Prof : la désillusion

En cette rentrée, quelle est l’ambiance dans les établissements scolaires ? Témoignage d’une jeune enseignante.

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Prof : la désillusion

Publié le 1 septembre 2015
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Par Marie Ajar.

Ecole-biblioArchives-Dionne Quintuplets(CC BY 2.0)
Ecole-biblioArchives-Dionne Quintuplets(CC BY 2.0)

Je suis professeure de français, depuis trois ans. Dans une autre vie, j’ai travaillé dans une grande enseigne commerciale, un autre univers… Changement d’aspirations, envie de transmettre et d’aider les ados (quoique finalement ça ne soit pas si éloigné du management en entreprise), retour vers mon amour pour les lettres, reconversion… Admission au concours, première année dans le grand bain, titularisation avec les félicitations de l’inspecteur, premières satisfactions personnelles de voir les élèves accrocher et s’accrocher.

À la veille de ma troisième rentrée, me voilà envahie de sentiments contradictoires : j’ai hâte de retourner au lycée, mais j’ai aussi quelques réticences.

J’ai envie de retrouver mes élèves pour partager cette future année avec eux. Leur enseigner de nouvelles choses, leur faire découvrir des textes inspirés et inspirants, les faire grandir, les aider dans leurs difficultés et les féliciter dans leurs réussites, trouver toujours de nouvelles approches pour qu’ils aient envie de venir en cours, et qu’ils me donnent l’envie d’enseigner. C’est mon moteur, ma motivation.

Par contre, je n’ai pas envie de retrouver l’ambiance « Ednat’ », et encore moins un certain nombre de mes collègues. Celle par exemple qui, le jour de la pré-rentrée, se laissant tomber dans un fauteuil dit en soupirant à qui veut l’entendre (véridique) :

« Vivement le 17 octobre…
– Pourquoi ? Que se passe-t-il le 17 octobre ?
– C’est les vacances de la Toussaint ! »

Évidemment, j’aurais dû m’en douter ! Silence, effarement, rires gênés… La même qui sait déjà que les 1er et 8 mai tomberont cette année un dimanche. Prof enfant-gâté qui n’a jamais connu cinq semaines de congés payés par an.

Je n’ai pas envie de retrouver non plus celui qui, n’ayant pas encore vu les élèves, clame haut et fort que « de toutes façons, ils sont tous cons ». C’est bien, on part sur de bonnes bases… Ou encore celle qui vient te dire comment enseigner et cadrer tes élèves alors que les siens miment un concours de natation entre les bureaux pendant ses cours (re-véridique). Sans parler de ceux qui n’ont qu’une préoccupation : savoir qui va bien pouvoir préparer le café à 9h45 pour qu’il soit prêt à la récré de 10h. Et qu’achète-t-on pour aller avec ? Des petits sablés Saint-Michel ou des Girontondini de Moulin Blanc ? Cruel dilemme…

Profs enfant-gâtés disais-je, démotivés (ont-ils seulement déjà été authentiquement motivés ?) qui n’ont pas ou plus envie d’assumer leurs fonctions, à qui on ne demande en fait aucun compte ni résultat, et qui n’ont jamais connu autre chose que l’école. Ils ne sont pas tous comme ça, heureusement, mais force est de constater que ce profil de prof est majoritaire. Je le savais déjà avant. C’est une chose de le savoir et c’en est une autre de le vivre : le fonctionnement de l’Éducation Nationale encourage la médiocrité. Tu fais mal ton boulot ? Même pas grave, tout au plus tu seras dispensé de correction de bac et tu auras le service le plus simple possible. Tu ne risques pas grand chose de plus, et de toute façon les collègues et les syndicats te défendront bec et ongles. Malheur à celui ou celle qui a l’audace de dire que ce job n’est pas une planque et que l’on doit faire le travail pour lequel nous sommes payés : il sera taxé de réac, de prof de droite, et regardé de travers en salle des profs.

Eh bien soit, je suis réac à ce compte-là.

Envie de retrouver mes élèves, oui, même les plus turbulents, mais certainement pas l’Éducation Nationale, les lenteurs administratives, la non-communication entre les services, les missions payées dix mois après (défraiement pour déplacements à l’occasion de la correction et des oraux du bac par exemple), malgré des réclamations. Cette administration aurait beaucoup à apprendre de certaines entreprises privées finalement bien plus humaines. C’est la fameuse histoire du mammouth de Claude Allègre. Qui sera capable de le dégraisser un jour ? Et que faire alors à mon niveau, pour ne pas assister, impuissante et frustrée, à ce désastre qui contribue au déclin du pays ?

