronald Coase a démontré que même les phares maritimes ne sont pas des biens publics. Il observa qu’ils pouvaient être financés par les ports environnants et leurs coûts absorbés par les frais portuaires à la charge des bateaux accostant.

Finalement, il semble donc qu’un bien public soit une chose qui n’existe pas.

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  • Je dirais même plus: finalement, il semblerait qu’un bien public soit une chose que l’on paie, mais dont on voit pas la couleur!

    • Ce pour une raison très simple: la valeur ajoutée réelle d’un service qu’on est forcé de payer contre son gré tend vers zéro. Celui qui se fait payer de force n’a pas besoin de « gagner » le consentement du payeur, et la nature humaine étant ce qu’elle est…

  • Ce service n’est pas un service de police. C’est un service de gardiennage.

    La principale mission de police reste la police judiciaire, bras armée de la Justice qui ne peut pas être mis en concurrence sur une zone donnée.

    • Vous êtes juriste spécialiste du droit américain ? vous connaissez des service de gardiennage qui peuvent procéder à des arrestations ?

      la principale mission de la police est le maintien de l’ordre, dans le sens le plus politique. La police judiciaire est une création fort récente et qui reste tout à fait secondaire, aussi mal traitée que la justice par le pouvoir

      • Manifestement vous ne cessez d’intervenir sur des sujets que vous maitrisez nullement afin de déverser vos inepties. Hier c’était sur l’Industrie Pharmaceutique, aujourd’hui sur le Droit.

        L’arrestation citoyenne correspond en France à l’article 73 du CPP. Par définition, l’arrestation citoyenne peut-être effectué par n’importe quel citoyen.
        Aux USA, les modalités dépendent des Etats. Dans tous les cas, cette « Police » privée ne jouit d’aucunes prérogatives supplémentaires que n’importe quel citoyen.

        La mission générale de la police est celle de veiller à l’application des lois. Le maintien de l’ordre est l’un des sous produits de la police administrative d’origine bien plus récente. Voilà, encore, un sujet que vous ne semblez pas maitriser. Peut-être devriez vous arrêter de vous ridiculiser de la sorte ?

        • Si vous aviez lu l’article comme il se doit plutôt que de vous empresser à faire un commentaire condescendant, vous auriez appris que durant la majorité de son histoire, cette force de police privée avait le droit de faire une arrestation formelle. Ce n’est que récemment que les syndicats ont réussi à leur faire retirer ce privilège.

          Commenter sur des articles que l’on a pas lu est un bon moyen de se ridiculiser…

          • 1/ Pouvez-vous me montrer où ai-je dit le contraire ?

            2/ Pouvez-vous m’expliquer en quoi le fait qu’une structure publique accorde à une milice privée particulière le droit de violer la liberté et la propriété d’autrui, c’est-à-dire ce que vous appelez « arrestation formelle » est libérale-compatible ?

            => Répondre à des commentaires que l’on a ni lu ni compris est, aussi, un bon moyen de se ridiculiser.

            • Vous avez écrit « cette police privée ne jouit d’aucunes prérogatives supplémentaire que n’importe quel citoyen ».

              La police privée ne viole pas la liberté d’autrui, du moins pas plus que la police publique. Au contraire, elle aide les citoyens à protéger leur liberté et leur propriété à l’intérieur des balises de la loi.

              • 1/ J’ai écrit au présent. Faites-vous la différence entre le présent de l’indicatif et les temps du passé ?

                2/ Dans un système où le chef de cette police est élu, il doit rendre périodiquement des comptes aux citoyens qui le paie et l’élise. Dans un système où la police est privée, elle n’a à rendre compte de ses actions qu’à ses légitimes propriétaires et à ses clients.

                Pourquoi devrais-je respecter les injonctions d’une milice qui m’est parfaitement tiers sur ma propre propriété ou celle du domaine publique ?

