Volutes, vapotage et enfumage !

Le grand scandale qui se cache derrière la lutte entre tabac et vapotage.

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e-cigarette (Crédits : www.vaping360.com via Flickr(CC BY 2.0)

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Volutes, vapotage et enfumage !

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 29 août 2015
- A +

Par Nafy-Nathalie et Thomas Cornec.

Malgré les injonctions étatiques, les Français, à priori des mômes inconséquents, continueraient à mettre en péril leur santé et celle des autres. Les socialistes, qui n’ont rien d’autre à faire que de les surveiller et de les gérer, auraient décidé de mettre de l’ordre dans tout cela. Madame Touraine, ministre de la Santé, se serait ainsi donnée pour mission de bouter le tabac hors de nos frontières. « Le tabac n’a pas d’avenir en France ! » expliquait-t-elle sur France Info. Sans doute en effet, depuis que la SEITA est privatisée, l’État a moins d’intérêt pour cette industrie. La situation serait simple en apparence.

Invitée de RTL, elle se prend à rêver d’un monde dans lequel « la génération qui naît aujourd’hui soit une génération sans tabac » et l’on apprend que sauver les fumeurs est sans intérêt. L’important est de préserver les femmes et les enfants d’abord comme si la santé était en plein naufrage, et que tous ne pouvaient pas être sauvés. Le caractère discriminatoire de l’intention est très curieux. Sauver les enfants d’abord est louable. C’est sans doute le sens de l’amendement, heureusement rejeté, proposé par monsieur Touraine pour interdire le tabac à tous ceux nés après 2001. Mais quels critères amènent à préférer sauver les femmes plutôt que les hommes ? L’égalité des sexes si chère aux socialistes serait-elle à géométrie variable ?

Pour revenir à Marisol Touraine, elle a prévu de réaliser son rêve à l’aide de quelques mesures dont je vous laisse juges :

Des emballages neutres

Prévue à partir de mai 2016, cette mesure légalement contestable préconisait de les imposer en remplacement de nos paquets actuels. Ils devaient aussi comporter des messages dissuasifs du genre « fumer tue » écrits en plus gros caractères qu’aujourd’hui, avec de jolies images en couleurs pour le démontrer. C’est magnifiquement énorme, non ? Notre ministre de la Santé pense que le fumeur est plus dépendant du design de son paquet que de son contenu. Elle est persuadée que s’il n’est pas effrayé par les inscriptions dissuasives déjà présentes aujourd’hui c’est parce qu’il serait myope ou un peu distrait. Le fait qu’une mesure similaire au Canada ait entraîné la hausse des ventes d’étuis de cigarettes sans diminuer la consommation de tabac ne l’a pas arrêtée dans son projet. Pourquoi ne pas décider alors de conserver les mêmes emballages et substituer les cigarettes par du chocolat. Cela aurait peut-être eu un meilleur effet sur la santé, non ?

Le Sénat, de majorité de droite, a retoqué la mesure le 22 juillet dernier. Il est probable qu’elle soit cependant réintroduite à la faveur d’un amendement, ou autre à la rentrée.

Le contrôle des prix

Officiellement, notre État voudrait bien sauver les femmes et les enfants du tabac en instaurant un joli paquet neutre et coloré censé les dégoûter et donc diminuer la consommation. Officieusement, il souhaiterait que les nouveaux jolis paquets neutres demeurent financièrement accessibles, et donc favoriser la consommation. La question de son comportement schizophrène se pose sérieusement… à moins qu’il ne s’agisse d’une crise de type « fiscalite aigüe » ; 14 milliards de recettes ne sont pas si simples à abandonner même si elle rapporte 4 fois moins que ce que coûte le tabac.

Chacun jugera l’attitude pour le moins déroutante de notre gouvernement surtout à la lumière de ce que nous enseigne l’histoire, à savoir que seules les augmentations réellement importantes de tarif ont fait baisser les ventes, merci Jacques Chirac. C’est un phénomène également observé au Royaume-Uni ou en Australie par exemple où la baisse d’abord faible des ventes de tabac, suite à l’introduction du paquet neutre, est devenue importante quelques semaines après une hausse drastique des prix du paquet aux environs de 14 ou 15€.

Puisqu’il s’agit de sauver avant tout des jeunes, a priori désargentés, il aurait été logique de suivre les recommandations de l’OMS et de faire monter le prix du paquet au-dessus de 10 euros. La députée socialiste Michelle Delaunay l’avait proposé. Madame Touraine, après avoir confirmé l’intérêt de la mesure, a essayé d’expliquer en restant cohérente que les paquets à plus de 10 euros n’étaient pas « l’objectif du gouvernement auquel elle appartient. » qui estime depuis janvier 2015 que ces hausses sont inutiles. Bon.

Les restrictions à l’usage des cigarettes électroniques

En parallèle de l’industrie du tabac, s’est développé depuis les années 2000 l’usage des cigarettes électroniques. Arguant que cet usage pourrait conduire au tabagisme des consommateurs ignorants de la différence, notre ministre, sans considération du risque de mettre à mal, en cette période de crise, une nouvelle industrie florissante (4 milliards d’euros de vente en 2014), envisage de faire voter dans sa loi sur la santé :

  • l’interdiction de son usage dans les lieux de travail clos et les lieux publics fréquentés par des personnes mineures

Invitée du Grand Journal le 22 avril 2015, elle explique que de surcroît se pose la question de gêne pour l’entourage. Oui, vous avez bien lu : le gouvernement socialiste légifère maintenant sur les odeurs. Peut-être serait-il judicieux de lui recommander de s’attaquer sérieusement au problème des effluves toxiques sévissant quotidiennement dans les transports en commun. Elle souhaite également éliminer tout geste qui pourrait banaliser l’action de fumer. Méfiez-vous ! La prochaine étape sera peut-être d’interdire de boire, même de l’eau, en public ou devant des mineurs, afin de ne pas inciter à l’alcoolisme, ou bien encourager un abstinent à replonger, non ?

  • l’interdiction de la publicité directe et indirecte

La publicité directe est une notion facile à appréhender et à la limite, il peut être acceptable de la limiter. La publicité indirecte quant à elle semble plus floue à définir, sauf si l’esprit du texte est d’interdire toute forme d’expression sur le sujet, qu’il s’agisse d’explication ou de description. Oui, la liberté d’expression est dangereuse pour l’État qui entend la réduire le plus possible. Cette révolution sanitaire avec l’e-cigarette n’a été possible que par la liberté d’expression permise sur internet, les vapoteurs encourageant sa consommation. Si cette interdiction est validée, tous ces médias modernes seront condamnés, bien que les professionnels les utilisent également pour améliorer efficacement leurs produits tant au niveau sanitaire qu’en termes de performance, de simplification ou de prix.

Les chiffres sont édifiants : 20% de fumeurs outre-Manche, 34% en France, un des plus hauts pourcentages au sein des pays développés. Comment comprendre l’action du gouvernement alors que les dernières études sur la dangerosité de la cigarette électronique ne montrent aucun risque réel ? En mai 2013, l’Office Français de Prévention du Tabagisme, dans un rapport demandé par madame Touraine, indiquait « que les recherches de cancérigènes dans la vapeur de la e-cigarette n’identifient actuellement aucun produit cancérigène probable ou certain pour l’homme ». Une étude faite par le PHE (ministère de la Santé britannique) affirme depuis le 19 août que la vape est 95% moins dangereuse que le tabac et recommande aux médecins de la prescrire. Chacun jugera.