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  • Enseigner efficacement, cela paraît si simple… bastamag.net/Rentree-scolaire-l-institutrice-qui-voulait-revolutionner-le-systeme-educatif Qu’il faille l’interdire.

  • Il faudrait introduire le concept de Charter School en France, ce système révolutionne l’éducation aux Etats-Unis, permet aux élèves et enseignants de mieux développés leur talent et l’envie d’apprendre et enseigner grâce à une recette simple : la liberté.

  • « l’Education nationale n’est pas réformable : on peut seulement la faire exploser. »

    • @breizh +1 , mais rassurez vous , comme toute imposture , elle explosera toute seule , contre le mur des réalités . Il faudra enterrer les restes tres profond .

  • Article caricatural ! En 20 ans d’enseignement, 8 lycées sur 4 départements (j’ai croisé + de 600 enseignants) je n’ai rencontré pas plus de 4 ou 5 personnes comme celles décrites dans cet article. De plus, la plupart des enseignants recrutés aujourd’hui ont un vécu professionnel plus riche que vous ne pensez (entre les reconversions professionnelles, les jobs pour payer les études…….). En outre, aujourd’hui les « profs » ne sont plus de gauche (même si les gauchistes font beaucoup de bruit mais ce n’est pas propre à l’Education Nationale). Les profs sont ou MoDem -UDI ou UMP. Ou votre auteur manque d’objectivité ou il n’a jamais mis les pieds dans un lycée!

    • @François87
      « Article caricatural ! »

      Peut-être un peu, mais comme votre commentaire finalement.

      Êtes-vous sur que votre parcours est plus représentatif ?

      • Un commentaire est toujours trop court pour aller au fond des choses. Je pense que mon parcours n’est pas forcément représentatif mais m’a simplement permis d’observer des choses.

        • @françois 87
          « Je pense que mon parcours n’est pas forcément représentatif mais m’a simplement permis d’observer des choses. »

          Derrière ma question se cachait l’exhaustivité de votre parcours et le biais possible de vos observations.

    • Arghh , il y aura toujours des François 87…

      • Il y aura toujours des « François 87  » qui se font une idée assez haute de l’école et qui ne sont pas en accord avec la politique éducative des 20 ou 30 dernières années. Seulement, il faut, je pense arrêter de charger les enseignants de manière caricatural. 95% des enseignants que je connait sont de vrais bosseurs qui sont dépités d’être accusés de paresse à tord et à travers. Je n’ai pas dit qu’il n’existait pas de professeurs qui ne pensaient qu’aux vacances, qui étaient gauchistes jusqu’au bout des cheveux etc…. mais il s’agit d’une infime minorité car comme dans tous les métiers nous avons nos brebis galeuses.
        Je veux simplement dire que cet article, à mon sens, ne reflète qu’un fantasme de ceux qui « n’aiment pas les profs » ou qui sont jaloux d’eux. Ces derniers, pourront toujours trouver dans leur scolarité ou celle de leurs enfants « le prof » qui est un bon à rien. Ceci dit, de la petite section à la terminale, nous croisons dans notre vie entre 40 et 50 enseignants ; parmi eux 2 ou 3 maximum extraordinaire qui changent notre vie et 2 ou 3 qui nous dégoutent par leur incompétence. Les autres sont juste bons (ce qui est déjà bien) sans être ni brillantissime ni des nullités absolues. Les profs aiment le nivellement par le haut et sont exaspérés du nivellement par le bas. Les profs que vous le vouliez ou non passe leur vacances à bosser (préparation cours, lecture pour augmenter leur connaissances, rédactions d’articles scientifique, préparation de concours internes, rédaction de thèse de doctorat……) et ont un bien meilleur niveau qu’il y a 40 ans. Si vous trouvez qu’être prof c’est la planque PASSEZ LE CONCOURS DU CRPE, DU CAPES, DU CAPLP2 ou DE L’AGR2GATION. Généralement, ceux qui n’aiment pas les profs ne sont pas près à faire les sacrifices que demandent ce métier.
        De plus, je pense, à mon humble avis, que vous ne pouvez pas réduire les professeurs à leurs représentants syndicaux : à peine 15% de profs syndiqués et au élection professionnelles de 2014, moins de 23% de participation. Les syndicats comme le SNES ou la FSU ne représentent en réalité qu’eux mêmes, tout le monde le sais, ce n’est pas propre à l’Education Nationale, et c’est le dialogue social à la française qu’il faut ici mettre en cause pas les profs.

    • « les profs sont ou ModeM -UDI ou UMP ».

      il est impayable ce François87 !!!