                Une police, privée ou publique, doit pour pouvoir remplir sa mission avoir le droit, encadré par la loi, de violer autrui dans sa liberté ou sa propriété. Si un policier vous ordonne de stopper votre marche, il viole votre liberté. Si un policier vous ordonne d’ouvrir votre porte afin de rentrer dans votre jardin ou maison, il viole votre propriété. Par définition, les pouvoirs de coercitions de la police sont des violations de la liberté et de la propriété d’autrui.
                A partir du moment où vous estimez que votre police privée doit avoir le droit d’arrêter quelqu’un vous estimez qu’elle doit avoir le droit de violer la liberté d’autrui.

                Bref, votre système est ridicule et contraire au libéralisme. Dans la tradition libérale, l’Etat n’a aucunement le droit de déléguer le droit de violer autrui dans sa liberté et sa propriété à un tiers. Le contrôle des citoyens sur l’application pratique de la loi – via les élections des juges, procureurs et sheriff – est aussi importante, si ce n’est plus, que le contrôle des citoyens sur la façon dont la loi est rédigée.

        • L’ heure n’est plus aux finasseries des mille feuilles juridiques ou aux milliers de décrets à se jeter à la face. Devant le renoncement.de nos dirigeants à défendre les citoyens mais au contraire à les trahir de plus en plus, il faut se dêbrouiller seuls face aux agissements de criminels en tous genres qui eux n’ appliquent aucun code et se fichent de la dêmocratie comme d’une guigne. Cest regrettable, je le déplore, mais réaliste.

        • Les Lois? On se demande pour qui elles sont faites! Pour qu’une loi soit respectée il faut qu’elle soit respectable! Et ce n’est pas l’ oligarchie qui nous sert de pseudo démocratie qui nous conduit dans ce sens!

      • Il y a également les chasseurs de primes.

        Mais il ne s’agit pas plus de police que l’entreprise de poseurs de PV décrits par l’article.

        Par contre, on peut considérer les polices américaines et britanniques comme des unités autonomes non gouvernementales puisqu’elles relèvent du pouvoir judiciaire et non des deux autres pouvoirs.
        En France, nous n’avons pas de pouvoir judiciaire depuis Napoléon.

    • Et vu que le GIGN existe, la gendarmerie qui tourne dans les villages, est du gardiennage… heureux de l’apprendre.

      La mise en concurrence est tout a fait possible, si nous pénalisons monétairement les actes déllictuels. C’est au délinquant de payer la procédure d’enquête, et la procédure judiciaire. C’est aussi simple que cela.
      Après nous n’avons ni une bonne justice, ni une bonne police pour que cela se mette en place. Le problème c’est que d’un coté il y a les anarchogauchos qui veulent que chaque délit soit encourager (j’exagère qu’a peine) et les conservatodroitiers qui veulent la peine de mort pour les gosses qui volent un carambar (j’exagère qu’a peine encore). Il n’y a aucun juste milieu, et surtout aucun ne cherche a trouver la meilleure solution…. faire en sorte de sauver le délinquant pour ne pas qu’il reproduise l’acte, et en même temps qu’il paye financièrement pour cet acte. A Gauche c’est « il faut lui donner une seconde chance, rien a ajouter » et a droite c’est « il ne faut lui laisser aucune chance juste qu’il paye ». Dans les 2 cas, c’est voué à l’échec. Une procédure judiciaro-policière coute de l’argent, et les victimes doivent etre indemnisé. Une fois tout cela dit, si on met un tel système en place, de travail forcé en prison,… alors le criminel pourra payer la justice et les procédures policières… et ainsi on pourrait privatiser cette police judiciare.

      • Le GIGN n’a aucune mission particulière de Police Judiciaire. Si vous vouliez faire un parallèle malheureux vous auriez plutôt dû traiter des BR ou des SR.