Dans ce contexte, la cigarette électronique apparaît tout d’abord comme un concurrent direct des produits de substitution de l’industrie pharmaceutique qui engrange des milliards non avec notre santé, mais grâce à nos maladies. Un cancer de fumeur représente 150.000 euros de chiffre d’affaire sans compter tous les traitements plus bénins s’y ajoutant.

Elle est aussi concurrente du tabac. « Les règles du jeu ont changé » annonce Bonnie Herzog, analyste chez Wells Fargo aux États-Unis qui est l’un des représentants les plus optimistes sur la e-cigarette. « Je pense réellement que dans la prochaine décennie, la consommation de ces produits dépassera la consommation de cigarettes composées de tabac ». Le lobby des industriels du tabac, qui ont totalement négligé le marché de la cigarette électronique, et dont l’action est dénoncée dans un article du Monde de 2012, souhaite d’ailleurs que la cigarette électronique soit assimilée aux produits tabacologiques, et normée de manière à pouvoir récupérer le monopole de sa fabrication, éliminant de fait l’industrie de la vape. Big Tobacco lance, ou est sur le point de lancer, ses propres modèles qui sont principalement des « cigalike » relevant de la préhistoire de la vape, tout en étant inefficaces. Comme le dit Bertrand Dautzenberg à propos de JAI lancée en grande pompe avec le soutien d’Elie Semoun : « c’est un produit conçu pour rester fumeur ».

Difficile d’oublier alors l’article du Canard Enchaîné du 8 août 2012 qui dénonçait le fait que notre ministre de la Santé avait été membre en 2009 du Club Avenir de la Santé. Ce club est un groupe de pression financé par GlaxoSmithKline, un des premiers groupes mondiaux de produits pharmaceutiques et notamment le fabriquant des patches Niquitin qui, bien qu’inutiles sont toujours remboursés par la Sécurité sociale. Quelle ironie : la santé de demain est définie par ceux qui ont le moins d’intérêt à ce qu’elle soit bonne ! Elle n’est pas la seule soupçonnée d’influence ainsi que le dénonce un article de l‘Express, fin 2014.

Face à tout cela, les consommateurs et professionnels de la vape s’organisent. Ils lancent une contre offensive médiatique sur le net. Le succès de la cigarette électronique tient au fait que ce sont des individus qui ont pris en main leur santé, et cherché le meilleur pour eux, sans compter sur l’État, ou l’industrie pharmaceutique avides et incompétents (6 à 8% de réussite pour les substituts nicotiniques, comme pour les placebos en condition de laboratoire). Cette réussite a été possible grâce à l’émergence de forums dédiés, de chaînes Youtube spécialisées, de groupes privés sur Facebook, de blogs d’utilisateurs ; tout ceci dans le simple but de s’entraider. Ce mouvement underground initié en 2004 n’a commencé à émerger en France que depuis trois ans. Les groupes autour de la vape s’organisent déjà pour repasser dans l’anonymat. Encadrer, légiférer ne sert plus à rien. Les vapoteurs convaincus sont perdus pour le tabac et la pharmacie mais continueront de donner les bons plans pour acheter : des tubes à pile totalement légaux, au bout desquels visser des réservoirs à parfum totalement légaux remplis de glycérine végétale à 6€ le litre et de propylène glycol pour 4€ le litre achetés en pharmacie, des arômes alimentaires totalement légaux. Ils feront chauffer ces mélanges grâce à un fil de khantal totalement légal, acheté en boutique d’électronique, et entourant du coton japonais totalement légal servant de démaquillant pour geisha pour 6€ les 200 pads, jusqu’à 1500 résistances à raison d’une pour 3 ou 4 jours.

 « Le jour où boire et fumer n’existeront plus, on lira sur les murs : vivre est dangereux pour la santé, avec le numéro de la loi qui le décrète. » indiquait Didier Van Cauwelaert dans le Corps étranger.

Aucun risque que cela arrive en France. En effet, comment arrêter de fumer avec un gouvernement qui prend des mesures pour limiter, en apparence, notre consommation de tabac tout en veillant à ce qu’elles ne soient jamais assez sévères pour nous empêcher vraiment de le faire. Denis Boulard, collaborateur du Nouvel Observateur, expliquait d’ailleurs que :

« Le jeu se joue entre les « big four », à savoir les quatre plus importantes manufactures de tabac au monde,  les « big pharmas » que sont les mastodontes de la pharmacie, les buralistes qui ont le monopole de la vente du tabac, et l’État qui est censé arbitrer, et, surtout, veiller à la santé publique ! En 1990 cet État ira jusqu’à proposer une épreuve au concours d’entrée de l’ENA de démontrer que « le développement de la consommation de tabac est bon pour l’équilibre des finances publiques, y compris celui de la Sécurité sociale ». Il s’agit de la promotion Jean Monnet de Martin Hirsch actuel directeur de l’AP-HP (Assistance publique-Hôpitaux de Paris)… »

Situation paradoxale où le seul substitut qui fonctionne va être racheté par l’industrie du tabac avec la bénédiction de l’industrie pharmaceutique afin de créer le plus grand scandale sanitaire de l’Histoire.

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  • Nafy-Nathalie Diop
    29 août 2015 at 9 h 44 min

    C’est pas faux …

  • c’est le fameux principe en vertu duquel les élus sont élus par des cons et qu’alors ils doivent prendre des mesures pour les empêcher de faire ce qu’ils font normalement SAUF voter pour eux.

  • 3 ans de vape et que du bonheur. Finies les bronchites et les toux matinales. Passé de 18 mg / ml à 0 il ne reste que les saveurs ( peche abricot en ce moment) . Ces politiciens sont des criminels et vont etre responsables de plus de morts que les chambres à gaz.

    • Bravo à vous pour avoir arrêté!
      J’ai moi-même trouvé ça beaucoup plus facile qu’avec les gommes et les patches. Il est déprimant de se dire que des milliers de personne vont continuer à fumer des tueuses et à s’empoisonner à cause de la lutte que les pouvoirs publiques mènent contre la vap’…

    • M51: « il ne reste que les saveurs »

      4 ans de vape ici mais si je peux me permettre: la nicotine est une drogue qui n’est, selon les études, pas très néfaste pour la santé.

      Par contre du coté des arômes des e-liquide, j’ai un gros doute et j’ai complètement cessé d’en mettre. C’est bien moins irritant (faites le test, une semaine sans et recommencez, vous verrez une sacrée différence)

      En plus, la vapeur ne sent absolument plus rien. Tout bénef.

      —-

      J’ai aussi arrêté net la cigarette après avoir tout essayé pendant des années: c’est un miracle.

      • La même chose pour moi…. 15 ans de clope, tout les produits de substitutions inefficaces. 1 vapoteuse et mirzcle ! plus de clopes ( bon une de temps en temps la première année, mais jamais en entier ).

        Les goûts exotiques m’irritent aussi. Je prend que des gouts classique et encore pas tous.

        Ce truc est magique et la répression est hallucinante…. que les socialo pour faire des conneries pareilles.

  • « Pourquoi ne pas décider alors de conserver les mêmes emballages et substituer les cigarettes par du chocolat ».