    • J’ai fait trois lycées en trois ans, dont deux où nous étions 180 professeurs. Nous n’avons pas dû croiser les mêmes collègues… je ne partage pas votre point de vue quant à la tendance politique dans l’éducation nationale. Sur ce, je retourne à mes préparations puisque je suis réellement professeure!

      • les profs ne vous dirons jamais qu’il votent au centre ou à droite, omerta oblige. Si vous prenez le temps de discuter avec eux en off vous verrez qu’ils ont pour la majorité d’entre eux qu’il rejettent le discours et les idées socialistes sur l’éducation et qu’ils partagent celui de Modem ou de l’UMP. Un sondage de cet été (ce n’est qu’un sondage, mais…) donnez Bayrou en tête chez les pros à 26% et Sarkozy à 18% ( Cela fait 44% ) et à peine 20% pour Hollande. Cela n’empêche pas de trouver dans les salles des profs des mélenchoniens pur jus qui font beaucoup de bruit et qui sont certains que tout le monde est d’accord avec eux………mais çà c’est la marque de fabrique du front de gauche.

        • françois 87: « et qu’ils partagent celui de Modem ou de l’UMP. »

          Partis interventionnistes et corporatistes minoritaire dans la population qui font peu ou prou pareil que la gauche: entassement des lois, multiplication des dépenses, des couches et des machins administratifs.

          Il y a des profs attaché à la liberté et au droits des gens ?

        • On se demande comment il a été élu le Francois. Par les professions libérales qui sont ravies de la loi santé qui leur tombe sur la tronche ?

        • « L’élection présidentielle de 2002 démontra de manière assez classique le profond ancrage à gauche des enseignants (70% de leurs voix se portèrent vers un candidat de gauche, contre 42% chez l’ensemble des Français), leur net rejet de la droite parlementaire – captant à peine 18% des suffrages contre 24,5% dans l’ensemble de la population – et un attrait pour l’extrême droite très marginal (5% contre 19,5 % en moyenne).

          http://www.cevipof.com/rtefiles/File/AtlasEl3/NoteFOURQUETKRAUS.pdf
          __________
          70% à gauche, rien ne change… et on ne parle pas des retraités de l’EN, c’est encore pire.

          • Même document :

            « D’après l’enquête réalisée par l’Ifop du 13 au 15 février 2012 , les candidats de gauche remporteraient au premier tour plus de six suffrages sur dix (61,5%), soit un score nettement supérieur à celui observé il y a cinq ans dans cette profession (48,5% en février 2007). Les enseignants se distinguent ainsi par un ancrage à gauche encore plus fort qu’en 2007 : l’écart entre leurs intentions de vote en faveur des candidats de gauche (61,5%) et celles de l’ensemble des Français (41,5%) ayant doublé en l’espace de cinq ans (20 points d’écart en 2012, contre près de 10 points en 2007).
            Au second tour, ce vote en faveur de la gauche est encore plus massif. Près de huit suffrages sur dix se porteraient sur François Hollande (79%), le potentiel électoral de Nicolas Sarkozy étant quasiment deux fois plus faible qu’il y a cinq ans (21% contre 38% en 2007). « 

      • bienvenu chez les réacs. réagir face à la décadence est très sain.
        en revanche, quitte à être réac, autant l’être jusqu’au bout comme il faut bien : vous êtes un professeur. professeur féminin si vous souhaitez le préciser, mais vous êtes un professeur.

        • + 1 . Dès que j’ai vu le « professeure », je me suis dit que ça commençait bien mal. Et cela a fini mal puisqu’ on a eu droit à une longue plainte 😀

          • +1 j’ai buggué au 3ème mot aussi..

            • Eh bien, on se sent un peu moins seul… A l’auteur, « professeure de français » : « des formes telles que professeure, recteure, sapeuse-pompière, auteure, ingénieure, procureure, etc., pour ne rien dire de chercheure, qui sont contraires aux règles ordinaires de dérivation et constituent de véritables barbarismes. » source: AF, http://goo.gl/wFm1qm

    • Le temoignage insiste sur le poids de la technostructure de l’EN.
      – aucune gestion RH
      – des décisions top/down, sans adhesion du terrain = non/mal appliquées
      – déresponsabilisation totale des acteurs par une hierarchie complétement hors sol
      – comme dans d’autres secteurs (agriculture par exemple) l’impact des syndicats incroyablement nocif

      J’ai pour ma part plusieurs témoignages plus proches de celui de l’auteur que l’image d’Épinal proposée par Francois87.