        Aucune mise en concurrence ne peut être effectué sur une zone donnée pour la simple et bonne raison que pour juger qu’il y ai eu « actes déllictuels » encore faut-il une autorité supérieure pour l’imposer à tous.
        Si le système A et le système B ne sont pas d’accords sur la définition du caractère délictueux de tel ou tel acte, dans le meilleur des cas, nous aurons un système inefficace et, dans le pire, des cowboys s’entre tuant dans les rues.

        • 1) je n’ai jamais prétendu le contraire, c’était une comparaison, non pas basé sur le coté judiciaire, mais sur les fonctions des forces de l’ordre (la mission de police n’est pas que judiciaire) . Ce n’est pas parce que le GIGN fait de l’intervention lourde (mission de police) que les gendarmes qui tournent en camionnettes n’ont pas des missions de police également. Elles sont justes différentes.

          2) Jusqu’a maintenant les députés votent des lois, la justice met en pratique ces lois, la police judiciaire constate un délit et cherche les preuves. Donc l’autorité supérieur générale, c’est le politique, l’autorité supérieur face au terrain, c’est le juge. Donc police privée ou publique ne répondent qu’aux livres de lois écrits par les politiques. Et le livre justice et police est le meme. Donc que la police soit privée ne change rien au fait, qu’elle ne pourra pas arreter quelqu’un pour un mauvais motif, et meme si elle le faisait, la justice est supérieure donc relacherait l’individu. Les cow-boys, il n’y a pas besoin de privé pour en avoir, c’est dans la nature humaine, la formation et la selection, pas dans le fait d’une structure privée ou publique.

          • 1/ Si c’était là votre propos, je retire les miens.

            2/ Le contrôle populaire sur la création des lois, via les élections des représentants les votant, est aussi important que celui sur leurs applications, via les élections des juges et des directeurs de la police. D’où le fait, qu’aux USA on élise :
            – les représentants,
            – les juges,
            – et les sherifs.

            3/ L’Etat n’a pas à déléguer un droit de coercition à un tiers sur autrui. En l’espèce, il apparait parfaitement contraire au libéralisme qu’une milice privée particulière puisse se voir accorder par l’Etat des droits sur la liberté et la propriété d’autrui sur sa propre propriété, celle d’un tiers non consentant ou dans le domaine public. Qu’un juge contrôle ou non in fine le processus ne change rien à l’affaire.

  • http://www.anarcho-distributist.org/pdf%20Documents/Defense%20and%20Security%20in%20a%20Stateless%20Society.pdf

    Pour bien comprendre pourquoi la sécurité ne peut que devenir privée …http://www.panarchy.org/molinari/securite.html

  • une ville a arrêté de louer les services de la police de la grosse agglomération voisine, et a pris cette société privée à la place, elle a réduit sa facture annuelle de $200,000 et a vu le crime baisser de 61% selon une étude indépendante. http://www.youngcons.com/crime-drops-town-fired-police-hired-private-security/

    tout ce qui réduit le crime est une bonne chose : les citoyens armés , la technologie (alarmes, CCTV), une meilleure justice , une police publique décentralisée (par opposition à une police nationale), ou des polices privées (article suscité).

    https://www.youtube.com/watch?v=PNFrWur6T8A

    https://www.youtube.com/watch?v=CR0i-u9jmCQ

  • Toutes les polices américaines sont locales avec des compétences territoriales diverses (cité, comté, district, Etat). A celles-là s’ajoutent des polices fédérales appelées « agences » – FBI, DEA, Immigration, Marshall – compétentes pour certaines infractions dites « fédérales » jugées par des tribunaux fédéraux.

    Chaque Etat américain à ses lois pénales et de procédure pénale. Il y a néanmoins beaucoup de points communs entre eux puisque les 13 colonies initiales suivaient le système anglais (du XVIII° siècle) et que les nouveaux Etats créés par la « conquête de l’Ouest » ont copié ce qui existait déjà dans les 13 « Vieux Etats » quand ils ont créé à leur tour leurs tribunaux et leurs polices dans le courant du XIX° siècle..