    Voilà, vous avez la solution ! Petit, j’ai mangé des cigarettes au chocolat (en cachette, bien entendu) achetées (en catimini) chez le vendeur de bonbons (le boulanger en l’occurence). Ainsi adolescent, lorsque j’ai eu accès au vrai produit, j’ai naturellement trouvé la cigarette vraiment dégueulasse. Adulte, j’ai tenté la cigarette électronique, mais en vain, avec des parfums plus infames les uns que les autres !

    Précision: pour que les enfants achètent des cigarettes en chocolat, il faut bien entendu que fumer reste interdit par la loi.

    Il est probable que ce genre de comportement engendre dans le futur des guerres pour l’accès au cacao. mais on verra bien. A toute solution ses nouveaux problèmes … !

    • Nafy-Nathalie Diop
      29 août 2015 at 11 h 58 min

      Ah mais attendez un peu … les cigarettes seront certainement bientôt pastillées « rouge vermillon » et dans un futur proche interdite … faut pas fumer, pas boire, pas mange trop gras non plus hein !!!
      Il faut vivre de façon saine en Socialie !
      Du coup, la guerre du chocolat, je ne suis pas sûre qu’elle aura lieu un jour … mais on verra bien !

      • Nafy-Nathalie Diop
        29 août 2015 at 11 h 59 min

        Quand aux boulangers … ils fournissent du pain plein de sucre et de sel … pas sûre qu’il survive aussi dans la Socialie de demain ou alors, on trouvera ses produits au marché noir … A suivre aussi !!!

        • Tout ça pour dire : très bon article.

          Après, pourquoi fumer ? La sélectionner naturelle a légitimement sélectionné ce trait de caractère, car l’acte de fumer et en même temps pouvoir résister à sa toxicité a très probablement procuré un avantage reproductif certain : celui de repousser les insectes piqueurs (qui, soit dit en passant, tuent beaucoup plus que la cigarette dans le monde). D’autre part, ça permet de masquer la mauvaises haleine et les odeurs un peu fortes (les nuits en discothèques en sont devenues horribles … !), voir supporter l’existence (psychotrope) et refaire le monde devant un bon café-clope..

          Perso je ne fumes (plus) pas mais je n’ai rien contre les fumeurs qui sont de vrais vaches à lait ! ils vous parlent de « crise », mais voyez le budget d’un fumeur de 10 cigarettes par jour : 1500 € par an !

          Ah si ! Si les fumeurs pouvaient ne pas jeter leurs mégôts partout, ça serait parfait ! Mais avec la vapoteuse, ce problème n’existera bientôt plus ! (bizarre que Ségolène Royale n’est pas fait la remarque à sa consoeur … )

          • Nafy-Nathalie Diop
            29 août 2015 at 16 h 03 min

            Merci.
            Personnellement, je ne suis addicte à rien. Je ne fume pas, ne vapote pas, ne bois pas, ne suis pas fan de chocolat ou alors l’excellent, je ne joue pas de manière frénétique … Bref !
            Je crois que le problème n’est pas le type d’addiction mais le besoin que l’on a de se remplir et de combler un vide en soi. D’ailleurs, un psychothérapeute de mes amis expliquait que l’on ne souhaitait arrêter une addiction qu’à partir du moment où elle nous fait du mal et que dans ce cas, sauf à faire un vrai travail sur soi pour ne plus avoir besoin de se remplir, arrêter une addiction se résume très souvent par remplacer une addiction nocive par une addiction moins nocive.
            Du coup, remplacer le tabac par la vape me semble être une excellente idée.

            Quant à Ségolène …

            • Avec tout le respect cela semble triste une vie sans addictions….

              • Nafy-Nathalie Diop
                30 août 2015 at 13 h 47 min

                ah bon ?
                Je n’ai pas l’impression que ma vie soit si triste que cela … on aime d’autant mieux les choses ou les gens que l’on n’en est pas dépendant et que l’on eut sereinement en profiter sans avoir peur d’en manquer.

    • La vente de cigarettes en chocolat est interdite car elle est considérée comme un moyen de faire de la publicité ou de la propagande en faveur du tabac au titre des articles L3511-3 et L3511-4 du code de la santé publique, délit punissable d’une amende de 100.000 euros au titre des articles L3512-2 et L3512-3 du même code.
      Amendement UDF adopté en 2005.

      • Merci pour cette précision. Je dois être un malheureux contre-exemple … bientôt la vapoteuse qui vous électrocute lorsque vous tirez dessus. Remboursée par la sécu.

      • Nafy-Nathalie Diop
        29 août 2015 at 14 h 32 min

        sérieux ? Ben dites donc …
        Wwaohhhhhhhhhhhhh

  • Nos parents nous ont fait prendre un risque énorme en nous mettant au monde.

    Et que penser de ces milliards de mort d’ici à 2100… une hécatombe quelques soient les précautions que nous prenions contre le réchauffement de la planète ou le tabagisme.

    Je ne serai même plus là pour envoyer des posts idiots.

  • Agréable de lire un article de fond, qui pose les bonnes questions (et mes doigts saignent d’écrire cela à propos d’un article sur votre site dont je ne partage pas vraiment les opinions).
    Reste une étonnante coquille : « 14 milliards de recettes ne sont pas si simples à abandonner même si elle rapporte 4 fois moins que ce que coûte le tabac », confusion certes commune mais les taxes (14) vont à l’assurance maladie directement et paient les soins presque exactement (donc pas à l’état et pas pour autre chose et donc pas un coût mais un « jeu » macabre à somme nulle) et le coût du tabac auquel vous faites référence est un tissu d’âneries faisant l’addition de sommes en double (par exemple les pensions non perçues par les victimes des maladies du tabac et les dépenses qu’elles auraient occasionné, on ne pourrait au plus comptabiliser que la marge que cet aller-retour aurait produit, avec un cynisme certain, et sans oublier que la majorité des victimes du tabagisme sont retraités). Mais c’est sûr que pour les prohibitionnistes qui sont les auteurs de cette évaluation, c’est plus aisé comme argument que celui que n’ont pas manquer de faire les candidats à l’ENA…
    Bonne vape

    • Nafy-Nathalie Diop
      29 août 2015 at 15 h 50 min

      Juste une remarque … la TVA et les taxes sont des recettes fiscales. Ce n’est pas moi qui l’énonce mais c’est l’Etat lui-même. Il les perçoit. Le fait qu’il les redistribue à la sécu (je vérifierai) ne retire rien à leur caractère de recettes fiscales.
      Je ne vois pas quelle polémique il peut y avoir sur le sujet.

      Ensuite, les chiffres sont ceux avancés selon un mode de calcul validé par le gouvernement lui-même puisque j’ai trouvé le rapport qui les expliquait sur le site du ministère de la santé, ce qui suppose implicitement qu’il est d’accord avec sinon le rapport aurait été accompagné d’une note explicative ou rectificative ou … bref.
      Vous noterez que j’ai avancé 14 milliards, me limitant aux recettes et n’ai pas rajouté les gains divers approximatifs justement pour éviter les doublons dans les calculs.
      Ils sont loin d’être parfaits c’est certain mais comment évaluer le manque à gagner ou les économies du fait d’un décès ?
      Vous semblez en avoir d’autres, pourquoi pas. Je veux bien les sources qui les donnent.
      Si je suis convaincue, je ferai un rectificatif.