      La solution est dans la libéralisation et l’autonomie des établissements, la fin du recrutement par concours et du fonctionariat

      • Qui vous a dit que j’étais contre l’autonomie des établissement? Je veux simplement dire que le prof qui s’affalent dans le fauteuil en pointant la date des prochaines vacances n’est qu’une petit partie émergée de l’iceberg dont on se sert pour caricaturer les profs en gros paresseux conservateurs et en faire des boucs émissaires. Allez voir des profs et demandez leur ce qu’ils pensent de leur ministère, de la gestion des RH ……….; vous serez surpris

        • Et que pensent ils de leurs syndicats, 150% responsable de la fossilisation du mammouth ?

          PS : comme dans toutes les professions, il y a 20% de bons, 20% de mauvais… Et une masse qui assure tant bien que mal

    • L’objectivité, ça n’existe pas. Cette « prof » exprime son ressenti, qui vaut autant que le vôtre, sauf à considérer que votre perception de ce milieu est la seule valable… L’auteure décrit une ambiance qui selon elle n’est pas propice à la pleine réalisation de la délicate mission qui lui est demandée. C’est son droit de ne pas trouver cet environnement « optimal ».

      • C’était en 2012 et depuis les choses ont changé. De plus si vous vous référez à un temps plus long, disons depuis 1970, vous observerez qu’élection après élection le parti socialiste perd du terrain chez les enseignants petit à petit. Les mutations sociales et politiques mettent plus de temps que les mutations technologiques.
        De plus, plus vous montez dans la hiérarchie de l’Educ. Nat. plus le personnel se « droitise ».

        • De mieux en mieux. Le coups de la droitisation du personnel croissant avec l’échelle hiérarchique du ministère, c’est inédit. Dites-nous plutôt à quel poste vous avez exposé votre grammaire et votre orthographe défaillantes.

        • françois87: « C’était en 2012 et depuis les choses ont changé. »

          Oui, les déçus de la gauche partent vers d’autres partis, mais ils partent parce que le PS n’est pas assez socialiste.

          J’ai trois profs dans ma famille, idéologiquement c’est quasi 1917.

    • « En outre, aujourd’hui les « profs » ne sont plus de gauche »

      ils sont mort les innombrable 68ard socialo-communiste qui faisait du prosélytisme pendant leurs cours que j’ai rencontré pendant ma scolarité ?

      mes amis profs me disent pourtant en croiser régulièrement…

      • Les prof socialo communistes partent à la retraite les uns après les autres et sont en voie de disparition…. seulement, au risque de me répéter, il font beaucoup (trop) de bruit et on a tendance à vouloir ne voir qu’eux. La société bouge, lentement, les clivages politiques bougent, lentement, à un rythme générationnel. Je veux simplement vous faire comprendre que le microcosme de la salle des prof se transforme aussi et qu’il faut arrêter de plaquer des réalités d’il y a 40 ans sur la réalité d’aujourd’hui. Au lieu de vous focaliser sur les brontosaures de l’éducation nationale, allez voir les jeunes stagiaires qui eux sont loin d’être des gauchistes prosélytes et qui ont réussi à survire et à s’en sortir malgré la politique éducative des 40 dernières années. Croyez vous qu’une élève qui a eu le bac il y a 5ans, et qui aujourd’hui est devenu prof ait à ce point été frappé d’amnésie pour avoir oublié à quelle sauce il a été broyé ? Croyez vous que les profs soient à ce point stupides pour ne pas voir que ce que le gouvernement socialiste leur demande de mettre en œuvre est une ineptie éducative ?

        • François87 a raison de souligner que les « brontosaures » ultra-gauchistes sont en voie d’extinction. Il y en a toujours, bien sûr, mais bien moins que pas le passé. Par exemple à la cantine, on n’a plus la table CGT et la table FSU. Et parmi les jeunes, la carte syndicale sert uniquement à avoir les infos (sa mutation) avant que ça descende par la voie officielle, tant nos RH sont nuls. Le milieu enseignant n’est pas encore converti au libéralisme mais il ne croit plus trop aux sornettes socialo-communistes. On peut même demander à des intervenants extérieurs (l’association des commerçants de la ville) de venir présenter leur métier sans déclencher une grève. Pour autant l’importation de solutions anglo-saxonnes serait t elle possible sans réaction épidermique ? Là j’ai de gros doutes.

        • Mouhahaha ! les dentistes se font aussi des idées sur les prof ?
          Vous connaissez le syndrome MGEN ? -)))

          http://www.eugenol.com/sujets/411214-j-ai-du-passer-pour-une-folle

    • Je partage ton avis Francois 87, cet article est à pleurer de bêtise. Si c’est ça le nouveau prof il y a de quoi se faire du souci.

    • Vous êtes sur contrepoint, vous vous attendiez à quoi au juste. Ce site n’est qu’une immense caricature.