    Les colons américains importèrent chez eux un des nombreux policiers anglais dont l’origine remonte aux saxons et aux normands, à une époque où les polices britanniques modernes n’existait pas encore. Ces polices (il y en reste 55 au UK) furent instituées en 1822; le policier médiéval qui fut choisi pour servir de référence à ces polices fut le constable anglais, un policier roturier et citadin armé d’un bâton.

    Le policier médiéval qui fut transplanté en Amérique et y prospéra fut le shérif anglais, un policier noble assurant la police d’un comté. Le shérif existe toujours en Angleterre mais ses fonctions ne sont plus qu’honorifiques, c’est un Lord qui préside les cérémonies de la police du comté; en Ecosse, il est devenu un juge.

    La majorité des polices américaines est dirigée par un shérif (il y en a 3084) qui est un élu et qui dispose d’un budget. L’élection du shérif a lieu tous les quatre ans avec celle des juges, des avocats publics et des gouverneurs – c’est le principe de la séparation des pouvoirs entre Executif, Législatif et Judiciaire.
    Dans une république l’élection assure aux élus du pouvoir judiciaire leur égalité et donc leur indépendance vis à vis des élus des autres pouvoirs.
    Nota: dans une monarchie, c’est le Roi qui détient le Pouvoir Judiciaire et donc qui assure à ses juges et policiers leur indépendance vis à vis du gouvernement national et local ainsi que vis à vis du Législatif. Ils sont « officiers de la couronne ».

    Il existe aussi un certain nombre de grandes cité qui font également « comté » et la police dépend alors du maire qui nomme le chef de police et lui assure un budget.
    Le shérif existe toujours mais il s’est recentré sur ses missions parajudiciaires en assurant la garde des détenus dans sa prison et celle du tribunal.

    Quand vous regardez une série américaine, les hommes en kaki sont ceux du shérif, les hommes en bleu sont ceux de la police municipale.
    Il existe dans plusieurs Etats des polices particulières. Parmi celles-ci, les Texas Rangers qui sont une police d’Etat dépendant du Texas Department of Public Safety (1935) https://www.youtube.com/watch?v=SqDzX7-U_ac Ils sont, transposition, un grand service de Police Judiciaire au niveau de l’Etat, assurant les missions que le shérif du comté n’a pas les moyens de faire.

    Que ce soit les polices anglaises ou américaines, elles sont autonomes et les chefs de police, le Chief Constable anglais ou le Sherif américain, doivent discuter tous les ans de leur budget avec les élu territoriaux qui le votent.
    Ils sont donc beaucoup plus attentifs aux priorités locales exprimées par les citoyens contribuables que ne peut l’être chez nous un commissaire départemental des polices urbaines ou un colonel de gendarmerie chef de groupement dont l’autorité est le préfet du département.
    Ils rendent compte annuellement à la population en publiant leur rapport annuel qui est disponible en librairie (annual report of the Chief Constable of …Police) avec le cout budgétaire de l’exercice pour la population.
    « We value for money » est le maître mot que l’on trouve dans ces rapports https://www.cambs.police.uk/about/performance/value_for_money.asp

    • « La majorité des polices américaines est dirigée par un shérif (il y en a 3084) qui est un élu et qui dispose d’un budget. L’élection du shérif a lieu tous les quatre ans avec celle des juges, des avocats publics et des gouverneurs – c’est le principe de la séparation des pouvoirs entre Executif, Législatif et Judiciaire.
      Dans une république l’élection assure aux élus du pouvoir judiciaire leur égalité et donc leur indépendance vis à vis des élus des autres pouvoirs. » Je pense qu’élire un juge ou un shérif est une très mauvaise idée. Il y a pleins de dérives avec ce système (surtout pour les juges)

    • Le système policier américain est trop pourri: il y a bcp trop de services de polices différents, ils feraient bien de rationnaliser tout cela

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Par Romain Delisle. Un article de l'Iref-Europe

 

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