      • La TVA et les taxes sont bien des recettes fiscales, mais dans le cas du tabac et suite à un énervement de la cour des comptes, parce que l’Etat commençait à piocher dans le pot de confiture, les taxes sont reversées à l’assurance maladie. Pas de polémique mais dire que l’Etat « gagne » alors que 90% de ce montant va à payer les soins des fumeurs, c’est problématique (mais bien commun). Si l’Etat n’avait plus ces fumeurs, il n’y aurait, 15 à 50 ans plus tard, plus les dépenses (où l’on perçoit que les taxes affectées sont une mauvaise idée puisqu’elle obligent dans la pratique à diminuer lentement, ce que fait l’Etat en ce moment très exactement, donc plus problématique que de la « gourmandise » liée à un gain).

        Les chiffres avancés 45-60Mds sont issus d’un papier de l’OFDT en 2006 largement mis en doute, je vous invite à lire le rapport de la cour des comptes de décembre 2012, p39 à son propos (vu que le papier lui-même ne cite que des totaux et que ceux-ci étrangement ne correspondent pas à ceux de l’assurance maladie) ou les papiers en question (courage, mais c’est éclairant, surtout des auteurs qui « découvrent » des sous-estimations de 200% à 800% dans leur précédente méthodologie). Il est triste de les voir cités et même repris par des députés car
        1/ il est erroné d’ajouter des pertes sans prendre en compte les gains associés (pas de retraite à dépenser, mais pas de retraite à payer non plus, des dépenses de santé mais aussi des taxes, ne pas fumer ne conduit malheureusement pas à une vie éternelle sans dépenses de santé, etc.),
        2/ les auteurs ont publié un papier évaluant les « gains » et calculant le résultat. Etrangement ils oublient apparemment que les dépenses précédemment évaluées sont aussi des « gains » pour d’autres acteurs que les fumeurs (médecins, laboratoires, etc.) qui n’auraient pas lieu. C’est cynique mais malheureusement une partie des comptes et probablement une explication de l’implication des spécialistes de la maladie dans le lobbying contre la cigarette électronique (personne ne plaisante avec plus de 10Mds de revenus annuels).
        3/ même en unitaires ils ne sont issus que d’une évaluation estimative acrobatique et non de chiffres comptables constatés, leur évaluation a une tendance à gonfler chaque poste et à ignorer chaque équivalence.

        Bonne lecture

        • Nafy-Nathalie Diop
          30 août 2015 at 13 h 49 min

          Merci des précisions.
          Je vais aller regarder en détail quand j’aurai plus de temps. Je reviendrai vous dire ce que j’en pense.

        • Exact.
          D’une part il n’y a pas de document sur le site du ministère de la santé. Le lien renvoie effectivement à un rapport de l’OFDT :

          LE COÛT SOCIAL DES DROGUES EN 2003 – Pierre KOPP & Philippe FENOGLIO – Les dépenses publiques dans le cadre de la lutte contre les drogues.

          http://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/epfxpkm4.pdf
          (Rapport 2003 édité en 2006)

          Ce rapport qui se cite lui-même est celui qui indique le chiffre de 47Mds (page 3) :
          « Ainsi, le rapport Kopp et Fenoglio (2000) sur Le coût social des drogues licites et illicites en France évaluait le coût supporté annuellement par la collectivité à 13 607,13 millions d’euros pour le tabac, 17’595,80 millions d’euros pour l’alcool et 2 035,24 millions d’euros pour les drogues illicites. Les nouvelles données recueillies et traitées jusqu’à aujourd’hui (i.e. avant le présent rapport), nous ont conduit à ré-estimer le coût social du tabac à 47 739,62 millions d’euros, celui de l’alcool à 37 030,90 millions d’euros et à 2 824,44 millions d’euros pour les drogues illicites, les raisons de ces écarts étant expliquées dans l’annexe 1 de ce rapport.

          1- On est donc passé en quelques années (5 ans) de 13Mds à 47Mds. A noter que les 13Mds correspondent aux 89 256.9 millions de francs du rapport de 2000 :

          http://www.ofdt.fr/BDD/publications/docs/cout2000.pdf
          (Rapport 1998 édité en 2000)

          … montant qui était l’hypothèse haute du coefficient de Hill (corrélation statistique entre les maladies diagnostiquées et le tabac) alors que l’hypothèse normale était de 65 153.2 millions de francs soit moins de 10Mds d’euros. (Tableau 2.36 page 103 du rapport 2000). On peut donc en déduire, vu comme les chiffres sont présentés que ces 47Mds correspondent à des dépenses de santé calculées aussi avec l’hypothèse haute du coefficient de Hill.

          2- Le rapport Kopp et Fenoglio (2005) permettant de savoir comment ce chiffre de 47Mds est calculé est introuvable sur le net. Néanmoins il y en a un extrait d’une page ici :
          http://www.cnct.fr/images/site/20121219_115412evaluation_du_co__t_social_des_drogues_en_france.pdf

          … extrait qui nous apprend que le coût pour la sphère publique est de 22Mds (21.99) et de 25.7Mds pour la sphère privée.

          Détaillons :
          a/- les 22Mds de la sphère publique intègre une perte de fiscalité de 3.7Mds. What ? Oui ce sont les pertes de revenus liés au tabac parce que les gens hospitalisés, en arrêt de maladie ou morts ont moins ou pas de revenus et seront donc moins imposés (c’est dans le rapport de 2000 à partir du §2.6 page 95). C’est un cas flagrant de double comptabilité. Ce qui ramène ces 22 à 18.3 et les 47.7 à 44Mds.
          b/- les 25.7 Mds de la sphère privée intègre bien évidemment ces pertes de revenus et celles des entreprises dues à l’absence des salariés ou au remplacement de ceux-ci.. ou à leur mort (MDR comme s’ils n’avaient jamais été remplacés, qu’ils meurent à 30 ans, 40 ou 60 ans !)

          La façon dont vous présentez vos chiffres induisent en erreur car ils font croire que le coût des fumeurs est de 47Mds alors que quand bien même on croit aux aux coûts induits par la santé (en hypothèse haute hein), plus de la moitié des coûts totaux (25.7 / 44) sont des coûts pour eux-mêmes ou un manque à gagner genre « si ma tante en avait… » … ah le mankagagner ! Donc il n’en reste que 18.3Mds sujets à discussion, j’espère que vous en conviendrez.

          Comme dit par d’autres commentateurs, il est malhonnête que ces rapports listent des soins de santé ou des pertes de production liès au tabac sans prendre en compte les soins de santé évités par une mort prématurée ni les gains générés par le non versement de pensions de retraite. Un rapport n’est pas LA vérité et on peut le critiquer sans avoir besoin de citer des sources quand il s’agit de noter que des éléments n’ont pas été pris en compte et que ces rapports n’en indiquent pas les raisons.

          • Nafy-Nathalie Diop
            30 août 2015 at 16 h 38 min

            On peut critiquer sans citer ses sources bien sûr mais en expliquant un minimum son raisonnement et en ne donnant pas d’argument du genre « c’est untel illustre inconnu qui le dit alors … ».

            Pour le reste, je répondrai sur les chiffres plus tard après avoir recherché et tout vérifié par moi-même.

    • Nous sommes tous des libéraux en puissance.

      Le tout est de passer les préjugés et de se rendre compte de ce qu’est le libéralisme. C’est de l’humanisme à l’état brut et sans mystification.

  • « le seul substitut qui fonctionne va être racheté par l’industrie du tabac »

    Pourriez-vous citer vos sources concernant cette information ?