  • Hahaha, c’est bien de stigmatiser au bout de trois ans. Attends de faire trente ans dedans, d’entendre que ton salaire, gelé depuis 1997, ne pourra être « augmenté » que si tu votes socialiste en 2017, de te confronter au mur de l’administration, des promotions internes, etc. Arrêtons de stigmatiser les profs. Les gens qui se plaignent, y en a dans toutes les professions, et y en a également dans tous les pays. Certains profs britanniques se plaignent peut-etre avec plus d’humour, mais ils formulent le même type de doléances.
    Et regarde, toi-même qui pointe du doigt les profs qui se plaignent, n’es-tu pas en train de te plaindre de tes collègues, quant à toi?

    • Typique du passif : Se plaindre et ne rien faire pour améliorer son sort. Qu’est-ce qui vous a empêché d’aller dans le privé hors contrat ? D’émigrer ? De changer de métier ?

      • Parce que le métier reste passionnant. Question passivité, on me la repassera. J’ai déjà été employé en Grande-Bretagne, et aux États-Unis.
        Typique passif, non. Je fais mon boulot, je comprends ceux qui pestent contre l’esprit fonctionnaire, mais je saisis également ceux des profs qui sont fatigués. D’ailleurs, c’est pour cette raison que je suis Contrepoints, c’est pour avoir un positionnement différent de celui de ma propre sensibilité.
        Mais critiquer ceux qui remplissent une mission d’utilité publique sans plus croire au système qu’ils servent, c’est viser la mauvaise cible.

  • Que faire à son niveau ? Se barrer ! Quitter ce pays. Le laisser agoniser dans son communisme rampant.

    La Suisse recrute des profs, de français aussi. Des bons. Des motivés. Ils y sont bien payés (presque le double, mais attention quand même au coût de la vie) et le management est bien plus humain et local (petit pays et cantons obligent). Les élèves suisses auront autant besoin de vous que les élèves français.

  • J’ai été frustré par l’école à cause de ce que vous décrivez. Heureusement qu’il y a aussi des profs exceptionnels.

  • Ce qui me chagrine dans l’attitude des profs, c’est qu’ils ont toujours fait grève contre les réformes, mais jamais pour la réforme de base, qu’ils prétendent tous attendre: plus de liberté dans l’éducation nationale (choix des écoles par les parents, choix des programmes par les enseignants, choix des rémunérations par les directeurs d’établissement, …).

  • Pour une fois, l’article et les commentaires ne sont pas vraiment tirés vers le haut.
    La notion de respect pour cette profession a disparu, c’est ca le vrai drame, et oui, bien sur, certains profs, comme partout, ne se respectent eux meme pas assez pour être la hauteur de leur tache.
    Plusieurs raisons a cela, mais la politisation du métier n’y est certainement pas étrangère.

    Concernant l’article, il ne pretend pas être autre chose qu’une tranche de vie, d’une personne a un moment donné en un lieu précis.

    Francois 87, je me permets de vous signaler que tout le programme de l »EN est a revoir. Je me souviens très bien de cours d’histoire, d’économie, Keynes, le grand sauveur, et tout ce qui touche de près ou de loin au libéralisme méchant et pas bien. Mon bac en poche, j’ai très vite compris que mes petites certitudes apprises en France prenaient l’eau de toutes parts (université britannique).
    Comme l’état Français, l »EN n’a jamais vraiment redéfini sa mission. Elle ne s’est jamais remise en cause dans sa vision des élèves, et la façon de les instruire. Bourrage de crane, brimades et mauvaises notes si jamais une tete dépasse et ose…réfléchir, sortir de la version officielle, de la méthode autorisée.
    Que certains profs surnagent, sortent du lot, arrivent a faire leur métier tient du saint miracle.

    Je vous signale que sur les 5 profs exceptionnels qui m’ont marqués, tous étaient marginalisés, détestés par leurs collègues. C’est d’ailleurs en salle des profs, en tant que délégué, que j’ai pu assister a un lynchage en règle de mon prof d’Anglais (qui était Américain, rendez vous compte!) et qui n’y mettait jamais les pieds.
    J’ai corrigé des épreuves du bac pour aider un ami, il n’y pas si longtemps, car une belle majorité trouvait pratique de faire grève avant les grandes vacances. Il n’y a pas d’excuse a cela et personne ne l’oubliera de sitôt.
    Mon épouse ne possédant pas les diplômes Français, l »EN l’a casée dans les classes pour enfants handicapés. Genre autistes. Pratique et pas cher. Elle n’a jamais vu un supérieur en deux ans de service. Jamais. Je n’oublierai jamais la lâcheté et la méchanceté de ces enfers soit disant spécialisés.