  • Article: « 14 milliards de recettes ne sont pas si simples à abandonner même si elle rapporte 4 fois moins que ce que coûte le tabac. »

    C’est une Ânerie comme l’a relevé un commentateur plus haut. C’est bien 14 milliards de recette net issu du racket des fumeurs qu’ils perdraient:

    Les non-fumeurs meurent aussi, la fin de vie coute la même chose, par contre les fumeurs ont le bon gout de mourir 7 année plus tôt: 7 ans de retraite et de soins couteux aux vieillards « improductifs » en moins, le bilan est largement positif.

    (Heureux vapoteur depuis 4 ans)

    • Nafy-Nathalie Diop
      29 août 2015 at 19 h 00 min

      C’est bien de crier a l’absurdité.
      Donner ses sources c’est mieux.
      Quelles sont elles ?

      • Une étude néerlandaise, reprise par l’institut molinari, démontre que pour un assureur santé, un fumeur coute en moyenne 60000€ en moins qu’un non fumeur.
        Et je passe les retraites, le fait qu’un fumeur tend à mourir avant d’être consommateur de cotisations de retraites, et meurt assez rapidement…

      • Nafy-Nathalie : « Quelles sont elles ? »

        Voir ci-dessus le post de ph11

        Mais c’est logique:
        -L’économie de 7 années de grande vieillesse en moins (soins, dépendance, retraites) qui sont au crédit des fumeurs sont systématiquement « oubliés ».
        -Le cout de fin de vie n’est souligné que pour les fumeurs, comme si les autres ne mourraient pas de cancers et de maladies très longues et très couteuses. (exemple avec l’Alzheimer, typique des gens très âgés qui est horriblement cher)

        Au final ce mythe totalement illogique arrange bien l’état: Voila 14 bon milliards rackettés en toute bonne conscience ce qui n’est pas toujours évident.

        • Nafy-Nathalie Diop
          30 août 2015 at 13 h 54 min

          Ben non … pas logique.
          J’irai voir ces études.
          Ces études ne doivent pas prendre en compte les maladies bénignes dont souffrent les fumeurs de mon entourage et qui disparaissent par miracle dès qu’ils arrêtent :
          à répétition : bronchite, rhinite, rhino-pharyngite, angine….
          avec impact sur le coût des traitements, les indemnités journalières, la productivité d’entreprise….
          Un de mes amis aussi a eu un AVC à 37 ans, suite au tabac, avec traitement à vie …
          Pas sûr non plus que ces études prennent en compte ce genre de coûts.

          Mais je suis curieuse de voir … après tout, je me trompe peut-être …

    • Je confirme. Je n’ai pas les données factuelles sur lequel fonder le propos, mais mon oncle médecin, qui fumait à l’époque, et avait étudié de manière approfondie ce sujet, me disait que l’état gagne en effet plus qu’il ne perd grâce au tabac, tout frais médicaux induits pat la tabagie inclus.

      • Nafy-Nathalie Diop
        29 août 2015 at 21 h 00 min

        Ah … ben alors si votre oncle l’a dit, c’est forcément juste, surtout qu’il est medecin hein !!! Explosée de rire.
        Merci de la banane énorme.

        • Cela semble logique. Un fumeur décède en moyenne prématurément. Cela allège les pensions retraites. Sans compter TVA etc….

        • Nafy-Nathalie: « Explosée de rire. »

          Ne soyez pas de mauvaise foi, ce mythe est absurde.

          • Nafy-Nathalie Diop
            30 août 2015 at 13 h 55 min

            J’ai répondu juste plus haut :

            Ces études ne doivent pas prendre en compte les maladies bénignes dont souffrent les fumeurs de mon entourage et qui disparaissent par miracle dès qu’ils arrêtent :
            à répétition : bronchite, rhinite, rhino-pharyngite, angine….
            avec impact sur le coût des traitements, les indemnités journalières, la productivité d’entreprise….
            Un de mes amis aussi a eu un AVC à 37 ans, suite au tabac, avec traitement à vie …
            Pas sûr non plus que ces études prennent en compte ce genre de coûts.

            Mais j’irai voir comme je l’ai indiqué.

  • A priori le ministère de la santé est l’un des rares à avoir une fonction régalienne donc utile (protéger contre les épidémies ou la toxicité de ce qui est mis en vente par exemple).

    Alors pourquoi s’y succèdent une telle cohorte d’incapables ?

    • C’est l’antre du capitalisme de connivence. Résultat, un guignol au commande qui fera ce que d’autres veulent de lui.

  • Les mêmes qui veulent chasser le tabac, veulent autoriser l’individu à fumer le joint.
    Le joint, c’est d’abord du tabac, puis du papier à rouler les cigarettes, le produit hallucinogène, et le carton.
    70% le fume ainsi.
    A nos têtes d’oeuf : comment fumer un joint qu’on va autoriser, s’il n’y a plus de tabac ?

    • Nafy-Nathalie Diop
      30 août 2015 at 13 h 57 min

      … bonne question …
      ceci dit interdire n’a jamais empêché et il se pourrait qu’ils en aient malgré tout conscience.

  • Arf ! Voilà pourquoi je n’ai jamais écrit sur un blog polémiste : les réactions.

    Des réactions passionnées et pour certaines passionnantes.

    Allons-y, parlez, épiloguez, polémiqués sur des chiffres contestables pour certains, contestés par d’autres, admis pour d’autres encore…

    Personnellement, j’en ai à peu près rien à faire. La vape pourrait même coûter deux fois plus cher que le tabac, ça serait le dernier de mes soucis. Épatant comme réaction sur un blog comme celui-ci, non ?

    L’ami qui a fait un AVC à 37 ans dont parle Nathalie, c’est moi. En décembre 2011. 4 jours après mon anniversaire. J’ai donc un traitement à vie afin de limiter ce risque de récidive.
    Quand je fus en état de parler quelques minutes, ma neurologue pénétra dans la chambre pour le dire cette phrase que je n’oublierai jamais : « Monsieur CORNEC, vous fumez depuis vous 12 ans, vous en avez 37 et vous venez de faire un accident vasculaire cérébral ischémique. Maintenant, vous avez deux possibilités : soit vous arrêtez de fumer, soit vous êtes mort. Quel est votre choix ? ».

    Mon grand père est mort du tabac.
    Ma grand mère est morte du tabagisme passif.
    Mon parrain est mort du tabac.
    Mon oncle, en Inde, en serait mort aussi (faute d’infrastructures médicales avancées et abordables pour le définir avec certitude).
    Mon père en est à son 4ème cancer.
    J’ai fait un AVC.

    Alors oui, le coût réel, j’en ai vraiment rien à cirer. Tout ce qui compte c’est que chaque personne que j’ai fait passer à la vape, qu’elle ai continué ou pas de vaper, et qui a quitté le tabac est une personne qui n’en mourra pas.

    Les chiffres: 1 cancer sur 4, un AVC sur 3, 1 crise cardiaque sur 2 sont dus au tabac.
    Depuis le plan Marshall (et quelques années avant aux USA) qui a amené les blondes américaines en Europe (je ne parle pas là de pin-ups), jusqu’à la fin du siècle dernier, on estime à 100 millions le nombre de morts dus au tabac. Un fumeur sur deux en meure (un étude australienne si ma mémoire est bonne estime même qu’on serait à plus de 60% qu’à 50%).
    Les projections donnent pour le 21ème siècle un chiffre de 1 millard de morts probables du au tabac.

    Plus que les accidents de la route, le SIDA, le paludisme et les guerres réunis (au siècle dernier, plus que les deux guerres mondiales réunies).

    Nous avons au gouvernement et au parlement européen des cas avérés de conflits d’intérêt pour ne pas parler de corruption par l’industrie du tabac et l’industrie pharmaceutique afin de détruire ce qui est leur pire ennemi cas plus efficace que tout ce qui existe pour quitter le tabac.

    Et certains viennent me gonfler avec un pauvre calcul de TVA quand je parle de scandale sanitaire massif, mondial et de crime contre l’humanité ?

    Mon Dieu (si un jour je me mettais à croire à cette autre arnaque sanguinaire)! Mais vous n’avez rien compris ?!
    On parle de morts, de vies gâchées, de familles détruites par les deux plus grosses industries mondiales avec l’assentiment des gouvernements qui touchent leurs émoluments par eux.

    Je pensais que le niveau intellectuel des lecteurs de ce blog était un tantinet plus élevé.

    Continuez à pinailler sur des détails comptables pendant que 200 français meurent par jour.

    Si cet article écrit à 4 mains avec Nathalie a détourné une seule personne du tabac (vers la vape ou pas), le but aura été atteint. Et je méprise les pinailleurs, je continuerai d’aider les gens à en finir avec cette abomination et à prolonger des vies pendant que vous continuerez à pinailler.

    • Nafy-Nathalie Diop
      31 août 2015 at 8 h 35 min

      Tout à fait Thomas !!
      Je ne comprends pas bien les réactions des « pro vape » qui partent dans des combats de chiffres pour démontrer que le tabac ne serait pas si nocif que ça pour les dépenses publiques comme si c’était l’essentiel du message de l’article.
      Ceci dit, je vais aujourd’hui ou demain aller vérifier tout ce qui a été indiqué et je reviendrai indiquer mes conclusions.
      Au besoin, comme je l’ai indiqué, on fera un rectificatif de cette phrase peut-être malheureuse en espérant que les lecteurs/commentateurs auront ensuite la bonne idée de se concentrer sur l’important. »

      • Cela dit, comment un pro-vape, fut-il vapoteur ou non, peut-il oublier l’essentiel (nous sauvons des vies) pour se branler le cerveau à vouloir se faire mousser sur un détail de quelques millions d’euros pour le budget d’un état à plusieurs dizaines de milliards (en plus avec une dette publique déjà absurdement astronomique) ?
        Méprisable ego humain qui cherche à tout prix un faire valoir sur internet afin de palier un vide existentiel.

        Vu les réactions, peu probable que je m’intéresse à nouveau à ce blog : les participants sont comme partout sur internet, à la recherche d’une opportunité pour se faire valoir, étaler leur science… Degré zéro de la réflexion, petite prétention stérile d’un ego frustré.

        La nature humaine peut être désespérante de bêtise parfois.

        • Nafy-Nathalie Diop
          31 août 2015 at 9 h 16 min

          Là je ne te rejoins pas du tout.
          J’aime énormément contrepoints pour tout un tas de raisons, la première étant la liberté de penser et d’expression que l’on y trouve plus forte qu’ailleurs. La preuve en est que ton commentaire n’a pas été censuré. Quand aux réactions, elles sont comme partout et surtout selon les critères de celui qui les lit, bonnes souvent, mauvaises parfois.
          Bref !

          • Nafy-Nathalie Diop
            31 août 2015 at 9 h 17 min

            Dépassions le sujet, vérifions les chiffres avancés et voyons quelles conclusions en tirer.
            A suivre !

          • J’aime beaucoup certains articles que j’y ai lu mais, faute de temps, ne m’étais pas trop attardé sur les commentaires.
            Là est ma déception.

            Quand le sage désigne la lune, l’idiot regarde le doigt.

      • Pourquoi rétablir les chiffres plutôt que la désinformation (qui semble vertueuse au pire) ? Pour comprendre pourquoi la Ministre de la Santé va faire voter en octobre son projet de loi de santé…

        Permettre un baisse rapide du tabagisme et donner des années de vie en plus à des millions de citoyens semble trop coûteux à la Ministre. Elle annonce viser une génération (future) sans tabac plutôt que sortir les fumeurs actuels du tabagisme (promotion de la vape ? non. augmentation brutale qui oblige à quitter plutôt que quelques % qui maintiennent le tabagisme et augmentent les recettes ? non.), réduire les maladies mais dans 40 à 50 ans et progressivement. Laisser les fumeurs continuer, surtout à cotiser pour les soins de ceux qui sont victimes du tabagisme aujourd’hui et garantir les chiffres d’affaire de la prochaine décennie (dans un paquet de cigarette, il y a 20% partagés entre fabricant et buraliste, 20% de taxes et 60% pour l’industrie de la maladie). Les autres coûts existent, mais ils sont pour le fumeur, correspondent au pire à des gains pour d’autres et le fumeur les paient dans sa chaire.

        Comprendre ce qui anime les différents acteurs, c’est comprendre que quand on quitte le tabagisme, si l’on gagne des années de vie, de santé, de retraite, d’autres perdent des milliards. D’autres qui ont monté un nuage de fumée autour du tabagisme, un nuage de désinformation et d’échecs programmés.

        L’article détaille à merveille les décisions qui conduisent à ce nouvel échec programmé.

        Bonne vape

        • Nafy-Nathalie Diop
          31 août 2015 at 22 h 16 min

          Pas encore eu le temps de vérifier les chiffres mais effectivement, je suis assez curieuse de ce que j’y trouverai.
          C’est un aspect qui m’a pas mal étonnée ce truc de la génération future.
          Pourquoi vouloir laisser celle-là dans la merde ? Le problème des retraites ? Les lobbyings du tabac qui n’ont pas eu le temps de vamporiser la vape encore, ou ?
          Bref !!!

    • Thomas, des réactions passionnées ? La vôtre en est une aussi.

      Ici la plupart du temps on essaie de comprendre l’économie et ce qui l’empêche d’être efficiente pour notre bien-être.

      Pourquoi j’ai abordé le problème des chiffres ? Parce que je ne supporte pas que l’on biaise un débat avec des chiffres venant d’études dans lesquelles on a posé le résultat avant de faire l’étude.

      Personnellement ça ne me pose aucun problème que des gens meurent à cause de leur addiction tant qu’ils sont informés. Cette information étant maintenant connue depuis plus de 20-30 ans, le seul problème est que ce ne soit pas d’autres qui paient pour eux.

      Je ne veux pas payer pour les skieurs qui se cassent une jambe au ski ou pour les footballeurs du dimanche qui se démontent un genou : que chacun assume ses risques et c’est bien le problème actuel d’une assurance maladie qui répartit le coût sur tous, même le coût des dommages corporels dus aux accidents de voiture sur ceux qui n’ont pas de voitures (les assurances remboursent à la sécu moins de 10% du coût corporel).

      Le but dans cette étude des chiffres était de dire que les fumeurs ne coûtent pas 4 fois plus que les taxes payées. Quand on étudie les chiffres il semble qu’en incluant les externalités les coûts s’équilibrent avec les taxes. Le mieux serait de disposer d’un système d’assurances privées qui vous feraient payer votre risque réel et auraient un intérêt à faire baisser la consommation de tabac des assurés. Quand vous avez une Ferrari vous ne payez pas le même prix que celui qui a une 205.