    Alors non, ce n’est pas sur une tranche de vie que je fais mon opinion, ni les lecteurs de Contrepoints.
    Juste, cela me conforte dans l’idée que l »EN est une machine a broyer le feu sacré que je pense 98% des nouveaux entrants dans la profession possèdent. Ce n’est certainement pas pour le salaire, qui est un scandale en lui meme.

    Cela me conforte dans l’idée qu’il n’y ni vision, ni stratégie et certainement aucun management dans cette baraque.
    Que le syndicalisme a la Francaise est un veritable cancer pour le pays, partout.
    Et tout le monde, prof compris, ont envie de mettre une gauche bien sentie aux ministres qui se sont succédés et ont empiré la situation. Mention spéciale pour la dernière en date: c’est un veritable carnage intellectuel.

    • @tintincan bravo !
      Par contre , même de bonne volonté , le ministre n’est rien . L’illusion est de le croire .
      Les ministres sont les prisonniers du système comme les autres, le vrai pouvoir est caché , dans les mains des syndicats , comme à la bonne vieille époque en URSS (renseignement et politiques)

      • Je plussoie bien évidement @tintincan, et place le post de @pale rider bien haut dans mon estime.

        Le paritarisme, sans aucune légitimité, ni représentativité, est devenu une plaie dans notre pays.

        – seule solution pour l’EN : la liberté accordée aux établissements, financés par chèque éducation. ( abandon du fonctionnariat et du sacro-saint concours)
        – seule solution pour créer de l’emploi : la liberté d’entreprendre, de créer des entreprises, responsables ( abandon des professions réglementées, monopolistiques, des adhésions obligatoires aux chambres consulaires et ordres professionnels)

  • Première phrase : « Je suis professeure de français » (sic).
    Quand ça commence par un barbarisme, la suite promet …

    • Il y a une polémique concernant la féminisation des noms de métiers. Le conseil supérieur de la langue française la recommande, l’Académie Française non. Cependant, il est noté dans les manuels de français qu’il faut le faire. Je ne trouve pas ça très agréable à lire non plus mais je respecte cette nouvelle règle orthographique.

      • C’est l’usage qui dicte, pas une autorité ni une loi.
        Une langue évolue seule, pas par la contrainte.

        • Sam Player, si je puis me permettre, vous vous trompez… En effet, notre grammaire est devenue sexiste brutalement, suite à une réforme fin XVIIe. Claude Favre de Vaugelas écrira : « Le genre masculin étant le plus noble, il doit prédominer chaque fois que le masculin et le féminin se trouvent ensemble. » De même, en 1676, le père Bouhours professe : « Lorsque deux genres se rencontrent, il faut que le plus noble l’emporte. »
          C’est la raison. Pas un usage, pas une logique (d’ailleurs très malmenée), mais la misogynie. Avant cela, on pouvait écrire « l’homme et les femmes sont belles », par exemple (ce qui est beaucoup plus naturel).
          Une tribune de Marie Darrieussecq dans Libé retrace les méandres de ces bouleversements de façon brève et très intéressante (désolée, je ne remets pas la main dessus), mais les papiers retraçants ces bouleversements grammaticaux sont légions sur la toile.

          • vous pouvez, mais vous ne devriez pas vous permettre…

            Vaugelas a quasiment inventer la grammaire, qui avant lui n’étais pas fixé. Qu’il ait été (ou pas : C’est l’interprétation rétrospective d’une mysandre, à votre place je ne lui ferai aucune confiance) misogyne n’a aucune importance : les langues sont « sexiste » de toute éternité, le simple fait de donner un genre au soleil et à la lune, au fauteuil et à la chaise, etc. (genre qui dépens de la langue, comme quoi …) et de prévoir des formes syntaxique différentes est « sexiste ». Ainsi va l’histoire. Cela vous déplait ? changez de langue, et faites pas chiez les autres avec vos lubies.
            Un jour un con (homme ou femme, allez savoir ; ça restera UN con de toute façon) s’avisera que le mot « élève » ne spécifie pas le sexe, qui n’est indiqué que par le genre de l’article, et qu’il faut faire quelque chose. par exemple « un élef/ une élève ». Horrible ? certainement. Mettre un « e » à professeur c’est du même niveau…
            (mention spécial pour le prix de stupidité à « cheffe », alors que « le chef » dispose déjà d’une version féminisée : « la tête » ! )

      • Le problème c’est que c’est une « recommandation », et pas une REGLE , pour une bonne raison :
        l’administration française N’a PAS le droit de modifier le français, parce que « la langue de la République est le français », et que modifier le français reviendrait à modifier la constitution d’une façon extra-légale, illégale.
        Ce d’autant plus que la français reste une langue partagée avec de nombreux pays, dont ceux qui faisaient parti de l’Empire français tel qu’il existait au moment de la rédaction de la constitution : aucun organe de France n’a le pouvoir d’imposer aux autres pays sa version du français, et toute tentative de modifier la langue pratiquer par les français n’aura pour effet que d’éclater la langue et de créer un patois local de plus en plus divergent du français mondial (c’est à dire majoritairement … africain !)