      Depuis que les taxes sur le tabac sont presque intégralement reversées à la sécu, la position du gouvernement vis-a-vis de la vape est assez incompréhensible, sauf à croire qu’il y a au moins une externalité (celle des retraites) qui n’est pas prise en compte.

      Celui qui a fait l’étude (Kopp) est un habitué des externalités oubliées. Suite à l’entrée de Free sur le marché du mobile il a admis que les prix avaient baissé mais avait mis en parallèle la baisse des effectifs des télécoms et en concluait que l’arrivée des opérateurs n’était donc pas une si bonne idée. Il a juste oublié que les près de 2Mds gagnés par an en pouvoir d’achat se sont reportés sur d’autres dépenses créatrices elles aussi d’emplois. C’est sur son site pierrekopp.com, article : Free, quatre n’est pas toujours plus grand que trois.

      Pour ce qui est de la vape, quand j’ai vu un ami s’y mettre spontanément et exclusivement alors qu’il fumait près de 2 paquets pas jour, j’ai sauté le pas immédiatement et intégralement et ça fait presque un an et demi maintenant. Les infos sont sur le net (OFDT) et on ne peut vraiment pas dire « je ne savais as ». L’étude des rosbeefs va aussi dans le même sens. Donc pour celui qui continue à fumer c’est un choix et de sa responsabilité, il ne faut plus mettre cela sur le compte de l’industrie du tabac.

      Et ce n’est pas étonnant que des gens fassent des choix par rapport à leur bien-être immédiat sans prendre en compte les effets à terme. Des gens font des sports ou des métiers dangereux, c’est ça liberté.
      Vouloir et imposer une société toute belle, toute propre avec ses 5 fruits et légumes par jour, du pas trop gras, du pas trop sucré ou salé, 30 minutes de sport par jour c’est du constructivisme et ça va à l’encontre de la liberté.

      • Nafy-Nathalie Diop
        31 août 2015 at 22 h 19 min

        Oui les retraites et/ou les lobbyings
        Quelle autre explication ? L’état a des raisons que la raison ne connait pas !

        • Oui le lobbying. Il y a d’ailleurs de de la perméabilité et de la consanguinité entre Bercy et les 4 Big Tobacco.

          Mais même, il doit y avoir un gain en final.
          Il faut savoir que l’assurance santé à cotisation constante (lissée) au cours de la vie est de 200 à 300E par mois et c’est d’ailleurs à peu près le résultat de la division du budget maladie de la SS tous régimes 200.7 Mds par 66 millions de français et divisé par 12 = 253E mensuel. C’est d’ailleurs souvent la cotisation mensuelle dans des systèmes d’assurance privée (Suisse par exemple).

          Mais ça ne représente pas les coûts tout au long de la vie. D’ailleurs en Suisse la cotisation pour les jeunes jusqu’à 18 ans n’est que de 80E mensuel. Les coûts augmentent avec l’âge ce n’est pas un scoop. L’inflexion se produit vers 60-65 ans.
          Les 2 ou 3 dernières années de vie représentent la moitié des dépenses de santé d’un individu (voir lien) et là aussi la règle des 80-20 s’appliquent : 20%des individus concentrent 80% de dépenses de santé.
          Donc à partir de l’age de la retraite l’individu cotise moins et il y a donc intérêt à ce qu’il meurt à 65 ans plutôt qu’à 80 puisque d’une part il mourra d’une seule pathologie au lieu de 4 ou 5 : les cancéreux du tabac ne font pas de vieux os : un fumeur a une espérance de vie diminuée de 10 à 15 ans, ce qui nous ramène encore à 65 ans. Un fumeur régulier sur 2 meurt avant l’âge de 65 ans… moins de frais de santé, moins de pensions de retraite… tout benef !

          4 millions de fumeurs qui meurent 1 an avant ça fait 72Mds de gagné ! (avec une pension de 1500E par mois)… alors 10 ans avant je ne vous dis pas…

          http://www.securite-sociale.fr/IMG/pdf/hcaam_note_220410.pdf

  • Vous pouvez toujours perdre du temps à regarder les chiffres, à les étudier et les commenter…..
    La vape est nettement moins nocive que le tabac, c’est un substitut efficace qui permet de décrocher sans trop de souffrance.
    Les ministres, les députés sont vendus au tabac et aux labo d’où l’absurdité de toute cette répression.
    Marisole bossait pour les substituts, dès qu’elle ne sera plus ministre elle y retournera.
    Les seuls chiffres qui comptent pour eux c’est ceux de leur compte en banque.

    C’est à gerber mais je ne vois pas ce qu’on peut y faire. Au moins les vapers auront compris ce qu’est notre démocratie.

    Bon article !

  • Nafy-Nathalie Diop
    1 septembre 2015 at 13 h 34 min

    Bon, j’ai regardé les études que j’ai pu trouver.
    En vrac et sans rentrer dans le détail :
    Aucun étude n’est convaincante totalement de mon point de vue.
    Les coûts du tabac se verront surtout dans l’avenir puisque les maladies se déclarent beaucoup d’années plus tard. Il y a la question aussi de la liste des maladies retenues pour les études qui est contestables et pas forcément juste (maladies bénignes ou autres), la plus part du temps la non prise en compte des maladies dues au tabagisme passif, les coût des incendies ayant pour origine le tabac, …
    Bref.
    Puis les généralités que l’on tire de l’évaluation du coût du tabac ne valent que dans un système (soins médicaux, sécurité sociale, retraites, pensions à donner aux proches, …) donné. Le cas américains n’est pas transposable en France, le cas anglais non plus, …
    La question des retraites à payer et la mise en perspective de la durée de vie des fumeurs est intéressante. Je ne m’étais jamais intéressée en détail aux chiffres mais cela laisse réellement pensif. De là à faire un lien de cause à effet, indémontrable toutefois, il n’y a qu’un pas très facile à faire mais il est impossible de le démontrer toutefois d’après ce que j’ai vu.

    Voilà !!!

    • Nafy-Nathalie Diop
      1 septembre 2015 at 13 h 35 min

      désolée pour toutes ces fautes que je fais

    • Il faut faire travailler sa tête un peu.

      Partons de principes suivant en hypothèse basse :
      1- Il y a 12 millions de fumeurs réguliers en france
      2- Les fumeurs ont une espérance de vie diminuée en moyenne de 10 ans (qu’ils meurent ou non à cause du tabac)
      3- La pension de retraite moyenne des fumeurs est de 1,000 euros mensuels

      Concernant la mort anticipée, ça ne se voit pas dans les statistiques car une mort prématurée en plus l’année « n » sera une mort absente l’année « n+10 ». On l’a vu lors de la canicule de 2003, les 15,000 morts de plus pendant l’été ont d’autant diminué les morts de l’hiver. Ceux qui sont morts pendant l’été sont juste morts avec 6 mois d’avance.

      Imaginez le même phénomène avec 12 millions de personnes qui meurent avec 10 ans de décalage, ça ne fait pas 12 millions de morts tous les 10 ans car ça se répartit sur la durée de vie d’une génération, et donc après une génération les +/- s’équilibrent.

      Mais il n’en demeure pas moins qu’on a fait l’économie sur une génération de 120 millions d’année de pension soit 1440 milliards.

      C’est juste des maths. Si ce n’est pas vrai, c’est que les 2 premières hypothèses sont fausses.