        Un manuel qui prétend que c’est une règle MENT. C’est ipso facto un manuel bon pour la poubelle.

        Et bien sûr dans la bonne société on évite absolument ces barbarismes, ce qui veut dire que les enseigner sans les relativiser (comme tout autre « niveau de langage ») revient à fermer les bonnes portes aux élèves …

  • « Libres enfants de Summerhill » un modèle magnifique d’éducation LIBRE, par de
    magnifiques pédagogues… Livre de 1971, qui a bouleversé des milliers d’enseignants
    dans le monde..
    Jusqu’au jour où l’on s’aperçut qu’il ne s’agissait que d’un endroit où les pédophiles
    venaient se servir.. Fermé, il a essayé de renaître, un peu, mais plus rien de
    l’engouement de l’époque.

    Un commentateur se dit Prof de Français pendant 20 ans : pauvres élèves..
    C’est vrai que l’on recrute sur la base de 4.75/20..Alors on comprend tout !

    Valls veut envoyer des Chevaliers, dans chaque Blog !! On voit que le travail de
    désinformation, a déjà commencé..

  • « Je suis professeurE de français… ».
    Ah bon? Ça promet…

  • témoignage intéressant, mais il ne met pas assez en avant les raisons pour lesquelles les profs sont ainsi, les problèmes sot ailleurs, dans la structure la hiérarchie, le management, la capacité à se réformer à s’auto évaluer ..
    en premier un prof est payé par l’ednat et l’ednat n’a pas d’enfant…

    dans se système il est présupposé que le machin est meilleur pour éduquer un enfant que ses parents… ça ne peut que marcher au poil.

  • Ces établissements scolaires sont hyper hiérarchisés et chaque échelon de cette hiérarchie a son management.
    De plus il y a rectorat, inspection académique, et puis chefs d’etablissememt etc….
    L’enseignant et l’enfant sont écrasés par ce poids lourd

    • Normal, l’école moderne a été inventée en Prusse au XIXe. Pour préparer les enfants à devenir de bons militaires. Le modèle est donc l’armée, groupes de mêmes ages, avec une hiérarchie très forte, tout le monde fait la même chose en même temps, les rapides tirent les lents qui doivent de toute façon arriver en même temps. L’esprit critique est pourchassé, traqué et éradiqué méthodiquement, échelon après échelon par la superstructure elle même. Les profs ne savent plus penser librement, encadrés qu’ils sont dans le carcan étroit de programmes et de cours pré-construits, les enfants sont moulés dans le grand « tais-toi et fait ce qu’on te dit, quand on te le dit, comme on te l’a dit ».

      Pas franchement idéal pour préparer au monde actuel, à la vie en entreprise, à la recherche, etc. Mais pas mal pour faire des fonctionnaires et de bons moutons « veautant » comme les chefs disent…

      • oui Frantz. Le sujet le plus important est l’enfant et toutes les structures qui fonctionnent autour de lui doivent s’adapter physiquement et mentalement. L’école existe pour l’enfant. L’enfant en est le centre de gravité

        • L’enfant n’est pas le centre de gravité, c’est la matière que l’école travaille. l’école n’existe pas pour l’enfant, elle existe pour transformer l’enfant, le faire disparaitre, en faire l’adulte rêvé par le système. C’est à dire ce que décrit Franz (encore qu’on peut discuter si le modèle est prussien, napoléonien, congrégationaliste, …) .

          Faut-il qu’il en soit autrement ? pas vraiment. D’une façon ou d’une autre l’enfant doit disparaitre au profit de l’adulte. Le problème est plutôt l’absence de diversité dans les modèles d’adultes, donc dans le système.

          • non. L’enfant doit grandir, ce n’est pas une matière. Quel drôle d’analyse faites vous !. Le monde adulte doit s’adapter au tout petit enfant

            • « Le monde adulte doit s’adapter au tout petit enfant » … C’est vous qui faites une drôle d’analyse …
              Je ne vous ferait pas l’affront de vous renvoyer à la caricature de l’enfant-roi et des « adultes » (ne méritant pas ce nom) à son service et lui cédant en tout.
              Simplement, un monde adulte qui s’adapterait au tout petit enfant n’aurait pas la moindre école, tout au plus des garderies distractives; l’enfant (*) n’en a rien à foutre de lire, écrire, compter ou apprendre des langues étrangères. Et il n’y aurait rapidement plus d’adultes non plus, ni rien ni personne capable de faire fonctionner le monde humain …

              (* il y a des exceptions, j’en ai produit une, mais ça reste ça : des exceptions)

  • Beaucoup plus étonnant que les sages petites ci-dessus cette feuille que j’ ai en archive
    Manuel Général de l’ Instruction Primaire 30 mai 1931 photo en double page : Gerberoy – La petite classe ( 1881) page 636/637

    • Pour préciser le maitre apprend les lettres de l’ alphabet à 1 élève le reste du groupe s’ occupe certains dorment , un autre boit à la bouteille …..apparemment donc ils enseignaient à l’ époque élève par élève

  • Fondamentalement, le problème est le même qu’à la fac ou dans les administrations en général:
    – trop gratuit (donc les élèves et les parents s’en foutent « ça ne coute rien, c’est l’État qui paye… « )
    – trop peu sélectif (que ce soit pour les élèves.. pas de « classes d’excellence » qui conduisent à un vrai plus, sauf un peu dans le privé, ou pour les profs, le niveau du recrutement fait peur, mais il faut du nombre, alors bon…)
    – et surtout, surtout, trop de « sécurité ». Nul ou pas, on restera en place. D’ailleurs si être bon et se bouger les fesses n’est pas un critère d’accélération de carrières, il peut en revanche être un frein voire un vecteur d’exclusion.

    Libérons l’école, la fac, les administrations de ces carcans que sont le statut de la fonction publique et les concours de recrutement. Mettons en place des CDI ou des CDD longs, laissons les profs choisir de rester ou partir, partir vers une autre école ou partir vers une autre administration ou même, soyons fous, vers le privé, et revenir s’ils veulent.

  • Vu le nombre et la virulence des réactions, ce doit être un sujet important! Allegre avait foncièrement raison. Le statut des enseignants, les syndicats de l’EN, sont des caricatures. Tant qu’un mauvais prof pourra gâcher impunément la scolarité de classes complètes pendant 30 ans ou plus, les tres nombreux bons profs s’echineront sans reconnaissance. Au fonf, c’est, enfin ce devrait être simple : un mauvais prof devrait être sanctionné, voire renvoyé; un bon prof devrait avoir une sanction positive, financièrement, et dans une évolution accélérée de sa carrière. C’est finalement assez simple : il faut du bon sens et beaucoup de volonté. Si ça ne passe pas en douceur il faut avoir le courage de faire exploser le système.

    • cyniquement, on a même pas besoin de récompenser les bons. Il suffit juste de se débarrasser des mauvais (et pas en les promouvant vers des fonctions pédagogiques, « animation de réseau », administration etc. où ils sont encore plus nuisibles pour les élèves même si c’est indirect)

      • A 3 ans, le petit enfant rentre à l’école. En 8 ans d’ecole, il doit comprendre la lecture, savoir écrire et savoir compter

        • S’il n’est pas trop idiot, c’est un objectif atteint avant qu’il ait 8 ans, et pas « en 8 ans ».
          Le problème c’est que ces objectifs n’intéressent pas beaucoup de profs et pratiquement personne dans les superstructures de l’EdNat. Par contre, briser les stéréotypes de genre, valoriser la diversité culturelle, préparer la transition énergétique, conscientiser par rapport aux inégalités et préparer à la lutte contre le changement climatique anthropique catastrophique, ça c’est clairement central.

          • @ Frantz. A l’entrée au collège, l’enfant doit avoir ces pré requis.
            La maternelle/primaire a pour mission de préparer tous les enfants pour le college. C’est impératif et c’est obligatoire pour préparer à la vie active.
            La maternelle/primaire est la base la plus importante. Et que soient dissoutes ces zones d’éducation prioritaires et leurs réseaux et leur contenu.

            • Vous parlez de l’école idéale selon vos rêves, là, pas de l’école réelle …
              L’école réelle a pour mission de satisfaire les personnels du mammouth, justifier leur salaire et se gargariser de leur actions bienfaitrices pour la Société, la Planète (majuscules de rigueur …) et les enfants. Vous avez encore quelques horribles (réactionnaires) pour qui cette action bienfaitrice est en phase avec vos conceptions rétrogrades (lire, écrire, compter, se préparer pour le niveau supérieur…), mais l’essentiel est bien dans le catalogue très juste de Franz.

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