      • Nafy-Nathalie Diop
        5 septembre 2015 at 15 h 30 min

        Ne soyez pas condescendant, ça ne rend pas votre propos plus juste pour autant.
        y a aussi les pensions de reversion versées au conjoint qu’il faut déduire, puis il faut aussi tenir compte de toutes les maladies liées au tabac durant la vie, du tabagisme passif, des incendies causés par le tabac, … mais ça je l’ai déjà exprimé plus haut.
        Ce serait magnifique si le coût du tabac se réduisait à ça. Votre calcul est juste. Votre logique est fausse et vos hypothèses de départ incomplètes ce qui fait de votre résultat une économie partielle et non absolue.

        Après, on peut rester dans des calculs grossiers, ne pas tenir compte de toutes les données, exclure les sommes qui nous arrangent et plier la réalité pour montrer que l’on a raison … après, chacun est libre mais cela ne rendra pas les choses plus justes.

        • « …. y’a aussi…. »

          >> les pensions de réversion :
          Vous auriez dû vous documenter avant de nous fournir votre impression.

          – Il y a une homogamie dans les couples qui fument ou pasEn moyenne 76% des couples sont soit tous les 2 fumeurs (11%) soit tous les 2 non-fumeurs (65%). Donc la moitié des fumeurs meurent au sein de couples fumeurs.

          Voir paragraphe 3.2 page 3
          http://orspaca.org/congres-2008/communications/E5.pdf

          – Vous parlez du conjoint survivant et donc selon vous le tabagisme passif n’aurait donc pas d’effet de réduction de la durée de vie ?

          – Les conjoints survivants (toutes raisons confondues hein) et touchant uniquement la pension de réversion de leur conjoint décédé ne sont que 1 million puisuqe pour les autres elle est plafonnée par d’autres revenus. Ca ne représente que 6.8% des retraités.

          Page 3 du pdf
          http://www.securite-sociale.fr/IMG/pdf/indicateur5_pqe_retraite.pdf

          >> Les incendies : suivant le rapport dont vous vous êtes inspiré dans votre article pour le coût du tabac, si tant est que vous l’ayez lu dans sa version de 2000, les incendies ne représentent que 1.8ME et ne concernent que les incendies de forêt. Il semble que les incendies de logements dûs au tabac, ce n’est que dans les films.

          >> Maladies : c’est déjà pris en compte dans les 18.3Mds de dépenses publiques.

          Vous aurez quand même noté que j’ai pris des hypothèses basses dont l’espérance de vie de 10 ans alors que la Haute Autorité de Santé indique ; « L’espérance de vie d’un fumeur est réduite de 20 à 25 ans par rapport à celle d’un non-fumeur. »
          http://www.has-sante.fr/portail/jcms/c_1719733/fr/arreter-de-fumer-et-ne-pas-rechuter-dossier-d-information-patient

          « Après, on peut rester dans des calculs grossiers,… «  : c’est bien le but de calculs à la louche de montrer que même avec des hypothèses basses on est loin du compte.

          • Nafy-Nathalie Diop
            7 septembre 2015 at 8 h 54 min

            Je me suis renseignée justement. 🙂
            Je maintiens mon propos mais je ne rebondirai pas plus.
            Ce serait stérile.

            Merci de vos commentaires et de vos liens !
            Chacun pourra aller les voir et se faire une idée.
            De même que chacun pourra googler les différentes études sur le sujet.

    • Vous lisez les études et vous faites un avis ? Que dire si ce n’est que c’est assez éloigné de l’attitude des journalistes !
      Bravo parce que ce n’est que par ce dur chemin que l’on peut croiser les réalités alternatives, malheureusement pleines de plus d’influence que de science ou de sens de l’intérêt public.

      Si vous ne l’avez pas dans votre bannette, je vous conseille l’étude un peu fondatrice sur les dangers du tabagisme
      http://www.oncoprof.net/Generale2000/g02_Prevention/Index/Index_pr09.php (par exemple via cette source)
      Elle permet de mieux appréhender les chiffres et deux réalités :
      – la mortalité est établie par comparaison de population et non par inventaire des causes (pour cet aspect les publications de Catherine Hill sont assez intéressantes et sérieuses), il n’y a donc pas de causes ignorées dedans
      – l’arrêt du tabagisme a un effet considérable, même assez tardif, et total assez jeune (<30-35 ans)
      – les effets du tabagisme sont assez peu sensibles à l'augmentation de l'espérance de vie collective ce qui augmente l'écart avec les progrès sur ce plan (moins de 10 années d'écart cependant dans une vue collective), c'est logique pour une maladie causée par un facteur extérieur, cela montre aussi qu'il n'y a pas plus de victimes parce qu'elles auraient été "cachées" par d'autres causes (ce qui était le cas dans le passé ou dans certaines régions du monde où l'on ne "voyait pas" les victimes du tabagisme étant donné le recouvrement des espérances de vie)

      Comme vous évoquez le tabagisme passif, et vues mes surprises à sa lecture, je vous recommande la lecture du rapport "Lifting the smokescreen" (qui aurait du s'appeler plus justement "et si on remettait une couche de brouillard"), fondateur de pas mal de mesures coercitives en Europe et qui montre
      – que c'est plutôt une évaluation prospective (extrapolation de risques et non comparaison de population effective)
      – que 80% des "victimes calculées" sont les fumeurs qui respirent la fumée de leurs cigarettes (et sont donc déjà dans les populations victimes évaluées précédemment).

      Bonne lecture

  • Je vape depuis maintenant 4 ans et travaille dans l’industrie de la vape depuis 3 ans. Thomas et moi travaillons dans la même société.

    Je suis assez d’accord avec pas mal de commentaires : contrairement à pas mal de mes confrères pros ou non tombés tout petits dans la marmite corporatiste, je ne suis pas du tout favorable à ce que le gouvernement s’empare du dossier et discrimine positivement la vape.

    Le fond du problème n’est pas l’industrie du tabac ou les lobbies. Le tabac est déjà mort…

    Le fond du problème est l’Etat et son horrible excroissance nommée « Sécurité » Sociale. Qu’on laisse les fumeurs fumer en paix, les vapoteurs vaper en paix, et que chacun supporte les conséquences de ses actes. Qu’on arrête de déresponsabiliser les gens en mutualisant des externalités négatives dues à des modes de vie choisis librement.

    Si on en revenait à ce type de basique, la vape se diffuserait naturellement, parce que c’est une innovation de rupture issue du Marché pour laquelle il existe une demande naturelle, et une offre pas encore trop corrompue par le corporatisme et les petits arrangements entre amis.

    Comment peut-on en être rendu à réaliser ce type de petits calculs mesquins sur qui coûte combien à qui…? On nage en plein délire utilitaro-constructiviste…On est sur Contrepoints m***e !

    • D’accord avec tout ce que vous dites sauf le dernier paragraphe.

      Le but de ces calculs mesquins est de rechercher pourquoi l’état fait tout et son contraire et donc de rechercher où est véritablement son intérêt.

      Je note quand même qu’en voulant arrêter de mutualiser les externalités négatives vous faites ces mêmes calculs mesquins.

  • Dernière étude parue ce jour et que Le Monde annonce sur les coûts :
    http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/09/11/la-france-paye-cher-ses-addictions_4753001_3224.html

    Y a plus qu’à la googler pour la trouver.

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